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EAN : 9782070358380
176 pages
Éditeur : Gallimard (10/07/2008)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Soixante-dix portraits de jeunes filles sous forme de courts récits, qui sont autant d'hommages à la beauté féminine.
(4ème de couverture)
"Elles auraient été mes plus sûres amoureuses ; nous n'avons, elles et moi, rien espéré d'autre que le bonheur d'être ensemble, quelques heures par semaine, dans l'invention perpétuelle du regard, de la voix, de quelques gestes - avec une fantaisie et une ingénuité qu'elles perdront bientôt. Elles auront cherché dan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
BVIALLET
  20 avril 2012
« Le chant des adolescentes » est une imposante galerie de portraits de 70 jeunes filles de 15 à 16 ans environ, croqués sur le vif et non sans un certain humour (amour) par leur professeur, le sieur Millet en personne. Cette collection pourrait ressembler de près ou de loin à un tableau de chasse de dragueur infantile, mais cela reste improbable dans la mesure où la différence d'âge et de position sociale font que les rapports ou tentatives de rapports restent toujours symboliques ou platoniques. Ces nymphettes, plus vraiment des enfants et pas encore des femmes, sont toutes jolies et, si elles ne le sont pas vraiment, ont toujours quelques parcelles de beauté parfaitement décrites en fort peu de mots (chaque portrait tient sur une ou deux pages maximum) par la grâce de l'incontestable talent littéraire de Millet.
L'ensemble est frais, sensuel et un tantinet équivoque. En effet, toutes ces lolitas cherchent par mille moyens à capter son attention, à mesurer leur potentiel de charme et de séduction en se servant du seul adulte qui soit à la fois à leur portée et qui ne risque pas de les entraîner trop loin, leur prof. Lequel subit une sorte de supplice de Tantale délicieux car la seule réponse qu'il peut leur apporter est forcément réduit à de petites privautés bien innocentes. Cet ensemble de descriptions d'une précision d'entomologiste aurait pu lasser à la longue, ne serait-ce que par la répétition. Il n'en est rien car toutes sont uniques, différentes et très bien campées. Bien entendu, un tel exercice de style, car il s'agit bien de cela, même mené avec la plus formidable maestria littéraire, reste néanmoins d'un intérêt assez limité.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
BVIALLETBVIALLET   20 avril 2012
J'avais, encore une fois, confessé le peu de goût que j'avais pour ma personne, pour ma figure surtout, épaissie par les ans, illuminée sombrement par le doute et l'incroyance en l'amour. La classe se taisait, irritée, ou incrédule, ou amusée. Je ne quêtais nulle dénégation ; très brève, ma confession avait néanmoins quelque chose d'excessif. Certains me jugeaient impie : que vaudrait la vie sans amour ? Elles avaient raison ; et je continuais à railler leur sérieux, leurs tendres rêves. Je clamais que l'amour nous rend indignes de nous-mêmes et que ceux qui, comme moi, sont laids, devraient s'abstenir de vouloir aimer.
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BVIALLETBVIALLET   20 avril 2012
Elle m'apprit qu'elle avait aimé un homme de mon âge, qu'elle s'était donnée à lui corps et âme, comme seules peuvent le faire les très jeunes filles, puis qu'elle avait été abandonnée. Elle se mit à rire.
Tu es malheureuse, ai-je dit, bêtement.
Mais non; aimer c'est savoir se résigner.
Elle n'avait pas plus de seize ans, et des mots de femmes blessée.
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BVIALLETBVIALLET   20 avril 2012
Je guettais en moi-même les signes de ma délivrance, m'abandonnant à l'ivresse (ou à la faiblesse) de me croire enfin rendu à l'écriture ; j'ignorais encore que l'on n'est rendu qu'à soi, qu'écrire n'est pas un métier, et de quel poids misérable pèsent les mots devant le plus furtif visage.
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armand7000armand7000   09 décembre 2019
Le chant des adolescentes de Richard Millet
"Elle m'apprit qu'elle avait aimé un homme de mon âge, qu'elle s'était donnée à lui corps et âme, comme seules peuvent le faire les très jeunes filles, puis qu'elle avait été abandonnée. Elle se mit à rire.
Tu es malheureuse, ai-je dit, bêtement.
Mais non; aimer c'est savoir se résigner.
Elle n'avait pas plus de seize ans, et des mots de femmes blessée".
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armand7000armand7000   09 décembre 2019
"Je guettais en moi-même les signes de ma délivrance, m'abandonnant à l'ivresse (ou à la faiblesse) de me croire enfin rendu à l'écriture ; j'ignorais encore que l'on n'est rendu qu'à soi, qu'écrire n'est pas un métier, et de quel poids misérable pèsent les mots devant le plus furtif visage".
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