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Henri Fluchère (Autre)
EAN : 9782070366712
320 pages
Éditeur : Gallimard (12/06/1975)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 63 notes)
Résumé :
« C'est aujourd'hui le troisième ou le quatrième jour du printemps, et me voici assis à la place de Clichy en plein soleil. Aujourd'hui, assis au soleil, là, je vous dis que je me fous complètement que le monde aille à sa ruine ou non ; je me fous que le monde ait raison ou tort, qu'il soit bon ou mauvais. Il est : et ça suffit. Je le dis, non pas comme un Bouddha accroupi sur ses jambes croisées, mais inspiré par une sagesse à la fois joyeuse et solide... »
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
moravia
  16 juin 2015
A vrai dire, je ne parlerai que d'une seule nouvelle de ce recueil inégal. En effet si les deux premières, "14ème district" et "Je porte un ange en filigrane", peuvent captiver l'attention du lecteur, les autres sont une longue logorrhée imbuvable, au point que je me suis posé la question de savoir si Henry Miller n'avait pas abusé de certaines substances illicites.
C'est grâce à la nouvelle intitulée " La boutique du tailleur " qu'Henry Miller évite la catastrophe.
J'ai enfin retrouvé là toute sa causticité, son humour qu'il utilise pour dépeindre ses semblables au sein d'une boutique de tailleur juif. Avec finesse il n'épargne personne, tous ridicules, autant le patron que les clients qui viennent pour un costume sur mesure.
Du Charles Bukowski avant la lettre !
Malheureusement cette embellie ne durera que soixante pages. Après, à vous le long désert de l'ennui avec les autres nouvelles. J'ai fermé le livre avant la fin, totalement démotivé.
Heureusement qu'Henry Miller a écrit des livres autrement intéressants et je vous conseille de lire celui-ci uniquement quand vous aurez épuisé sa production.
Ce n'était vraiment pas jours tranquilles et le titre aurait dû m'alerter.
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Bruno_Cm
  28 septembre 2019
Henry Miller, c'est simple : si vous êtes parvenu à aimer sa petite musique folle, son humanité pleine avec sa saleté, et ses lumières, ses impostures et ses courages, alors vous aimez Henry Miller.
Et si vous aimez Henry Miller, vous aimerez tout ce qu'il fait. Même quand c'est un peu moins bien. Objectivement.
Ce livre-ci est moins abouti que la trilogie de la Crucifixion en rose, par exemple. C'est un ensemble de textes-nouvelles relativement longs où Miller se perd, se retrouve, son style est là, débridé, parfois chiant, il faut le dire. Mais méfiance car une claque se trouve très vite au détours de certaines lignes.
Enfin bref, j'aime Henry Miller, j'aime donc ce Printemps noir, mais je ne le recommanderai pas à un lecteur vierge de cet auteur.
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PatriceG
  27 décembre 2020
Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des gens à propos de la nouvelle. Toute oeuvre chez le plus grand des auteurs peut paraître d'un intérêt inégal , mais dans l'absolu il n'y a pas de raison que ce que l'on aime se subdivise, on aime point barre.. et toute oeuvre d' art ne marche pas au kilo, peut se suffire à elle-même soit en une phrase, en vingt pages, en trente pages, en cinquante pages, en quatre-vingt pages.. Je n'en dirai pas davantage car c'est un casse-tête ce truc, et pour tout dire, ça m'excède !.. Il me semble que quand une idée part, on ne se pose pas la question combien va-t-elle faire de pages, comme le court ruisseau, le long ruisseau .. Maintenant, s'il plaît à un auteur, à un éditeur de faire un recueil de nouvelles en segmentant ça comme des mailles à saucisse, à peu près égales, c'est leur problème, mais il y a peu de chance pour que ça marche .. L'absurdité en fait est de les mettre à comparer et de nous livrer ça brut de décoffrage. Chaque texte a en principe son sujet, son histoire .. S'il y a un faisan qui gâterait tout le reste, il vaut mieux le séparer !
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noos
  10 novembre 2015
Monsieur Miller,
Cette fois ci ça a pris, cette fois ci le courant est passé entre nous ! Autant dans le Colosse de Maroussi je me suis ennuyée, autant dans printemps noir vous m'avez pris la main, je vous ai suivi et c'était la claque…Je me suis perdue, perdue dans votre style : rapide, entraînant, percutant, puissant tel un courant qui nous emmène dans tous vos délires, digressions, pensées et rêves. Vous m'avez secouée dans tous les sens et j'ai bu vos mots comme de l'eau fraîche. J'ai adoré la ballade à paris un samedi après midi et un troisième ou quatrième jour de printemps. J'ai adoré vous accompagner dans l'accomplissement dans votre peinture et voir naître le tableau « Je porte un ange en filigrane ». J'ai été ravie de faire la connaissance de tante Méli qui d'ailleurs m'a fait beaucoup de peine. En fermant le livre, j'ai eu envie de me balader au bord de la seine un jour ensoleillé et vous lire encore pour voir la vie de cette façon si particulière à travers vos yeux. Je vous dis donc : à très bientôt Monsieur Miller.
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polarjazz
  09 décembre 2018
C'est étrange cette relation entre auteur et lecteur. Parfois, comme ici une fascination - répulsion. Un style inimitable, sorte de métamorphose. Henry Miller interroge les mythes, ses racines, le temps, la mort, la religion, le progrès, la liberté, la mémoire, la jeunesse, l'art. C'est dense. L'auteur emploie la comparaison. Par exemple, il met en parallèle Paris et la femme. Ses phrases sont longues, rythmées. On perçoit une sorte d'urgence et de désillusion.
J'ai aimé particulièrement le récit "La boutique du tailleur". Il dépeint avec sensibilité et humour son enfance à New-York. La boutique de son père, son quartier. Il y a des odeurs, du brouhaha. Il a cette formule : "l'instant contient le monde". Tout est dit.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   03 juin 2015
Assis là, sur le divan bas, la pièce noyée dans une douce pénombre, ses flancs lourds et palpitants pressés contre moi, le malaga qui faisait battre mes tempes, et tout cet absurde bavardage au sujet de Paul et de ses vertus, je finis par me pencher sur elle, et sans dire un mot, je soulevais sa robe et le lui mis. A mesure que je la pénétrais et commençais de la besogner, elle se mit à gémir. C'était une sorte de délire triste et coupable, ponctué de soupirs haletants et de petits cris de joie et d'angoisse, répétant inlassablement : "Je n'aurais jamais cru que vous feriez cela... Je n'aurais jamais cru que vous feriez cela..." Et quand ce fut fini, elle arracha la robe de velours, la belle robe de deuil décolletée, et elle m'abaissa la tête contre elle et me dit de l'embrasser, et de ses beaux bras vigoureux elle m'enfonça presque la tête entre ses cuisses, sans cesser de gémir et de sangloter. Enfin elle s'agenouilla près du divan où j'étais allongé et me dit d'une voix basse, tout éplorée : " Tu me promets de m'aimer toujours, n'est-ce pas ? Tu me le promets ? " Et je répondis oui, tandis que ma main fourrageait encore entre ses cuisses. Je répondis oui, tout en pensant en moi-même quel idiot tu as été d'attendre si longtemps. Elle était si mouillée, si juteuse là-dedans, et si enfantine, si confiante, eh quoi ! n'importe qui aurait pu entrer et se servir. Une femme à culbuter.

(La boutique du tailleur).
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moraviamoravia   29 mai 2015
Je vous le dis, ça ne porte jamais tort à un grand livre de l'emmener avec soi au cabinet. Seuls les petits en souffrent. Seuls les petits se changent en torche-culs. Par exemple "Le petit César", maintenant traduit en français, et appartenant à la série des "Passions". En le feuilletant, il me semble que je suis revenu en Amérique, en train de lire les manchettes, d'écouter ces saloperies de radios, de rouler dans des tape-culs de fer-blanc, de boire du gin de bas étage, de foutre des épis de maïs au cul de vierges-putains, de lyncher des nègres et de les brûler vifs.
De quoi vous donner la diarrhée.
Il en va de même pour l'Atlantic Monthly, ou pour tout autre "monthly", pour Aldous Huxley, Gertrude Stein, Sinclair Lewis, Hemingway, Dos Passos, Dreiser, etc.
Je n'entends sonner nulle cloche en moi quand j'amène ces oiseaux-là aux chiottes. Je tire la chaîne, et plouf ! les voilà dans l'égout ! au fond de la Seine, et dans l'océan Atlantique.
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moraviamoravia   01 juin 2015
Derrière le comptoir, il y avait alors trois vaillant Irlandais, trois de ces types abjects qui faisaient des bars de cette époque les lieux sympathiques qu'ils étaient. On les estimait tellement tous les trois, que l'on considérait comme un privilège si Patsy O'Dowd par exemple vous appelait sacré dégénéré, fils de putain, suceur de bite qui ne savait même pas boutonner sa braguette. Et si, en retour du compliment, vous lui proposiez de prendre un petit quelque chose, Patsy O'Dowd répondait froidement et sarcastiquement que seuls des gens de votre espèce pouvaient ingurgiter des tord-boyaux pareils, et, ce disant, il levait avec dédains votre verre par le pied pour essuyer l'acajou, puisque c'était son métier et qu'il était payé pour cela, mais nom de Dieu ! vous ne pourriez pas le persuader de s'empoisonner les tripes avec cette drogue infecte. Plus ses insultes étaient ordurières, plus il était estimé ; des financiers habitués à ce qu'on leur torchât le cul avec des pochettes de soie venaient en ville exprès, après la fermeture de la Bourse, rien que pour se faire traiter de sacré fils de putain dégénéré suceur de bite par ce sale cochon d'Irlandais mal embouché. C'était pour eux le couronnement d'un beau jour.

(La boutique du tailleur).
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AhdrastheAhdrasthe   22 novembre 2017
Pas un seul instant je ne crois à la lente et pénible, la glorieuse et logique, la sans gloire et illogique évolution des choses. Je crois que le monde tout entier - pas seulement la terre et les êtres qui la composent, ni l'univers dont nous avons inventorié les éléments, y compris les îlots d'univers hors d'atteinte de nos yeux et de nos instruments - mais le monde tout entier, connu et inconnu, est désaxé, hurlant de douleur et de démence. Je crois que si demain on découvrait le moyen de voler jusqu'à la plus lointaine étoile, jusqu'à un de ces univers dont la lumière, selon nos étranges calculs, ne nous atteindra que le jour où notre planète à nous sera éteinte, je crois que si demain nous étions transportés dans un temps qui n'a pas encore commencé, nous y trouverions une horreur identique, une misère identique, une identique folie.
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moraviamoravia   31 mai 2015
Je ne serais pas surpris que ce fût le cimetière de Cypress Hill devant lequel j'ai passé durant tant d'années dans le dégoût et l'humiliation, que je regardais du haut du chemin de fer aérien, sur lequel je crachais de la plate-forme du train. Ou le cimetière de Saint-Jean, avec ses burlesques anges de fer-blanc, où j'ai travaillé comme fossoyeur. Ou le Cimetière Montparnasse, qui en hiver, a l'air d'un commotionné. Cimetières, cimetières...Par Dieu ! Je refuse d'être enterré dans un cimetière ! Je ne veux pas de ces imbéciles autour de moi, avec un goupillon et un air funèbre. Je n'en veux pas !

(Je porte un ange en filigrane).
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Videos de Henry Miller (26) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry Miller
Henry Miller : Le Colosse de Maroussi (Extraits) [France Culture / Le Feuilleton]. Série de cinq épisodes de l'émission “Fictions / Le Feuilleton”, diffusés sur France Culture du 29 février au 4 mars 2016. « En Grèce, on a envie de se baigner dans le ciel. » Henry Miller. © Photograph by Larry Colwell/Anthony Barboza/Getty. Traduction : Georges Belmont. Réalisation : Etienne Vallès. Conseillère littéraire Emmanuelle Chevrière. Texte dit par Olivier Claverie. Prise de son et mixage : Olivier Dupré. Assistance technique et montage : Nicolas Depas Graf, Clotilde Thomas. Assistante à la réalisation : Louise Loubrieu. Production : Blandine Masson. “Le Colosse de Maroussi” d’Henry Miller est publié aux éditions Buchet-Chastel. « Ce n’est pas un hasard si ce pays a été de tous temps la terre des héros et des poètes, la terre où l’homme était l’égal des dieux et où les dieux eux-mêmes prenaient stature humaine. » (in “Le Colosse de Maroussi”) : portrait de la Grèce par l'écrivain américain Henry Miller. Henry Miller, célèbre écrivain américain, né en 1891, auteur entre autres de la trilogie “Plexus”, “Nexus”, “Sexus” et des “Tropiques”, écrit “Le Colosse de Maroussi” à la fin d'un voyage en Grèce qu'il fait en 1939, en quelque sorte ses premières vacances depuis plus de vingt ans, une parenthèse dans une vie jusque-là tumultueuse, scandée par de nombreuses ruptures et controverses. Le livre sera publié en 1941 et magnifiquement traduit en français par Georges Belmont en 1958. Miller le considérait à la fin de sa vie comme “son meilleur livre”. Il constitue, sur un mode autobiographique propre à l'auteur, la chronique d'une rencontre avec un pays, une nature et ses habitants. C'est sa réponse au “choc” qu'a constitué pour lui ce voyage. Cette découverte de la Grèce s'établit en contraste avec une Amérique honnie, qu'il avait quittée huit ans auparavant, et avec un exil français difficile, impécunieux, chaotique. Le texte se présente, au-delà du récit et de la chronique, comme un essai brillant, truculent et impertinent, contrasté dans ses thématiques, son style et son propos. Le voyage de Miller en Grèce est dû au hasard de l'invitation d'un de ses plus fidèles amis, Lawrence Durrell. Le choc, l'éblouissement que lui procurent la découverte de la Grèce constituent la trame constante du récit, qui alterne anecdotes, portraits, considérations philosophiques, digressions diverses. Il a été écrit, un peu à la manière d'un journal, pendant le séjour, entre 1939 et 1940, et terminé juste après, lors de son retour aux USA, à New-York, en 1940. “Le Colosse de Maroussi” est un des textes de Miller les plus empreints de métaphysique et de religiosité, mais ses développements sont à interpréter dans une acception poétique et dans une tonalité qui nous dresse avant toute chose “le portrait d'un pays”. Quelle que soit notre propre sensibilité, notre rapport à la métaphysique, à la religiosité ou au mysticisme, le bouleversement de l'écrivain devant ce qu'il voit ou ressent s'y découvre de manière explicite, directe, vivante, dans une intimité constante. C'est sa manière d'honorer tout un peuple et de nombreux personnages hauts en couleur, d'une humanité bouleversante (dont Séfériadès, alias Georges Séféris ou Katsimbalis, le Colosse) et, dans le même mouvement, de peindre la beauté de la nature ou celle des sites archéologiques. L'expérience de la Grèce constitue pour Miller, à 48 ans, un tournant profond dans sa carrière d'écrivain. 0:00 1) Le départ, Athènes 23:58 2) Corfou, Calami, Athènes 48:09 3) Séfériadès (Georges Séféris), Poros 1:12:07 4) Hydra, Nauplie, Epidaure 1:36:36 5) Le retour Source : France Culture
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