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Lucia Guerrero tome 1 sur 2
EAN : 9782374484068
474 pages
XO Editions (31/03/2022)
  Existe en édition audio
3.77/5   1790 notes
Résumé :
À l'université de Salamanque, un groupe d'étudiants en criminologie découvre l'existence d'un tueur passé sous les radars depuis plusieurs décennies et qui met en scène ses victimes en s'inspirant de tableaux de la Renaissance.

À Madrid, l'enquêtrice Lucia Guerrero trouve son équipier crucifié sur un calvaire et se lance sur les traces de celui que l'on surnomme le "tueur à la colle".
Tous vont être confrontés à leur propre passé, à leurs terre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (263) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 1790 notes
Un roman hyper addictif , qui se lit super bien, tout seul même.
Les personnages sont travaillés. Ils créent l'empathie du lecteur.
Et puis l'écriture de Minier est formidable, elle captive son lectorat .
L'atmosphère qui se dégage de ce roman est aussi très bien fait. Ce roman est formidablement bien construit.

Mais mon grand soucis est sur un final prévisible. Si le scénario de base est génial, je ne peux malheureusement pas adhérer au final. Je l'ai trouvé simpliste, prévisible, basique et disons le clairement décevant.
On a des passages tellement tortueux, que l'on s'attend également a une fin magistrale... Je ne peux que comparer au soufflé qui tombe à plat.

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Amicale ibérique de psychopathes !
Bernard Minier fait souffler son détecteur toulousain de mabouls, Martin Servaz, qui n'a pas volé quelques jours de RTT et une petite pause dans ses aventures. D'ailleurs, sur ses deux dernières enquêtes, mes billets ne l'avaient pas épargné car on sentait le garçon un peu essoufflé. Et puis, vu l'abattage, il doit rester plus d'ours que de tueurs en série dans les Pyrénées. L'espèce est en voie d'extinction dans le Sud-Ouest.
Donc, vamos à Salamanque et faisons la connaissance d'une nouvelle héroïne, Lucia, forcément sauvage, désobéissante, à la vie personnelle chaotique et aux méthodes borderline. Je crois que si un jour je devais me lancer dans l'écriture d'un polar, j'essaierai pour changer un peu, de créer un personnage docile, équilibré, heureux, respectueux des procédures et à la vie familiale équilibrée. Bon, même avec un peu d'humour, cela serait aussi ennuyeux qu'un manuel de yoga.
Le coéquipier de la pauvre Lucia est retrouvé crucifié à un calvaire. Un vrai calvaire quand on n'a pas de clous à disposition, mais le tueur devait connaître la vieille pub pour la Colle Super Glue 3 réalisée sans trucage avec le gars collé au plafond et la victime est mieux fixé qu'un post-it sur un frigidaire. Et Hop ! Jésus en Patafix !
Ce crime à la mise en scène macabre qui s'inspire de tableaux de la Renaissance (les assassins ont plus de culture que de remords) est relié à d'autres meurtres tout aussi scotchant par un groupe d'étudiants de l'université de Salamanque. Ils vont avec leur professeur et un logiciel révolutionnaire aider Lucia dans son enquête.
Bernard Minier change de pays mais il conserve la même construction en mille-feuille. Je pourrai me damner pour cette pâtisserie, précision, qui il est vrai, n'a rien à faire dans ce billet mais certaines vérités doivent être révélées au monde !
Pour parvenir à débusquer l'assassin pot de colle, l'intrigue transite par d'autres atrocités et turpitudes, en partant du principe que le mal attire le mal et qu'un certain esprit d'équipe anime tous les fêlés de la Ciudad. Cette inflation nuit au pouvoir d'achat des victimes mais aussi un peu au réalisme de l'intrigue.
Néanmoins, j'ai retrouvé avec plaisir dans cette histoire l'énergie des premiers romans de l'auteur. le rythme est haletant, le suspense est garanti (pas 100 % bio) jusqu'à la dernière page, et surtout, Bernard Minier s'est rappelé qu'il était écrivain et pas sociologue, et il nous épargne ses réflexions « discount » sur l'état de la société qui polluaient ses derniers romans. Il redevient ici l'excellent conteur d'histoires qu'il est et se concentre sur son intrigue et ses personnages. Merci et Olé belles scènes de crimes !
Comme il s'agit d'une première aventure, Lucia garde encore beaucoup de mystères, nous faisons juste sa connaissance, pas de sexe et de tutoiement au premier rancard, mais nul doute que ses petits secrets seront bientôt dévoilés et je mets ma main au feu (doux, car je suis un peu douillet) que l'auteur a déjà en tête de réunir dans quelques années son enquêtrice espagnole et Martin Servaz pour partager quelques tapas et trépas à la frontière des deux pays, sur la crête d'une montagne pyrénéenne, par exemple. Les paris sont ouverts.
Même pour les auteurs, les vacances à l'étranger sont revigorantes. J'ai envie de Pata Negra moi !
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J'aurais pu, j'aurais voulu le noter cinq étoiles tant j'étais contente de retrouver le Bernard Minier du début, l'auteur de polars addictifs, aux personnages forts, sans être polluée par des considérations sur la société alourdissant le propos sans réel enrichissement (comme dans La vallée et plus encore La chasse)

Alors pourquoi seulement Quatre (cela a même failli être moins) ? La fin :-( Je ne l'ai pas trouvée à la hauteur du reste du roman. A la fois trop rapide et trop prévisible, j'y ai même trouvé quelques invraisemblances, ça c'est pour la résolution de l'enquête, et puis les toutes dernières lignes qui, je l'espère en tout cas, annoncent un autre tome à venir des aventures de Lucia, mais qui pour moi sont inutilement dramatiques.

Maintenant que j'ai exprimé ce qui ne m'a pas plu, revenons sur tout le reste qui m'a enchantée.
Le cadre d'abord, on est au mois de Novembre, il fait froid, humide, pluie et neige sont au rendez-vous, dans des décors soit d'une nature peu attrayante, soit de villes moyenâgeuses aux ruelles menaçantes.
La tension, omniprésente, grandissante, qui m'a obligée par moments, à poser le livre, aller faire un tour pour reprendre mon souffle. Je ne sais pas si vous voyez ce sentiment contradictoire qui fait que vous voulez savoir, vous voulez arrivez aux dernières pages, mais en mème temps vous avez besoin de faire une pause parce que vous craignez le pire .... ce qui a accentué ma déception sur le final.
Les personnages, nombreux fouillés, certains torturés, beaucoup de coupables potentiels, une héroïne seule, divorcée, aux méthodes souvent aux limites de la déontologie, au passé qui la hante, qui suscite la sympathie du lecteur au service d'une intrigue bien menée, au scénario un peu alambiqué mais addictif.

Cette fin, quel dommage ...
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Hyper déçue.
J'attendais ce livre impatiemment et ..... rien ne s'est passé.
Mais rien de rien.
Ennui profond, trop de temps morts, ça part en vrille deci delà, la fin est très décevante. J'ai peiné à le terminer.
Je m'attendais à mieux.
Comme quoi encore un auteur qui n'est pas régulier dans ses publications.
On ne peut pas s'y fier.
Et puis Minier aurait pu faire un effort quant au style.
Dommage, l'idée était bonne....
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C'était écrit. Voir Bernard Minier traverser de l'autre côté de ses Pyrénées chéries n'étonnera pas ceux qui le suivent, qui savent que l'Espagne fait aussi partie de son patrimoine. Génétique et culturel.

Il y a Servaz, il y a désormais également Lucia.

Rien ne sert de les comparer, ils ne sont pas le Yin et le yang, mais deux caractères différents, bien marqués.

Lucia est une femme flic qui se meut dans un monde d'hommes au sein de la Guardia Civil. Guerrero de son patronyme, traduire « la guerrière ».

Oui, un tempérament bien marqué, pas toujours maîtrisable. Une volonté de fer, mais également des failles saillantes.

Ce nouveau roman permet de la découvrir à travers une enquête à laquelle elle se retrouve intimement liée. L'action débute par le meurtre atroce, mais graphiquement marquant, de son coéquipier.

D'ailleurs, ce Minier-là se révèle encore plus visuel que les précédents. Par la mise en scène des meurtres répétés, par les thématiques révélées. Par l'écriture aussi, qui fait encore davantage appel à notre mémoire visuelle et à notre capacité de se figurer les scènes décrites.

L'écrivain à succès ne répète jamais simplement ses gammes, chaque livre a sa propre personnalité. Celui-ci se veut moins engagé, moins à l'écoute de notre monde comme l'était le précédent, La chasse.

Lucia est avant tout un thriller qui travaille le divertissement, l'ambiance, le rythme, l'intrigue.

Divertissement et rythme, avec une histoire qui pulse sans cesse sur 470 pages. Même si rien n'est simple et que les strates de lecture sont multiples.

Ambiance, à travers la découverte de ce bout d'Espagne. Mais aussi, surtout, par l'étrangeté de la violence d'un tueur qui met en scène ses actes comme d'antiques oeuvres d'art.

L'auteur a façonné son atmosphère pour la rendre particulièrement angoissante. La peur est omniprésente, emmenant le lecteur vers le genre de thrillers qui crée viscéralement le malaise.

L'histoire est sans doute moins typée que certains précédents romans. Mais l'auteur fait la différence par son savoir-faire singulier et sa capacité à construire un décorum formidablement immersif.

La virée espagnole est une belle incursion géographique et culturelle, qui sonne juste, qui donne de la matière et de l'épaisseur au récit.

Mais l'auteur ne peut pas totalement se déconnecter de l'époque, à l'image de son groupe d'étudiants en criminologie travaillant sur un logiciel qui pourrait révolutionner les enquêtes criminelles.

Lucia est un thriller sacrément prenant, bien construit, sombrement ludique, diablement captivant. Avec une toile de fond dense et une narration qui maîtrise parfaitement les ingrédients qui rendent l'intrigue impossible à lâcher.

Lucia est aussi un personnage d'une belle épaisseur, et qui n'a clairement pas tout révélé d'elle. de quoi permettre de donner corps à une future autre histoire. A suivre ?
Lien : https://gruznamur.com/2022/0..
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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec
05 septembre 2022
Légendes inquiétantes, tableaux de l’époque baroque, ruelles tortueuses, références aux Métamorphoses d’Ovide, esprits dérangés : tout est en place pour une histoire complexe... et absolument terrifiante.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Lexpress
03 mai 2022
Dans un passage oppressant, un personnage a "l'impression que son coeur se prenait pour Phil Collins à la batterie". La palpitante narration de Lucia ne manque pas de rebondissements - et c'est mieux que du Phil Collins !
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro
22 avril 2022
Les lecteurs devraient apprécier le nouveau voyage proposé par ce maître du polar, et s'attacher à Lucia, petite lumière dans un monde de ténèbres.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaTribuneDeGeneve
19 avril 2022
Avec ce 10e roman, il renouvelle ses approches et méthodes, dans des machinations toujours construites sur un back-ground étoffé de recherches solides.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
Il est évident que, dans les années à venir, Internet sera le triomphe, l'avènement de tout ce que la planète compte de fous, de dégénérés, de criminels et de fanatiques. Ceux qui ont inventé la Toile ont ouvert la plus grande boîte de Pandore de toute l'histoire de l'humanité.
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Salomón savait qu'il y avait désormais des algorithmes dans à peu près tout ce qui nous entoure. Dans les sciences, la finance, dans nos voitures, nos téléphones, dans les propositions de séries sur Netflix, Apple TV ou Amazon Prime, dans le choix d'un partenaire sexuel sur les applis de de rencontres, dans le trading à haute fréquence des Bourses du monde entier... Que, sans eux, la planete se serait arrêtée de tourner.
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-Je ne bouge pas beaucoup d'ici, continua le vieil homme, mais je voyage par les livres. (Il eut un geste vers les rayons de la bibliothèque.) Tout éveille ma curiosité: les Sciences, l'histoire, la philosophie, la poésie, la sociologie, la mythologie, les religions, l'Antiquité...
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Il était 19h58, et les terrasses de la Plaza Mayorde Salamanque étaient noires de monde malgré le froid, peuplées de grappes d'étudiants et de touristes.
Assis au milieu d'eux, emmitouflé dans son manteau d'hiver, Salomón Borges se réchauffait à l'aide d'un carajillo- du café brûlant additionné de brandy, de sucre et de cannelle -tout en admirant la place illuminée. Un vrai décor de théâtre. L'une des plus belles places d'Espagne, avec ses arcades, ses colonnes, ses rangées de balcons et ses médaillons reprenant les bustes de Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom de Cid, d'Isabelle et Ferdinand, les Rois très catholiques, de Charles Quint ou encore d'Hernán Cortés et de Francisco Pizarro. Autrement dit, conquêtes, meurtres, colonialisme... Une civilisation dont les briques étaient des cadavres et le ciment du sang. Comme toutes les civilisations depuis la nuit des temps, se dit-il. Est-ce que les civilisations arabe et ottomane n'avaient pas alimenté les marchés aux esclaves pendant des siècles ? Est-ce que leur première préoccupation n'avait pas été de massacrer gaiement leurs voisins ? Est-ce que les Japonais à Nankin ou les groupes armés de la deuxième guerre du Congo avaient été moins cruels que les envahisseurs occiden- taux en recourant massivement à la torture et aux viols collectifs ? Est-ce que les Occidentaux ne s'étaient pas également massacrés entre eux plus d'une fois ? La stratégie qui consistait à faire porter tous les torts à l'ennemi pour justifier ses propres crimes était vieille comme le monde.
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L’univers a ses mystères, songea-t-elle. À lui seul, le soleil représente 99 % de la masse du système solaire ; il n’y a aucun son dans l’espace ; pour chaque être humain sur terre il existe environ 1,6 million de fourmis ; l’une des plus anciennes œuvres littéraires de l’humanité s’appelle L’Épopée de Gilgamesh, elle est rédigée sur des tablettes d’argile et son personnage principal était déjà obsédé par la mort. C’était Rafael, son petit frère, qui lui avait appris tout ça… Mais ce mystère-ci était pour Lucia le plus grand, le plus incompréhensible de tous.
Celui de la cruauté, du mal absolu.
Elle sentit la nausée monter. Se força néanmoins à fixer cette atrocité qui défiait l’entendement.
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