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ISBN : 2842717902
Éditeur : La Musardine (20/03/2014)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 15 notes)
Résumé :
[POUR UN PUBLIC AVERTI]

Descendante d'Helena Rubinstein, Sara vit à Neuilly entre son père, industriel blindé, sa mère éditorialiste chez Elle, et son petit ami Amaury de Saint Sauveur. Elle travaille à la « fondation pour les femmes-du-monde » que dirige sa bourgeoise fin-de-race de belle-mère, et brunche souvent avec ses deux meilleures copines aussi vénales que futiles. Mais Sara ne se sent pas à sa place et décide de gagner son indépendance. Pas d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  06 mai 2014
Dans ce roman, on suit la vie trépidante de la pétillante Sara, richissime jeune femme de Neuilly fiancée à Amaury de Saint Sauveur, futur magnat de la finance. le mariage avance à grands pas mais Sara s'ennuie ferme et ne voit pas l'avenir sous les meilleurs auspices. Avec Amaury, ce n'est pas vraiment le pied : « j'essaie de me souvenir de la dernière fois que j'ai joui avec Amaury… je crois bien que Whitney Houston était encore vivante et que DSK était considéré comme un espoir de la politique française. »
Prisonnière d'un milieu qu'elle trouve irrespirable, Sara va chercher à s'émanciper en remplissant un formulaire anonyme pour passer un entretien d'embauche à France Télévision. Recrutée pour faire partie d'un programme « spécial diversité », Sara se fait passer pour une marocaine et fréquente pour la première fois de sa vie des gens vivant de l'autre coté du périph. Parmi eux, le beau Djilali qui va faire fondre son petit coeur tout mou…
L'éditeur annonce en 4ème de couv « une comédie made in France avec de vraies scènes de sexe à l'intérieur ». Franchement, il y a tromperie sur la marchandise parce qu'en dehors du « made in France », je me demande où sont cachées la comédie et les vraies scènes de sexe. Bon du sexe, il y en a un peu. Mais ça vole pas haut. Parce qu'une fille qui crie en pleine copulation « Ah oui, oui ! Encore, encore… », c'était bon dans le porno à papa ce genre de choses. Niveau « émoustillage », je n'ai pas ressenti le moindre début de frisson. Les quelques rares « scènes de sexe à l'intérieur » m'ont laissé de marbre. Et pourtant je ne suis pas difficile d'habitude.
Autre énorme problème, les citations permanentes de noms de marques et de personnalités. On appelle ça le « name dropping » et c'est quelque chose qui me sort par les yeux. Là, on est au top du top de la bourgeoisie alors on a droit à du Vuitton, du Gucci et des tas d'autres trucs dont je n'ai jamais entendu parler. Et puis ils boivent des « mimosas » et je ne sais même pas ce que c'est que ce cocktail. M'étonnerait pas qu'il y ait du champagne dedans…
Donc si on fait le point, ça nous donne : du sexe pas émoustillant et une pub géante pour des marques inabordables. Ajoutez un incroyable catalogue de clichés pour faire bonne figure et la potion sera particulièrement amère. Dans le monde de Sara, c'est « grisant de chercher du boulot ». Dans son monde, tous les décorateurs d'intérieur sont gays. Dans son monde, on se demande si « l'amour c'est jouir ensemble ? Ou bien c'est se marier ensemble ? ». Dans son monde, quand on met un pied dans le 93 c'est pour se retrouver dans une loge VIP du stade de France. Et je vous passe les orgies cocaïnées de la jeunesse dorée du royaume de France…
La cerise sur le gâteau, c'est quand même la platitude totale de l'écriture, malgré quelques passages assez drôles. Et quand on s'apprête à se lancer dans une scène torride, le ridicule n'est jamais loin. Petit exemple éloquent : « Son odeur envahit mes narines. Une odeur de musc, de transpiration, de café fort, bref une odeur de mâle. Je jurerais même qu'il sent un peu la bite. » Heu, comment dire, là je crois que ça va pas être possible. Sentir un peu la bite ? Quézaco ? Sentir de la bite à la limite je veux bien, et au moins ça me parle. Mais sentir la bite, franchement, ça ne veut strictement rien dire, non ?
Bref, vous aurez compris à quel point j'ai adoré ce roman... Il faut sans doute prendre tout cela au second ou au troisième degré pour en extraire la substantifique moelle mais j'avoue que c'est au dessus de mes forces…

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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bountyfrei
  27 avril 2014
Sara, de la génération Y, la jeunesse dorée, se rend compte qu'elle n'est pas heureuse avec Amaury, qu'en faite elle ne l'a jamais aimé. La dernière fois qu'elle a jouit avec lui? Elle ne s'en souvient plus. Elle décide donc de le quitter, mais une fois rentrée elle tombe sur une surprise de taille : Amaury et toute sa famille, ainsi que ses amis sont là, pour leurs fiançailles. Elle ne dit pas non. Elle ne dit pas oui. Mais enfile la bague quand même. Quelques temps après, elle se rend compte qu'elle ne se plaît plus dans l'univers où elle vit, au point de la dégoutée. Alors pour fuir, elle cherche un boulot d'elle-même, côtoie des jeunes banlieusard(e)s sur son nouveau lieu de travail et trompe allègrement Amaury...
J'ai eu beaucoup de mal avec ce roman, sur pas mal de points. La femme qui est en moi n'a pas pu s'empêcher de s'offusquer devant une Sara qui accepte de rester avec un homme qui veut la privée de son épanouissement personnel, professionnel et sexuel pour s'occuper de leur vie sociale et des enfants qu'ils pourraient avoir tous les deux, en toute connaissance de cause. La raison? Pour ne pas perdre ses amis aussi riches qu'elle, alors qu'on a plutôt l'impression quelle ne les aiment pas tellement. Elle rappelle sans cesse que ses arrières grand-mères se sont données à fond dans leur vie pour amasser une fortune assez impressionnante, pour pouvoir vivre tranquillement et s'élever assez haut dans les sphères sociales, mais n'a pas l'air de se tenir au fait que ces mêmes femmes se sont sûrement battues pour obtenir leur liberté et vivre en femmes libres.
Qui dit érotisme dit... érotisme. On s'attend à du sexe, on s'attend à de l'excitation. Mais on ne s'attend pas à ce que l'auteur nous décrive tellement l'acte en lui-même qu'elle en décrit les bruits, comme le "splach splach" du va-et-vient ("J'ai l'impression qu'il va me démonter [...] et font un bruit, splash, splash, qui accompagne nos mouvements." P.65) et les "ah ah aaaah ah" de la jouissance ("La mannequin est sur le point de jouir, elle jette sa tête en arrière et fait "ah ah aaaah ah" en hurlant" P.142). Les scènes de sexes sont banales, décrites à l'excès et ne m'ont pas plus émoustillée que ça, j'ai surtout éclaté de rire quand Amaury atteint l'orgasme, et de la seule chose qu'il semble capable de dire à ce moment là : "Vive... Vive la France!". Je ne sais pas comment Sara fait pour restée exciter avec ça, mais moi ça me ferait fuir le plus vite possible, avec un traumatisme à la clé.
Quand Sara découvre réellement ce qu'est le sexe, elle tombe amoureuse du premier venu, parcequ'il a réussi à la faire jouir sur le capot d'une voiture en réparation, et de là décide vraiment de s'émanciper, de tout plaquer pour un homme qu'elle ne connais que depuis quelques heures, et qui lui a adressé trois mots, à tout casser. C'est le genre de comportement que je déteste par dessus tout dans les romans érotiques, le personnage principal qui tombe amoureux en un temps record pour une raison vraiment superficielle. Pas pour une qualité, pas pour un trait de caractère, mais pour un homme magnifique ou un dieu du sexe. de toute façon, Sara est superficielle de base, il suffit de revenir à pourquoi elle n'a pas voulu quitter Amaury dès les premières pages du livre...
Mais il n'y a pas que Sara, petite soeur de Ella (Hell de Lolita Pille pour le côté jeunesse doré) et Anastasia Steele (Fifty Shades pour la superficialité), mais d'autres personnes, comme ses parents, si peu présents mais toujours là pour signer le chèque ou pour s'occuper de marier leur fille - et encore - , et sa belle-mère, Hombeline, l'archétype de la belle-maman qui s'occupe de tout, et surtout de ce qui ne la regarde pas. Nous avons aussi Djalil, l'élément déterminant dans la vie de Sara, ou alors son copain gay, Stan. Malheureusement, on ne s'arrête pas assez sur ces personnages pour pouvoir s'attacher à eux et les comprendre vraiment.
L'épilogue est une grosse prise de risque qui pour moi est un échec plus qu'autre chose. On se retrouve quelques temps après, on voit comment nos personnages ont évolués mais le fait d'y ajouter des personnes connues et de les détournés de ce qu'ils sont réellement dans la vraie vie ne passe pas, comme Marion Maréchal - le Pen qui se retire de la vie politique pour ouvrir un centre social d'alphabétisation pour les sans-papiers sénégalais. Quand on voit que Marion suis les traces de sa tante et de son grand-père, ça décrédibilise tout de suite la fin "tout est bien qui fini bien" qu'a imaginé l'auteure. Côté écriture, ça se lit vite, même si Marie Minelli à souvent tendance à nous coller plusieurs détails en plusieurs parenthèses au beau milieu des dialogues dans les premiers chapitres, incitant le lecteur à relire la phrase plusieurs fois pour être sûr d'avoir bien compris.
En bref, une déception pour moi, je ne m'attendais vraiment pas à ça.
Je remercie le forum Have a Break, Have a Book et les éditions La Musardine pour ce partenariat.
Lien : http://onceuponatime.ek.la/s..
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yv1
  30 avril 2014
Prendre ce roman érotico-romantique pour ce qu'il est et pas plus, un agréable passe-temps entre deux lectures plus conséquentes. Marie Minelli mélange les genres, roman sur les différences sociales, la comédie romantique, l'érotisme pour faire un livre léger, qui se lit très vite, un peu osé, juste ce qu'il faut pour des lecteurs comme moi qui aiment s'encanailler mais pas le porno. On est un peu dans l'histoire de la pauvre petite fille riche qui ne se reconnaît plus dans son monde tellement éloigné de la réalité et qui ne rêve que d'une vie simple, sans argent, en banlieue ; il est bien connu qu'on rêve toujours de ce qu'on n'a pas qu'on idéalise totalement. Sous la plume de Marie Minelli, la banlieue deviendrait presque sexy et Saint-Denis la nouvelle ville à habiter de toute urgence au détriment de Neuilly ! Pourquoi pas, après tout, le livre est résolument à contre-courant des réalités ? Renseignements pris, il semblerait que Marie Minelli puise dans sa vie pour raconter celle de Sara, l'auteure tient d'ailleurs un blog : les filles bien n'avalent pas, ce qui fait peur, car si effectivement la vie des gens riches est telle qu'elle la décrit, je préfère rester où je suis (de toute manière, je n'avais pas vraiment envie d'évoluer dans ce monde).
Pour ce qui est de la comédie romantique, on est en plein dedans, l'amour entre Sara et Djalil, deux personnes opposées comme rarement deux êtres le sont qui vont se chercher, se repousser, s'éviter. Tous les codes sont là, présents, les clichés, les poncifs également, agrémentés de quelques scènes de sexe torrides. Pas mal de dérision et d'humour, d'ironie également, de critiques à peine voilées du monde dans lequel évolue Sara : "Pour les treize ans de Salomé, elle a loué Hélène Ségara, et le jour de ses dix-huit ans, Céline Dion est venue chanter une chanson. Ce qui nous enseigne deux choses : 1/Céline Dion est à vendre ; 2/on peut être richissime et avoir des goûts musicaux de merde."(p.136/137) J'aime assez l'idée qu'on puisse dire que ces deux dames sont des chanteuses de merde (Enfin ! Céline, c'est comme Johnny, faut pas y toucher, alors que bon quand même c'est pas la panacée musicale, isn't it ?) ; j'aime aussi une idée très drôle qu'a l'auteure de faire crier à Amaury, le fiancé de Sara "Vive la France", au moment de son extase sexuelle. La description générale dudit Amaury est assez plaisante également. Une tendresse pour les personnages souvent totalement pris dans les carcans de leurs milieux et de leur éducation et qui sans un effort immense n'en sortiront pas -Marie Minelli, parlant de ce qu'elle connaît le plus insiste sur les nappy (je rappelle à ceux qui ne suivent pas nappy = Neuilly Auteuil Pereire Passy) plus que sur les banlieusards qui mettent sans doute plus de force à sortir de leur condition, mais il est plus compréhensible de vouloir se sortir de la misère que de la richesse.
Quitte à passer pour le dernier des blaireaux, je me dois de dire ici qu'il y a plein de notions, de termes, de noms, que je n'ai pas captés : nappy, il m'a fallu chercher l'information, l'Amex black m'était totalement inconnue et des noms et des marques dont je n'ai jamais entendu parler..., la jet-set connais pas, les people pas mon truc, les soirées VIP loin de mes préoccupations.
Bon arrivant à ce stade de mon billet, je m'aperçois que je suis très critique, assez négatif, alors que globalement, je me suis plutôt amusé : j'ai pris cette histoire au second degré, évacué les poncifs par des sourires, apprécié les scènes chaudes et me suis réjoui du changement de vie de Sara même s'il est très improbable. Prenez donc ce bouquin comme je l'ai pris, si vous recherchez un guide sur la vie en banlieue, ce n'est pas ce roman qu'il vous faut, si vous souhaitez un livre léger, une comédie romantique, un agréable passe-temps, vous ne devriez pas être déçus.

Lien : http://lyvres.over-blog.com
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noann
  27 mars 2014
Sara est une jeune femme a qui tout réussit, apparemment. Elle est issue d'une famille riche et s'apprête à épouser un garçon du même niveau social de Neuilly-sur-Seine... Un peu malgré elle.. Sara se voit un soir mise au pied du mur, la bague de fiançailles lui est passée à l'annulaire, lors d'une petite réception impromptue organisée par la belle-famille, ça y est, les dés sont jetés ! Pourtant, elle réalise très vite que l'existence dorée qui lui échoit comporte une lacune, et non des moindres. Amaury, son fiancé, est un jeune homme bien sous tous rapports... Un peu trop bien même. Il se révèle rapidement ennuyeux, égocentriques, trop occupé par ses affaires... Et surtout, sa libido est poussive, et il lui manque ce zeste de folie sexuelle qui égayerait les soirées de la jeune femme. Sara se sent coincée entre ce fiancé trop classique qui garde ses chaussettes en cachemire pendant l'amour, et sa destinée professionnelle toute tracée dans l'entreprise de sa belle-mère. Alors elle tente une évasion. Elle s'inscrit à un concours de journalisme à France Télévisions.
France TV recrute quelques jeunes d'origines diverses, dans le but de respecter un programme de diversification de son personnel. Sara change d'identité et se fait passer pour une marocaine vivant en Seine-St-Denis... Banlieue dont elle ne connait rien et où elle devra pourtant tourner un reportage. Elle fait la connaissance de Djalil, un garçon qui est tout l'opposé du fiancé... Jeune insouciant débonnaire à la barbe hirsute, qui profite de la vie. Ils ont une relation furtive à l'arrière d'un garage... Puis le garçon disparait aussitôt ! Sara est rappelée à ses obligations familiales et professionnelles, mais elle ne parvient pas à oublier son amant d'un instant et leur folle étreinte. Elle le fait suivre et découvre sa véritable situation... Et pourtant, le meilleur reste à venir.
Marie Minelli intronise pour son roman un ton résolument moderne, voire novateur. On se laisse embarquer dès les premières pages dans cette saga rocambolesque où l'auteure passe sa loupe, pour ne pas dire son microscope, sur cette société élitiste, faisant voir ses travers, ses facéties, ses loufoqueries, ses absurdités... Et son hypocrisie. Ce milieu auto-suffisant est mis en contraste avec l'autre, celui de la cité quasiment voisine, infiniment plus simple et naturel. plus authentique aussi. Chaque occasion est bonne pour tourner en dérision les uns et les autres, de façon subtile et avec une ironie féroce. L'écriture est personnelle, magnifiant à merveille ces deux milieux aussi facétieux l'un que l'autre, par l'usage d'une alternance de dialogues très naturels, de formules exclamatoires, de descriptions ouvragées avec un sens aigu du détail, où s'immiscent quelques mots d'argots, d'autres en anglais sauce parisienne, et pléthore de noms d'objets et de personnes, dont quelques personnalités notoires. le tout donne une histoire très réaliste et mouvementée.
Quelques passages sont érotiques, la couverture l'annonçait... "de vraies scènes de sexe à l'intérieur !" Cela n'en fait pas un roman purement érotique pour autant, puisque ces scènes sont plutôt rares et masquées dans un roman où l'aspect ironique prévaut. Entre ces rares scènes, l'érotisme se fait discret, hormis quelques allusions à la libido défaillante du fiancé. En outre, certains passages chauds arrivent comme par surprise, sans être spécialement bien amenés... L'aventure entre Sara et Djalil au fond d'un garage pendant un reportage est impromptue. Quant à la partouze mondaine chez Salomé, elle est quasi sur-réaliste... Tout le gratin se retrouve dans une soirée folle, sous l'oeil blasé des parents et l'objectif d'un photographe qui partage aussitôt ses clichés, au risque d'une diffusion sur le net. Les quelques pages torrides dépareillent un peu par leur aspect soudain et grivois, dans un livre globalement sobre et léger. Ce n'est donc pas un roman que je préconiserais comme préambule érogène à une longue nuit d'amour. Je le classerai dans le genre comédie divertissante, dans ce domaine il est parfaitement réussi.
C'est en résumé une lecture agréable et divertissante, à laquelle je donnerais volontiers 3 * pour sa liberté de style, son vocabulaire, ses descriptions, son ton décalé...

Lien : http://livrogne.com/2014/03/..
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tiph12
  15 juin 2014
Critique réalisée dans le cadre de Masse Critique.
Quelle catastrophe ! J'avoue avoir été intriguée par le titre, et c'est pour cette raison que j'ai souhaité recevoir ce livre. Rien que la couverture m'a refroidie : un mur de brique et une silhouette en talons qui marche dessus. La quatrième de couverture promettait une comédie made in France avec de vraies scènes de sexe à l'intérieur...
On suit donc les aventures de Sara, pauvre petite fille riche qui ne se sent pas à sa place dans son monde bourgeois. Evidemment, ses copines sont toutes accros au sexe ou à la drogue, les décorateurs d'intérieur sont gays, et la seule fois où elle met les pieds en banlieue c'est pour aller au stade de France.
Elle est aussi fiancée avec Amaury, qu'elle connaît depuis toujours, et travaille pour la fondation dirigée par sa future belle-mère.
Pour découvrir la "vraie" vie, elle tente sa chance à France 4, avec un recrutement par CV anonyme, et elle décide de se faire passer pour une fille de banlieue, d'origine algérienne...et elle rencontre Djalil.
Comédie Made en in France donc nous promet l'éditeur. le problème, c'est qu'on ne rit pas une seule fois avec ce roman. Tout est plein de clichés lourdingues et ridicules (un fiancé qui crie vive la France chaque fois qu'il jouit ? vraiment ?).
Les scènes de sexe sont du même genre, censée être transgressives et excitantes, mais pleines de clichés.
Mais le plus agaçant, c'est le name dropping incessant, Gucci par ci, Hermès par là. Sans compter les noms changés, mais pas trop, pour qu'on sache bien de qui on parle : le PDG de France Télévision devient ainsi Rémy Miflin, subtil n'est-ce-pas ?
Enfin, en tant que journaliste, j'ai trouvé la description du métier complètement ridicule... Qu'on dénonce les travers de la presse féminine, ou du reportage en banlieue, pas de problème, mais de manière aussi ridicule, c'est vraiment pas possible !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Ninie067Ninie067   12 mai 2014
Comme, c’est difficile de se forcer à désirer quelqu’un, et comme c’est déprimant de se dire qu’on ne fera l’amour qu’avec cette personne qu’on ne désire pas, tout le reste de sa vie… Je regarde Amaury. Il me dégoûte.

Sa taille moyenne, son regard vide, son haleine de surimi mêlée au gel douche Saint Laurent, ses parents consanguins, sa peau cireuse comme celle d’une statue. J’essaie pourtant, je fais des efforts pour me souvenir de ce qui m’avait attirée chez lui – ses yeux bleus qu’aujourd’hui je trouve délavés ? Sa gentillesse qui désormais m’étouffe ? Sa silhouette musclée qui me semble maintenant plastifiée ? Rien, rien, rien de ce qui m’avait poussée à sortir avec Amaury quand nous étions des enfants ne peut suffire à me donner envie de l’épouser.
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ElanaElana   13 juin 2014
Et je suis resté là, dans cette vitrine, figée, comme un mannequin, arborant un sourire de façade, réalisant que je n'étais rien qu'un élément de décoration pour multinationale, une valeur ajouté au bras de mon petit ami, un acte de propriété pour mes parents, et la raison d'être de personne.
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yv1yv1   30 avril 2014
Pour les treize ans de Salomé, elle a loué Hélène Ségara, et le jour de ses dix-huit ans, Céline Dion est venue chanter une chanson. Ce qui nous enseigne deux choses : 1/Céline Dion est à vendre ; 2/on peut être richissime et avoir des goûts musicaux de merde.(p.136/137)
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ElanaElana   13 juin 2014
"Règle n°1, on ne va pas au spa quand on peut skier" sans appel. Ça fait partie de ces dogmes incontestables promulgués par le patriarche, qui ont la particularité de tous être des "règles n°1"
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bountyfreibountyfrei   27 avril 2014
J'ai l'impression qu'il va me démonter [...] et font un bruit, splash, splash, qui accompagne nos mouvements.
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