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ISBN : 292455053X
Éditeur : ÉLP éditeur (18/02/2020)

Note moyenne : 4.81/5 (sur 13 notes)
Résumé :
« Les uns et les autres ne connaissent pas, dit l’homme, la glace que nous portons la nuit sur nos épaules, qui croît pendant nos rêves, nous entoure d’une calotte d’un crépuscule à l’autre. Ils ne savent rien de ça, ils vont ici et là, se déplacent comme des bulles. »
Le roman de Christina Mirjol retrace en trois chapitres les conditions de survie héroïques d’un homme sans domicile.
Ce parfait anonyme, ce naufragé des rues, on le devine d’emblée, est... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  19 mars 2020
Le magnifique texte de Chrisina Mirjol m'a immédiatement ramenée à ma récente lecture d' À la ligne, feuillets d'usine de Joseph Ponthus. Qu'elle en soit ici remerciée.
Même poésie des mots et du style, même narration atypique et mêmes effets sur le lecteur : des émotions à foison.
Nous pénétrons dans ce récit aux côtés d'un narrateur, observateur fortuit de la détresse d'Un Homme, un sans-abri anonyme parmi les anonymes, souffrant cruellement du froid, et croisé au hasard d'une sortie au cinéma durant l'hiver 2012. La culpabilité ressentie m'a renvoyée à celle que j'éprouve toujours, lorsque, quittant un commerce, ou conduisant ma voiture, je suis interpellée par la misère qui sévit partout à nos portes, dans la plus grande indifférence … combien de fois ai-je eu à répondre aux questions de ma fille « Mais pourquoi tu ne lui donnes rien à lui ? », sans trouver de réponse honnête … « J'ai donné à cette femme tout à l'heure, et pas à cet homme maintenant car les femmes sont, parmi les plus pauvres, celles qui souffrent le plus », pas réellement convaincue que cette réponse apportée justifie ma conduite …
Puis, nous entrons violemment dans le corps meurtri et la pensée toujours en mouvement de ce SDF, devenu narrateur, et qui se révolte si peu … parlant à son « ami » caddie, son combat est de chaque instant. Trouver une place – convoitée – baignée par le soleil, traîner sa jambe handicapée, parvenir à survivre, à rester debout, jour après jour. le souffle nous manque, l'avancée nous est pénible, la communion est totale.
Est-ce un long poème, est-ce un récit ? Un récit-poème, un poème-récit ? Ce qui est acquis, en revanche, c'est l'émotion que ce roman dégage, et l'empathie qu'il fait naître pour ces exclus invisibles.
Je n'ai jamais détourné les yeux, mais je me suis souvent sentie agacée par le voile de culpabilité que leur présence jetait sur mes trajets … je les verrai avec les yeux de Christina Mirjol dorénavant.
Mais en ces temps de confinement, combien sont-ils à ne plus pouvoir compter sur les maigres subsistances que les passants absents ne leur accordent plus ?
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Tandarica
  29 février 2020
Ce bref roman en trois actes correspond à merveille à une citation que j'ai glanée ici sur ce site : « Sésame et Les lys de John Ruskin : un livre est essentiellement une chose non parlée, mais écrite, et écrite dans un but non de simple communication, mais de permanence ».
Le travail de Christina Mirjol n'est pas tant de communiquer sur cet homme, un sans abri qui parle à son caddie, mais vise la permanence de l'humanité, fût elle blessée par la rudesse de la vie. L'autrice écrit, dans un style à la fois théâtral et poétique un texte à la fois glaçant et chauffé à blanc comme « un sanglot qui revient du fond du lac » (p. 42). Ce qui surprend c'est l'absence de colère manifeste et la sublimation de « ce sursaut de vie qui [lui] est indispensable » (p. 86).
La superbe couverture est réalisée d'après une photo de 2012 de Paul Fave. le roman est précédé par une préface pertinente et émouvante signée Joseph Danan. Celui-ci fait d'ailleurs le rapprochement avec « Si c'est un homme » de Primo Levi.
Magnifique ! Juste magnifique !
Pour clore mon billet qui se veut incitation sincère à la lecture, voici encore une citation : « L'homme à la jambe démente et le petit caddie cahotent en bas de la rue, dans la nuit intolérable. Sous le grand vide cosmique, il dansent comme des étoiles, brinquebalant leur malheur devant un parterre de témoins » (p. 44). Une belle performance pour une véritable permanence littéraire.
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Cancie
  01 mars 2020
Un homme de Christina Mirjol est un petit livre de 123 pages seulement, mais un livre qui marque. D'abord par son écriture, fine, élégante, sobre, poétique et très expressive mais aussi par le thème abordé : la vie d'un invisible, la vie d'un de ces hommes parmi tant d'autres, un sans-abri. Un de ces hommes que nous avons tous croisé un jour. L'auteure que je découvre ici, propose un roman qui sort des sentiers battus par sa façon d'aborder le sujet.
Son livre se compose de trois chapitres. Un premier nous présente cet homme, qui marche et doit, chaque jour chercher une place pour dormir sous ses cartons, le choix de ce lieu étant primordial. le deuxième se déroule en 2012, où l'hiver avait été tardif et février un mois glacial. Sur l'Esplanade de la Grande Bibliothèque, un couple se rendant au cinéma et cherchant à se protéger du froid en attendant l'ouverture des portes va croiser cet homme aux vêtements étriqués et éprouver aussitôt de l'empathie pour celui-ci. Cette pensée du couple retranscrit parfaitement ce qui les sépare de cet homme : "Ô combien sont disjoints notre attente et la sienne, notre propre abattement et sa relégation !"
Dans le dernier chapitre qui représente plus de la moitié du roman et intitulé L'homme et le caddie, l'écrivaine nous entraîne dans un fabuleux et incroyable soliloque avec ce dernier. Bluffant de vérité et de réalisme.
Si un homme parlant à un caddie peut paraître au premier abord un peu loufoque et surréaliste, on s'aperçoit bien vite que pour lui qui est constamment seul, ce caddie lui est devenu indispensable et représente sa planche de salut. Car c'est, cet assemblage de ferraille sur roulettes, abandonné pour vétusté qui lui sert d'appui, n'ayant plus qu'une jambe valide et c'est lui qui transporte ses cartons et sa modeste sacoche. Autrement dit, c'est un compagnon fidèle et qui est en quelque sorte le réceptacle de tout son ressenti et qui se fait l'oreille de sa vie. Quelle peur d'ailleurs, lorsque l'ayant lâché par maladresse dans une rue en pente, ce dernier va aller s'écraser au bas d'une volée d'escaliers. Par chance, il le récupèrera mais quelle difficulté, ensuite pour remonter ces escaliers, d'autant que le froid glacial qui sévit a complètement détérioré la garniture plastique qui permettait d'isoler le métal pour les mains. J'ai peiné à marcher avec lui et souffert du froid avec lui, n'arrivant pas à réchauffer mes mains, ayant du mal comme lui à les mouvoir pour tenter de les mettre sous mes aisselles pour les réchauffer tant l'auteur a rendu vivant ce personnage sans nom !
Christina Mirjol fait preuve d'un réalisme et d'une extrême sensibilité dans l'évocation de cet homme perdu dans sa solitude au milieu d'autres humains qui ne le voient pas. Mais combien sont-ils ces hommes dans la même situation, ces hommes, ou ces femmes d'ailleurs, devenus des ombres que l'on ne voit plus ou qu'on ne veut plus voir ? Faut-il être confronté aux mêmes périls, ici le froid, pour s'apitoyer ? Et si demain, nous nous retrouvions dans la même situation qu'eux, la précarité peut vite advenir, deviendrions-nous, à notre tour, invisibles ?
Un livre qui interpelle sur notre monde contemporain. Comment est-il possible au XXIe siècle, que des hommes soient ainsi abandonnés ?
Pas d'action, pas de suspense, pas de pathos non plus dans cet ouvrage mais la bouleversante description de ce que vit un trop grand nombre d'humains.
Un homme a été pour moi un véritable coup de coeur et je remercie Christina Mirjol pour avoir su donner une voix à ces invisibles. Un livre que je recommande vivement.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Bobby_The_Rasta_Lama
  19 mars 2020
"On est bien peu de chose..."
... si on veut croire la célèbre rose sur parole. En tout cas, S. Zweig, pour qui j'ai beaucoup d'estime, pense un peu comme elle. Dans une de ses nouvelles, il s'interroge sur ce qui reste de l'homme, s'il est dépouillé de tout son vernis social, et doit affronter des choses aussi primaires que la faim, le froid ou la fatigue... car face à ces besoins essentiels, il a tendance à oublier tout le superflu. C'est alors uniquement à lui de garder encore sa force de raisonner, sa volonté, sa dignité humaine. Est-ce seulement possible ? A quoi pense t-on dans ces moments-là ?
La préface d'"Un homme" est belle, mais c'est la description de quelques photos d'oiseaux qui passent l'hiver en ville qui donne la véritable note du départ et fait office d'un prologue original.
C'est bien peu de chose, un oiseau en hiver. Une cavité pour se protéger, une main qui veut bien lui jeter quelques miettes sur le béton. Une bête du bon Dieu, qui vit au jour le jour. En faisant confiance, et en gardant l'espoir que "tout ira"...
Ce livre n'analyse pas les problèmes de la société, ne s'indigne pas, ne dénonce pas. Ne fait pas appel à la charité, et pourtant, sans le pathos inutile, vous trouverez un tas d'interrogations quelque part derrière les lignes de cette histoire simplissime.
Il fait très froid, et le cinéma est encore fermé. On est chaudement habillé, mais l'attente est longue, et le vent glacial prend le dessus; on s'impatiente, et on se plaint. Enfin que ça ouvre...
L'homme n'est pas chaudement habillé, et il ne dit rien. La rencontre est presque trop brève; une main qui retient la porte, pour le laisser entrer, les yeux qui retiennent son image.
Le reste du livre appartient à cet homme sans abri. Un monologue intérieur/extérieur adressé à lui même, à son corps transi et à son caddie. Ce petit caddie rouge qui contient toutes ses possessions à l'intérieur, et qui sert de béquille, car cela fait longtemps que cette damnée jambe ne veut plus obéir aux ordres. C'est un auditeur attentif... sans doute le seul.
Ce soliloque presque théâtral nous fait vivre quelques instants avec l'homme : on constate, on s'interroge, on se répète, on perd le fil, on se répète encore, on radote...
Les choses ridiculement simples deviennent des contraintes inimaginables. Monter l'escalier. Trouver une place à l'abri. Se réchauffer les mains.
Tout converge vers une fin inattendue, presque risible, si elle n'était pas aussi tragique. Mais toujours, cette étrange dignité, même dans la déchéance.
"... bientôt nous arrivons. Nous arrivons, dit l'homme."
On est bien peu de chose, et pourtant, on a cette volonté qui permet d'accomplir bien des choses. Inutile de croire à ces citations creuses qui disent que si tu veux quelque chose, tout l'univers se mettra en marche pour que tu l'obtiennes. L'univers se fiche éperdument de votre petite personne. Vous ne réussirez pas à chaque fois. Mais vous pouvez toujours faire de votre mieux. C'est peut-être ça, l'homme...
Un beau récit. Cinq étoiles ou presque, rien que pour ce passage de la montée de l'escalier.
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cascasimir
  06 mars 2020
"Perché au bord du toit, l'oiseau regardait l'homme et suivait son manège, chaque matin."

Un oiseau? Un merle, un moineau, une bergeronnette?... Peu importe, le gai pinson sait qu'il trouvera toujours une miette de pain, que quelqu'un lui tendra... la main. Contrairement à cet homme, ce pauvre hère qui traîne sa jambe, dans ce froid terrible...

Le bec de l'oiseau émet un appel. Cui cui."Peut-être un cri plaintif."

Un couple attend l'ouverture d'un cinéma. Sur l'esplanade, il n'y a qu'eux et "le silence et le froid. L'air est glacial."

C'est alors qu'ils remarquent le SDF. "Le pauvre homme est gelé. Ses mains n'ont pas de gants. Sa veste est une veste d'été."

Le couple va tenir les portes ouvertes, pour laisser entrer le pauvre diable, avec son caddie, car il boîte.

Et peut être parce qu'on s'est soucié de lui (depuis si longtemps, personne ne le regardait plus, d'aucuns s'en détournaient, et tous l'évitaient...) l'homme blessé se met à parler.

A parler? A soliloquer... comme une pauvre loque, avec son caddie. L'homme n'a plus de compagnon ou d'ami, ( ni de famille?)
Il n'a plus rien, sauf... un bout de trottoir!
L'homme lorgne sur son bout de macadam, le sien! " Aucune place, aucune autre, sur la totalité des places de l'esplanade, dans ce froid, ne la vaut."... " Et elle est au SOLEIL"...

C'est un joli livre poignant et très poétique malgré le sujet. Il faut du talent pour écrire, aussi brillamment, sur ce sujet de société...

L'auteure est une amie Babeliote: "chris49" qui a obtenu le prix " Renaissance de la nouvelle", en 2012, avec "Les petits gouffres" et le prix "Thyde Monnier, la SGDL", en 2008, avec " Suzanne ou le récit de la honte."

Le 3 mars, la fondation Abbé Pierre a décerné les "Pics d'or" aux dispositifs anti-SDF devant les devantures de boutique, pour les empêcher de s'y coucher...
"Des champignons de Paris aux " Rails de métal", à Lyon ou de "Gros plots d'acier", à Lille, devant la MAE...mutuelle pour l'enfant et la famille! Personne ne veut voir un SDF, dénonce la fondation Abbé Pierre....
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
FandolFandol   01 avril 2020
Il n’a pas de ticket, il est l’homme sans papiers, l’homme sans valises qui guette, un voleur, un fraudeur, un détrousseur de lits, qui glisse, qui se faufile, s’assoit clandestinement sur le terrain d’autrui, s’y installe, vole sa place, un saboteur en somme des dîners entre amis, des matinées tranquilles, du repos mérité, de la douceur de vivre, et un fauteur de troubles.
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FandolFandol   31 mars 2020
Sous la voûte impassible, la nuit tire son rideau sur tous ceux qui gémissent. Ne reste à tous ceux-là que ce manteau ingrat tissé d’étoiles distantes, qui ne brille pour personne.
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   21 mars 2020
Ils ne savent pas non plus que nous nous réchauffons aux animaux qui passent, nous regardent, dit l'homme, puis s'en vont vivre leur vie. Un chat ..., un chien, une souris... Une colonne de fourmis - simplement ça, dit l'homme - est capable de nous bluffer. Ce n'est pas rien, tu sais. Des heures entières parfois. Aussi émerveillé par la course héroïque qui se joue devant nous que par ces petites pattes qui vont à toute allure et semblent n'appartenir qu'à un seul corps têtu. Il y a tant de beauté dans cette nécessité, tant de beauté, c'est vrai, et tant de cruauté. Parce qu'elle ne vaut plus rien celle qui s'est égarée au plus loin de la colonne, celle qu'un coup de vent trop fort a propulsée là-bas du côté du talus où se perdent les phéromones !... Quelle misère pour celle-là et quelle tristesse pour nous de la voir s'acharner sur le même bout de feuille, tourner pendant des heures, retracer plus de cent fois la même piste fermée...
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   22 mars 2020
Et voilà que nous y sommes.
Voilà que nous sommes là. devant la porte, oui, et donc la main qui ouvre.
Et c'est une main toute simple qui ne fait pas de remarque, qui supporte notre lenteur, qui ne tapote même pas, ne se crispe même pas ni non plus ne s'impatiente, alors profitons-en !
Et c'est à nous de montrer un peu de reconnaissance, mais pas trop, mais pas trop, car il nous faut rester à distance de l'aumône qui pourrait nous tuer. Oh oui ! Préserver à tout prix notre sobriété si âprement acquise, notre économie stricte.
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HarioutzHarioutz   18 mars 2020
Les uns et les autres ne connaissent pas, dit l'homme, la glace que nous portons la nuit sur nos épaules, qui croît pendant nos rêves, nous entoure d'une calotte d'un crépuscule à l'autre.
Ils ne savent rien de ça, ils vont ici et là, se déplacent comme dans des bulles.

Ils ne savent pas non plus qu'aux pires heures du matin, l'arrivée d'un moineau suffit à nous sauver.
Son petit sautillement ... Quand tout est dissuasif ... Pas seulement le vent froid, ou la faim, ou l'exil, ou les nuits d'insomnie, sans draps, sans couvertures. Pas seulement l'esseulement : notre peur jour et nuit.

Un petit moineau gris. A peine plus haut qu'un doigt. Aussi pauvre que moi. Il fait des petits sauts, volette éberlué d'une privation à l'autre, dansote et se rapproche du côté de mon barda.
Ah ça ! Il n'a pas peur !
Et il ne s'en fait pas. Il est là à deux mètres et me nargue du bec.
Regarde ! Il s'enhardit. Sa petite tête tremblante, qui m'observe et se penche, me fixe maintenant de son petit œil noir.
Il fait un bond. Puis un autre ... Puis un autre ...
On n'en revient jamais d'une telle audace, dit l'homme. Quelle force il peut y avoir dans un si petit corps !
C'est donc lui qui pépie autour de mon bol d'eau, lui ce corps vulnérable qui me donne du courage et ce sursaut de vie qui m'est indispensable.
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Video de Christina Mirjol (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christina Mirjol
"Les petits gouffres" Extrait de la nouvelle, "La petite dent cassée de Bertrand", lue par l'auteure, dans le cadre des mardis littéraires de Jean-Lou Guérin, au Café de la Mairie, rue Saint-Sulpice à Paris, le 20 septembre 2011.
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