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EAN : 9782354081393
204 pages
Éditeur : Mnémos (01/06/2012)
3.73/5   26 notes
Résumé :
Réalisée en partenariat avec les Imaginales le festival d'Epinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l'anthologie "Reines et dragons" s'inscrit dans la lignée de "Rois et capitaines", "Magiciennes et sorciers" et "Victimes et bourreaux", saluée par une critique enthousiaste qui y a vu "sans doute la meilleure anthologie de Fantasy francophone parue à ce jour" (Actu SF)

D'un univers à l'autre, de l'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  14 février 2016
Après trois éditions des Imaginales d'Épinal où l'anthologie était dirigée par l'organisatrice du festival, Stéphanie Nicot, celle-ci laisse la main à d'autres auteurs et charge, en 2012, le prolifique duo créateur Sylvie Miller Lionel Davoust (et très bons nouvellistes) de faire perdurer le regroupement thématique de nouvelles qui paraît chaque année en mai. Là où Stéphanie Nicot dirigeait des anthologies titrées par des associations logiques comme « Rois et Capitaines », Sylvie Miller et Lionel Davoust ouvrent un arc d'anthologies qui vont associer une figure forte de la fantasy avec une créature fantastique. Ainsi, Reines et Dragons se place d'emblée dans cette optique très intéressante à lire comme à écrire.
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Comme ces douze nouvelles ont été lues au cours d'un Challenge courant sur une année entière, chacune d'elles a son propre petit paragraphe d'analyse.
Parmi les auteurs conviés à l'anthologie Reines et Dragons, il y en a peu que je ne connaissais pas d'avance ; Chantal Robillard fait partie du lot. Ecrivain, conservateur en bibliothèque et poète, elle semble avoir de multiples facettes qu'il est forcément difficile de cerner en peu de pages. Dans le Dit du Drégonjon et de son Elfrie, elle livre une très courte nouvelle particulièrement parlée et phrasée. Ce n'est pas pour rien que la préface de Sylvie Miller et Lionel Davoust, les deux anthologistes, on nous conseille de la lire à haute voix. Ils l'ont sûrement choisi comme ouverture de leur ouvrage parce qu'elle est accrocheuse justement par cet aspect-ci et par le fait d'être très court.
Avec l'incessante complainte « Drégonjon, Drégonjon, viens nous secourir ! », Chantal Robillard prend le risque de lasser le lecteur dès le départ en ressassant cette réplique. Cela prend heureusement place dans un contexte simple à saisir : de jeunes elfes invoquent Drégonjon pour qu'elles soient sauvées de leur situation délétère. Je vous laisserai juger de la thématique choisie qui, bien que désormais convenue, a toujours besoin d'être remise en avant au vu d'un certain patriarcat latent et traditionnel. Pour autant, même si l'orientation de l'anthologie est totalement respectée avec le dragon protecteur et la reine qui s'élève, je ne cesse de me questionner sur l'intérêt de quitter un joug pour un autre, de rejeter un enfermement pour une relation peut-être trop peu définie en fin de nouvelle...
Thomas Geha, alias Xavier Dollo, est déjà un auteur que je connais davantage. La saga Alone, le diptyque du Sabre de Sang ou bien American Fays en collaboration avec Anne Fakhouri sont autant d'ouvrages très appréciés à chaque critique, le tout étant parfaitement complété par de nombreuses nouvelles dans tous les genres de l'imaginaire.
Celle qu'il a proposée à Sylvie Miller et Lionel Davoust, « Chuchoteurs du Dragon », se déroule dans un monde médiéval de fantasy, le Royaume de l'Esflamme du Dragon, où les castes sont bien segmentées et les secrets bien gardés. Nous découvrons rapidement Hiodes, reine et héroïne, dans les bras de son amant Malwenn, guerrier d'élite. Leur amour va se retrouver confronté aux rêves par lesquels le fameux Dragon se lie aux monarques qu'il a choisis.
C'est un texte relativement classique que nous livre Thomas Geha, dans le microcosme de la fantasy médiévale sur le thème « Reines et Dragons », mais efficace. Il est toujours compliqué de faire ressentir l'onirisme de certaines situations et la façon dont il le fait rapproche plutôt cette oeuvre de l'univers du Sabre de sang, avant tout, avec une magie induite par les forces même qui anime son monde, qu'elles soient encore vivaces ou déliquescentes. C'est donc la trame de fond qui va surtout rester dans l'esprit du lecteur, après avoir terminé « Chuchoteurs du Dragon » : le choix des souverains par une créature fantastique au statut compliqué, le passage du titre de Chuchoteur à celui de Lié, etc.
Au tour d'Adrien Tomas, avec « Ophëa », de nous donner l'envie de découvrir sa vision des Reines et des Dragons. Il y dévoile une vision classique certes, sûrement à l'image de ses premiers romans (La Geste du Sixième Royaume ; La Maison des Mages), mais particulièrement divertissante et qui révèle, à la toute fin, un sel bien placé.
Ophëa est la jeune reine d'un royaume ayant récemment perdu son souverain, le chevaleresque Naïel, mort au combat face à la « Bête » qui terrorise les alentours. Forcée de concéder du pouvoir, Ophëa doit se résoudre, telle Pénélope dans l'Odyssée, à épouser, pour le bien du royaume, celui qui réussira à vaincre le Dragon (car c'en est un, et de belle taille) et à lui rapporter sa tête. Pour venger le souverain précédent, pour acquérir encore plus de pouvoir, pour la gloire, pour l'honneur, pour l'amour même, les seigneurs du plus puissant au plus humble défilent devant la créature pour l'affronter plus ou moins courageusement. Outre un classicisme encouragé par le thème de départ, certains pourraient tiquer sur un léger abus des comparaisons au premier abord, mais finalement le récit prend le pas sur le reste et on chevauche l'intrigue comme ces chevaliers leur monture.
La nouvelle d'Adrien Tomas suit raisonnablement une structure en trois parties cohérentes : l'exposition (une situation mal barrée qui pose un objectif clair, net et précis), le déroulement de l'action (si son état d'esprit était morne, le lecteur reprend du baume au coeur, tandis que si le début avait été déjà très apprécié, ces moments de bravoure ou de lâcheté n'en sont que meilleurs), et enfin le dénouement (que je ne dévoilerais pas ici, évidemment). L'auteur prend totalement au mot le titre de l'anthologie et son intention est tout à fait louable, car elle pourrait servir, en ce début d'anthologie, de maître étalon aux nouvelles qui suivent.
Anne Fakhouri, auteur du Clairvoyage, de Narcogenèse et d'American Fays, a l'habitude du récit initiatique et de la mise en place du sentiment amoureux ; elle utilise cela dans sa nouvelle « Au coeur du dragon ».
Jil et Oeuf de Dragon font partie d'un peuple vivant au pied de montagnes habitées par des dragons plus ou moins mystérieux (il en existe plusieurs espèces ce qui complexifie l'affaire). Ceux-ci sont à la fois dangereux et pourvoyeurs de matières premières bien utiles pour le fonctionnement de la société qui les côtoient, c'est pourquoi ils constituent un défi pour les « grimpeurs », caste de casse-cous dont le rite d'initiation, d'entrée, est bien sûr de grimper dans un des repères draconiques pour en ramener un trophée. L'amitié tendancieuse nouée dès le départ entre Jil et Oeuf du Dragon sera évidemment l'enjeu de cette quête.
Clairement, c'est davantage la figure du dragon dans toute sa complexité qui est développée que celle de la reine, mais ce n'est pas un constat qui pose franchement problème ici, puisque la nouvelle se fonde davantage sur la compréhension (ou non, pour le coup) de l'essence même des dragons, et de ce qui les relie à ces « grimpeurs ». Dans le style, j'ai été moins convaincu, car de ce que j'ai déjà lu d'elle, Anne Fakhouri m'a habitué à plus de répondant, humoristique par exemple ; bien sûr, il y a quelques lignes de dialogue croustillantes, mais je me demande si c'est une nouvelle à conseiller pour découvrir cette auteur, au moins pour la construction des sentiments entre les personnages, là oui.
Justine Niogret nous offre, elle, une bouffée d'air frais à respirer avec attention. Sa nouvelle « Achab était amoureux » nous étonne dès le départ avec non pas un, mais deux titres mystérieux. En effet, « Achab était amoureux » figure au sommaire, ainsi que dans la mise en page ; toutefois, le titre au début de la nouvelle est en fait « La Grande Déesse de fer de la Miséricorde » ! Apparemment, c'est la seule nouvelle de Justine Niogret à avoir vu son titre accepter par les anthologistes… et puis finalement non, voilà tout ! c'est plutôt « Achab était amoureux » qui fut retenu. Mystère de l'édition d'une anthologie...
L'auteur de Chien du Heaume et de Mordre le Bouclier, comme à son habitude, réussit dès les premières lignes à tourner le thème imposé (des reines et des dragons) dans une direction toute personnelle. le climat est rude, la vie dure et les rencontres pas toujours heureuses. Justine Niogret cultive là le dilemme entre le confort de la proximité et l'aventure vers l'inconnu, entre l'assurance et la tentation. le décor mis en scène autour de ce duo improbable (la jeune Reine et le sage dragon retiré du monde) est clairement beau. Et, après lecture, on comprend bien tout l'épais mystère entourant le titre de cette courte nouvelle : « La Grande Déesse de fer de la Miséricorde » expose une justification sous forme de métaphore au fait que, bel et bien, « Achab était amoureux ». Il y aura donc au moins une référence que je cerne pleinement, celle du destin liant un chasseur et sa proie, une personne et son destin, un amour et son objet.
Comme très souvent, Pierre Bordage, qu'on ne présente plus, fait une petite incursion dans la fantasy relativement classique pour offrir sa contribution à l'anthologie officielle des Imaginales. Pour le thème des reines et des dragons, c'est sa nouvelle « Morflam » qui nous narre la rencontre de l'une et de l'autre.
Aux confins du royaume de Mandraor, surgit à nouveau le dragon Morflam ; à Saordor, la capitale, la toute jeune reine Hoguilde, déjà particulièrement catégorique dans ses premiers choix politiques, doit affronter cette nouvelle menace pour son royaume avec fermeté malgré son jeune âge et surtout en s'affirmant en tant que reine. La fine fleur des chevaliers partie au combat, Hoguilde finit par fuir sa capitale et ses rencontres en chemin vont décider de sa destinée royale.
Pierre Bordage nous emmène ainsi dans un monde médiéval-fantastique assez classique avec une héroïne forte mais très peu expérimentée et ses rencontres se révèlent cousues de fil blanc. Malgré tout, il est toujours aussi fluide de lire des écrits de Pierre Bordage ; les personnalités s'installent vite et l'intrigue suit tranquillement son cours. Si tout le monde n'adhérera pas à la réflexion qui sous-tend toute la fin du récit, cette nouvelle se laissera lire sans complexe.
Charlotte Bousquet, auteur notamment de la trilogie de l'Archipel des Numinées, propose pour l'anthologie Reines et Dragons une variation déjà beaucoup moins classique et évidente que certains de ses collègues. Avec « Azr'Khila », nous plongeons dans d'antiques déserts arides et mortels.
Pour la pauvre Yaaza, femme âgée du désert, la vie n'est pas simple, c'est un euphémisme. Suite au massacre de sa tribu lors d'une razzia des cavaliers teshites avec force pillages et viols, elle se retrouve seule avec sa vieille chèvre Buruyi. Divagations et envies de vengeance se mêlent pour nous mener vers une magie vaudou autour de la déesse-reine Maysa Khila et son représentant-vautour. le mystère emplit bien vite les pages de cette nouvelle, d'autant plus que le lecteur peut légitimement chercher assez loin la relation reine-dragon, mais au moins, grâce à Charlotte Bousquet, nous sortons largement de l'épisode classiquement classique choisi par certains de ses collègues, pour plutôt filer vers une variation atypique.
Le style de Charlotte Bousquet, dans cette nouvelle en tout cas, n'est pas fluide du tout, et ce pour une bonne raison, puisqu'elle est, semble-t-il, dans une recherche constante du mot juste ; et, de fait, l'ensemble apparaît un peu moins évident qu'à l'accoutumée dans une nouvelle normalement rapidement lue. Avec ses non-dits et ses choix scénaristiques, l'auteur donne, au fond, l'impression d'offrir deux histoires en une, avec ce choix final relevant de deux hypothèses possibles. Au lecteur d'opter pour sa préférée...
Vincent Gessler, auteur suisse de Cygnis (Prix Julia-Verlanger et Prix Utopiales européen 2012), est déjà quelqu'un de plus récent, de plus discret aussi que certains de ses camarades de cette anthologie. Plus spécialisé dans la science-fiction au départ, il tente avec « Où vont les reines » une plongée dans la fantasy bien épurée.
Alors donc « Où vont les reines » ? « Dans ton cul », dirait l'autre. Pourtant, ce n'est pas là où va être envoyée Ae par sa mère. Alors qu'elle découvre sa maternité, sa mère, la reine d'Akhit, la dépêche dans l'endroit secret où vont les souveraines chaque année à partir de leur premier enfantement. Car, en fait, les reines d'Akhit sont des tueuses de dragon et le fait de partir en étant enceinte leur accorde le droit d'atteindre un sanctuaire de dragonnes.
Sans dévoiler le dénouement, on peut regretter un petit manque d'évolution et d'enjeux que les mots choisis ne gomment pas vraiment : Ae a le mérite de découvrir de quoi nous tenir en haleine pendant une nouvelle, mais nous n'allons pas non plus énormément loin dans la réflexion autour de la situation. Heureusement, nous sommes totalement dans le thème de l'anthologie : de vraies reines, majestueuses et fortes, face à de vrais dragons, puissants et reptiliens.
Érik Wietzel est un auteur déjà bien rompu à la fantasy pure (La Porte des Limbes, Cycle d'Elamia, Les Dragons de la Cité rouge) et sa nouvelle « le Monstre de Westerham » ne dépareille pas de ses habitudes d'écriture (en matière de fantasy, car il est aussi largement passé à l'écriture de thriller depuis).
Encore une fois, nous tombons sur une étrangeté dans le titre : « le Monstre de Westerham » s'affiche en tête de la nouvelle et dans la table des matières, pourtant nous trouvons « le Prix de la trahison » en haut de la mise en page. Étrange donc, sachant que les deux titres sont suffisamment mystérieux sur le ton de la nouvelle ; peut-être est-ce là un problème semblable à celui rencontré par Justine Niogret pour « Achab était amoureux / « La Grande Déesse de fer de la Miséricorde ».
D'abord, nous suivons le duo Askelle et Klarion : la première, malgré les conseils et envies de son frère, part dans la quête d'un Crâne de Valeur. D'un autre côté, nous rencontrons Ayline, souveraine d'Arnilton mais reine réfugiée à Straton, qui cherche à reconquérir sa capitale. Les deux quêtes vont inévitablement se croiser en un dénouement bien trouvé.
Érik Wietzel a suffisamment bien tourné ses descriptions pour éviter toute conclusion trop rapide et finalement, n'est-ce pas dire qu'une nouvelle est bonne quand on ne peut pas décemment en dévoiler davantage ? Il réussit quand même en quelques pages à mettre dans son récit à la fois une petite mythologie, quelques fausses pistes et une conclusion abrupte.
S'il y a bien un auteur qui sait créer des mondes imaginaires en quelques lignes, c'est bien Mathieu Gaborit. Alors découvrir une de ses nouvelles, ici « Under a Lilac Tree », est toujours intrigant.
Eveilleuse est la reine d'un monde étrange. Elle évolue entre un monde tangible et un monde intangible. Son parcours dans cette nouvelle interroge la place du lecteur et, par un onirisme trouble, fait se briser la réalité mais aussi, parfois, se flouter la compréhension. La mise en abîme de la maladie, du pouvoir des livres et de l'imaginaire rend cette nouvelle encore plus englobante et provoque la nécessité de la relire avec un oeil renouvelé.
C'est donc un petit récit finalement assez compliqué dans sa structure et son style que nous livre Mathieu Gaborit (en même temps, nous ne sommes pas là que pour lire du facile et du jetable), mais un récit qui tente de nous parler de l'intérêt d'accepter le statut de Muse au nom des rêves qui en découlent, de la vie que cela promet. Ambitieux.
C'est au tour de Nathalie Dau de nous faire connaître sa vision du lien entre dragon et reine, à l'aide de son écriture d'un fantastique sensible et émouvant.
Dans « Cet oeil brillant qui la fixait », c'est un peu « quand Gwendolyn rencontre Tiainrug ». le souci, dans ce royaume médiéval-fantastique, c'est que l'une fait partie du peuple du lac et que l'autre appartient au peuple de la montagne. Tous deux sont les Créatures représentant et menant leur camp au combat, du moins normalement, car quand les sentiments s'en mêlent, peut-être que l'origine de cette guerre inepte sera enfin dévoilée.
Nathalie Dau met à profit son science du sentiment en fantasy pour distiller une nouvelle où tous les côtés habituellement niais de ce genre de romance sont parfaitement en adéquation avec la situation. Les enjeux sont clairs : que reste-t-il de nous quand les amours et les transformations ont fait leur oeuvre ? Ces deux Créatures, aux mutations reptiliennes, déjouent les pronostics lancés par chacun de leurs camps.
L'anthologie met Mélanie
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BlackWolf
  12 juillet 2012
Comme l'année dernière, je suis reparti cette année avec l'anthologie des dernières Imaginales. Il faut dire que le sommaire des auteurs est vraiment intéressant et en plus, cette année, l'anthologie a été dirigée par Sylvie Miller et surtout Lionel Davoust. J'avais donc hâte de voir ce qu'allaient nous proposer les différents auteurs sur le thème de cette année : Reines & Dragons. Tout comme l'année dernière cette anthologie a été lue en mini LC avec Snow que je remercie et avec qui j'ai eu de bonnes discussions argumentées sur chacun des textes. Une LC vraiment agréable et vous pouvez d'ailleurs retrouver son avis ici.

Le Dit du Drégonjon et de son Elfrie de Chantal Robillard. Une nouvelle assez courte en forme de poème qui nous conte la souffrance de certaines Elfries maltraités par leurs peuples. Il m'a fallu quelques lignes pour rentrer dans ce texte, mais uns fois dedans il s'est révélé vraiment intéressant par sa profondeur et sa critique, mais aussi par son ton ironique et acerbe des plus captivants. Ajouter à cela un côté stylistique poussé avec un texte composé sans la lettre "a" et la répétition du refrain de façon mathématique selon la suite de Fibonacci et vous obtenez un texte, sous forme de poème, vraiment surprenant et agréable.

Chuchoteurs du Dragon de Thomas Geha. Une nouvelle qui nous raconte la vie d'une reine, choisie par le Dragon, mais qui va tomber amoureuse, ce qui va bouleverser sa vie et lui dévoiler certains secrets. Je dois bien avouer que j'ai trouvé ce texte un peu convenu, il traite de reine et de dragon de façon classique et donne l'impression d'avoir du mal de sortir des codes. Attention il n'est pas mauvais, il se lit bien, mais je ne sais pas, j'attendais peut être plus. Par contre, la fin est vraiment surprenante et mélancolique et l'idée des chuchoteurs et des demidames vraiment originale, de plus la plume de Thoma Geha est toujours aussi agréable à suivre. le texte manque peut être un peu plus de surprises.

Ophéa de Adrien Tomas. Je ne connaissais pas cette auteur mais vu que je suis reparti du festival avec son roman j'ai pris cette nouvelle comme une découverte de son style et je dois dire que je ne suis pas déçu, un texte vraiment réussi, plein de surprises et de rebondissements. La trame reste aussi plutôt classique, avec la traque du dragon pour obtenir les faveurs de la reine, mais il est traité de façon décalé et pleine d'ironie et la fin se révèle vraiment surprenante et efficace. Les personnages ne manquent pas de prestance à leurs façons et se révèlent attachants. Un peu plus d'originalité aurait encore rendu le texte meilleur, mais bon je chipote.

Au Coeur du Dragon de Anne Fakhouri. Un texte ou les dragons sont des animaux sauvages comme les autres et ou les hommes et les femmes doivent nettoyer leurs déjections et y trouver aussi des pierres précieuses et y gagne leurs noms lors de l'épreuve finale. Un texte troublant qui pose des personnages vraiment soignés et humains, l'histoire est vraiment bien construite, originale et efficace. L'univers est vraiment bien amené et surprenant. La rencontre entre l'héroïne et le marchand permet pleinement de découvrir deux mondes différents entre ceux qui rêvent et les réalistes de la vie. L'histoire d'amour et le triangle amoureux qui se dessine est loin d'être mièvre et se révèle surprenant surtout que des questions restent sans réponse sur un personnage.

Achab Etait Amoureux (ou La Grande Déesse de Fer de la Miséricorde) de Justine Niogret. Alors là je me suis posé une question la nouvelle a deux titres, est-ce une erreur de l'éditeur ou est-ce fait exprès? En tout cas moi qui cherchait de l'originalité je dois dire que j'ai été gâté par ce texte vraiment surprenant avec une jeune fille s'appelant Reine, qui chasse la baleine au lance-tartine et qui philosophe sur la vie avec un personnage nommé dragon qui dirige un café. Des personnages soignés avec une héroïne bourrue et caractérielle et un dragon amical et compréhensif, mais surtout ce qui marque le lecteur c'est ce côté drôle, poignant et surprenant différent de ce que je connaissais de l'auteur. Après, j'ai fais mes propres hypothèses pour moi la chasse à la baleine c'est un peu comme chasser un rêve et surtout j'ai trouvé que l'histoire pouvait se lire en boucle. Une fois ce texte fini relisait le début et tenez-moi au courant. En tout cas un texte vraiment original et surprenant, mais voilà, je dois bien l'avouer je ne crois pas avoir tout compris.

Morflam de Pierre Bordage. Une reine est obligée de partir à la rencontre d'un dragon pour éviter la fin de son royaume. Je n'ai pas vraiment accroché à ce texte, déjà le personnage principal est antipathique au possible, fermée et égoïste, de plus j'ai trouvé que l'intrigue en elle-même offrait une impression de déjà vue et manquait clairement d'originalité et de souffle. L'écriture de l'auteur se révèle toujours aussi simple et efficace, mais voilà comme je l'ai dit une héroïne pas attachante et un univers qui manque de profondeur font que je suis resté de marbre devant cette nouvelle.

Azr'Khila de Charlotte Bousquet. Yaaza est la dernière survivante de son peuple, ce qui en donc la reine, et elle décide d'aller se venger. Un texte nerveux dès le départ et qui monte page après page en tension et souffrance avec un style efficace et très imagé, nous dévoilant ce que doit endurer notre héroïne pour arriver à mener à bien cette vengeance. Un univers sombre dominé par la violence et l'esclavage qui colle parfaitement à l'univers. Mais je trouve dommage la conclusion finale, qui vient chercher le rebondissement de trop, jouant sur l'onirisme, ce qui, selon moi, gâche un peu cette nouvelle.

Où Vont les Reines de Vincent Gessler. Ae est une princesse et elle vient de tomber enceinte et va devoir, comme punition, affronter les dragons. Un texte vraiment intéressant et intrigant qui se concentre sur le personnage et la découverte de sa vision des dragons qui ne sont pas obligatoirement ce que l'on croit. Une épreuve qui va faire évoluer l'héroïne et la faire devenir mère et reine, deux lourds fardeaux. Ce texte repose entièrement sur l'évolution de l'héroïne qui, au fil des pages, va découvrir la vérité et se l'approprier. La conclusion va se révéler vraiment surprenante et efficace qui nous fait réfléchir. D'ailleurs après la lecture de ce texte je me demande si toutes les mères ne sont pas des reines finalement. Un excellent texte poétique et prenant du début à la fin.

Le Monstre de Westerham de Erik Wietzel. Un texte qui va se révéler vraiment intéressant malgré un début, voulu selon moi, qui cherche à perdre le lecteur. L'auteur va jouer sur les faux semblants et les tromperies de façon bien amenés et efficaces pour nous amener à une conclusion mélancolique et qui nous dévoile le véritable visage du monstre. Les personnages sont vraiment efficaces entre une reine avide de pouvoir, le dragon Klarion curieux et sa soeur Akselle qui est une vraie peste. Mon seul regret avec cette nouvelle c'est qu'au final elle se révèle sans surprises.

Under a Lilac Tree de Mathieu Gaborit. Une jeune fille, une reine, part à la chasse au dragon qu'elle doit dompter pour sauver un homme. On se retrouve ici dans de la fantasy urbaine avec un mélange de monde tangible et un monde onirique. Je n'ai pas accroché à ce texte et je ne saurai dire pourquoi, il s'agit d'un texte poétique, mystérieux, vraiment original avec pleins d'idées intéressantes, mais voilà ça n'a pas marché sur moi. Je suis sorti de ce texte j'avais l'impression d'être complètement passé à côté de quelque chose.

Cet Oeil Brillant qui la Fixait de Nathalie Dau. Nathalie Dau nous offre, comme à son habitude, un conte qui va se révéler vraiment intéressant. Les personnages sont vraiment charismatiques et l'univers guerrier entre deux peuples qui se battent depuis des années est vraiment intéressant et colle parfaitement à l'univers. Un conte qui oscille entre souffrance et amour ou va se mélanger magie, divinité et humanité. Un texte porté par la magnifique plume de l'auteur qui se révèle toujours aussi poétique et entrainante. Mon seul reproche une certaine facilité comme par exemple dans l'évasion de la princesse.

Les Soeurs de la Tarasque de Mélanie Fazi. Voilà l'un des textes, voir le texte, selon moi, le plus abouti de ce recueil. Une nouvelle très intimiste et pleine de sentiments se situant dans une sorte de couvent où se trouve une dizaine de jeunes filles et dont l'une d'elle sera choisie par le dragon pour devenir son épouse. Un texte fantastique ou l'Humain est vraiment mis en avant, on ressent pleinement les émotions à travers ce texte que ce soit la souffrance, les manipulations des jeunes filles par le dragon ou encore les premiers émois. Un texte qui a vraiment réussi à m'emporter et qui se révèle vraiment poétique et plein de mélancolie du début à la fin, rien n'est facile pour notre héroïne qui vit une sorte d'amour impossible, perdue, mais dont elle ne peut se passer. La plume de l'auteur est toujours aussi fluide, poétique et magique qui captive dès la première page et qui nous offre aussi pas mal de réflexions sur la religion, la sexualité, l'amour et l'amitié.


J'ai passé un agréable moment avec cette anthologie qui nous offre douze textes sur le thème de Reines et Dragons. Alors bien sûre toutes les nouvelles ne sont pas aux mêmes niveaux, certaines m'ont complètement emporté tandis que d'autres n'ont pas réussi à m'accrocher, mais dans la globalité j'ai passé un bon moment et je trouve même cette anthologie plus soignée que celle de l'année dernière.
Par contre, et j'ai déjà fais le reproche l'année dernière, les éditions Mnémos doivent vraiment faire attention certaines coquilles se sont glissés dans les textes, rien de dérangeant mais ça surprend toujours. Je me pose aussi la question de savoir quel est le véritable titre de la nouvelle de Justine Niogret.
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boudicca
  09 juillet 2012
Quatrième anthologie parue suite au festival des Imaginales d'Épinal, « Reines et dragons » est cette fois dirigée non plus par Stéphanie Nicot mais par L. Davoust et S. Miller. L'initiative est toujours aussi louable mais cette fois l'ouvrage se place nettement en dessous de ses prédécesseurs. Là où les thématiques de « Rois et capitaines », « Magiciennes et sorciers » et « Victimes et bourreaux » nous offraient une large palette de récits très variés, force est de constater que la plupart des nouvelles de « Reines et dragons » proposent peu de renouveau et d'originalité. Autre déception, la brièveté de l'ouvrage lui-même et surtout des nouvelles qui excèdent rarement les vingt pages. Si la longueur des textes ne me pose habituellement pas de problème, enchainer huit petites nouvelles d'affilée rend assez difficile l'immersion dans les histoires et les univers des auteurs qui auraient mérité pour la plupart d'être un peu plus étoffés pour vraiment captiver le lecteur.
Quelques textes sortent malgré tout du lot, notamment les quatre derniers, ce qui permet de refermer cette anthologie sur une note plus positive. Avec « Under a lilac tree » Mathieu Gaborit nous offre ainsi une nouvelle pleine de poésie et de mélancolie qui vous fera voir Paris autrement, de même que Justine Niogret avec « La grande déesse de fer de la miséricorde », texte très original dans lequel on reconnaît sans mal la patte et le style très cru de l'auteur de « Chien du heaume ». Mention spéciale également à Nathalie Dau qui signe avec « Cet oeil brillant qui la fixait » un très beau texte mettant en scène un univers certes classique mais très immersif et des personnages attachants. Idem pour Mélanie Fazi et son prenant « Les Soeurs de la Tarasque » où l'on découvre une école de jeunes filles élevées dans l'attente du Dragon. Sans doute les deux meilleures nouvelles de cette anthologie.
« Reines et dragons » m'a donc laissé un avis plutôt mitigé bien que le concept demeure toujours aussi intéressant et que les grands auteurs français de fantasy continuent de répondre présent. Espérons toutefois un peu plus de diversité dans « Elfes et assassins » pour 2013.
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idevrieze
  15 juillet 2012
Une compilation des Imaginales
Depuis quelques années déjà, à chaque Imaginales, des auteurs participant à cette manifestations se réunissent pour un recueil sur le thème proposé. Cette année 2012 a vu sortir le thème Reines et Dragons. J'aime beaucoup ces recueils car cela nous permet de découvrir l'écriture de beaucoup d'auteurs français. C'est un peu mon petit catalogue Fantasy français. de plus, le thème est franchement sympa car il laisse toujours aussi rêveur. La force et la magie d'un dragon, la force et le pouvoir d'une reine.
Des reines assez versatiles.
Nous avons des versions de reines très différentes dans cette compilation. Nous avons tantôt des reines protectrices. Elles ont été choisies ou élues pour protéger le dragon. Elles sont la gardienne de leurs secrets, de leur force et de leurs faiblesses. Nous avons aussi des reines manipulatrices et traitresses qui utilisent le pouvoir du dragon pour asseoir leur domination voire leur tyrannie. Et nous avons aussi des reines esclaves qui ne sont là que pour assouvir le désir des dragons.
Des dragons rappelant ce bon vieux Léviathan
Oui le dragon reste à jamais pour nous le symbole de la force mêlée à la sagesse. Et nous pauvres mortels devons soit trembler de peur à sa venue soit nous agenouiller devant sa puissance et nous soumettre. Des gens peuvent bien entendu le combattre mais nous ne pouvons nier sa supériorité. C'est bien sûr le mythe du Léviathan, cette espèce de monstres auquel nous remettons nos droits contre protection que ce recueil me fait penser. Car le dragon ne changera jamais en nos coeurs. Seules les réactions des humains changent.

Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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Delex
  05 février 2015
Une excellente anthologie
Ce livre n'aura pas été facile à trouver. Il s'agit du recueil de nouvelles publié par les éditions Mnémos spécialement pour les Imaginales d'Epinal 2012. de toutes les anthologies des Imaginales, Reines et dragons était celle qui me tentait le plus, et c'est par hasard que j'ai pu me le procurer.
Cette anthologie explore les liens étroits qui existent entre les reines et les dragons, cet animal de légende qui est considéré comme un monstre sanguinaire par certains, mais qui parfois aussi est le symbole d'une grande sagesse. On découvre dans ce recueil les multiples relations possibles entre les deux.
L'ouvrage est composé de onze nouvelles et d'un poème tous plus originaux les uns que les autres. Douze textes qui sont l'occasion de découvrir de grands auteurs de la fantasy francophone réunis par Sylvie Miller et Lionel Davoust, les co-directeurs : le dit du Drégonjon et de son Elfrie de Chantal Robillard, Chuchoteurs du dragon de Thomas Geha, Ophëa d'Adrien Tomas, Au coeur du dragon d'Anne Fakhouri, Achab était amoureux de Justine Niogret, Morflam de Pierre Bordage, Azr'Khila de Charlotte Bousquet, Où vont les reines de Vincent Gessler, le monstre de Westerham d'Erik Wietzel, Under a lilac tree de Mathieu Gaborit, Cet oeil brillant qui la fixait de Nathalie Dau et Les soeurs de la Tarasque de Mélanie Fazi.
Deux des nouvelles en particulier ont été des coups de coeur : Où vont les reines de et Les soeurs de la Tarasque. La première raconte la manière dont une princesse destinée à devenir reine doit tuer un dragon pour prouver à son peuple qu'elle est digne de régner. On effleure ainsi les mystifications politiques et les coulisses pas toujours reluisantes du pouvoir. Dans la seconde, sept jeunes filles vivent dans une école en attendant que le dragon choisisse l'une d'entre elles pour devenir sa reine, les six autres devenant alors des servantes. La rivalité, la haine, la fidélité et l'amour sont au coeur du récit. Cette nouvelle clôture ce livre à merveille.
Je vous conseille ce livre qui permet d'appréhender l'univers de différents auteurs parfois peu connu mais qui sont bourrés de talents. Même si je n'ai pas aimé tous les textes, ils m'ont donné envie de lire d'autres écrits de ces douze auteurs.
Lien : http://fievrelitterairededel..
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critiques presse (2)
SciFiUniverse   02 juillet 2012
Chaque auteur à sa manière intègre son univers au thème dans des histoires qui glissent du conte féerique à la légende plus sombre.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net   20 juin 2012
Au final, l’ensemble demeure solide et fidèle à ses prédécesseurs. On peut donc dire que le flambeau a été repris avec brio !
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
BlackWolfBlackWolf   05 juillet 2012
Quand Naïel avait chargé le monstre hideux,seule la volonté de laisser à son roi la gloire de porter le premier coup au monstre l'avait empêché de talonner sa monture pour le suivre. Et seul le devoir qui lui imposait de rapporter la dépouille du souverain vaincu à son épouse et ses sujets l'avait retenu d'infliger au dragon le juste châtiment qu'il méritait. L'amour fraternel qu'il témoignait à Naïel et le sens de l'honneur seuls l’avaient convaincu de se dissimuler aux regards haineux de la bête, afin de pouvoir, une fois le monstre endormi, saisir enfin l'opportunité de reprendre le corps de son roi. Et seule al douleur véritable provoquée par la perte d'un être cher avait pu avoir raison de sa maîtrise légendaire, et relâcher ses intestins dans son armure. Ceux qui prétendaient le contraire, ceux qui le traitaient de couard et de moins-que-rien, n'étaient que des sots et des jaloux.
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Dionysos89Dionysos89   12 février 2016
Implacables, assoiffés de mort, ils frappaient indistinctement hommes, femmes, enfants, transformant le campement nyambe en théâtre sanglant, où résonnaient des cris de terreur et d’agonie. Les chèvres s’échappèrent de l’enclos. Certaines fuirent vers le reg, à la merci des prédateurs ; d’autres qui foncèrent, affolées, dans les jambes des assaillants, furent tranchées en deux.

[Azr’Khila, Charlotte Bousquet]

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Dionysos89Dionysos89   28 décembre 2016
La fille est assise sur la jetée et il fait un froid à se peler les burnes. D’ailleurs, les canards parlent haut, ici.
En fait y a pas vraiment de canards, il fait trop froid, mais s’il y en avait, ils feraient coin-coin façon haute-contre. Et y a pas des masses de jetée non plus, si on regarde bien. De la neige, surtout. Genre la blanche qui fait mal aux yeux, la toute dure, celle qui fond jamais, qui sait même pas qu’ailleurs, elle fond, cette conne de neige.

[La Grande Déesse de fer de la Miséricorde [ou Achab était amoureux], Justine Niogret]

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Dionysos89Dionysos89   21 mars 2016
Il était très fier de sa petite expédition. Exploiter le manque de précision des lois et des édits royaux avait la fortune du clan Bérigoth. Cette trainée d’Ophëa apprendrait à respecter l’intelligence du plus brillant seigneur du royaume. Il la ferait crier, oui… Crier de douleur et de plaisir, crier sa soumission à son nouveau maître…
[Ophëa, Adrien Tomas]

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Dionysos89Dionysos89   02 août 2016
« Le processus de transformation varie d’une personne à l’autre, en terme de durée », disait l’antique tablette que sa mère lui avait fourrée sous le nez, ensuite. « Le consentement, l’abnégation, le désir sincère de la métamorphose, l’esprit de sacrifice… Ces sentiments-là raccourcissent le délai. À l’inverse, la mauvaise volonté ne fait qu’empirer la situation, en décuplant la douleur. »
[Cet œil brillant qui la fixait, Nathalie Dau]

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Vidéo de Sylvie Miller
Extrait de la conférence "Défendre le pays, sauver l'Empire ou vaincre le clan... Quel héros êtes-vous ? " aux Imaginales 2019.
Avec Paul Beorn, Lionel Davoust, Frank Ferric, Christian Léourier. Modération Sylvie Miller.
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