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EAN : 9782020525749
125 pages
Éditeur : Seuil (14/01/2002)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Une année où il a tant neigé. C'est cette année-là que le narrateur a voulu acheter le milan, trônant piteusement dans sa cage, dans la boutique de Di Gasso, marchand d'un bric-à-brac hétéroclite. Un rêve de possession d'adolescent. Un rêve qui se nourrit d'espoir, se gonfle d'imagination, depuis la capture de l'oiseau à son vol majestueux. En attendant de réaliser ce rêve, il travaille dans un ho... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
berni_29
  13 avril 2019
La dernière neige, roman de Hubert Mingarelli, peut être qualifié à juste titre de roman minimaliste. En livre de poche, il rassemble à peine 126 pages. C'est un récit taiseux, solitaire, les mots y sont posés de manière délicate. C'est l'histoire d'une mère absente, d'un père malade et d'un fils, un adolescent sans doute désemparé, qui se débrouille comme il peut.
À la maison, le père attend peut-être la mort dans sa chambre, tandis que son fils travaille dans un hospice. Ce dernier s'éprend d'un oiseau, un milan pour l'instant en cage, aperçu sur le trottoir d'un brocanteur. C'est comme un rêve d'enfant. Une promesse faite à son père. L'oiseau est comme quelque chose qui pourrait se réaliser enfin, émerveiller le père, le rendre fier de son fils, lui donner envie de se relever, continuer de cheminer, croire en la vie, tendre les bras vers le ciel pour accompagner le vol de cet oiseau.
C'est une écriture resserrée, d'une très grande pudeur, épurée et poétique. Il y a les mots du texte et ceux qui ne sont pas dits, ceux qui se cachent dans l'envers des pages, de l'autre côté de la neige et du silence de ce livre.
Le vol d'un milan, c'est tout l'imaginaire d'un enfant meurtri qui déploie ses ailes devant l'espérance et les illusions de la vie. J'ai pensé alors à ce film de Ken Loach, un de ses premiers films, Kes, qui est le récit d'un enfant d'une cité minière du nord-est de l'Angleterre, mal dans sa peau et qui entreprend de dresser un faucon...
C'est un livre qui chemine en douceur vers l'intérieur de nos vies, ce qui est tu est aussi important que ce qui est écrit. Chaque phrase porte l'essentiel de ce qu'elle révèle. C'est une magnifique relation entre un père et son fils. Il semblerait que l'enfant rêve que cet oiseau efface d'un coup d'aile la mort de son père qui approche tout doucement.
C'est une vieille dame, devant une pile de livres dans une librairie, qui m'a incité à découvrir Hubert Mingarelli au travers de deux de ses courts romans, dont celui-ci. Cet auteur a toujours une manière émouvante d'aborder la relation père-fils. C'était déjà le cas du récit touchant d'Une rivière verte et silencieuse, l'autre roman conseillé par la vieille dame...
Ce soir, je pense à cette dame que je n'ai jamais revue. Il y a des rencontres magiques, éphémères au bord des piles de livres aussi...
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Shool
  10 novembre 2012
Vivre simplement n'est-ce pas là le secret de la liberté ?
Ceci n'est pas le meilleur MINGARELLI. Et pourtant, on ne peut quand même pas s'en détacher.
En une centaine de pages, l'auteur nous trace une histoire filiale pleine de douceur et de tendresse.
Tout tourne autour du milan. Ce petit milan que le narrateur voit dans sa cage, dans une rue commerçante. Ce petit milan qui, sans parler, lui dictera ce qu'il doit faire pour construire la trame du roman.
Le narrateur est plutôt sympathique. Il va dans un hospice voir les vieux et leur faire la promenade contre un peu d'argent. Il en profite pour passer voir son vieux copain qui s'occupe du lieu pour boire son p'tit café.
L'homme que nous suivons est plein de bonnes intentions, mais ce n'est pas un héros. Son but ultime est d'acheter son milan avant qu'il crève de froid.
Évidement, en parallèle de cette histoire, lorsqu'il rentre chez lui il se retrouve nez à nez avec une mère qu'il voudrait plus absente et un père mourant. C'est là qu'est tout le génie de l'auteur ! Qui de l'oiseau ou du narrateur est le plus prisonnier dans sa cage ? Lequel en dit trop ou pas assez ?
Jusqu'où ira le narrateur pour trouver l'argent qui lui permettra d'acheter son oiseau ? Et surtout, que changera la venue de l'oiseau dans la maison ?
C'est encore un roman dans lequel il fait froid. La neige omniprésente glace le sang tout autant que le style saccadé. L'auteur, comme à son habitude, sait nous offrir des sensations avec seulement de petites descriptions.
C'est ici encore un roman court et incisif.
Hubert MNGARELLI a confié retravailler ses phrases trois heures chaque matin, on peut donc imaginer que les mots sont bien choisis, avec conscience de chaque virgule, et chaque point. Et c'est effectivement le cas. Malgré parfois un style un peu différent d'une phrase à l'autre, on reste accroché au bout de sa plume d'auteur maintenant incontestablement bon.
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MurielT
  30 mai 2014
La Dernière neige, c'est mon premier Mingarelli
C'est une histoire triste d'un fils qui accompagne son père dans la maladie. Pour aider sa mère le narrateur va promener les petits vieux d'un hospice et ceux-ci lui donnent de l'argent en remerciement. L'argent il en donne la moitié à sa mère et le reste il le garde pour s'acheter un milan qu'il a vu chez un brocanteur.
C'est un court roman, le texte est très beau, tout en douceur et en tendresse. On y découvre la profonde affection d'un fils pour son père malade. Ce livre m'a beaucoup plu, mais il m'est difficile d'en parler, c'est comme si c'était quelque chose d'intime que je voudrais garder pour moi.
Mais lisez le !!!
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kathy
  24 avril 2010
Comme de la neige, les mots d'Hubert Mingarelli recouvrent le drame d'un enfant dont le père meurt. La page devient un linceul d'une éclatante pureté.
Vu en Mai 2019, l'adaptation théâtrale
La Compagnie des Indes - Théâtre de la Commune, Centre dramatique national d'Aubervilliers
Adaptation, mise en scène et interprétation : Didier BEZACE
QUE DU BONHEUR
Quelque part au milieu des montagnes, dans une petite ville, un jeune garçon rêve d’acheter le milan qu’il voit dans sa cage tous les jours en passant devant le magasin d’un brocanteur. Entre un père malade et une mère qui s’absente le soir, l’enfant s’accroche à son désir de posséder coûte que coûte ce rapace des grands espaces et des forêts sauvages...

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lehibook
  27 mai 2019
C'est un récit court , pas de la grande littérature mais un livre honnête.C'est l'histoire de l'obsession d'un enfant ,de ses efforts pour qu'elle devienne réalité mais c'est surtout celle d'un fils qui adoucit l'entrée de son père dans « la vallée de l'ombre de la mort » quand on a vécu cela (c'est mon cas) on se sent en connivence avec l'auteur . C'est tendre et sans pathos inutile , c'est bien.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
berni_29berni_29   13 avril 2019
J'avais les yeux ouverts dans l'obscurité, et j'ai commencé à voir passer les poussières blanches de la fatigue. La chambre a ressemblé à une grande nuit étoilée.
Et là, à l'instant même où la chambre venait de prendre l'apparence de cette grande nuit étoilée, tout a vacillé soudain, tout s'est penché, il m'a semblé que je basculais du fauteuil. J'ai tendu les mains pour rattraper la laisse qui se déroulait au-dessus de la route, et pendant un moment j'ai eu l'impression de la serrer contre moi, précieusement. J'ai continué de basculer, et lorsque j'ai senti que mes mains ne tenaient pas la laisse, mais les accoudoirs du fauteuil, je me suis mis à gémir. À gémir de plus en plus fort, jusqu'à ce que soudain la chambre s'éclaire, et tandis que je me retournais vers le lit, haletant et démuni, mon père, redressé sur le côté et tenant le bouton de la lampe dans une main, a tendu l'autre vers moi.
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AifelleAifelle   14 juillet 2015
"Un soir, mon père a voulu savoir si j'avais réuni l'argent du milan, et ensuite si je savais déjà comment j'allais le nourrir. Les bruits d'eau ont illustré à merveille ma réponse à propos de l'argent, parce que c'était justement toute cette pluie qui m'empêchait de réunir la somme que Di Gasso demandait. Quant à la nourriture, j'avais prévu de continuer à travailler à l'hospice afin d'acheter chaque jour un peu de viande".
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MurielTMurielT   30 mai 2014
De chaque coté de la voie il y avait des endroits où la neige était bleue. J'en ai cherché la raison. J'ai fini par descendre vers l'une de ces plaques bleues. Je me suis penché et je l'ai étudiée. De près c'était moins bleu... C'était de la glace qu'il y avait en dessous, une mare gelée, voilà pourquoi c'était bleu. Des herbes jaunes et des bulles d'air étaient prises dedans.
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lehibooklehibook   10 mars 2020
C'est l'année où il a tant neigé que j'ai voulu acheter le milan. J'ai désiré le posséder depuis le premier jour où Di Gasso l'a mis en vente, sur le trottoir de la rue de Brescia, parmi les postes de radio, les pièces d'automobiles d'occasion et les tables de chevet. Jamais encore je n'avais autant désiré posséder quelque chose.
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Videos de Hubert Mingarelli (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hubert Mingarelli
Hubert Mingarelli nous présente son nouveau roman "La Terre invisible" édité à l'occasion de la rentrée littéraire !
1945. Dans l?Allemagne occupée, un photographe de guerre ne parvient pas à s?en aller et à rentrer chez lui en Angleterre. Il est hanté par la libération d?un camp de concentration à laquelle il a assisté. Il décide de partir au hasard des routes. Il photographiera les gens de ce pays devant leur maison dans l?espoir de comprendre qui ils sont pour avoir pu laisser faire ce qu?il a vu. Un jeune soldat anglais, qui vient juste d?arriver et qui n?a rien vécu de la guerre, l?escortera et conduira la voiture réquisitionnée à travers l?Allemagne sans deviner les motivations qui poussent le photographe. Mais lui aussi porte un secret plus intime qui le hante et dont il ne parle pas. La Terre invisible raconte leur voyage.
Hubert Mingarelli est l?auteur d?une ?uvre très remarquée et largement traduite. Il a publié une quinzaine de romans et recueils de nouvelles, dont "Quatre soldats" (prix Médicis).
La fiche du livre : http://www.buchetchastel.fr/la-terre-invisible-hubert-mingarelli-9782283032244
© Libella, Éditions Buchet/Chastel 2019 Production exécutive : Resonance Films
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