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Critique de Takalirsa


Takalirsa
  17 mai 2017
Voilà un roman que j'ai failli abandonner bien que le teaser soit alléchant : les scènes du début n'arrêtaient pas de me faire penser à des thrillers célèbres – quel manque d'originalité ! L'ouverture en plongée sur la longue route traversant la forêt m'a immédiatement évoqué Shining, tout comme le jardin tout en topiaires de Lombard ; l'institut psychiatrique avec la « vedette » de l'unité A, le (soi-disant) menaçant Julian Hirtmann qui fascine la jeune psy fraîchement arrivée, fait évidemment penser au Silence des Agneaux - même si le psychopathe est loin d'avoir le charisme d'Hannibal Lecter! son goût prononcé pour le sado-masochisme relève plutôt de 50 nuances de Grey ; quant à la jeune flic au look gothique et à la forte personnalité, elle a des airs de Lisbeth Salander dans Millenium... Mais tout de même, je me disais, il y a une ambiance hivernale prégnante, dans ce thriller, regardons ce que cela donne dans la série !

Ce fut encore pire... Avec le premier épisode, j'ai constaté que tout était complètement dénaturé, personnages comme intrigue ! Servaz est un vieux baroudeur usé, qui couche avec la femme de son co-équipier et ne veut pas enquêter sur l'affaire parce qu'il connaît Hirtmann (c'est lui qu'il l'a arrêté) ; Ziegler est devenue une novice un peu niaise, Hirtmann un adepte des origamis (!), et les psychopathes des handicapés !.. le personnage de Diane au contraire, semble parfaitement intégrée et cache un secret... Bref rien à voir avec l'histoire d'origine, à laquelle je décide de donner une seconde chance.

Le récit a commencé à me captiver lorsque une nouvelle piste mène Servaz et Ziegler à la colonie désaffectée des Isards. A partir de là, je me suis laissée porter par l'enquête, « énorme masse de non-dits, de douleurs et de secrets » dans ces Pyrénées hostiles où « les gens sont des icebergs », où les mobiles prennent « racine dans le passé ». Et même si tout est assez convenu (« Vous pensiez trouver quoi en venant ici ? Des génies du mal ? Il n'y a que de malheureux psychotiques, des pauvres types et des malades »), j'ai apprécié la fluidité de l'écriture, quelques rebondissements sympathiques, et toujours, cette atmosphère enneigée qui lui confère un contexte si particulier.
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