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ISBN : 2757828770
Éditeur : Points (07/02/2013)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Adam et Eve ont 15 ans à Middlesbrough, dans le nord de l’Angleterre. Leur quotidien : expérimenter les fruits défendus offerts par le monde. Adam lutte contre ses TOC pour trouver le courage d'aborder la jolie Eve, qui l'ignore et s'adonne à toutes les tentations : vie nocturne, alcool, sexe, drogue… Loin d’être un simple roman trash de plus sur la galaxie ado, Pommes mêle constamment poésie et réalité crue, entraînant le lecteur dans une tragicomédie rythmée par l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Sando
  18 mai 2013
Le jardin d'Eden semble bel et bien perdu pour Adam et Eve qui, à quinze ans, doivent se contenter de la beaucoup moins idyllique ville de Middlesbrough, au nord de l'Angleterre. Terminée la douce innocence du temps de l'ignorance et bienvenue dans le monde impitoyable d'aujourd'hui où l'excès et la démesure règnent en maîtres !

« Sexe, drogue et Pop » pourrait être la devise de cette jeunesse ivre de sensations et vivant au jour le jour. C'est en tout cas celle d'Eve, puisque la jolie blonde est adepte de ces soirées entre copines, fortement alcoolisées et où circulent librement stupéfiants en tout genres. L'adolescente se complet dans cet état de demi-conscience qui lui permet d'oublier quelques temps le cancer de sa mère… Adam, à l'inverse, est plutôt introverti et discret. C'est un gentil garçon qui se projette dans ses fantasmes pour échapper à un père qui le bat et à ses troubles obsessionnels compulsifs… Les deux adolescents n'ont rien en commun et pourtant le destin va tenter de les rapprocher…

Richard Milward dresse le portrait au vitriol d'une jeunesse borderline, ouverte à tous les excès et inconsciente des dangers auxquels elle s'expose… Une jeunesse désabusée, qui pense que devenir adulte c'est franchir des interdits et jouir sans demi-mesure de la vie, mais qui n'est pas capable d'en assumer les conséquences... Dans ces quartiers pauvres de l'Angleterre, des adolescentes sont violées et deviennent mères, des jeunes meurent d'overdoses ou de comas éthyliques, des bagarres éclatent sans raisons, l'amour s'est transformé en performances sexuelles dignes des films pornos et le respect semble être une valeur disparue… Ici, le ton est cru, sans fioritures, il bouscule le lecteur. Certaines scènes sont particulièrement trash et donnent un réalisme sordide au quotidien de cette jeunesse sans repères. Je me suis complètement laissée prendre dans cette tension qui anime tour à tour les deux protagonistes et j'ai suivi, inquiète et parfois sidérée, leur parcours dans un monde sans perspectives et sans lumière. Un roman coup de poing, percutant et bien rythmé qui n'épargne personne…

Un gros merci aux éditions Asphalte et à Libfly pour ce partenariat !
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Commenter  J’apprécie          110
SMadJ
  07 mars 2013
Tout d'abord une petite dédicace à l'opération Masse Critique de Babelio et à l'éditeur Points pour m'avoir permis de découvrir ce merveilleux roman. Big up guys !
La critique :
Un excellent bouquin qui traite du quotidien âpre de la jeunesse ouvrière anglaise et ne nous épargne rien : drogues, viols, alcoolisme, sexe effréné, maladies fatales, grossesses non désirée, bastons, pères abusifs et violent...
Et pourtant, le ton est léger, l'écriture fluide et pop. Ce roman ne s'apitoie pas sur ses personnages dont des bulles de fraîcheur semblent émaner même dans les plus effroyables moments.
Richard Milward a un vrai talent pour faire parler des ados, garçons comme fille et même les papillons (!).
L'antithèse d'un Bret Easton Ellis qui lui ne parlait dans ses premiers romans que des petits bobos et tracas de la jeunesse dorée américaine dont l'ennui semblait être la mère de tous les vices. S'il est difficile de plaindre ces pauvres fils de riches, Richard Milward, excelle, lui dans l'art de créer des personnages attachants, emplis de failles et de rêves de vies meilleures. Paumés voire désabusés, perclus de rêves de grandeur comme tous les ados mais incapables de les concrétiser ou en tous cas d'essayer.
Ecrit avec un sens du rythme et de la phrase qui tue, courte et percutante. de jolies phrases finement ciselées écrites à la manière des chansons rock qui ponctuent le livre. Cet écrivain a vraiment une écriture musicale d'ailleurs (ou la traduction est très bonne). Elles sonnent justes et définitives.
Pour un roman qui s'appelle "Pommes" à priori nom d'une catégorie d'ecstasy particulièrement puissante, avoir les 2 héros nommés Adam et Ève ne manque pas de saveur.
On tourne la dernière page du livre avec beaucoup de tristesse tant on a du mal à quitter les personnages et on attend avec impatience de lire le bouquin suivant, "Bloc Party" du même auteur. 4/5
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Ziliz
  03 novembre 2014
Ils ont quinze ans, ils sont anglais, ils "prennent des trucs" (ecsta surtout, poppers et alcool aussi) qui leur déchirent la tête (nuage rose ou bad trip), qu'ils vomissent dans les toilettes. Ils ont les hormones en ébullition, fantasment ou couchent, avec ou sans protection, advienne que pourra. Et puis c'est tout, ou presque.
J'aurais pu m'attacher au gentil Adam, désespérément puceau et prisonnier de ses TOC. J'aurais pu être émue par Eve, dont la mère se meurt d'un cancer. J'aurais pu m'attendrir sur le sort De Claire, devenue maman beaucoup trop jeune.
L'auteur lance ces trois hameçons, mais je n'ai rien trouvé au bout.
Dans le registre "il faut que jeunesse se passe sans trop de casse", je conseillerais des versions moins fades : du trash français avec Virginie Despentes, du junky britannique avec Melvin Burgess, du social italien avec Silvia Avallone...
Bref, il y a bien meilleur, me semble-t-il, que ces pommes insipides.
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Charybde2
  24 mars 2013
Dansez sous les bombes avec la jeunesse de la classe ouvrière anglaise contemporaine...
Publié en 2007 (en 2010 en français chez Asphalte, dont le talent de découvreur pour notre pays se confirme chaque semaine, et dans une bien belle traduction d'Audrey Coussy), "Pommes" est le premier roman du jeune Anglais Richard Milward.
Mettant en scène dans une langue débridée et savoureuse, crue et enlevée, des adolescents et surtout des adolescentes, collégiennes ou jeunes lycéennes, héritières contemporaines de cette classe ouvrière anglaise dévastée et semi-clochardisée, consciencieusement, par les tornades musclées thatchériennes, "Pommes" ne fait pas dans la dentelle : si les échanges de "trucs" de beauté ou de conseils sur les mecs, entre filles, sont bien là, il est encore plus question de baises sauvages, de viols, de drogues, de grossesses non désirées, de vols, de marijuana ou d'ecstasy, et surtout de survie face à un horizon résolument et complètement bouché.
Mais là où l'on pourrait s'attendre à un "simple" récit de l'horreur paupérisée au quotidien, Richard Milward réussit ce petit miracle, et sans abus de bonbons Haribo (qui ne surviendront en force que dans son deuxième roman, "Block Party") : faire passer le sentiment d'une allégresse, d'un enjouement désespéré où, face à l'adversité flamboyante, ces jeunes filles (et, un peu, jeunes hommes) disent au fond : "S..., F..., vivons et dansons sous les bombes".
Drôle, troublant et magnifique au total.
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seriephile
  23 février 2013
Pommes de Richard Milward, est un livre trash, emprunt de réalisme, à propos d'une jeunesse anglaise délurée et sans tabous. Eve, jeune fille tourmentée, n'a qu'une idée en tête, les garçons. Adam, jeune homme introverti et souffrant de T.O.C., n'arrive pas à vivre la vie dont il rêve.
Ces deux jeunes sont les voix principales de ce roman. Ils nous livrent, sans aucune retenue, leurs émotions et tracas quotidien, avec une absence de recul vraiment hallucinant parfois!
La plume de l'auteur est percutante, dérangeante quelquefois.... Il traduit avec beaucoup de justesse les tourments de ces jeunes, utilise parfois un langage très cru qui peut parfois paraître choquant. Cela se traduit notamment par les thèmes abordés, car il est question du rapport au sexe et à la drogue, du manque de recul parfois de ces ados qui, naïvement, pensent que leurs mornes quotidiens deviendront plus facile à vivre en se laissant aller à la dérive...
Il est à noter que certains chapitres ont des narrateurs assez singuliers (à vous de le découvrir!) et qu'un chapitre joue avec les codes de la typographie... Quant-à la fin, ce n'en est pas une, et je pense que c'est un choix assumé de la part de l'auteur Cependant, c'est assez déstabilisant...
En bref, je dirais que cette lecture à été un vrai bon moment de lecture car je ne connaissais pas du tout cet auteur. Je remercie donc Babelio et les éditions Points, qui grâce à l'opération Masse Critique, m'ont permis de découvrir ce titre.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   03 novembre 2014
- Tu utilises encore des capotes et tout ? a demandé Abi. Je déteste ça...
- Ouais, on en met, en général.
- Oh, ok, ouais, ben c'est sûr qu'il vaut mieux prévenir que guérir, mais il n'y a rien de tel que de se faire chevaucher à cru par ton mec. Des orgasmes super géniaux de partout.
Abi a fait exprès de jeter un rapide regard vers moi à ce moment-là, mais je ne savais même pas ce que ça voulait dire, se faire chevaucher à cru, alors je m'en fichais. Pour une raison ou une autre, j'ai eu une image mentale d'Abi et de Super Gros Con montés sur des poneys dans un verger.
(p. 238)
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ZilizZiliz   31 octobre 2014
Tous les jeunes au lycée commençaient à se vanter de boire et d'avoir des relations sexuelles, mais ce qui se rapprochait le plus de tout ça dans ma vie, c'était un brandy à Noël et un rêve érotique sur la fille aux nichons à la fin du 'Magical Mystery Tour'. (p. 13)
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Charybde2Charybde2   24 mars 2013
T'essaies de décrocher le gros lot, ce soir ? a demandé Debbie à Rach, et on s'est gondolées. J'étais sapée avec glamour moi aussi, mais je n'étais plus intéressée par les coups d'une nuit ou deux. C'est sûr, une bonne baise, ça fait monter l'adrénaline et ça permet de faire semblant de tenir à quelqu'un pour un moment, mais je n'en avais en réalité rien à foutre d'eux et je détestais ce sentiment. Les pires, c'était ceux que j'avais honte que m'man, Natasha ou Laura croisent le lendemain matin. Ceux-là n'oubliaient jamais de rappeler d'ailleurs.
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SMadJSMadJ   19 février 2013
Parfois, je regrettais de ne pas être à la fois futée et jolie : après tout, l'intelligence dure plus longtemps que la beauté.
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SMadJSMadJ   20 février 2013
Aller à une fête chez une jolie fille, c'était comme trouver un ticket d'or pour la chocolaterie de Willy Wonka, et je flottais dans un rêve couleur bonbecs.
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Videos de Richard Milward (2) Voir plusAjouter une vidéo
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Best-of totalement subjectif des lectures 2013 : Bloc Party de Richard Milward chez Asphalte : http://asphalte-editions.com Hollywood Babylone de Kenneth Ang...
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