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Alain Delahaye (Traducteur)
EAN : 9782070732609
300 pages
Éditeur : Gallimard (23/02/1995)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 21 notes)
Résumé :
C'est à une vaste célébration du quotidien, dans ce qu'il a à chaque instant de merveilleux et de tragique, que nous convie Susan Minot dans son troisième livre. Lilian, Bostonienne de dix-huit ans, s'éprend de Water Vail - qui s'enrôle dans l'armée, part combattre en Europe, et la laisse sans nouvelles à la fin de la Première Guerre mondiale. Elle se croit alors vouée à la solitude. Mais, quelques années plus tard, elle rencontre Gilbert Finch, homme mélancolique e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
moertzombreur
  15 septembre 2014
Folly
J'ai découvert Susan Minot avec son magnifique roman : Mouflets, tellement poignant,et tellement drôle aussi, un mélange si subtile entre deux sentiments opposés : tristesse et joie, que ce livre m'avait prit à la gorge, je me sens pour l'instant incapable d'écrire une ligne sur ce texte. Donc après Crépuscule je me lance à nouveau avec un autre roman du même auteur. La trame est classique, elle y trace le portrait d'une jeune femme, elle parle d'innocence et de séduction, de séparation et de solitude, et du bouleversement – provoqué par un homme - et qui écroule la routine d'une vie. L'auteur dépeint merveilleusement bien la vie quotidienne de son personnage, dans le décor étouffant du Boston des années 20(clin d'oeil assumé à Edith Wharton et Henry James), ses chagrins et ses espoirs ; elle y parle bien entendu du carcan imposé aux femmes, notamment dans le passage obligé par le mariage. Pas de coupure dans l'écriture entre la narration et les dialogues, la prose est incisive, économe et sans pathos, rendant l'émotion encore plus vive.
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emdicanna
  01 juin 2018
Lilian Eliot et Emma Bovary sont soeurs jumelles. Et combien d'autres leur ressemblent, leur ont ressemblé et leur ressembleront ! C'est l'histoire des illusions qui s'effritent petit à petit devant la réalité, les souffrances intimes que cela engendre et qui ne se partagent avec personne. Les tentatives d'en sortir par les mêmes erreurs sans cesse recommencées.
Les sentiments sont très bien décrits, par petites touches au vocabulaire aussi simple que les faits qu'il décrit, et par là-même implacable. Les moments de vie sont exposés en paragraphes qui prennent tout leur sens par leur chute, une petite phrase faussement anodine qui plonge le lecteur dans une certaine désespérance.
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Sofiert
  08 avril 2020
Un roman dans le style de Henry James, avec ce portrait de femme, tout en délicatesse,elle qui cherche les frissons de l'amour et perd ses illusions dans un mariage des plus conventionnels et une histoire d'amour qui n'en est pas une.
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VivianeB
  09 décembre 2012
Un très beau portrait d'une femme en quête d'un amour absolu et placée face à un choix de vie. Avec « Crépuscule », c'est un des meilleurs livres de l'auteur.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
emdicannaemdicanna   01 juin 2018
A ce moment précis, Lilian baissa les yeux vers sa main et s'aperçut avec terreur que la bague de fiançailles qu'elle avait choisie avec Gilbert à la bijouterie de M. Parson n'était plus là. Elle demanda l'autorisation de quitter la table, et fouilla sa chambre de fond en comble, retournant toutes les poches, regardant jusque sous le lit. Puis elle demeura un instant figée et muette, avant de s'abandonner à des sanglots convulsifs. Elle envoya un mot au Somerset Club, où elle avait déjeuné, un autre à la boutique de Boylston Street, où elle avait acheté les serviettes de toilette, et un autre encore à la famille Sears, où Marian et elle étaient allées prendre le thé. Elle ne ferma pratiquement pas l'oeil de la nuit. Au matin elle apprit par Louis Joseph que l'on n'avait rien trouvé, et on apporta un petit mot méprisant d'Elsie Sears disant que les recherches effectuées entre les coussins de tous les fauteuils étaient demeurées infructueuses. Le téléphone sonna. C'était le Somerset Club. La bague avait été découverte près des lavabos dans les toilettes des dames.
Gilbert alla la chercher en venant dîner ce soir-là, et il la mit de nouveau au doigt de Lilian. Il ne paraissait nullement troublé par l'incident.
- Tu lui as fait quelque chose ? dit-elle, le contemplant comme s'il était un magicien. J'ai l'impression qu'elle est devenue plus grosse.
Gilbert Finch se contenta de hausser les épaules.
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emdicannaemdicanna   31 mai 2018
Tu devrais envoyer plus souvent les enfants ailleurs, dit Gilbert. Il était revenu, exténué par sa semaine en ville, et il avait remarqué qu'elle était de meilleure humeur. Ils s'habillaient pour le dîner, et il lui tapota la main en passant à côté d'elle d'un pas traînant. Elle sursauta, comparant cet affleurement à la pression vigoureuse de la main d'un autre. Puis elle se rappela, dans un étrange retour en arrière, comme Gilbert Finch lui aussi avait pressé sa main avec passion, quand ils avaient parcouru l'Ecosse en voiture, avec les feuilles des arbres qui défilaient à toute vitesse. ; et le bel édifice bien ordonné de ses sentiments s'écroula dans un chaos informe.
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emdicannaemdicanna   31 mai 2018
- Cependant, poursuivit Irène, je ne dis pas que c'est notre vie qui est en défaut. C'est simplement que je n'y vois pas toutes les coïncidences qu'il y a dans les livres, et les aventures, et la façon dont les gens disent toujours exactement ce qu'ils doivent dire. Je ne vois pas ça autour de moi.
- Mais c'est ça qu'on aime lire, dit Dolly. J'ai adoré le dernier feuilleton du Saturday Evening Post. Est-ce que quelqu'un l'a lu ?
Irène fronça les sourcils. Elle avait été plutôt mal avisée de se lancer dans une telle tentative.
- Je me demande simplement pourquoi personne n'écrit sur la vie telle qu'elle est - vous savez, la vie de tous les jours, où il ne se passe jamais rien.
- ça risquerait d'être ennuyeux, dit Lilian.
- Je suppose, répondit Irène. Encore que l'on éprouve des sentiments dans une vie ennuyeuse, et ceux-ci ne sont pas ennuyeux. Ne vaudrait-il pas la peine d'écrire sur le sujet ?
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emdicannaemdicanna   31 mai 2018
Elle redécouvrit ce qu'elle avait déjà appris à d'autres occasions puis oublié : que quelque chose que l'on avait imaginé d'une certaine façon pouvait, si on lui laissait le temps, se révéler totalement différent, sans que la chose elle-même ait changé en quoi que ce fût. Le phénomène s'était produit avec des lieux, des objets et avec des personnes, et elle avait remarqué cette évolution très précisément dans le sourire de Gilbert. Quand elle l'avait rencontré pour la première fois, l'expression paisible de sa bouche avait constitué pour elle comme un fanal, mais aujourd'hui, après des années passées à l'examiner, ce sourire lui paraissait un signe de démission, une porte fermée qui ne s'ouvrirait pas, une porte qui servait à cacher quelque chose. Peut-être celle-ci dissimulait-elle des chagrins, elle pouvait tout à fait l'imaginer. Ils avaient leurs chagrins l'un et l'autre, supposait-elle.
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emdicannaemdicanna   31 mai 2018
Il se pouvait que l'amour de Gilbert ne fût pas spécifiquement orienté vers elle. N'importe qui peut-être aurait pu être là dans la bibliothèque avec lui, n'importe qui d'autre aurait pu partager sa vie, n'importe quelle autre femme, du moment qu'elle était digne de confiance , agréable et disposée à s'occuper de la maison, capable de préparer le dîner pour dix-neuf heures quinze précises, de localiser ses jumelles, et de le laisser boire son cocktail tranquillement. Ce n'était pas elle en tant que telle qui lui était nécessaire, mais plutôt une quelconque personne née à Boston à peu près en même temps qu'elle, qui s'habillait comme elle, qui préférait une vie calme, qui possédait un peu d'argent, et qui acceptait de lui ficher la paix. Et des personnes comme celle-là, il y en avait un certain nombre.
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