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EAN : 9782757868492
336 pages
Éditeur : Points (14/09/2017)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Une veuve sexagénaire est retrouvée étranglée dans son appartement de Tel-Aviv. Peu après l'heure probable du décès, un voisin a vu un policier descendre l'escalier de l'immeuble.
Avraham, promu chef de la section des homicides, est confronté à sa première enquête de meurtre. Il doute plus que jamais de lui-même, sur le plan personnel autant que professionnel.
Pendant que la police s'active, une jeune mère de famille, Maly, s'inquiète du comportement i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
alainmartinez
  26 novembre 2016
Découverte de cet auteur israélien avec ce roman policier. « Les doutes d'Avraham » de Dror Mishani est un roman policier d'atmosphère, pas de grand suspens ni de grand rebondissement. Dès le début on sait qui est l'assassin et ce n'est pas le majordome !
Avraham qui vient d'être promu chef de la section des homicides de Holon dans la banlieue de Tel Aviv, enquête sur le meurtre d'une femme, retrouvée étranglée dans son appartement.
Dror Mishani a construit son récit en suivant deux personnages en parallèle. Il y a Avraham aux prises à sa première enquête de meurtre depuis sa nouvelle promotion. Comme le suggère le titre, Avram a des doutes. Saura-t-il gérer son équipe ? Est-il assez lucide pour élucider ce crime ? Peut-il réussir dans sa relation amoureuse avec Marianka qui a tout quitté pour lui ?
Mazal est le deuxième personnage. le couple qu'elle forme avec son mari Koby va mal, elle s'inquiète des changements d'attitude de Koby.
L'auteur joue avec le lecteur, celui-ci à toutes les cartes en mains pour résoudre l'énigme ce qui lui permet de se concentrer sur le cheminement, indices après indices, d'Avram mais aussi de Mazal pour arriver à la vérité.
Un très bon roman policier.
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Sylviegeo
  14 juin 2017
C'est gris. Il pleut. Holon. Une banlieue assomante, quelque peu insipide de Tel-Aviv, là où il ne se passe pas grand chose. Avraham est maintenant chef de la section des homicides. Il est confronté à sa première enquête pour meurtre. Effectivement, une dame , sexagénaire, est retrouvée étranglée dans son appartement. En plus d'être maintenant le chef, Avri est en couple. Marianka, est venue de Belgique pour vivre avec lui en Israël. Ce qui n'a rien pour arranger sa conscience, son incertitude, ses doutes . Tout comme dans les deux premiers opus de cette série, soit "Une disparition inquiétante" et "La violence en embuscade", notre commissaire est inquiet, anxieux. Et ici, seul, sans sa supérieure/mentor-Ilana Liss- qui est à soigner un cancer, il se sent un peu perdu. On dirait que les changements dans sa vie tout autant professionnelle que personnelle ont du mal à passer. Si notre ami faisait des ulcères, celles-ci seraient drôlement souffrantes. Et cerise sur le sundae, les parents de Marianka décident de leur rendre visite, passer quelques jours avec eux en Israël. Petite visite qui sentira le vent froid du nord et l'hostilité. Rien pour soulager l'anxiété d'Avraham. Encore une fois dans ce titre, Dror Misahani réussit à nous tenir en haleine avec peu de suspense. Dès le départ on connait presque tout du meurtre. La force de l'auteur? L'intérêt qu'il porte aux personnages, à leur vie, à leur intimité. Dans le fond, c'est ce qui hante Avraham. Qui sont ces gens ? Comment vivent-ils? Comment réagissent-ils? Quel est leur quotidien? À quoi sont-ils confrontés? Et de là, l'auteur réussit à nous peindre un pays qui regarde toujours par-dessus son épaule, des moeurs, des gens , une délinquance , une criminalité.
Abonnée et fidèle à Dror Mishani, je suis.
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Nicolas9
  19 novembre 2016
Je vous emmène à Tel-Aviv en hiver. Dehors, il pleut des cordes, des jours durant. le ciel est bas, les nuages noirs. Une atmosphère propice au drame auquel nous allons assister, inéluctablement.
J'ai beaucoup apprécié ce policier qui nous fait rencontrer des personnages exceptionnels... au parcours horriblement banal. Je m'explique: aussi bien l'inspecteur Avraham de la police judiciaire de Tel-Aviv que les autres personnages du roman sont décrits avec leurs doutes, leurs faiblesses, leurs échecs, leur peur du lendemain.
Dror Mishani, contrairement à l'immense majorité des auteurs, n'essaie pas d'enjoliver le portrait de ses personnages. Une telle authenticité m'a fortement touché. J'ai eu l'impression de faire corps avec les personnages, de ressentir une proximité d'âme avec eux. Je me suis dès lors aperçu qu'Israël était le plus européen des pays hors d'Europe... Une évidence pour ceux qui y sont allés, peut-être... Pas pour moi.
J'ai été envouté par l'ambiance d'abandon et de doux pourrissement qui semble toucher les protagonistes avant l'éclatement du drame. J'ai adoré me retrouver dans un pays inconnu, mais si proche de nous...
J'ai dévoré les 273 pages de ce très beau roman et je reviendrai certainement vers Dror Mishani qui mérite d'être davantage connu dans la francophonie.
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kathel
  22 janvier 2019
Cette série ce déroule en Israël, à Holon, une banlieue de Tel-Aviv. Avraham, enquêteur découvert dans Une disparition inquiétante et La violence en embuscade, est maintenant affecté à la section des homicides. Il doit élucider le meurtre d'une femme d'une soixantaine d'années, étranglée à son domicile. Avraham se souvient l'avoir interrogée pour une autre affaire.
J'ai été ravie de retrouver Avraham, toujours en plein doute, notamment concernant sa relation avec son amie Marianka, jeune policière néerlandaise. Comme dans ses romans précédents, ce qui fait tout le sel de cette série, c'est que l'enquête alterne avec les interrogations d'une autre personne, ici, Maly, une jeune femme sensible qui se pose des questions sur le comportement suspect de son mari…
Solide mais aussi très touchant, avec des personnages bien incarnés, ce roman fonctionne vraiment à merveille, et c'est pour moi, le meilleur des quatre présentés ici.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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Colchik
  10 juin 2018
Une très belle découverte que celle de cet auteur israélien et de son personnage, Avraham, le chef de la section des homicides de Tel-Aviv. L'intrigue, subtile, se noue peu à peu et le lecteur est pris dans un filet dont les mailles se resserrent insensiblement, chapitre après chapitre, jusqu'à ce que ses éléments épars prennent sens dans une tension dramatique qui nous tient en haleine jusqu'au dénouement. Amateurs d'hémoglobine, de tueries à répétition et autres litanies sanglantes, passez votre chemin, Dror Mishani ne propose rien de cela : ici tout est cousu main et de la plus fine manière.
Lea Jäguer, la soixantaine, veuve, a été retrouvée étranglée dans son appartement. L'enquête débute sans que l'équipe policière n'ait la moindre idée du mobile du meurtrier. La victime menait une existence paisible de retraitée, s'occupant à l'occasion de sa petite-fille, et personne ne lui connaissait de relation amoureuse depuis la mort de son mari. Pour l'inspecteur-chef Avraham, cette enquête est son baptême du feu, c'est la première qu'il dirige sans être placé sous les ordres d'Ilana Liss, autrefois sa supérieure. Sera-t-il à la hauteur et capable de faire avancer son équipe tout en gérant les tensions avec le divisionnaire Seban ? À son stress s'ajoute la difficulté à communiquer avec les parents de son amie Marianka, venus de Belgique pour une visite éclair.
Au même moment, Maly Bengtson, une jeune femme trentenaire, s'inquiète du comportement de son mari. Taciturne de nature, il devient de plus en plus mutique et disparaît pendant des heures sans donner la moindre explication. Qu'arrive-t-il à Koby, son mari attentionné qui l'avait si bien soutenue lorsqu'elle avait été victime d'un viol ? La situation échappe de plus en plus à Maly qui redoute une catastrophe, connaissant le caractère instable et irascible de son époux.
Dror Mishani nous entraîne dans un récit maîtrisé de bout en bout. Derrière l'énigme policière, se dessine le portrait d'une société israélienne où les immigrants peinent à se faire une place, où le viol n'épargne pas plus les femmes qu'ailleurs, où les tensions raciales pointent dans la vie quotidienne.
Après la grande Batya Gour et son commissaire Michaël Ohayon, voici venu un nouveau virtuose sur la scène du polar israélien.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ColchikColchik   10 juin 2018
– Tu crois que je m’accroche à ce scénario parce qu’il me convient ?
– Ce n’est pas ce que j’ai dit, Avi. J’ai dit que…
– Mais c’est ce que tu penses ?
– Non. Je pense que tu es sur la bonne voie. Mais tu as aussi intérêt à vérifier en parallèle d’autres pistes.
– Pourquoi ce scénario me conviendrait-il ?
Elle ne dit rien et éteignit la cigarette qu’elle venait d’allumer. Lorsqu’il lui reposa la question, elle lança soudain, non sans irritation :
– Et si c’était parce que tu ressembles un peu au type que tu cherches ?
Il crut qu’elle plaisantait, mais lorsqu’elle reprit la parole, il vit dans ses yeux une lueur qu’il ne leur connaissait pas.
– Ne te vexe pas, s’il te plaît. Ce que je veux dire, c’est que, d’une manière générale, les policiers œuvrent pour attraper et mettre en prison ceux qui enfreignent la loi. Tu m’accorderas que telle est notre mission. Sauf que toi, tu es guidé par autre chose, exactement comme ton mystérieux enquêteur, puisque ce n’est pas pour attraper leur agresseur qu’il interroge ces femmes, n’est-ce pas ? Il agit pour d’autres raisons. Des raisons qui lui sont propres. Eh bien, toi aussi. Je ne suis pas certaine de comprendre ce qui te motive, ce que tu cherches exactement, et pour être totalement honnête avec toi, j’ai toujours pensé que c’était ce qui t’empêchait de devenir aussi brillant que tu devrais l’être. Mais il n’est peut-être pas trop tard pour changer.
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alainmartinezalainmartinez   23 novembre 2016
– Parce que je veux être le livre tout entier. Jusqu’au happy end. Ou jusqu’à la fin tragique.
– Tu le seras peut-être. D’ailleurs, c’est ce qui est beau dans les livres, non ? Qu’on ne puisse jamais savoir à l’avance comment ils se terminent.
– Sauf dans les romans policiers, précisa-t-il. Dans un polar, on sait toujours que le coupable est démasqué à la fin et que la vie continue pour les innocents.
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ColchikColchik   10 juin 2018
Elle s’installa devant l’ordinateur du bureau, hésita à écrire un mail ou autre chose, peut-être une lettre à Avi, peut-être un roman policier, pourquoi pas ? Mais il y avait tellement de choses en elle qu’elle en fut incapable. Alors, pour la première fois depuis son arrivée, elle sortit seule dans la nuit, comme elle le faisait depuis toute petite d’abord à Koper, ensuite à Bruxelles. Elle s’attendait à être saisie par le froid, mais ce fut un air sec et poussiéreux qui l’accueillit dehors et la renvoya à la sensation d’être une étrangère en ces lieux. Les rues de Holon étaient vides, la plupart des immeubles obscurs, et elle ne savait où aller. Pas non plus si tout cela était une erreur. Ou le début d’une aventure.
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chicha56chicha56   10 juin 2020
Assis en tête de table, son père gardait les yeux fixés sur l’assiette vide devant lui, un bavoir autour du cou. En le regardant, Avraham vit l’homme qu’il avait été et dont rien ne subsistait. Il lui effleura l’épaule, comme il avait commencé à le faire depuis quelque mois, puis se pencha et lui murmura à l’oreille : - Papa, on a des invités. Le père et la mère de mon amie.
Un sourire illumina les yeux du vieil homme, qui hocha la tête.
Marianka avait expliqué à ses parents qu’à la suite d’un AVC l’état de santé de leur hôte se dégradait de plus en plus, pourtant Avraham eut l’impression que Bojan et Annika regardaient son père comme ils avaient regardé les rues et les immeubles du quartier de son enfance : avec une sorte de commisération méprisante. » p 174 a - 10
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ColchikColchik   10 juin 2018
Mais l’expression de dégoût qui se peignit sur le visage du couple pendant qu’ils mangeaient, Avraham espéra que son père ne l’avait pas remarquée. Aux questions que leur posa sa mère dans un très mauvais anglais – sur la Slovaquie, leur intégration en Belgique, la musique classique et les principes de la foi chrétienne – , ils répondirent comme s’ils s’adressaient à des enfants.
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"Un jour, un auteur..." *DROR MISHANI* L'etoile du polar israélien vous envoie un message de detresse.. "Au secours ! Venez m'aider ! La France me manque... Paris me manque... Son nouveau roman: "Une deux trois" Trad. de l'hébreu par Laurence Sendrowicz
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