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Lorraine Darrow (Traducteur)
EAN : 9782878270600
220 pages
Éditeur : Rackham (01/10/2002)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Hartigan, vieux flic brisé par le sénateur Roark, est libéré après huit ans de prison et se bat jusqu’à la mort pour sauver Nancy Callahan des griffes d’un violeur et tueur en série, qui n’est rien d’autre que le fils du tout puissant Roark. Corruption, dépravation mais aussi exaltation du sacrifice, sont au centre de Cet enfant de salaud, où Miller revient aux registres narratifs de The Hard Goodbye tout en déployant un effort particulier dans la construction de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  14 avril 2014
John Hartigan est le troisième personnage principal de l'univers de Sin City. Dans Cet enfant de salaud, lui, le flic pré-retraité qui lutte contre la corruption et les abus sexuels, affronte en deux temps le fils du puissant Roark.
Frank Miller poursuit son heptalogie de légende avec Cet enfant de salaud, construit comme un diptyque de pure violence physique, morale et psychologique. Un flic bourru en quasi retraite, une jeune fille en danger mais rempli d'une force intérieure, un psychopathe pédophile et fils à papa notamment passionné de meurtre comme de viol : le casting est très simple, mais l'histoire déjà légèrement plus complexe. Frank Miller nous propose de but en blanc la plongée dans l'esprit de plus en plus torturé de John Hartigan. Et c'est sa psychologie, en même temps que l'intérêt du lecteur pour sa position, qui s'approfondit du même coup. Hartigan parle encore et encore, radote même, sans jamais pour autant lasser ou endormir notre intérêt.
Les allergiques au noir et blanc et essais graphiques plutôt particuliers ne seront toujours pas attirés par la palette de Frank Miller. Ombres portées en pagaille, rares décors en lumière, construction de scènes uniquement sur l'utilisation de quelques aplats blancs : le graphisme est à la fois épuré et couillu. L'auteur poursuit son petit bonhomme de chemin dans ce style sale et percutant. Dans ce tome-ci, il renforce d'autant plus cette sensation à la lecture par l'utilisation traumatisante d'un jaune sale (et poilu !) au milieu du « noir et blanc glauque » habituel : l'auteur veut choquer et rendre ce « Yellow Bastard » vraiment écoeurant. Honnêtement, ça marche, car les dessins des boursouflures et fêlures physiques du personnage valent le détour, en complète opposition à la beauté froide et discrète de Nancy Callahan.
Frank Miller approfondit tout de même le monde de Sin City en plaçant Roark à la tête de tous les corrompus de la ville et en réutilisant à bon escient la taverne Kadie's Bar où se croisent toujours autant de personnages pittoresques. C'est également l'occasion pour l'auteur d'approfondir sa vision de la classe politique américaine : si dans les tomes précédents, il parlait plus largement des flics véreux, des hommes politiques corrompus et des assassins faisant leur métier en toute quiétude, il se concentre ici sur la définition de la politique en elle-même. le pouvoir en quête ultime, le mensonge en boîte à outils et la magouille comme credo quotidien : rien n'est joyeux de toute façon à Basin City.
Ce quatrième tome de Sin City est une des histoires les plus connues, popularisée évidemment par l'interprétation du moins imposant mais plus renfrogné Bruce Willis en John Hartigan (et peut-être aussi celle de Jessica Alba en Nancy Callahan, plus souriante mais plus candide aussi). Puissant et crade à la fois, Cet enfant de salaud porte bien son nom.
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Presence
  02 février 2015
Dans l'ordre de parution, il s'agit du quatrième tome de Sin City (après le grand carnage) initialement paru en 1994. Dans l'ordre chronologique des histoires, la majeure partie de ce récit se passe avant les 3 tomes précédents.
John Hartigan est un policier qui a à peu près 50 ans et il est à 1 heure de la retraite. Mais il vient d'être tuyauté sur un enlèvement de jeune fille (Nancy Callahan, 11 ans) et sa conscience lui interdit de fermer les yeux. Ce flic intègre dans une ville pourrie se rend sur le lieu probable de détention pour sa dernière action d'éclat. Il va réussir à stopper le tortionnaire d'enfants mais au prix de sa liberté et de sa réputation. Pour protéger la jeune fille, il va accepter de porter le chapeau pour les exactions commises par le criminel, et bien plus encore. "Cet enfant de salaud" raconte le calvaire d'Hartigan pour assurer la survie de Nancy et ce qui lui arrive après sa peine de prison.
Pour la quatrième fois, Frank Miller emmène le lecteur dans Sin City. Pour la quatrième fois, il met en scène un héros vraiment dur à cuire, au-delà de toute vraisemblance. Il faut voir John Hartigan à près de 70 ans résister à des châtiments corporels qui viendraient à bout de sportifs endurcis. Pour la quatrième fois, le héros est capable de supporter un niveau de douleur qui défie l'entendement, et vraisemblablement les lois basiques de la biologie humaine.
Mais après une légère baisse d'inspiration au tome précédent, Frank Miller a retrouvé le ton juste : Hartigan, on est avec lui du début jusqu'à la fin. On souffre quand il encaisse les bastos, on pleure de rage quand il subit les humiliations, on crie pour l'encourager quand il reprend le dessus, on l'exhorte même à rentrer vicieusement dans le lard des malfrats et criminels de tout poil, pour les achever. le récit de Miller prend aux tripes et implique émotionnellement le lecteur : la justice doit triompher face aux violeurs d'enfants.
Frank Miller fait plus que retrouver le ton juste ; il introduit également de nouveaux personnages qui restent dans les mémoires. Ainsi le mode d'expression orale de Burt Schlubb et Douglas Klump passe à la postérité comme un summum de vanité et d'imposture. Hartigan transparaît comme un personnage difficilement crédible du fait de son âge et de sa résistance hors norme (il fait "étrangement" penser à un Bruce Wayne vieillissant et impossible à abattre dans The Dark Knight returns). Par contre, le principal criminel de l'histoire est une vraie réussite visuelle. Et l'horreur du personnage se trouve renforcée par un physique pas facile et l'utilisation très judicieuse de la couleur jaune.
Pour le reste des illustrations, le lecteur retrouve le noir et blanc très contrasté des autres tomes. Mais là où on avait l'impression que "Le grand carnage" avait été dessiné un peu rapidement, "Cet enfant de salaud" semble avoir été l'objet de plus d'attention. Miller a recommencé à simplifier ses dessins pour ne laisser que les traits indispensables et utiliser les surfaces les plus simples possibles (à la limite de l'abstraction) pour définir les formes. Il n'est pas loin de la perfection d'un Alex Toth. En plus, il a travaillé sur le rendu des visages et en particulier leur texture et leurs rides. Certaines tronches font penser à du Esteban Maroto dans sa période Eerie et Creepy, un vrai délice. D'autres gueules évoquent les visages burinés par les épreuves telles que les réussit si bien Joe Kubert. Et puis il est difficile de passer sous silence (au risque d'être traité d'hypocrite) les 4 doubles pages et 3 pleines pages consacrées à la danse de Nancy : impossible de ne pas tomber sous le charme.
Dans ce tome, on retrouve le héros insensible à la douleur qu'affectionne Frank Miller au sein d'une intrigue bien noire, avec des dessins qui ont encore gagné en intensité et en efficacité.
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alouett
  08 juillet 2012
Basin City, USA. Ici, le faible est écrasé par le fort. Ici, le pauvre meurt sous le regard méprisant du riche. Depuis des générations, la ville se nourrit de tous les crimes, tous les trafics. Police, Justice, Eglise, Politiques sont tous corrompus. Voilà pourquoi ses habitants la nomment « Sin City », la « Ville du Péché ».
A Sin City, les plus riches sont aussi les plus pervers, à l'instar des membres de la famille Roark. « La famille Roark tient Sin City depuis les débuts du train et du six coups. de génération en génération, leurs millions ont viré billions. Les Roark, c'est notre famille royale à nous ». Sénateur, Ministre de la justice, Cardinal tout leur est permis depuis que « l'arrière grand père […] a lâché tous ses biftons pour importer d'la pute haut d'gamme ».
Mais parfois, un homme défie les puissants, partant pour une mission suicide au nom, si ce n'est de la Justice, de la Vengeance. Mais Justice et Vengeance se confondent souvent à Sin City.
(…)
Le tome 4, Cet Enfant de salaud (That Yellow Bastard), relate l'histoire de John Hartigan, un policier qui, chose rare à Sin City, est honnête. Une heure avant de partir en retraite anticipée, pour cause d'angine de poitrine, il a l'occasion de mettre hors d'état de nuire Roark Jr, un pédophile sadique, et de sauver la jeune Nancy. Pour cela, il se retrouve seul contre tous, à commencer par ses collègues vendus aux Roark.
« Un vieil homme meurt, une petite fille reste en vie. Logique ».
(…) on pourrait, cataloguer Sin City comme une transposition dans le monde du neuvième art des mauvais films d'action made in USA. Eh bien « on » aurait tord ! Et ce pour au moins deux bonnes raisons. La première étant que c'est plutôt les comics qui inspirent le monde du cinéma (c'était ma moins bonne raison, voire un préjugé totalement accepté par l'auteur), la seconde tenant aux qualités de narrateur de Franck Miller qui accroche le lecteur.
D'abord, il y a une narration à la première personne par le personnage principal. Ensuite il y a les dialogues qui ponctuent le récit. Ils sont brefs, percutants et claquent comme des détonations. Si la parole distingue l'homme de la bête, on sent qu'à Sin City la frontière entre les deux est vite franchie. Tout cela contribue à poser une ambiance lourde où malgré la part d'ombre qu'ont en eux les « héros », on ressent une forte empathie, car le décor, Sin City, est bien plus noir, et de fait, ils semblent lumineux par contraste. Miller fausse alors notre jugement et nous permet de prendre plaisir dans la lecture en acceptant le recours à la violence, même si on n'est pas fan du genre.
Un autre tour de force de Miller tient dans le ressenti qu'il transmet au lecteur. Depuis le début de cette chronique, le mot violence revient tout le temps. Cependant, la majorité du récit retranscrit une introspection du personnage. En l'accompagnant à travers son errance dans la ville, son dialogue intérieur nous livre ses pensées, on ressent les tourments de son âme. Les scènes d'action sont là, à intervalles réguliers, mais la réelle violence est celle ressentie, pas celle qui nous est donnée à voir.
Graphiquement, cette noirceur se traduit dans son utilisation particulière du noir et du blanc (à l'exception de quelques touches de couleurs éparses et d'un passage de 25 planches relatant les hallucinations d'un personnage drogué). Ils sont purs, bruts, sans nuances. Ils ne se mélangent jamais, pas une touche de gris. Sur des fonds noirs, Miller fait exploser la lumière blanche. Il imprime sur la rétine du lecteur des contours, des détails. L'ambiance s'impose directement au lecteur. Chaque planche est dépouillée du superflue : peu ou pas de décor. Tout est centré sur les personnages, leurs émotions, et sur les armes qui le passionnent manifestement. Une autre «passion» redondante, pour le plus grand plaisir du lecteur masculin, tient dans l'érotisation des personnages féminins. Sin City semble être la ville des femmes fatales aux courbes parfaites.
Franck Miller C'est notamment le cas avec qui lui apportent la reconnaissance et lui permettent de travailler à ses propres créations. Avec Sin City, Franck Miller nous propose des récits noirs, violents.

Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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svecs
  15 octobre 2015
relecture d'un troisisème tome de la série SIn CIty, et je dois avouer avoir trouvé celui-là plutôt raté et ennuyeux. le principal problème tient au fait que ce livre est verbeux à un point... des pages de monologues interminables, une voix off trop envahissante rendant l'ensemble indigeste au possibla. Sin City a toujours été bavard, mais dans ce tome, Frank Miller donne l'impression d'allonger la sauce encore et encore, jusqu'à la nausée. mais cette nausée n'est pas causée par des personnages particulièrement glauques, mais par un ennui profond. Reste quelles très belles pages, qui auraient fait un beau portfolio. That Yellow Bastard comporte au moins 50 pages de blabla en trop.
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Yvan_T
  22 novembre 2020
Même si chronologiquement ce tome se situe avant les 3 premiers tomes et que chaque tome peut se lire indépendamment, je comprends que certaines personnes qui n'ont lu que ce tome, n'aient pas trop aimé.
Ceux qui, par contre ont commencé cette série par le premier tome connaissent déjà la ville de Sin City et ne s'étonne pas du raisonnement primaire et destructeur des personnages et de l'environnement corrompu, glauque et foncièrement sombre de Sin City. Ils n'ont pas besoin d'explications sur les motivations de Hartigan, car ils savent qu'elles se situent au coeur même de l'esprit de Sin City.
Le personnage central de ce tome est Hartigan, le seul flic non corrompu de Sin City. C'est son dernier jour de service avant la retraite et pourtant il va défier la famille la plus puissante de Sin City pour sauver une petite fille de onze ans nommé Nancy.
Hartigan, pétant les plombs, faisant sortir son instinct bestial et repoussant les limites de son corps, fait fortement penser à Marv du premier tome. Tout comme Marv, il aura les couilles de s'attaquer à la famille la plus puissante et la plus malsaine de Sin City : les Roark. Marv s'était attaqué au Cardinal Roark, Hartigan, lui, va s'attaquer au Sénateur Roark et à son sadique de fils. Tout comme dans le premier tome on retrouvera d'ailleurs la ferme des Roark, épicentre de tous les vices de cette famille.
On prendra également plaisir à croiser d'autres personnages des tomes précédents, comme Dwight (et ses problèmes relationnels avec Ava) et Shelly. Mais on découvrira surtout le passé de Nancy Callahan, la danseuse au lasso, à qui Frank Miller aime dédier des planches entières de toute beauté depuis le début de cette série.
Le titre original de ce tome étant «This Yellow bastard», on comprend également mieux l'ajout d'une troisième couleur, alors que les autres tomes ne contrastaient que le noir et le blanc. Et puis, le contraste de deux couleurs, plus l'ajout du jaune pour faire ressortir des éléments et un personnage principal qui a des problèmes cardiaque, moi ça me fait fortement penser à une autre série assassine
Aaah Sin City : Violence gratuite, corruption jusqu'à la moelle, une narration pleine de sentiments bruts qui va racler au plus profond de la psychologie des personnages et un dessin où le blanc et le noir continuent de s'affronter de planche en planche pour un combat graphique de toute beauté.
Exquis !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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critiques presse (1)
Sceneario   19 août 2014
Il se dégage de ces planches une telle personnalité que l'incroyable qualité d'écriture de Miller est évidente, alliée à un graphisme simplement parfait.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   23 avril 2014
Le pouvoir, ça ne vient pas d’un badge ou d’un flingue. Le pouvoir, ça vient du mensonge, du gros mensonge et de faire en sorte que le monde entier collabore avec toi une fois que tout le monde s’est mis d’accord sur des choses qu’au fond d’eux-mêmes ils savent fausses, alors c’est dans la poche. T’es le patron. Tu peux déformer la réalité autant que tu veux et ils t’y encourageront.

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okkaokka   06 février 2018
… Mais la justice et la vengeance... sont deux choses fort différentes... Et c'est le devoir de tout homme civilisé de vénérer l'une... et de mépriser l'autre... C'est un devoir solennel. Un devoir difficile. Ce n'est autre qu'une remise en question décisive de notre condition. Ne sommes-nous pas des êtres humains bien-heureux et guidés, plus que toutes autres créatures, par les forces divines... ou au contraire, ne sommes-nous que des piètres animaux ?
Sommes-nous capables de maîtriser en nous les instincts sauvages qui nous habitent depuis l'âge des cavernes ? Sommes-nous capables de dominer la pulsion de vengeance qui nous anime lorsque nous avons été blessés ? Avons-nous la force d'embrasser les préceptes du seigneur... De rejeter notre haine et de nourrir nos âmes du doux nectar de l'amour... et de la miséricorde ?
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okkaokka   06 février 2018
Tu peux transformer en saint un allumé radoteur comme mon noble frère. Tu peux battre ta femme à mort à coups de batte de base-ball comme je l'ai fait, laisser tes putains d'empreintes partout et une douzaine de témoins jureront sur une pile de bibles que t'étais à des milliers de kilomètres.
Y'a quoi, peut-être cinq cent personnes dans cet hôpital ? Cinq cent personnes. Et chacune de ces très chères personnes m'entendrait si je te faisais le plein de balles. J'pourrai me tenir là à me marrer avec un flingue fumant à la main, sans me faire arrêter. Je me ferais même pas interroger. Je n'aurais même pas à dire quoi que ce soit. Ils me couvriraient, sans que j'ai à leur demander !
Des mensonges ! Ils mentiraient tous pour moi. Tous ceux qui comptent. Ils n'auraient pas le choix, sans quoi leurs propres mensonges … Tout ce qui tient les rênes de Sin City s'écroulerait comme un château de cartes !
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Dionysos89Dionysos89   13 avril 2014
Un vieil homme meurt, une jeune femme reste en vie. Logique.

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JMRenaudieJMRenaudie   27 février 2015
Il sait tirer... Il a du talent... Mais il va trop vite... Il lâche ses balles comme si c'était des bonbons...
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Vidéo de Frank Miller
Dans les sorties importantes de cette fin d'année chez DC Comics, on a pu assister à la sortie de petits événements symboliques revenant sur l'héritage de légendes du passé (et, en particulier, des chefs d'oeuvres de la décennie 1980). Parmi ceux-là, on notera Doomsday Clock #12 - haha - et The Dark Knight Returns : The Golden Child de Frank Miller et Rafael Grampa, énième ajout au volume original de l'homme au chapeau transporté, cette fois, dans le présent.
Devant l'enjeu symbolique du passage de témoin à une nouvelle génération, Frank Miller aura, comme à son habitude, livré un joyeux bordel narratif en forme d'analyse pamphlétaire sur le présent. Un commentaire hautement politique emprunt d'une charge contre Donald Trump et l'état actuel des choses aux Etats-Unis, au point de se faire engueuler, bien malgré lui, par les influenceurs pro-dictature du régime chinois. Un énième pataquès éditorial pour cet auteur qui aura toujours, par sa grande gueule, ses convictions hasardeuses ou son envie de mettre du vrai et de l'engagé dans son Batman, déchaîné le mépris, l'admiration ou la récupération politique de ses contemporains. Furieuse grande gueule contre les idéaux présidentiels dans les années '80, le vieux fou aura tracé une trajectoire plutôt passionnante avec sa saga des Dark Knight Returns depuis une trentaine d'années, éternel reflet du présent vu par les yeux d'un homme passé de l'anarchie à l'autoritarisme, puis de l'islamophobie à la révolte générationnelle et anti-républicains. On se propose de vous en causer pendant le repos hivernal des fêtes de fin d'année, histoire de meubler un aller-retour depuis le manoir des grand-parents dans l'arrière-pays breton - en attendant de causer d'une autre suite à un chef d'oeuvre de l'époque, à base de sourires jaunes et, là-encore, de prises à parti politiques pas forcément déconnantes. Bonnne écoute à toutes et à tous, et bonne année !
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