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Requiem, Chevalier Vampire tome 1 sur 12

Jacques Collin (Traducteur)
EAN : 9782914420044
48 pages
Nickel (01/09/2004)
4.01/5   149 notes
Résumé :
C'est un récit de vampires, de résurrection et de violence. Une histoire gothique, rouge comme le sang et noire comme la mort. Le graphisme de Ledroit est époustouflant, l'univers cauchemardesque et fascinant. Âmes sensibles, s'abstenir...
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Il s'agit du premier tome d'une série indépendante de toute autre, qui a donné naissance à une série dérivée Claudia, chevalier vampire. Ce premier tome est initialement paru en 2000 (aux éditions Nickel, créée en 1999), écrit par Pat Mills, dessiné et peint par Olivier Ledroit. Pat Mills est un scénariste anglais, connu pour ses séries comme La grande guerre de Charlie, Sláine, ABC Warriors et bien d'autres encore. Il avait déjà collaboré avec Olivier Ledroit sur la série Sha (1996-1998), ce dernier s'étant fait connaître en illustrant les 5 premiers tomes (1989-1994) de la série Les chroniques de la Lune Noire de François Froideval.

Sur le front Est en 1944, un soldat allemand s'appelant Heinrich Augsburg est en train de passer de vie à trépas. Ses dernières pensées sont pour Rebecca (une femme juive). 2 ans plus tôt, ils étaient amoureusement enlacés sur un lit, dans une chambre d'hôtel à Berlin. Sur le champ de bataille un soldat russe s'approche d'Augsburg pour l'achever, avant de succomber ce dernier réussit à lui arracher des mains la photographie de Rebecca. Son dernier souvenir en mourant est celui de la dernière fois où il l'a vue : elle était emmenée par la Gestapo.

Une fois mort, il reprend connaissance sur une étrange planète appelée Résurrection, baignant dans une couleur rouge sang. Il voit une tête robotique dans le ciel s'approchant d'une horde de zombies et les intimant d'arrêter de piller les cadavres. Alors qu'une zombie s'attaque à Otto von Todt (un résurrectionniste, l'occupant du vaisseau), Heinrich Augsburg intervient et s'empare d'une arme à feu (appelée empaleur) pour lui sauver la vie. von Todt prend Augsburg à son bord et l'emmène voir le sire vampire Cryptus qui lui propose de subir l'épreuve d'initiation du Lotus Noir pour devenir lui aussi un vampire.

Dès la couverture surchargée, le lecteur a la certitude qu'il s'apprête à découvrir un monde sans pareil. Cette série est née de la volonté de Pat Mills de faire des bandes dessinées à la française. Avant les années 2000, le marché de la bande dessinée française était auréolé d'une forme de sérieux, ce qui en faisait un graal pour des créateurs étrangers. En particulier, ils enviaient la liberté créatrice de feu le magazine Métal Hurlant, un marché s'adressant aux adultes, et un format luxueux (couverture rigide cartonnée et grand format), par comparaison avec les comics américain (papier journal) ou anglais (noir & blanc, magazines pour enfants ou adolescents) affligés d'une réputation infantile et de produit de consommation bon marché bon à être jeté une fois consommé. Après avoir réalisé les 3 tomes de la série Sha (également dessinée par Olivier Ledroit) publié par les éditions Soleil, Pat Mills avait créé sa propre société d'édition française, en collaboration avec Jacques Collin : Nickel éditions. 15 ans plus tard, la série Requiem a été rééditée par Glénat.

Cette couverture montre le personnage principal dans une armure finement ouvragée, avec un luxe de détails, une épée à la dimension gigantesque (avec un oeil de Serpenthère) qui la rend impossible à manier dans la réalité, des chaînes, des pics et une croix inversée sur la joue droite. Il faut un peu de concentration pour détailler l'arrière-plan qui représente les gargouilles d'une sorte de cathédrale, dont le dessin se poursuit sur la quatrième de couverture (pour l'édition Glénat). le lecteur se retrouve subjugué par le caractère obsessionnel de cette représentation attestant du temps passé par l'artiste sur ce simple dessin pour donner une consistance quasi étouffante à ces constructions tout en arcboutants et en gargouilles agressives. le lecteur de bande dessinée sait qu'il est courant que la couverture soit soignée, mais que l'intérieur soit moins dense pour des raisons de temps de production (et de lisibilité). Les 2 premières pages intérieures forment un facsimilé d'un vieux grimoire, avec des textes dans une écriture cursive indéchiffrable et des crayonnés évoquant des anatomies contre-nature. Elles établissent avec succès une ambiance macabre et gothique.

Le lecteur entre alors dans la bande dessinée proprement dite, soit 47 pages très denses. L'artiste réalise ses dessins, avec un mélange de surfaces détourées par un trait encré et de peinture directe. L'ambiance est étouffante dès la deuxième page. Olivier Ledroit n'est ni adepte de la ligne claire, ni du minimalisme ou de l'épure, ni du sous-entendu. Ses personnages humains présentent une morphologie normale, mais des visages marqués par des émotions intenses, souvent la colère ou la rage. Il représente souvent les bouches comme entrouvertes, laissant voir les dents de l'individu. le registre des expressions des visages n'est pas très étendu, ce qui est en phase avec la nature du récit et les situations dans lesquelles se trouvent les personnages.

Dès ce premier tome, l'imagerie de la série est hallucinée et morbide, sans concession. Une fois passée la première séquence sur Terre, les personnages montrent souvent leurs dents, un signe d'agressivité, certaines étant taillées en pointe (et pas seulement les canines des vampires). Les armures des chevaliers sont à base de cuir et de métal, évoquant aussi bien l'imagerie des groupes de death metal les plus extrêmes, que les tenues de dominatrices dans un donjon sadomaso. Les motifs de la tête de mort et de la croix renversée sont présents à chaque page, martelant la sensation morbide. Les autres créatures rencontrées sont soit répugnantes (les zombies dépecés, toutes dents dehors), ou grotesques et dérangeantes (le sycophante Igor, et ses dents en pointe peu réalistes).

Ces individus évoluent dans un environnement défavorable à la vie par bien des aspects. Pour commencer, Olivier Ledroit compose des pages denses peu accueillantes. Il peut s'agir de la teinte dominante rouge (justifiée par la nature de la planète des Limbes), ou de l'impression globale donnée par chaque page. Chacune d'elle donne une impression de surcharge, empêchant d'en saisir le sens global, nécessitant de s'impliquer complètement dans sa lecture. Certains éléments visuels détonnent complètement, contraignant le lecteur à faire l'effort conscient de les accepter dans toute leur bizarrerie, leur côté déplacé. Cette dimension de la lecture se trouve renforcée par le choix de Pat Mills d'aller à contrecourant du sens commun, ne serait-ce qu'avec ce concept déconcertant du temps qui s'écoule à l'envers. Ensuite, il y a très peu de blanc sur chaque page, l'artiste utilisant toute la surface qui lui est donnée pour inclure des informations visuelles. Il contraint ainsi le lecteur à passer du temps pour déchiffrer ce qui est représenté, car ce dernier ne peut pas assimiler rapidement le contenu principal d'une case, et éventuellement s'affranchir de regarder les détails, au risque de ne pas comprendre la scène en n'ayant pas assimilé ou repéré un élément important donnant du sens à ce qui est montré. La structure des cases ne hiérarchise pas les informations visuelles, tout est signifiant.

L'histoire repose sur un concept surnaturel et ésotérique : le personnage principal ayant passé de vie à trépas se retrouve sur la planète Résurrection où il devient un chevalier vampire. La force des images donnent une consistance incroyable à cette idée. La force de la vision d'Olivier Ledroit est d'imaginer des visuels à la démesure du point de départ. Il se sert de nombreuses techniques diverses et variées pour attester du caractère surnaturel des environnements. Il peut s'agir d'une composition de page dans laquelle un crâne trône en fond de planche, avec une forme ni humaine ni animale, baignant dans une lumière rouge évoquant le sang, au milieu d'un disque portant des inscriptions indéchiffrables sur son pourtour. Certes il ne s'agit que de poncifs visuels éculés, mais leur arrangement leur confère une conviction renouvelée. de même l'arrivée d'Heinrich Augsburg sur Résurrection s'effectue sur une plaine saturée de lumière rouge, avec des ossements éparpillés partout. Même si le lecteur ricane devant cette imagerie un peu naïve, il finit par y succomber à force d'accumulation.

À chaque planche, l'artiste conçoit une construction différente pour s'adapter à ce qui y est raconté. Il ne reproduit jamais 2 fois le même agencement de case, ce qui accentue encore l'effort de lecture des images pour le lecteur. Il apporte le même soin maniaque pour la conception et la représentation des décors. le lecteur n'a pas l'impression d'un film de série Z avec un budget fauché, ni même d'un blockbuster avec un budget sans limite pour les effets spéciaux. Il a tout simplement l'impression que l'artiste représente des lieux existants, tellement est forte leur cohérence, à a fois spatiale, architecturale, mais aussi celle des accessoires. C'est débile un pistolet lance-pieux qui fait le bruit "Tepess" chaque fois qu'on tire ? Non, c'est logique que dans un environnement peuplé de vampires, une arme adaptée y ait été créée et développée, et que le principe de propulsion du projectile fasse un bruit d'air comprimé évoquant le patronyme de Dracula. C'est idiot une planète avec des mers de sang ? Non, c'est normal pour un monde accueillant les âmes des damnés. C'est crétin des runes cabalistiques sur les murs ? Non, c'est l'expression des forces qui courent dans ce monde. Ça n'a pas de sens ces constructions gothiques ? Au contraire, c'est l'expression des tourments intérieurs qui ont conduit ces âmes sur Résurrection.

Au fur et à mesure des séquences, le lecteur s'immerge dans un environnement sans concession. Il doit s'y adapter ou se résigner à refermer l'ouvrage. Les visions d'Olivier Ledroit sont dantesques et monumentales, et le scénario est à la fois très linéaire et imprévisible. L'intrigue tient sur un timbre-poste : l'âme d'un officier allemand mort sur le champ de bataille pendant la seconde guerre mondiale se retrouve dans une dimension spirituelle où il va être initié pour devenir chevalier-vampire, puis partir accomplir sa première mission. le scénariste y mêle une vague histoire d'amour à l'importance indiscernable, avec une notion de hiérarchie dans l'ordre de ces Limbes. Pat Mills est un scénariste qui ne fait pas non plus de concession à la bienséance, encore moins aux codes établis de la narration. Pour lui aussi, son récit est à prendre ou à laisser en l'état.

Par la force des choses, ce premier tome présente la situation, introduit les personnages et explique les règles du jeu. le scénariste met en place toute une batterie de bidules ésotériques dont le lecteur éprouve les plus grandes difficultés à croire qu'il doive les prendre au sérieux. L'idée d'une vie après la mort ne semble pas faire partie du credo du scénariste, et certainement pas sous cette forme aussi baroque. de fait il pioche dans la littérature de genre pour alimenter sa création : créatures surnaturelles (vampires, loups garous, zombies, goules), armes improbables (pieux pour vampire, épée démesurée et impossible à manier), rituels en tocs (signes cabalistiques inventés, croix renversée sans référence aux différentes formes de satanisme), concepts flous pour en mettre plein la vue (Séfiroth obscure, opium noir, runes de Malédiction), vocabulaire macabre et creux (nécro-garde, empaleur, archéologiste, Maîtres de l'infini, tempête chaotique, etc.). Mais il se produit le même phénomène qu'avec les illustrations, la débauche d'artifices finit pas créer une ambiance malsaine, de par son usage systématique et obsessionnel.

À quelque page qu'il se trouve, le lecteur ne peut échapper à la rigueur macabre et glauque du récit, du départ avec un champ de bataille jonché de cadavres, à la fin avec une scène de bataille hallucinée, en passant par le visage d'Hitler avec des crocs acérés, le rituel de mutilations infligées à Heinrich Augsburg pour son initiation, ou la proue sculptée des vaisseaux volants. Il n'y a pas de respiration comique, de touche d'humour pour introduire une bouffée d'air frais. Même le concept d'huile solaire pour protéger la peau des vampires devient la marque d'un environnement qui est néfaste à la vie de ces individus. le lecteur a alors bien du mal à éprouver de l'empathie pour quelque personnage que ce soit, chacun incarnant une ou plusieurs facettes d'une pulsion morbide, du fardeau de la culpabilité, de la persévérance dans un mode de vie agressif et destructeur.

Le lecteur ressort de ce premier tome (sur 12 de prévus) totalement déboussolé. Il apprécie de pouvoir revenir à une réalité finalement moins morbide que celle dans laquelle il s'est retrouvé immergé. Il n'a aucune idée d'où se dirigera le scénario par la suite (certainement que l'amour de Heinrich Augsburg pour Rebecca jouera un rôle quant à son avenir). Il n'est pas très sûr d'avoir tout compris aux règles de cette série : pourquoi le temps s'écoule-t-il à l'envers ? Quelle est la place et le rôle de Sire Vampire Cryptus dans l'ordre des choses ? À quoi servent les chevaliers vampires ? Par contre, il en ressort subjugué par la force de conviction des illustrations, par l'absence de compromis de la narration de Pat Mills. Ce premier tome propose de découvrir un Univers totalement original (bien qu'il emprunte son imagerie à tout un surnaturel de pacotille), aux côtés d'individus n'engendrant aucune sympathie, reposant sur une idée directrice d'une solidité à toute épreuve.
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Front de l'Est 1944, Heindrich se fait tuer.
Au lieu d'aller gentiment bruler en enfer, comme il pouvait s'y attendre, il reprend conscience dans un monde certes démoniaque, mais sûrement à cent lieues de ce qu'il aurait imaginé.

l'endroit en question c'est Résurrection "jumelle ténébreuse de la terre".

Ainsi commence le premier album de la réédition chez Glénat de Requiem.
Difficile de décrire cette bd, une alchimie vénéneuse, d'esthétique gothique-métal, et de fantastique "traditionnel", audacieuse mais réussie.

Pour le scénario, Mills mixe les standards vampiriques avec une pointe de science-fiction.
Quant au graphisme, c'est le point fort de l'album.

Imaginons Druillet, pour les dessins monumentaux pleine page fourmillant de détails baroques, qui aurait consommé des substances prohibées en écoutant Marylin Manson à fond...

Est-ce que cela vous parle ?

Si la réponse est non, je serai bien en peine de vous faire comprendre ce à quoi nous avons affaire ici..!

Les planches, souvent dominées par les teintes rouges et noires, sont remplies de petits détails baroques ou morbides.

Ce style de graphisme très particulier, qui peut paraître à priori surchargé et très kitsch, demande au lecteur un effort pour entrer dans le récit.

Je pense que ce genre de bd ne peut laisser indifférent; de deux choses l'une, soit on adhère et on embarque pour un trip rare, soit on décroche, et l'album refermé l'on se demande : "Mais qu'est-ce que c'est que ce truc !?"

Je fais partie de la première catégorie, et vous, tenterez vous l'expérience ?
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Du Pat Mills tout craché (vomi ?) ! le concept fait penser à un Docteur Who qui aurait avalé un ou deux timbres de LSD en pleine écoute d'un groupe de punk metal fusionné avec du glitter rock genre Kiss. Donc tout ce monde est en décomposition, très méchant et très négatif : ça nazillone de tous les cotés avec de la décadence en veux-tu en voilà dans des ambiances infernales surchargées à la limite du lisible et du visible. Est-ce pour laisser une part à l'imagination ? Quelques images sont vraiment très réussies dans le style "peinture pré-raphaélite". D'autres manquent de quelque chose d'indéfinissable : peut-être juste un effet de clair-obscur pour faire ressortir le sens de la scène. C'est très irrégulier sans être franchement désagréable. Les zombies foisonnent ainsi que les goules. Les morts-vivant démoniaques sont empilés par centaines sur une planète à rebrousse temps où les roux (nains ignobles et bossus) et les rousses (quelquefois superbes) servent d'en-cas et d'apéro à une caste de chevaliers-vampires. Pas conseillé du tout aux grenouilles de bénitier et autres pères-la-pudeur qui s'offusquent de tout ce qui est "mal".
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Voilà une BD très singulière et atypique que j'ai pu lire. Déjà, rien que la couverture frappante, avec cet homme guerrier sinistre, à la peau littéralement blanche et vêtu d'une armure noir bien effrayante et avec son épée effrayante , le tout sur un fond blanc avec des symboles rouges... Et un titre rougeoyant et reliant la mort et le macabre...
Lorsque le soldat nazi Heinrich meurt pendant le front russe de 1944, il se retrouve transporté dans une étrange dimension nommé Résurrection. Dans ce monde où le rouge et le noir domine, il y a des mers de sang, des bateaux volants... et des monstruosités abominables. Les vampires notamment y règnent en maître et y dirigent la loi dans cet univers où la cruauté est érigée en règle, où la mort, le sang et la perversité y sont normales et où les âmes les plus vertueuses sont soumises aux âmes infâmes. Heinrich devient vampire et fait la connaissance de quelques membres de cette réalité cauchemardesque : Claudia, Otto, Baron Samedi, bref des gens sympathiques... Mais surtout le souvenir de sa bien-aimée terrestre Rebecca le hante...
Je vous préviens tout de suite : cette BD va à la fois vous fasciner et vous horrifier. Elle parvient à mêler une fascination morbide pour cette étrange histoire et ce décor sanglant et sombre qu'est Résurrection, tant on est à la fois attiré mais aussi dégoûte...
Qu'une chose soit claire, c'est bel et bien les dessins qui emportent la moitié de la note : ils sont MAGNIFIQUES. Oui, ils sont sublimes, avec force de détail minutieux et précis, ce style gothique affiné et envoûtant par un usage d'encre maîtrisé, dominé par des teintes de rouge et de noir (ben oui c'est un monde vampirique donc bah...) Certaines planches sont des petites chef d'oeuvres, des dessins fouillés et grandioses qui nous captivent pendant des heures. Moi qui aime l'art fantastique et parfois irréel, j'en suis conquise ! Ils expriment tant l'ambiance tortueuse, sadique et malsain qu'est imprégné l'histoire...
C'est peu de le dire, et ça pourra rebuter certains : la violence et l'horreur sont présente à un tel point que ça donne parfois le tournis. Etant un univers où le Mal y est normal le sang coule à flot (plus qu'à flot, à gogo !), les peaux se déchirent, on tue des innocents, on se massacre, on est confronté à des choses laides (beeeeurk l'entraîneur de Requiem est d'une laideur... !), les tenues sont agressives, bref vous voyez... D'autant plus qu'on doit suivre des méchants, pas des gentils balancés comme ça, ce serait pas drôle...
Parlons des personnages : malgré leurs vilenies, ils sont tous attractifs. D'abord Heinrich, ce jeune nazi qui s'interroge plusieurs fois sur sa destinée, sa mort et le sort de sa dulcinée Rebecca, un peu perdu mais affirmé à prendre sa place dans sa nouvelle vie. Certes, on devine qu'il a commis des choses horrible dans sa vie (les Vampires étant avant des humains sans moral et ayant commis les pires crimes) mais il a une certaine sympathie puisqu'on découvre avec lui Résurrection. Et ses compagnons sont tout aussi... spéciaux : Claudia, une véritable démone lascive et sadique et sans scrupule mais à l'allure entraînante et ayant une certaine histoire derrière elle... Otto, le gardien de Heinrich, quelqu'un de mystérieux...
Bon par contre, petit défaut : évidemment, on n'échappe pas aux clichés venant d'un genre gothique dégoulinant de sang et de sexe : du cuir partout, du noir et du rouge partout, des hommes avec des piercings, des armures cloutés et très baraqués et des femmes souvent en petite tenues, avec des looks assez aguicheurs et tendancieux et d'une beauté physique phénoménale... Un moment, ça devient lassant tant on a une overdose...
Quant à l'histoire elle-même, bien que par moment tirée par les cheveux, elle est très originale et on veut bien voir où cela va nous mener...
En bref, une BD splendide et hypnotisant les lecteurs quoique bien 'dark" et glauque. Mais il me tarde à découvrir le reste de Résurrection ! Bon voyage dans le monde des ténèbres !
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Un soldat nazi mort au combat se réveille en enfer et devient chevalier vampire…

Je pense que je dois être masochiste pour encore tenter de lire une bande dessinée de ces auteurs. Tout respire l'excès, le mauvais goût, le kitch extrême. C'est laid, c'est moche, c'est déséquilibré, hyper chargé, de mauvais goût. En même temps, c'est un livre d'horreur mais l'horreur n'est pas dans le texte mais dans la conception. Beaucoup d'erreurs de proportion, des visage dessinés de ¾ avec des résultats navrants, des mises en couleurs criardes. On navigue entre le trait scolaire, comme si le dessinateur usait encore ses fonds de culottes sur les bancs de l'école en rêvant qu'un jour il sera auteur de BD de talent. Il est peut-être arrivé à devenir auteur mais il n'a pas chopé le talent. Vraiment pas pour moi, qui aime tellement l'art épuré. C'est au moins la quatrièmement fois que j'essaye ces auteurs et à chaque fois, je suis écoeuré par ces dessins trop chargés où l'oeil se perd alors qu'il doit déjà se fatiguer à lire des textes qui mangent toutes les cases et qui sont aussi surchargés que les dessins. Même les scènes d'action figées, glaciales, statiques. Bref, rien pour me plaire et encore une série où j'ai ma dose avant de commencer.
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critiques presse (1)
BullesEtOnomatopees
05 avril 2016
Une véritable référence pour les amateurs de Dark Fantasy, au même titre que les Contes de la Lune Noire.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
"Heinrich Augsburg, jures-tu devant les maîtres de l'infini -ceux qui ne sont ni ici ni là- d'honorer le code des ténèbres ? De faire respecter la vérité de la nuit... ?"
-Je le jure.
-Et de combattre les horreurs de la lumière ?
-Je le jure.
-Jures-tu également d'oublier l'ancien monde du vivant ? Et tous ceux que tu as aimé ?
-Je... le jure.
-Bois dans la calice impie. Je te fais chevalier du Nosferatu et je te donne... Requiem, Chevalier Vampire !
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Ecoute les orgues
Elles jouent pour toi
Il est terrible cet air-là
J'espère que tu aimes
C'est assez beau non
C'est le requiem pour un con.
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Quand souffle les vents du destin, tout ce qui est rigide, faux ou immobile est emporté. Seule la vérité survit.
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Le passé est un fardeau inutile qui n pourrait que nous peser. Nos verres doivent être vidés si on veut les remplir de nouveau. Nous nous devons d'être les apôtres de l'obscurantisme !
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Merci ! Je dois maintenant mentionner l'illisible paragraphe 4, alinéa 3, section D ! "Nous n'acceptons aucune responsabilité pour les mutilations, douleurs et destructions résultant des tortures nécessaires, possessions démoniaques et dépendances aux stupéfiants concomitantes à l'entraînement."
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Vidéo de Pat Mills
*Rediffusion du live du 27 janvier 2024 sur la chaîne Twitch de Glénat et de Ultia*
Du mercredi 24 au samedi 27 janvier 2024, Ultia vous fait vivre le Festival International de la BD d'Angoulême en direct sur Twitch. Présentation du stand, interview d'auteurs.ices et de dessinateurs.rices, visites d'expositions, tutos dessins...
Au programme de cette vidéo : Rencontre avec Olivier pour une visite de l'exposition Requiem Découvre la série Requiem : https://www.glenat.com/bd/series/requiem
Avec Requiem, récit épique et gothique scénarisé par Pat Mills, Olivier Ledroit avait fait découvrir le versant sombre de son talent. Plébiscitée par les amateurs de dark fantasy, cette série culte sort chez Glénat dans une toute nouvelle édition dont chaque volume est enrichi d'un cahier de 8 pages. L'occasion de (re)découvrir une oeuvre majeure et l'époustouflant graphisme en couleur directe de l'un des meilleurs artistes de sa génération.
LA CHAÎNE TWITCH DE GLÉNAT : https://www.twitch.tv/glenatlive LA CHAÎNE TWITCH D'ULTIA : https://www.twitch.tv/ultia
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