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Éditeur : Seuil (05/10/2017)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 44 notes)
Résumé :
De 2012 à 2016, la banlieue rebelle de Daraya a subi un siège implacable imposé par Damas. Quatre années de descente aux enfers, rythmées par les bombardements au baril d’explosifs, les attaques au gaz chimique, la soumission par la faim. Face à la violence du régime de Bachar al-Assad, une quarantaine de jeunes révolutionnaires syriens a fait le pari insolite d’exhumer des milliers d’ouvrages ensevelis sous les ruines pour les rassembler dans une bibliothèque cland... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  03 décembre 2017
Des bombes, des ruines, des livres récupérés, stockés, installés dans une cave protégée et ouverte à tous. L'idée germée dans la tête d'un étudiant, militant anti Bachar-el-Assad, fait école et intrigue, au point de créer un pont virtuel de conversations Internet chaotiques avec une jeune française installée en Turquie.
Delphine Minoui est notre guide dans cette découverte qui la fascine. Les liens d'amitié et de soutien se créent avec ses jeunes correspondants combattants qui parlent tous d'un espace de liberté par la connaissance, réponse cinglante à la dictature verrouillée du parti Baas syrien.
La petite bibliothèque est un ailleurs où la guerre disparaît, où n'existe nulle censure, où les mots et les histoires ouvrent vers d'autres mondes. Les livres en bouée de sauvetage entre deux combats de rues, pour éloigner la peur, pour se divertir, pour s'instruire, pour rêver, pour se discipliner et retrouver une forme de normalité.
Et surtout les livres en "bouclier contre l'obscurantisme".
En décor de cette belle idée humaniste de bibliothèque secrète, le récit éclaire le quotidien dramatique de la population de Daraya*, le courage et la détermination, le terrorisme d'Etat, l'émergence des groupes djihadistes et de l'Etat Islamique. Par des chapitres courts et oppressants, on accompagne les combattants dits rebelles pendant plusieurs années de résistance, jusqu'à l'évacuation totale en été 2016, laissant un champ de ruines.
Un documentaire littéraire remarquable, extrêmement touchant, qui fait admirablement écho à notre amour des livres, à nous lecteurs, si douillettement installés dans un cocon de tranquillité pour s'adonner au plaisir de la lecture.
*Banlieue de Damas, qui subit près de 4 ans de siège et fut détruite à 90%.
Sélection Document pour le Grand Prix des Lectrices ELLE 2018
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Yaena
  05 novembre 2017
Peut être aurais-je dû attendre de décolérer avant d'écrire cette critique mais je n'ai pas envie d'être politiquement correcte et quitte à passer pour quelqu'un de naïf qui vit dans le monde des bisounours et qui n'y connais rien en politique internationale et en diplomatie je décide finalement d'écrire à chaud.
En si peu de pages Dephine MINOUI nous montre le pire et le meilleur de l'humanité. Au coeur de la Syrie: Daraya, une ville acculée qui pourtant résiste, tient tête, lutte. Ses mille et quelques âmes refusent le choix qu'on leur offre: Bachar al assad, ou al nostra voire Daech autant dire la peste ou le choléra. Alors ils créent une troisième voie : la liberté, la démocratie, la vie en réponse à la haine et à la guerre. Cela aurait-il était possible sans les livres? Est ce un hasard si cette ville qui s'oppose à la fois aux idées des djiadistes et de bachar al assad est aussi celle qui décida de sauver tous les ouvrages qu'ils trouveraient et de les regrouper dans une bibliothèque accessible à tous. Incroyable! En pleine guerre alors qu'ils manquent de tout, quelques hommes décident de fouiller les décombres des maisons de récupérer tous les livres qu'ils y trouveront de noter le nom de leur propriétaire afin de pouvoir leur restituer à leur retour (quel civisme!) et de les mettre à disposition des habitants de Daraya dans une bibliothèque sourterraine et clandestine. de la contrebande culturelle! Ahmad, Omar, Ustez, Shadi, Hussam (de son vrai prénom Jihad), Abou Malek et tous les autres ces hommes d'une grande humanité vont poser faire naître autour de cette bibliothèque et de ces livres une véritable lutte contre la fatalité de la guerre. Cela va leur permettre d'échapper au quotidien, de continuer à vivre et à faire des projets d'avenir. Au milieu des bombes et malgré la faim certains s'inscrivent à des cours par correspondance, organisent des colloques, s'improvisent enseignants, apprennent l'anglais, visionnent le fabuleux destin d'Amélie Poulain, citent Hugo et lisent des témoignages de villes assiégés pour se sentir moins seuls et garder espoir. La ville n'est pas dirigée par les militaires mais par des civils: par les habitants de Daraya. On a envie de rencontrer ces hommes de les soutenir, de leur dire merci pour cette leçon de vie.
On peut légitimement se demander, et l'auteur ne s'en prive pas, si certains d'entre eux ne sont pas tentés par le djiad. Avec honnêteté ceux à qui Delphine Minoui a posé la question répondent que bien entendu ce fut une tentation pour certains, mais non. Finalement la raison et la reflexion l'ont emporté. Comment ne pas le croire et ne pas être touchés par ces hommes qui au lendemain des attentats du Bataclan envoient un mail à l'auteur pour assurer la France de leur soutient? Eux qui n'ont rien et qui sont acculés de toutes parts et qui peuvent être tués à chaque instant. Cette ville et ses habitants luttent contre le terrorisme et poutant ils sont seuls, livrés à eux mêmes. L'ONU, la communauté internationale, la France, personne n'apportera son aide à Daraya ou si peu. Oui il s'agit de problèmes ionternationaux, oui nous marchons sur des oeufs, oui il y a des problématiques de souveraineté, de non ingérence. Mais ces argements semblent pourtant sonner bien creux face à ces gens qui meurent de faim et qu'un désastre sanitaire menace. Tant pis pour les vieux et les nourrissons il ne faut pas contrarier Bachard al assad et encore moins la russie. Oui je sais c'est un peu simpliste mais n'aurions nous pas pu faire un peu plus que de les laisser mourrir de faim seuls et abandonnés? Napalm, gaz Sarin, schrapnel, je pensais que ces termes appartenaient au passé et bien non. Bien que la communauté internationale interdise le recours à ces méthodes Daraya en fit les frais. Et quelles furent les conséquences pour avoir transgresser cette règle? Aucune. Il semblerait que les règles en matière internationale aboutissent à permettre aux tyrans et aux brutes d'agir librement bien plus qu'elles ne protègent les populations. Il y a la théorie et la pratique.
En pointillé l'auteur nous parle aussi des migrants. Récemment l'auteur de «Les âmes errantes», Tobie Nathan, disait qu'auparavant nous parlions d'immigrés, maintenant on emploi le terme de migrants comme s'ils n'étaient jamais arrivés, que leur voyage était sans fin. Cela me paraît terriblement vrai. Quel avenir pour ces populations si nous refusons de leur apporter notre aide sur place et si nous refusons également de les accueillir?
Un documentaire qui soulève de vrais questions de société, d'actualité. Il nous amène aussi à nous questionner sur l'humanité et notre rapport aux autres à «l'étranger». Il rappelle l'importance de l'accès à la culture aux connaissances, aux livres, notamment dans la lutte contre la radicalisation. Delphine MINOUI a fait un travail remarquable de recherche dans une région difficile, voire impossible d'accès. Elle nous a montré ces hommes de Daraya nous a permis d'avoir une petite idée de «ce qui se passe en Syrie». Nous avons accompagné ces hommes au fil des pages et tremblés pour eux. Ces héros qui s'ignorent font partis de ceux qui permettent d'avoir encore foi en l'Homme.
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ChtiBaboun
  07 novembre 2017
Je me souviens d'un reportage TV, des gens dans un car évacués d'une ville en Syrie. J'avais en son temps était bouleversé par ces images. Des regards derrière une vitre de bus. Toute l'horreur de la guerre, des déplacements forcés.
Ce bus quittait Daraya dans la proche banlieue de Damas
En lisant Les passeurs de livres de Daraya de Delphine Minoui j'ai découvert pourquoi ce bus emmené loin des familles.
Par son écoute, son empathie Delphine Minoui nous offre un livre unique
Elle nous offre une réflexion profonde sur la réalité de la Syrie
Comment ne pas être ému, bouleversé par ces jeunes de Daraya qui vont relever un défi fou.
Daraya est une ville martyr de Syrie. Bachar El Assad est persuadé que cette ville est un nid de terroristes affiliés à al Nostra ou à Daesh
Et quand il ne pense pas cela il est persuadé que Daraya veut lui prendre une partie de son pouvoir dictatorial
Alors le régime syrien bombarde, affame Daraya.
Pendant 4 ans jours et nuits , nuits et jours
Daraya passera de 22 000 à 8 000 habitants . Des morts , des exils en Turquie.
Dans ce Daraya fracassé, des jeunes syriens vont entretenir la lumière.
Ils ont 23 ans et ils vont décider de construire une bibliothèque cachée pour eux et les gens de Daraya.
Ils vont récupérer dans les maisons bombardées tous les livres encore existants que ce soit des livres arabes,européens ou américains
Ils vont tout cataloguer et tout mettre à disposition
Il y a les enfants soldats. Il y a maintenant les bibliothécaires soldats
Ces livres sont pour eux synonyme de liberté de culture de résistance.
Delphine Minoui va nous faire découvrir ce parcours et nous convertir au bienfait de Skype Whatsapp et d'Internet et des réseaux sociaux
Ces réseaux sociaux qui sont pour ces jeunes syriens un lien primordial face à la dictature syrienne
Delphine Minoui,à la suite de ces jeunes syriens à été la passeuse de livres de Daraya
A notre tour d'être des passeurs de livre
Le livre qui par ces écrits est un vecteur de liberté de tolérance de culture.
Page 29 du livre
"Leur résistance par les livres est fascinante. ...les livres ces sédiments de la mémoire qui défient les carcans.Du temps. de l'asservissement . de l'ignorance"
A lire absolument
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Squirelito
  13 janvier 2018
Damas, Alep, Homs, Raqqa, Palmyre… Des villes avec des quartiers entiers transformés en morceaux squelettiques, des champs de ruines à perte de vue, des immeubles fantômes et des milliers de vies qui ont été anéanties par les bombardements, les attentats, la torture, la famine…
Depuis des années, ce n'est plus une lutte pour vivre mais pour survivre. Et puis, il y a Daraya, ville des environs de Damas qui comptait plus de 75.000 habitants en 2007… le 25 août 2012 a lieu un massacre de la part des forces gouvernementales, officiellement des représailles contre des terroristes. Pourtant les 1ères manifestations étaient pacifiques, des révolutionnaires offrant des fleurs aux soldats et réclamant seulement plus de démocratie, plus de liberté. Mais, le sort de milliers d'habitants fut plié, plus de 800 morts et un exode massif. Néanmoins, une poignée de vaillants combattants de la liberté est restée et, un jour, au milieu des décombres, ils dénichent une arme terrible, une arme capable de rassembler, une arme qui fait vivre, une arme qui suscite l'espoir, une arme sans bruit, sans odeur mais universelle, une arme qui fait battre les coeurs : un livre !
Grâce à Internet et à ses contacts, une journaliste a eu vent de cette histoire incroyable. C'est Delphine Minoui, auteure de plusieurs ouvrages dont « Je vous écris de Téhéran », qui va se mettre en relation avec ces jeunes gens porteurs d'une énergie incroyable et raconte dans « Les Passeurs de livres de Daraya » cette épopée livresque au milieu des bombes. Un document absolument magnifique tant par sa puissance narrative que par l'engagement bouleversant de ces jeunes syriens.
Ces jeunes gens, parfois blessés, parfois revenus de prison, qui vont jour après jour récolter des livres, les rassembler, les archiver, les ranger soigneusement dans un espace obscur, dans les entrailles d'une ville décharnée. Ils vont prendre soin de noter le nom du propriétaire sur chaque ouvrage, car pour eux, ils appartiennent à quelqu'un et devront être restitués quand la guerre sera finie. L'un des miracles dans ce pandémonium est que la plupart de ces adultes n'étaient pas des lecteurs mais soudainement ils puisent une force, trouvent une lumière en découvrant les récits d'Antoine de Saint-Exupéry avec son « Petit prince » ou de Paulo Coelho et son « Alchimiste ».
Au fil des pages, on apprend que « la lecture est un refuge », qu'elle « aide à penser positivement et permet de chasser les idées négatives », que le livre est le meilleur des outils pour « s'évader, pour se retrouver, pour exister » et que lire est « un acte de transgression ».
Dans cet enfer où se côtoient les barils d'explosifs, la prolifération de gaz toxiques, l'absurdité des convois humanitaires, l'hypocrisie des instances occidentales, il y a des hommes et des femmes qui trouvent le courage de créer une bibliothèque pour partager avec d'autres cette « mélodie de mots contre le diktat des bombes ».
Des histoires touchantes comme celle de cet amour qui va naître via l'échange de livres et surtout l'empathie de l'auteure envers ces messagers de tous les espoirs, font de ce livre une bible livresque, une ode à la puissance de l'écriture, un arc-en-ciel de nuances d'espérance, une référence journalistique et une leçon d'humilité.
Les livres comme arme d'instruction massive, les livres comme chant de la liberté, cette liberté que Paul Eluard voulait écrire partout, sur tous les murs. En refermant ce livre, j'ai aussi envie de crier : Syrie, j'écris ton nom ; peuple syrien, j'écris ton nom. En espérant que des mains se tendent vers les pages de la démocratie.
Lien : http://squirelito.blogspot.f..
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supernova7
  10 janvier 2018
Un document magnifique et poignant sur un lieu au service du savoir et de la philosophie pour contrer la guerre et le terrorisme, une bibliothèque secrète au coeur de la ville assiégée de Daraya. En plein chaos sous les bombes, des jeunes révolutionnaires syriens vont rassembler des livres découverts sous les ruines et constituer une véritable bibliothèque d'ouvrages arabes mais aussi occidentaux, de la poésie, des essais politiques, de la philosophie. J'ai découvert, à travers les échanges virtuels entre l'auteure journaliste et quelques-uns des activistes, un formidable projet pour résister grâce aux livres, à leurs idées et à leur espoir de liberté et de démocratie pour leur pays. Il s'agit ici d'un appel à la tolérance et d'un rejet total de l'islamisme radical et de la violence du régime de Bachar al-Assad.
La bibliothèque est le point de départ et le fil rouge de ce document mais l'auteur nous raconte aussi le terrible siège de Daraya, la montée de la révolte pendant le Printemps arabe, les manifestations pacifistes et l'évacuation de la ville assiégée laissant la bibliothèque aux mains du régime. C'est très instructif sur la situation là-bas, je ne connaissais cette ville de la banlieue de Damas qu'à travers quelques photos de presse. Les différents intervenants sont très touchants et arrivent à insuffler une belle puissance au récit. Pour eux, les livres sont une porte ouverte vers la réflexion, une parenthèse entre les combats et un moyen de s'évader. Ils développent leur pensée grâce à la philosophie, ouvrent leurs horizons et échangent leurs idées dans cette enclave secrète et préservée.
Mes mots ne seront pas assez justes et assez forts pour vous décrire mon ressenti par rapport à ce livre mais il est à mettre entre toutes les mains, à échanger et à faire connaître autour de nous pour que le combat de ces jeunes syriens ne soit pas vain. C'est un petit bijou et un énorme coup de coeur dans la catégorie « Documents » du prix des lectrices Elle 2018.
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   23 novembre 2017
Delphine Minoui raconte l’histoire magnifique d’une bibliothèque sous les bombes à Daraya, la martyre.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   08 novembre 2017
Avant l'inauguration restait une dernière tâche à remplir : numéroter minutieusement chaque recueil et y apposer le nom de son propriétaire sur la première page. (...) Notre but, c'est que chacun puisse récupérer ce qui lui appartient une fois la guerre terminée, insiste Ahmad.
A ses mots, j'ai posé mon crayon. Impressionnée par son civisme. Muette devant un tel sens du respect de l'autre.
Des autres. Nuit et jour, ces jeunes côtoient la mort. La plupart d'entre eux ont tout perdu : leur demeure, leurs amis, leurs parents.
Au milieu du fracas, ils s'accrochent aux livres comme on s'accroche à la vie. Avec l'espoir des meilleurs lendemains. Portés par leur soif de culture, ils sont les discrets artisans d'un idéal démocratique. Un idéal en gestation, qui brave la tyrannie du régime. (p.19)
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fanfanouche24fanfanouche24   07 novembre 2017
(...) je finis par retrouver la trace d'Ahmad Moudjahed, son auteur. Ahmad est l'un des confondateurs de cette agora souterraine. A travers les mailles d'une mauvaise connexion internet, unique lucarne sur le monde extérieur, il me raconte sa ville dévastée, les maisons en ruine, le feu et la poussière, et dans tout ce fracas les milliers d'ouvrages sauvés des décombres et rassemblés dans ce refuge de papier auquel tous les habitants ont accès. Des heures durant, il évoque en détail ce projet de sauvetage du patrimoine culturel, né sur les cendres d'une cité insoumise. Puis il me parle des bombardements incessants. Des ventres qui se vident. Des soupes de feuilles pour conjurer la faim. Et de toutes ces lectures effrénées pour se nourrir l'esprit. Face aux bombes, la bibliothèque est leur forteresse dérobée. Les livres, leurs armes d'instruction massive. (p. 12)
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fanfanouche24fanfanouche24   09 octobre 2017
Ahmad vit sous une pluie de bombes.Il a perdu tant d'amis, n'a pas vu sa famille depuis quatre ans. A Daraya, son quotidien est une montagne d'urgences. Il a pourtant pris le temps de rédiger ce message, de partager sa compassion.
Un terroriste ne s'excuse pas.
Un terroriste ne pleure pas les morts.
Un terroriste ne cite pas - Amélie Poulain- et Victor Hugo.(p. 60)
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celinefabre27celinefabre27   30 septembre 2017
Au milieu du fracas, ils s'accrochent aux livres comme on s'accroche à la vie. Avec l'espoir des meilleurs lendemains. Portés par leur soif de culture, ils sont les discrets artisans d'un idéal démocratique. Un idéal en gestation, qui brave la tyrannie du régime. Qui défie, aussi, la brutalité des soldats au drapeau noir, destructeurs d'antiquités à Palmyre, auteurs du terrible incendie de la bibliothèque de Mossoul, en Irak en 2015. Des mercenaires de la paix face à la destruction prédicatrice.
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VeroneLixelleVeroneLixelle   19 novembre 2017
Les livres, un exutoire. Une mélodie de mots contre le diktat des bombes. La lecture, ce modeste geste d’humanité qui les rattache à l’espoir fou d’un retour à la paix.
A l’ombre de la guerre, les phrases peuvent de nouveau vibrer. Elles sont la marque du temps qui reste quand tout est condamné à disparaitre. Elles frémissent de tous ces mots, ceux de la
sagesse, de l’espoir, de la science, de la philosophie, qui résistent à la poudre d’explosif. Parfaitement ordonnés et classés sur les étagères, les mots sont solides, ils tiennent debout, triomphants,
résistants, vaillants, crédibles, empreints de vérité. Ils offrent des pistes de réflexion, des torrents d’idées, des histoires pour s’échapper. Le monde entier à portée de main.
Leur résistance par les livres est fascinante.
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Videos de Delphine Minoui (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Delphine Minoui
L’intégrale du lundi 9 octobre - 28 minutes - ARTE Delphine Minoui, Syrie, Bachar al-Assad, Bibliothèque clandestine, Fonctionnaires, Fonction publique, Réformes, Syndicats, Claude Askolovitch, Xavier Mauduit, François Saltiel
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