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ISBN : 2020943247
Éditeur : Seuil (08/03/2007)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 15 notes)
Résumé :

" Je ne vais pas mentir à propos de ma jambe. Je n'ai pas envie de me faire plaindre en disant qu'elle me faisait mal. Parce que, aussi loin que je me rappelais, ma jambe ne m'avait jamais fait mal. Elle ne m'empêchait pas non plus de marcher aussi vite que n'importe qui. Peut-être même que je marchais plus vite que la moyenne des gens. [...] C'était pour être le moins longtemps possible ridicule à marcher de la sorte, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
mariech
  08 janvier 2013
Au cours des 247 pages en compagnie d'Absalon , je ne saurai jamais où se passe le récit , pourquoi le jeune homme veut absolument prendre le bus pour se rendre à Port Elisabeth .
L'auteur mène la danse et c'est à nous lecteur de nous laisser porter par son imagination , l'écriture est belle , poétique mais j'aime en savoir plus sur les personnages , ici , on devine , chacun se fait sa propre opinion .
Difficile de noter ce livre , l'écriture m'a beaucoup plu , il se lit très vite mais je suis restée un peu sur ma faim .
Je n'ai pas pu m'empêcher de chercher où le récit pouvait bien se passer , il fallait absolument que je mette un nom , alors j'ai décidé , ça se passe en Afrique , au Rwanda , aux pays des mille collines et tant pis si je fais sourire de n'avoir pas réussi à suivre la petite musique de l'auteur .Difficile aussi d'avoir de l'empathie pour Absalon ,certes , il a perdu sa mère , il est handicapé d'avoir trop prié sur une seule jambe mais ses réaction de colère , sa difficulté à entrer en contact avec ceux qui l'entourent m'ont paru assez peu compréhensibles .
Donc , une lecture assez mitigée , je réessayerai néanmoins un autre livre de l'auteur .
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sylvie
  10 décembre 2007
J'ai été touchée par ce livre qui fait parler à la première personne un adolescent plein d'amour et de bonté,en quête d'une vie meilleure. Il marche malgré sa jambe raide et espère un jour récolter assez d'argent pour partir à la grande ville, à Port Elisabeth, et enfin la soigner.
Il rêve d'une vie plus belle, d'une jambe qui s'assouplit, il veut voir l'océan, qui le guérira, il en est sûr,il lui fait déjà tellement de bien rien qu'en imagination... Il attend tout d'une nuit passée au fond d'un bus et qui sera le voyage sa vie. Il ira à Port Elisabeth !
Absalon a perdu sa mère encore enfant et a grandit seul près de son père devenu fou de douleur et de remords. Ils vivent dans un village ouvrier perdu au milieu de collines arides que traverse une rivière asséchée. Il a quelques amis qu'il aime et qu'il va devoir quitter, non sans peine. C'est ce départ douloureux qu'il nous raconte par le menu.
Ce garçon est mu par une grande force, une tension essentielle, un élan vital qui le fait avancer vaille que vaille au milieu de son désert et de sa misère. Il veut s'en sortir, aller faire soigner sa jambe, construire sa vie ailleurs, loin du malheur qu'il connaît trop.
Ce beau texte, simple et plein de poésie,est d'une puissance absolue.
Pour faire parler son héros démuni de tout mais hypersensible, Hubert Mingarelli développe ici tout son art de l'épure et nous touche au coeur et à l'âme.
Voilà, j'ai été émue aux larmes par l'image de ce jeune homme cherchant obstinément le chemin de la joie, du bonheur et de la paix intérieure malgré son univers glauque et peuplé de personnages en perditions. Son aptitude à rêver et à espérer, sa manière de prendre à bras le corps la vie brutale qui lui est donnée force presque l'admiration.
La nature a une grande place dans sa vie et se fait mère enveloppante et inspiratrice d'espoirs et de rêves féconds.
Des liens sur le blog.
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/09/marcher-sur-la-rivire-hubert-mingarelli.html
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Corboland78
  29 mars 2014
Hubert Mingarelli, né en 1956 à Mont-Saint-Martin en Lorraine, est un écrivain français. A 17 ans il arrête l'école pour s'engager dans la marine qu'il quitte trois ans plus tard. Entre-temps il a pu voir la Méditerranée et le Pacifique. S'ensuivent des voyages à travers l'Europe. Il finit par s'installer à Grenoble où il exerce de nombreux métiers. Il commence à publier à la fin des années 1980. Il est lauréat du Prix Médicis en 2003 pour son roman Quatre Soldats. Il vit aujourd'hui dans un hameau de montagne des Alpes françaises. le roman Marcher sur la rivière est paru en 2007.
Après quelques pages à peine je me suis fais la réflexion qu'il était inadmissible pour moi de ne pas mieux connaitre cet écrivain. J'avais été impressionné à l'époque, par La lettre de Buenos Aires mais je n'avais fait aucun effort depuis pour découvrir la vingtaine d'autres bouquins de l'écrivain. Il a fallu que la presse se fasse l'écho de la parution récente de L'Homme qui avait soif pour que j'aille piocher dans les rayonnages de la bibliothèque municipale.
Dans un pays qui n'est pas cité mais qu'on devine être à l'étranger, au soleil de l'Afrique du Sud dans mon idée, Absalon le narrateur est un jeune homme avec une patte folle et l'âme jamais en paix. Il a décidé de quitter son village, prendre le bus et aller voir la mer. Des liens le retiennent au village et freinent son départ. Il y a son père taiseux, s'obstinant à construire un nouveau toit à sa cabane en utilisant le métal de boites de conserves, pressé par la saison des pluies qui approche. Notre héros a un ami, Emmeth le pompiste à qui il sert de confident et une amie de coeur – encore que ce soit surtout à sens unique – Rosanna qui tapine gentiment avec les habitués de la salle de billard. Les autres personnages, ce sont le pasteur Lithébé et sa femme qui fait beaucoup d'effet à Absalon. Et puis cet étrange Georges Msimangu dont le camion est garé dans le lit à sec de la rivière, roues avant retirées et une tente au cul, où il loge.
Absalon est un jeune innocent, dans le sens de naïf, qui ne nuit pas, n'est pas dangereux, certainement pas toujours bien net dans sa tête mais très attachant. Quand le roman s'achève, on ne sait pas quel sera son destin, on lui souhaite le meilleur mais on craint aussi qu'il n'ait pas les armes nécessaires pour affronter la ville et le monde extérieur. Mais qui sait ?
Il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce roman, des zones d'ombre ne seront jamais éclairées, des faits passés non explicités, des choses mystérieuses restent en suspens, or croyez-le ou non, mais il s'agit pourtant d'un délicieux roman. Hubert Mingarelli confirme ce que j'avais entrevu lors de la lecture du premier ouvrage qui me l'a fait découvrir, il a un ton bien personnel et une écriture exceptionnelle qui vous happe dès que le livre s'ouvre. le roman est fait de chapitres extrêmement courts et de phrases très maigres. Dans le Monde du 14/03/2014, l'écrivain déclare « Si je peux faire une phrase en cinq mots, je n'en mets pas sept. Ne jamais, jamais tirer à la ligne. » Quelle belle profession de foi quand elle aboutit à un tel résultat !
Un écrivain à découvrir impérativement.
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cathe
  20 septembre 2015
C'est toujours très difficile pour moi de commenter les romans de Mingarelli. C'est un auteur que j'ai découvert il y a quelques années et dont je lis tout ce qui paraît, et aussi les anciens récits, mais tout est dans l'atmosphère et surtout dans l'écriture, magnifique, dont il n'est pas facile de parler intelligemment !

Comme d'habitude, l'histoire n'est située ni dans le temps ni dans l'espace. Dans ce lieu indéterminé, une petite ville ouvrière, des personnages se croisent. le narrateur, un jeune homme dont la jambe droite "n'obéit pas", rêve d'un ailleurs indéfini où il pourrait aller voir la mer et peut-être soigner sa jambe. Il annonce à tout le monde qu'il va partir, et un jour il part, ou plutôt il suit pendant quelques kilomètres le lit de la rivière avant de tomber sur un étrange camionneur qui a enlevé les roues de son camion, a monté une tente et commencé à creuser un trou. Pourquoi le narrateur ne l'aiderait-il pas à faire quelques courses à la ville, à acheter de l'essence ou de la nourriture ? Mais, au fil des jours, le départ annoncé et espéré se fait de plus en plus utopique. Mais l'important n'est-il pas de le rêver ?

Les phrases courtes et le langage simple utilisés par Mingarelli donnent une impression d'immobilité à ce monde où le temps parait suspendu. La grande économie de mots accentue à la fois la détresse et les espoirs des personnages et rend universel un univers si loin et si proche de nous.

«N'est-ce pas là le travail de l'écrivain?", écrit Mingarellli, "Pourquoi en garder plus que l'on en a besoin? Je passe mon temps à effacer des mots. Je cherche à dire les choses avec trois bouts de ficelle, en évitant toute la quincaillerie.»
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charlottelit
  03 novembre 2012
enthousiaste (comme Sylvie) ; s'avale en trois heures ; Absalon ce jeune homme sincère et confiant en l'avenir demeure avec nous même lorsque le livre est refermé.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
sylviesylvie   10 décembre 2007
Chacun s'invente une façon de comprendre. Moi je regarde par la fenêtre, comme si les mystères habitaient dehors. Je regarde longtemps, sans rien fixer de précis, mais au bout d'un moment, je renonce à chercher. Alors je prends conscience de ce que mes yeux voient vraiment. "

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BVIALLETBVIALLET   16 avril 2012
Les collines existaient bien, mais pas la rivière. Je veux dire une rivière avec de l’eau, des berges, et tout ce qu’on s’attend à voir autour. Mais il paraît qu’elle avait existé. Je ne savais pas si c’était vrai, j’avais perdu mon opinion. Son existence, on la tenait de gens qui étaient morts maintenant depuis longtemps. Peut-être qu’ils avaient menti. C’était tellement sec là-bas qu’il fallait avoir une grande confiance pour le croire. Il n’y avait pas de différence entre la couleur des collines et ce qui aurait dû être le lit de la rivière.
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Corboland78Corboland78   29 mars 2014
Les collines existaient bien, mais pas la rivière. Je veux dire une rivière avec de l’eau, des berges, et tout ce qu’on s’attend à voir autour. Mais il parait qu’elle avait existé. Je ne savais pas si c’était vrai, j’avais perdu mon opinion. Son existence, on la tenait de gens qui étaient morts maintenant depuis longtemps. Peut-être qu’ils avaient menti. C’était tellement sec là-bas qu’il fallait avoir une grande confiance pour le croire.
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Videos de Hubert Mingarelli (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hubert Mingarelli
Hubert Mingarelli nous présente son nouveau roman "La Terre invisible" édité à l'occasion de la rentrée littéraire !
1945. Dans l?Allemagne occupée, un photographe de guerre ne parvient pas à s?en aller et à rentrer chez lui en Angleterre. Il est hanté par la libération d?un camp de concentration à laquelle il a assisté. Il décide de partir au hasard des routes. Il photographiera les gens de ce pays devant leur maison dans l?espoir de comprendre qui ils sont pour avoir pu laisser faire ce qu?il a vu. Un jeune soldat anglais, qui vient juste d?arriver et qui n?a rien vécu de la guerre, l?escortera et conduira la voiture réquisitionnée à travers l?Allemagne sans deviner les motivations qui poussent le photographe. Mais lui aussi porte un secret plus intime qui le hante et dont il ne parle pas. La Terre invisible raconte leur voyage.
Hubert Mingarelli est l?auteur d?une ?uvre très remarquée et largement traduite. Il a publié une quinzaine de romans et recueils de nouvelles, dont "Quatre soldats" (prix Médicis).
La fiche du livre : http://www.buchetchastel.fr/la-terre-invisible-hubert-mingarelli-9782283032244
© Libella, Éditions Buchet/Chastel 2019 Production exécutive : Resonance Films
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