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EAN : 9782266219976
736 pages
Éditeur : Pocket (10/05/2012)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.02/5 (sur 2997 notes)
Résumé :
Dans une vallée encaissée des Pyrénées, au petit matin d'une journée glaciale de décembre, les ouvriers d'une centrale hydroélectrique découvrent le corps sans tête d'un cheval, accroché à la falaise. Ce même jour une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier l'enquête la plus étrange de toute sa carrière.
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Critiques, Analyses et Avis (557) Voir plus Ajouter une critique
andman
  05 octobre 2015
Indridason, Mankell ou Nesbo n’ont pas leur pareil pour envelopper leurs histoires d’une atmosphère frissonnante ; quel bonheur de découvrir un écrivain français du même acabit !
Avec Bernard Minier point de paysages scandinaves mais nos belles Pyrénées dépeintes avec la passion de l’autochtone.
Pour captiver l’amateur de polars sur plus de 700 pages, un cadre, fût-il aussi grandiose, ne suffit pas. Il faut de surcroît un enquêteur à forte personnalité voire atypique et bien sûr une intrigue savamment distillée où phases de réflexion et rebondissements alternent comme pluie et soleil à la pointe bretonne.
Le commandant Martin Servaz est un homme entre deux âges, séparé de sa femme. Le comportement bizarre de Margot, leur fille adolescente vivant chez sa mère, présentement le contrarie. Quelque peu désabusé par la médiocrité du monde qui l’entoure, il serait plutôt de la vieille école appréciant les symphonies au romantisme crépusculaire de Gustav Mahler et jurant de temps à autre en latin.
“Glacé” débute alors même que le corps décapité d’un magnifique yearling, appartenant à un homme d'affaires immensément riche, est retrouvé pendu au plus haut point d'un téléphérique. Cet acte pour le moins barbare a été commis à proximité de l'Institut Wargnier basé en périphérie d’un patelin enneigé et abritant un panel de psychopathes européens parmi les plus dangereux.
La perplexité de Servaz et de ses collègues n’en est qu’à ses débuts : les crimes par pendaison bien vite s’enchaînent et frappent des personnalités de ce petit village jusque-là sans histoire.
Paru en 2011, "Glacé" est le premier roman policier de Bernard Minier.
Au vu du talent de l’auteur, les enquêtes du commandant Servaz pourraient bien au fil du temps devenir aussi prisées que celles de ses confrères islandais, suédois ou norvégien.

P.-S. (1) : Merci Janine pour ton présent qui en dépit du titre m’a fait chaud au cœur !
P.-S. (2) : Les infos de la mi-journée font état de la disparition de l’écrivain suédois Henning Mankell. Ce papier posté de bon matin faisait référence à ce grand maître du roman policier et allusion à son taciturne inspecteur Kurt Wallander. Il est des coïncidences surprenantes !
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Bobby_The_Rasta_Lama
  22 novembre 2019
"Trop de colle ne colle plus, trop de sucre n'adoucit plus."
(proverbe chinois)
L'auteur tchèque Karel Capek a écrit une jolie histoire pour enfants : elle raconte comment le petit Chien et le petit Chat ont décidé de cuisiner un énorme gâteau. Ils y ont mis plein de bonnes choses, mais après l'avoir mangé, ils avaient très, très mal au ventre...
J'ai presque envie de m'excuser devant tous les inconditionnels de Bernard Minier ici-présents, mais je ne peux pas m'empêcher de comparer ce roman à un énorme gâteau sorti tout droit d'un four du marketing, recouvert de sucre glace et parsemé de chocolats "Pyrénéens".
Dieu sait que j'aime les thrillers tordus, mais à vouloir trop bien faire, Minier a fait tout simplement trop. Vraiment, rien ne manque ! L'atmosphère oppressante et glaciale de la montagne. Un château "cyclopéen" rempli de psychopathes. Un malfrat génial, une fragile jeune psychologue, un flic pas commun, une infirmière maléfique. Meurtres terrifiants, ordinateurs à infiltrer, anciens traumas, rancunes et silences, vengeance perfide. Lesbiennes, signes mystérieux, cachettes sous le lit, chiens écrasés et avalanches. On dirait "Fantomas" !
Malgré tout, pour une vielle routarde du thriller que je suis, cela pourrait passer, voire plaire... Mais je crois que j'ai commis une erreur stratégique dès le début, en me posant trop de questions. Comment quelqu'un a-t-il réussi à accrocher ce cadavre de cheval de 500 kilos aussi haut, pourquoi cette mise en scène théâtrale, et pourquoi ça me fait penser au "Parrain" de Puzzo ? Et cette étrange maladie de montagne dont semblent souffrir les employés du téléphérique ? (à 2000m, même un frêle petit retraité peut randonner sans soucis, ou je me trompe ?)
Mais il était déjà trop tard, et la suite de cette lecture a pris "l'effet domino". Je conviens que cela se lit très vite et bien, mais il faut faire abstraction de toutes les choses illogiques, improbables et parfois carrément absurdes, et je n'y suis pas arrivée.
Regardons le commandant Servaz : les femmes le comprennent et les hommes l'admirent, mais Minier élucide toute explication du pourquoi, ni comment un homme pareil a-t-il pu se retrouver au poste de commandant à Toulouse. Mais... il a peur de tout !! Comptez avec moi : hauteurs, voitures (y compris la lumière des phares), vitesse, appareils électroniques, montagne, chevaux, cadavres (même sur les photos) et armes à feu. Il n'arrête pas de trembler, frissonner, suer, son coeur cogne dans sa poitrine et parfois il a aussi des vertiges. Il ne sait même pas recharger son portable (peu importe, car trois pages plus tard il passe un coup de fil d'un téléphone déchargé) et il est tout le temps en train de ronchonner que les gens sont affreux, affreux, avant ce n'était pas comme ça, non et non ! Ses sempiternelles citations latines et son amour inconditionnel pour Mahler (que, normalement, j'aurais plutôt apprécié) ont fini par m'agacer au point de me donner envie de le frapper sur la tête avec une manivelle de gramophone.
Heureusement pour lui, il y a son indispensable alter-ego, une Catwoman qui sait tirer, recharger les appareils et conduire une moto sur le verglas, sinon ses chances de survie seraient vraiment minimes.
Je pourrais m'attarder sur cet institut psychiatrique qui regroupe la crème des psychopathes les plus dangereux d'Europe, tous bien ensemble. Même en admettant qu'un tel établissement puisse exister, serait-il possible que Diane la psychologue arpente allègrement ses couloirs pendant la nuit, ni vue, ni connue ?
Je pourrais m'attarder sur le fait que la victime puisse participer à l'enquête.
Je pourrais longuement m'attarder sur les longueurs, mais je vais faire court : pourquoi tous ces titres de chansons et marques de mode inutiles, et à quoi cela me sert de savoir avec quoi Servaz va tartiner hic et nunc son pain et tous les autres pains potentiels quelque part dans l'avenir ? Ca, on le saura...
Mais on ne saura pas pourquoi un Hongrois parle avec un accent slave, pourquoi cette tête manquait, pourquoi cette vengeance maintenant, après toutes ces années de silence, pourquoi il a fallu massacrer la moitié de la vallée (il aurait suffi d'effacer quelques mails, non ?). Et cette histoire de sans-abri et ce méchant sous l'avalanche ? Il y est encore ?
La fin est digne d'un bon film de Bollywood, mais en laissant plein de questions sans réponse, on a l'impression finale d'un va-à-l'eau total, ce qui ne fait qu'accentuer le désespoir de lecteur.
Oui, parfois il arrive qu'un petit grain de sable coince les rouages d'un thriller, mais en général la machine se remet en marche et tout va bien. Ici, la machine est ensevelie sous des tonnes de sable.
Mais vu que j'ai réussi à trancher ces 700 pages à une vitesse prodigieuse, que l'atmosphère glaciale de la montagne a été bien rendue et allait bien avec le reste, et que j'ai réussi à deviner qui est le meurtrier malgré le fait que là où certains auteurs laissent de véritables indices pour le lecteur, Minier laisse un indescriptible fouillis, je lui attribue deux flocons de neige et demi, et on n'en parle plus.
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nameless
  29 mars 2016
Mea culpa comme dirait Servaz en latin en écoutant Mahler : Il m'arrive de faire la fine bouche devant certains auteurs de polars français, les meilleurs ayant la réputation de vivre et écrire ailleurs, ou de me méfier d'un succès foudroyant, la majorité n'ayant pas forcément raison. Mea maxima culpa disais-je, en ce qui concerne Bernard Minier, j'ai eu tort, mille fois tort d'attendre 5 ans après sa parution pour lire son premier roman. Son succès est amplement mérité, immense est son talent.

Dès les premières pages, je me suis sentie en confiance avec cet auteur dont j'étais sûre qu'il n'allait pas me décevoir, peu importait où m'entraînerait son imagination, car le boulot est fait proprement, sérieusement : l'intrigue est alambiquée, certes, mais soignée et bien construite, sans temps morts (il y a d'autres morts), sans incohérence ou impasse rédhibitoires. Le rythme est maintenu durant 725 pages sans faiblesse notable. La fin ouverte peut paraître quelque peu fantaisiste, mais elle constitue sans doute le point de départ du 2ème tome des aventures du Commandant Servaz.

Les personnages sont humains, attachants, sensibles, intelligents, qualités qui se révèlent dans leurs réflexions et dialogues. Ils peuvent apparaître hésitants, ou ressentir des doutes. Ils expriment les nuances d'hommes et de femmes pour qui le monde n'est pas manichéen, et qui ne se sentent pas détenteurs d'une vérité unique. Bernard Minier s'est à coup sûr beaucoup documenté, et les informations données sur le milieu psychiatrique, sont hélas, hurlantes de vérité.

Mais bien sûr, ce roman ne serait rien sans la chaîne des Pyrénées, ses sommets, ses vallées encaissées, ses lacs, sa pêche à la truite, ses randos, sa neige, son mystère. Oui, il y a de très longues descriptions des paysages, la météo occupe une place primordiale, mais c'est ce qui fait tout le charme et l'originalité de glacé, un roman d'atmosphère, d'ambiance, dans lequel le malaise du lecteur peut survenir dans une sombre forêt ou lors d'une tempête de neige. Il existe bien dans les Pyrénées ou les Alpes (sur la route dite “des sanatoriums”), des bâtiments cyclopéens qui ont accueilli des malades, des enfants en colos. Rien de ce que décrit Bernard Minier n'est inventé.

Un premier roman qui m'est apparu comme un tour de force de la part d'un homme qui est venu tardivement à la littérature après avoir bossé en vrai durant 17 ans comme un vrai salarié. Les infimes défauts de jeunesse que l'on peut, si l'on est très sévère, reprocher à glacé, sont une bonne nouvelle car ils laissent espérer des suites parfaites, dignes des plus grands que je me garderai bien de citer, les goûts et les couleurs ne se discutant pas, et les comparaisons s'avérant réductrices pour un talent unique.
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SMadJ
  08 juin 2014
Un vent de fraîcheur dans la littérature policière française, "Glacé" se dévore de bout en bout et avec un plaisir évident.
Bernard Minier nous plonge avec délice dans des bains de frissons glacés. Les claquements de dents sont garantis.
Et pourtant, il règne une douce chaleur dans cet enfer hivernal. L'intrigue est chaude (la fièvre sans doute) et haletante, le style simple et lumineux. Loin de certains styles tristes et pompeux qui parfois affadissent les journées de lecture.
Quant aux personnages, même si certains semblent vraiment excentriques et peuvent même paraître peu crédibles (surtout dans leur accoutrement de flic ou de policiers -en même temps qu'est-ce que j'en sais ?), ils ont l'avantage d'être ancrés dans le réel et l'immersion est immédiate.
Attachants, uniques, typés (mais pas stéréotypés), ils donnent souffle et corps au récit. Ils donnent surtout envie de les revoir. Ça tombe bien, le roman suivant poursuit leurs aventures.
L'endroit de l'action, les Pyrénées, est partie prenante dans la lourdeur et l'épaisseur de l'atmosphère. Tantôt paisibles, tantôt inquiétantes, personnage à la fois subsidiaire et principal du récit, les Pyrénées distillent leur lot d'angoisses. Même bucoliques, elles donnent naissance à des flots de tourments. L'immensité drainant souvent des peurs irrationnelles et amplifiant les rationnelles.
L'histoire est du cousue main, avec un côté soie et un côté rêche. le joli tissu caresse les joues mais la rigueur les frotte à sang.
Bernard n'est pas un tendre. Ça non ! Ça défouraille sec, ça viole, ça pend, ça punit, ça découpe et ça ne fait pas de quartier. Un premier roman qui claque comme un coup de feu dans la nuit avec ses rebondissements étourdissants et son final cohérent. Allez quelques glaçons de plus dans mon verre !
3,5/5
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palamede
  08 novembre 2017
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé dans un froid polaire, au pied des Pyrénées, le brillant et désabusé commissaire Servaz et son adjoint, Espérandieu.
Une histoire qui commence par leur enquête et celle de la capitaine de gendarmerie, Irène Ziegler, sur le crime atroce d'un cheval. Avec de multiples pistes, elle se poursuit dans une colonie de vacances avec ses adolescents perturbés, dans des usines souterraines et dans une unité pour malades difficiles d'un hôpital psychiatrique. Toujours à la recherche d'un tueur en série, les deux policiers vont y « faire la connaissance » des criminels les plus dangereux d'Europe.
J'avais bien aimé N'éteins pas la lumière, j'ai trouvé Glacé (bien qu'antérieur) encore plus abouti. L'enquête est habilement construite et les personnages ont une vraie profondeur. Malgré quelques invraisemblances et longueurs, on ne décroche pas. Bernard Minier nous tient en haleine jusqu'au bout, pour notre plus grand plus plaisir.
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Citations et extraits (225) Voir plus Ajouter une citation
Babelutte52Babelutte52   24 octobre 2020
-Tu crois ça ? Alors, pour toi, les choses sont simples: il y a les bons et les méchants ? Quelle chance tu as ! Tiens si tu avais le choix au moment des élections entre 3 candidats :
Le premier à moitié paralysé par la polio, souffrant d’hypertension, d’anémie et de nombreuses autres pathologies lourdes, menteur à l’occasion, consultant une astrologue, trompant sa femme, fumant des cigarettes à la chaîne et buvant trop de martinis;
le deuxième obèse, ayant déja perdu trois élections, fait une dépression et deux crises cardiaques, fumant des cigares et s’imbibant le soir au champagne, au porto, au cognac et au whisky avant de prendre deux somnifères;
Le troisième enfin un héros de guerre décoré, respectant les femmes, aimant les animaux, ne buvant qu’une bière de temps en temps et ne fumant pas, lequel choisirais-tu ?
Servez sourit.
-Je suppose que vous vous attendez à ce que je réponde le troisième ?
_Eh bien bravo, tu viens de rejeter Roosevelt et Churchill et d’élire Adolf Hitler.
Tu vois : les choses ne sont jamais ce qu’elles paraissent.
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LishbksLishbks   17 octobre 2020
Les illuminations de Noël formaient des coulées de lave scintillante dans les rues mais toute cette agitation lui parut dérisoire sous le regard immémorial des Pyrénées. Même le crime le plus atroce devenait petit, ridicule, face à l'éternité colossale des montagnes.
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scharpentierscharpentier   12 octobre 2020
Il se remémora en souriant la théorie d'Espérandieu: son adjoint estimait qu'à partir d'un certain taux de costards-cravates au mètre carré on entrait dans ce qu'il appelait la "zone de compétence raréfiée", encore nommée par lui "zone des décisions absurdes", "zones du tirage de couverture à soi" ou "zone des parapluies ouverts".
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ladesiderienneladesiderienne   04 septembre 2014
- Vous croyez que mes crimes rendent vos mauvaises actions moins condamnables ? Vos petitesses et vos vices moins hideux ? Vous croyez qu'il y a les meurtriers, les violeurs, les criminels d'un côté et vous de l'autre ? C'est cela qu'il vous faut comprendre : il n'y a pas une membrane étanche qui empêcherait le mal de circuler. Il n'y a pas deux sortes d'humanité. Quand vous mentez à votre femme et à vos enfants, quand vous abandonnez votre vieille mère dans une maison de retraite pour être plus libre de vos mouvements, quand vous vous enrichissez sur le dos des autres, quand vous rechignez à verser une partie de votre salaire à ceux qui n'ont rien, quand vous faites souffrir par égoïsme ou par indifférence, vous vous rapprochez de ce que je suis. Au fond, vous êtes beaucoup plus proches de moi et des autres pensionnaires que vous ne le croyez. C'est une question de degré, pas une question de nature. Notre nature est commune : c'est celle de l'humanité toute entière.
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titiseb77titiseb77   21 décembre 2014
- Tu crois ça ? Alors, pour toi, les choses sont simples : il y a les bons et les méchants ? Quelle chance tu as ! Tiens, si tu avais le choix au moment des élections entre trois candidats : le premier à moitié paralysé par la polio, souffrant d'hypertension, d'anémie et de nombreuses pathologies lourdes, menteur à l'occasion, consultant une astrologue, trompant sa femme, fumant des cigarettes à la chaîne et buvant trop de martinis ; le deuxième obèse, ayant déjà perdu trois élections, fait une dépression et deux crises cardiaques, fumant des cigares et s'imbibant le soir au champagne, au porto, au cognac et au whisky avant de prendre deux somnifères ; le troisième enfin un héros de guerre décoré, respectant les femmes, aimant les animaux, ne buvant qu'une bière de temps en temps et ne fumant pas, lequel choisirais-tu ?
Servaz sourit.
- Je suppose que vous vous attendez à ce que je réponde le troisième ?
- Eh bien bravo, tu viens de rejeter Roosevelt et Churchill et d'élire Adolf Hitler. Tu vois : les choses ne sont jamais ce qu'elles paraissent.
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Vidéo de Bernard Minier
Vous pouvez dès à présent regarder le replay de notre rendez-vous "Livres en Live" avec Franck Thilliez et Bernard Minier diffusé le 16 juin 2020 sur les pages Facebook des librairies du groupe Furet du Nord et Decitre
Dans cette rencontre menée par Fabrice Baumann, libraire Decitrepro, les deux pointures du polar français évoquent leurs nouveaux romans ainsi que de nombreuses anecdotes !
Tous les livres des auteurs à retrouver ici : https://www.decitre.fr/auteur/338390/Franck+Thilliez https://www.decitre.fr/auteur/1581032/Bernard+Minier

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