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ISBN : 2266269194
Éditeur : Pocket (03/11/2016)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 1697 notes)
Résumé :
Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée.
Le comandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.
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Critiques, Analyses & Avis (380) Voir plus Ajouter une critique
andman
  05 octobre 2015
Indridason, Mankell ou Nesbo n’ont pas leur pareil pour envelopper leurs histoires d’une atmosphère frissonnante ; quel bonheur de découvrir un écrivain français du même acabit !
Avec Bernard Minier point de paysages scandinaves mais nos belles Pyrénées dépeintes avec la passion de l’autochtone.
Pour captiver l’amateur de polars sur plus de 700 pages, un cadre, fût-il aussi grandiose, ne suffit pas. Il faut de surcroît un enquêteur à forte personnalité voire atypique et bien sûr une intrigue savamment distillée où phases de réflexion et rebondissements alternent comme pluie et soleil à la pointe bretonne.
Le commandant Martin Servaz est un homme entre deux âges, séparé de sa femme. Le comportement bizarre de Margot, leur fille adolescente vivant chez sa mère, présentement le contrarie. Quelque peu désabusé par la médiocrité du monde qui l’entoure, il serait plutôt de la vieille école appréciant les symphonies au romantisme crépusculaire de Gustav Mahler et jurant de temps à autre en latin.
“Glacé” débute alors même que le corps décapité d’un magnifique yearling, appartenant à un homme d'affaires immensément riche, est retrouvé pendu au plus haut point d'un téléphérique. Cet acte pour le moins barbare a été commis à proximité de l'Institut Wargnier basé en périphérie d’un patelin enneigé et abritant un panel de psychopathes européens parmi les plus dangereux.
La perplexité de Servaz et de ses collègues n’en est qu’à ses débuts : les crimes par pendaison bien vite s’enchaînent et frappent des personnalités de ce petit village jusque-là sans histoire.
Paru en 2011, "Glacé" est le premier roman policier de Bernard Minier.
Au vu du talent de l’auteur, les enquêtes du commandant Servaz pourraient bien au fil du temps devenir aussi prisées que celles de ses confrères islandais, suédois ou norvégien.

P.-S. (1) : Merci Janine pour ton présent qui en dépit du titre m’a fait chaud au cœur !
P.-S. (2) : Les infos de la mi-journée font état de la disparition de l’écrivain suédois Henning Mankell. Ce papier posté de bon matin faisait référence à ce grand maître du roman policier et allusion à son taciturne inspecteur Kurt Wallander. Il est des coïncidences surprenantes !
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SMadJ
  08 juin 2014
Un vent de fraîcheur dans la littérature policière française, "Glacé" se dévore de bout en bout et avec un plaisir évident.
Bernard Minier nous plonge avec délice dans des bains de frissons glacés. Les claquements de dents sont garantis.
Et pourtant, il règne une douce chaleur dans cet enfer hivernal. L'intrigue est chaude (la fièvre sans doute) et haletante, le style simple et lumineux. Loin de certains styles tristes et pompeux qui parfois affadissent les journées de lecture.
Quant aux personnages, même si certains semblent vraiment excentriques et peuvent même paraître peu crédibles (surtout dans leur accoutrement de flic ou de policiers -en même temps qu'est-ce que j'en sais ?), ils ont l'avantage d'être ancrés dans le réel et l'immersion est immédiate.
Attachants, uniques, typés (mais pas stéréotypés), ils donnent souffle et corps au récit. Ils donnent surtout envie de les revoir. Ça tombe bien, le roman suivant poursuit leurs aventures.
L'endroit de l'action, les Pyrénées, est partie prenante dans la lourdeur et l'épaisseur de l'atmosphère. Tantôt paisibles, tantôt inquiétantes, personnage à la fois subsidiaire et principal du récit, les Pyrénées distillent leur lot d'angoisses. Même bucoliques, elles donnent naissance à des flots de tourments. L'immensité drainant souvent des peurs irrationnelles et amplifiant les rationnelles.
L'histoire est du cousue main, avec un côté soie et un côté rêche. le joli tissu caresse les joues mais la rigueur les frotte à sang.
Bernard n'est pas un tendre. Ça non ! Ça défouraille sec, ça viole, ça pend, ça punit, ça découpe et ça ne fait pas de quartier. Un premier roman qui claque comme un coup de feu dans la nuit avec ses rebondissements étourdissants et son final cohérent. Allez quelques glaçons de plus dans mon verre !
3,5/5
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nameless
  29 mars 2016
Mea culpa comme dirait Servaz en latin en écoutant Mahler : Il m'arrive de faire la fine bouche devant certains auteurs de polars français, les meilleurs ayant la réputation de vivre et écrire ailleurs, ou de me méfier d'un succès foudroyant, la majorité n'ayant pas forcément raison. Mea maxima culpa disais-je, en ce qui concerne Bernard Minier, j'ai eu tort, mille fois tort d'attendre 5 ans après sa parution pour lire son premier roman. Son succès est amplement mérité, immense est son talent.

Dès les premières pages, je me suis sentie en confiance avec cet auteur dont j'étais sûre qu'il n'allait pas me décevoir, peu importait où m'entraînerait son imagination, car le boulot est fait proprement, sérieusement : l'intrigue est alambiquée, certes, mais soignée et bien construite, sans temps morts (il y a d'autres morts), sans incohérence ou impasse rédhibitoires. Le rythme est maintenu durant 725 pages sans faiblesse notable. La fin ouverte peut paraître quelque peu fantaisiste, mais elle constitue sans doute le point de départ du 2ème tome des aventures du Commandant Servaz.

Les personnages sont humains, attachants, sensibles, intelligents, qualités qui se révèlent dans leurs réflexions et dialogues. Ils peuvent apparaître hésitants, ou ressentir des doutes. Ils expriment les nuances d'hommes et de femmes pour qui le monde n'est pas manichéen, et qui ne se sentent pas détenteurs d'une vérité unique. Bernard Minier s'est à coup sûr beaucoup documenté, et les informations données sur le milieu psychiatrique, sont hélas, hurlantes de vérité.

Mais bien sûr, ce roman ne serait rien sans la chaîne des Pyrénées, ses sommets, ses vallées encaissées, ses lacs, sa pêche à la truite, ses randos, sa neige, son mystère. Oui, il y a de très longues descriptions des paysages, la météo occupe une place primordiale, mais c'est ce qui fait tout le charme et l'originalité de glacé, un roman d'atmosphère, d'ambiance, dans lequel le malaise du lecteur peut survenir dans une sombre forêt ou lors d'une tempête de neige. Il existe bien dans les Pyrénées ou les Alpes (sur la route dite “des sanatoriums”), des bâtiments cyclopéens qui ont accueilli des malades, des enfants en colos. Rien de ce que décrit Bernard Minier n'est inventé.

Un premier roman qui m'est apparu comme un tour de force de la part d'un homme qui est venu tardivement à la littérature après avoir bossé en vrai durant 17 ans comme un vrai salarié. Les infimes défauts de jeunesse que l'on peut, si l'on est très sévère, reprocher à glacé, sont une bonne nouvelle car ils laissent espérer des suites parfaites, dignes des plus grands que je me garderai bien de citer, les goûts et les couleurs ne se discutant pas, et les comparaisons s'avérant réductrices pour un talent unique.
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Marple
  17 juillet 2015
C'est à cause de la canicule que j'ai ressorti 'glacé' de ma PAL début juillet, pensant qu'il allait me rafraichir... Merci la canicule ! Car ce polar pyrénéen et psychiatrique m'a séduite, à défaut de faire baisser la température, dans une période où j'avais pourtant un peu de mal à lire.
Les ingrédients sont pourtant assez classiques : des personnages loufoques, traumatisés et parfois borderline, des lieux glauques à souhait, entre l'institut Wargnier pour les malades mentaux violents de toute l'Europe, la colonie de vacances aux allures de bunker désaffecté ou les usines souterraines étouffantes, et bien entendu de mystérieux meurtres saignants et des psychopathes terrifiants. L'enquête est menée en parallèle par une psychologue débutante et timorée, un commandant de police malade (dans les 2 sens du terme) et une équipe de policiers punks tout à fait improbable.
Je n'y ai pas vraiment cru, trop c'est trop, mais cela ne m'a pas du tout empêchée d'accrocher à l'histoire, bien au contraire. J'ai même lu avec gourmandise, amusée par les trouvailles aussi horribles qu'outrées de l'auteur. Je n'ai pas eu assez peur pour dormir en laissant une lumière (ce qui peut m'arriver), mais j'ai trouvé à l'entreprise où je travaille de faux airs inquiétants d'institut Wargnier quand j'ai du y passer seule le dimanche après-midi. glacé m'a donc bien donné des frissons...
Challenge Pavés 24/xx et challenge Atout Prix 6/xx
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Ptitgateau
  03 juin 2017
Aurais-lu trop de thrillers pour ne pas me sentir d'état d'âme particulier à la lecture de "glacé" qui contient tous les ingrédients d'un bon roman ?
Il faut dire que j'ai trouvé le début très long, entre la description du cadre, la mise en place des personnages, l'intrigue naissante parfois confuse : Servaz à cheval (c'est le cas de le dire !) sur histoire d'ados perturbés et qui se voit confier une enquête de plus grande ampleur, ses difficultés familiales… tout cela il faut l'ingurgiter.

J'ai malgré tout douté pas mal de l'identité du ou des criminels parce que Bernard Minier a su inclure dans son roman des personnages ambigus à souhait, brouiller les pistes voire amener le lecteur sur des fausse pistes générant quelques rebondissements intéressants.
Toutefois il s'est servi d'élément largement exploités déjà dans les thrillers :
- le policier pas très équilibrés et qui essaie de résoudre ses problèmes psys mais qui malgré tout possède un pif hors du commun (quoique j'ai eu l'impression que Servaz est parvenu à démasquer le vrai criminel par intuition plus que par analyse des indices).
- les crimes bien gores chers à Granger et bien d'autres auteurs de thrillers,
- le suspens amené par les coupures de chapitre au bon moment,
- Une sorte de loi du silence autours de suicides en série qui ont eu lieu des années auparavant.
Ma liste n'est certainement pas exhaustive, mais je voulais montrer que ce roman peut contenir tout ce qu'il faut pour captiver le lecteur, et je ne peux m'empêcher de penser qu'il manque un « je ne sais petit quoi en plus" pour en faire un livre dont on ne peut interrompre la lecture jusqu'à la fin. Un sorte de coup de baguette magique final qui donnerait plus de relief aux ingrédients.

Si je ne me suis pas ruée sur mon livre dès que j'avais un moment comme cela peut souvent m'arriver, j'ai malgré tout passé un bon moment de lecture.
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Citations & extraits (165) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   04 septembre 2014
- Vous croyez que mes crimes rendent vos mauvaises actions moins condamnables ? Vos petitesses et vos vices moins hideux ? Vous croyez qu'il y a les meurtriers, les violeurs, les criminels d'un côté et vous de l'autre ? C'est cela qu'il vous faut comprendre : il n'y a pas une membrane étanche qui empêcherait le mal de circuler. Il n'y a pas deux sortes d'humanité. Quand vous mentez à votre femme et à vos enfants, quand vous abandonnez votre vieille mère dans une maison de retraite pour être plus libre de vos mouvements, quand vous vous enrichissez sur le dos des autres, quand vous rechignez à verser une partie de votre salaire à ceux qui n'ont rien, quand vous faites souffrir par égoïsme ou par indifférence, vous vous rapprochez de ce que je suis. Au fond, vous êtes beaucoup plus proches de moi et des autres pensionnaires que vous ne le croyez. C'est une question de degré, pas une question de nature. Notre nature est commune : c'est celle de l'humanité toute entière.
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titiseb77titiseb77   21 décembre 2014
- Tu crois ça ? Alors, pour toi, les choses sont simples : il y a les bons et les méchants ? Quelle chance tu as ! Tiens, si tu avais le choix au moment des élections entre trois candidats : le premier à moitié paralysé par la polio, souffrant d'hypertension, d'anémie et de nombreuses pathologies lourdes, menteur à l'occasion, consultant une astrologue, trompant sa femme, fumant des cigarettes à la chaîne et buvant trop de martinis ; le deuxième obèse, ayant déjà perdu trois élections, fait une dépression et deux crises cardiaques, fumant des cigares et s'imbibant le soir au champagne, au porto, au cognac et au whisky avant de prendre deux somnifères ; le troisième enfin un héros de guerre décoré, respectant les femmes, aimant les animaux, ne buvant qu'une bière de temps en temps et ne fumant pas, lequel choisirais-tu ?
Servaz sourit.
- Je suppose que vous vous attendez à ce que je réponde le troisième ?
- Eh bien bravo, tu viens de rejeter Roosevelt et Churchill et d'élire Adolf Hitler. Tu vois : les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent.
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namelessnameless   29 mars 2016
En France, quand on veut masquer les réductions d'effectifs et de budget, on multiplie les concepts fumeux : des escroqueries sémantiques, [...]: "démarche qualité", "projets annuels de performance", "diagnostic infirmier"... Savez-vous ce que c'est que le diagnostic infirmier ? Cela consiste à faire croire aux infirmiers qu'ils sont capables de poser un diagnostic à la place du médecin, ce qui permet évidemment de réduire le nombre des médecins hospitaliers.

Page 281
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SMadJSMadJ   01 juin 2014
Quelques étoiles commençaient à percer, brillantes comme si on les avait astiquées. Les illuminations de Noël formaient des coulées de lave scintillante dans la rue mais toute cette agitation lui parut dérisoire dans le regard immémorial des Pyrénées. Même le crime le plus atroce devenait petit, ridicule, face à l'éternité colossale des montagnes. Guère plus qu'un insecte écrasé sur une vitre.
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dominiqueferrydominiqueferry   22 octobre 2012
Tiens , si tu avais le choix au moment des élections entre trois candidats: le premier à moitié paralysé par la polio, souffrant d'hypertension, d'anémie et de nombreuses pathologies lourdes, mentant à l'occasion, consultant une astrologue, trompant sa femme, fumant des cigarettes à la chaine et buvant trop de martinis; le deuxième obèse, ayant déjà perdu trois élections fait une dépression et deux crises cardiaques, fumant des cigares te s'imbibant le soir au champagne, au porto, au cognac et au whisky avant de perdre deux somnifères; le troisième enfin un héros de guerre décoré, respectant les femmes, aimant les animaux, ne buvant qu'une bière de temps en temps et ne fumant pas, lequel choisirais-tu? Servaz sourit.
_Je suppose que vous vous attendez à ce que je réponde le troisième?
_Et bien bravo, tu viens de rejeter Roosevelt et Churchill et d'élire Adolf Hitler. Tu vois: les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent.
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Stéphane Pair, Leye Adenle, François-Henri Soulié, Hannelore Cayre, Jeanne Guyon, Hugues Pagan, François Guérif, Nicolas Beuglet, Bernard Minier et Franck Thilliez nous raconte le début d'un polar. À vous d'écrire le suite sur www.bepolar.fr
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