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Tanguy Kenec'hdu (Traducteur)
EAN : 9782070385058
416 pages
Éditeur : Gallimard (10/04/1992)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Troisième volume de la tétralogie "La mer de la fertilité", Le temple de l'aube est la suite chronologique de Neige de printemps et Chevaux échappés. A l'évocation du Japon ancestral dans le premier roman, puis, dans le deuxième, des agitations politico-militaires de l'entre-deux-guerres, succède ici la peinture de la société nouvelle qu'engendre la défaite, suivie de l'occupation américaine.


Le lecteur retrouve les personnages familiers de c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  23 novembre 2019
Les deux premiers tomes de la tétralogie La mer de la fertilité m'avaient complètement gagné. Ainsi, mes attentes étaient élevées pour le temple de l'aube. Et la première partie les a rencontrées. J'ai retrouvé Shigekuni Honda, qui avait abandonné la magistrature pour se lancer dans le droit. Il est maintenant dans la cinquantaine et il commence à sentir le poids de l'âge. Il n'est pas particulièrement proche de son épouse, il n'a pas d'enfants. À ce stade de la vie, n'importe qui se tourne vers le passé, nostalgique. Les années de jeunesse, l'Académie, les princes thaïlandais… surtout son amitié avec Kiyoaki Matsugae, mort trop tôt, Et cette phrase énigmatique : « Je te reverrai. » Puis, tel que prophétisé, le meilleur ami s'est réincarné en Isao Iinuma, un jeune homme aux convictions élevées, lui aussi mort dans la fleur de l'âge. Mais le cycle doit continuer. En 1939, en voyage d'affaires en Thaïlande (il doit régler un litige commercial), Honda entre en contact avec la jeune Ying Chan. À sept ans, elle a de drôles d'idées. « Je ne suis pas une vraie princesse siamoise. Je suis la réincarnation d'un Japonais et mon pays à moi, c'est le Japon. » (p. 31) J'aime bien comment tout est relié, ainsi la présence des princes thaïlandais dans le premier tome n'était-elle pas un détail superflu mais pensé dès le début, important à l'intrigue. Mais bon, je ne m'attendais pas à ce qu'un avocat vieillissant kidnappe une altesse royale mineure. Plutôt, Honda s'embarque dans un voyage spirituel, introspectif en Inde. Même si cette partie était davantage contemplative, partagée entre les réflexions religieuses et philosophiques et ses observations des coutumes indiennes, je ne me suis pas ennuyé. Peut-être ai-je glissé rapidement sur quelques paragraphes mais, dans l'ensemble, c'était différent et intéressant.
Malheureusement, la deuxième partie m'a laissé ambivalent. Elle se déroule quelques années après la guerre. La désillusion est partout mais Honda fait partie de la classe privilégiée donc il ne souffre pas trop. Un jour, il apprend que la princesse Ying Chan se trouve au Japon pour poursuivre ses études supérieures et il cherche à la rencontrer afin de vérifier s'il s'agit vraiment de la réincarnation de Kiyoaki Matsugae. Elle, de son côté, ne se rappelle plus les lubbies de son enfance, pas plus du vieil homme. Elle est devenue une jeune femme énigmatique. Trop, peut-être, parce que je n'ai jamais connectée avec elle. Ying Chan me semblait froide, distante, inaccessible. Peut-être l'auteur Yukio Mishima éprouve de la difficulté à bien cerner un protagoniste féminin ? Quoiqu'il en soit, il s'ensuit de multiples péripéties dont je n'ai pas vraiment compris l'utilité. Entre autres, Honda cherche à jouer les entremetteurs, cherchant à faire dévierger la princesse par un jeune homme de sa connaissance. Pourquoi ? Aussi, par moment, il me paraissait un vieil homme pervers sur le retour de l'âge, qui trouve son plaisir à espionner les femmes à leur insu. Ce n'est pas du tout l'image que je voulais garder de cet homme qui m'avait toujours paru assez respectable même si son intérêt marqué pour le sexe opposée avait été plus d'une fois évoqué. Puis, les événements se précipitent vers la fin, culminant dans une finale décevante. Je m'attendais à la mort de la princesse, comme ce fut le cas des protagonistes dans les deux tomes précédents – après tout, le cycle des réincarnations doit continuer – mais la sienne s'est résumée en quelques lignes presque expédiées.
Dans tous les cas, j'ai tout de même apprécié mon expérience de lecture. Je me suis immergée dans cet univers extraordinaire : la Thaïlande exotique, l'Inde mystique et, surtout, le Japon de l'après-guerre qui se reconstruit, qui cherche sa voie. L'occupation américaine, l'ouverture à la culture occidentale, certaines traditions reléguées aux oubliettes, etc. Yukio Mishima a créé un véritable chef d'oeuvre. Je suis autant impatient que triste à l'idée de me lancer dans le dernier tome de la série.
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andman
  06 août 2013
Troisième opus de la tétralogie de Mishima, "Le temple de l'aube" est bien différent des deux premiers dans la mesure où l'histoire se déroule en partie hors du Japon.
Le personnage central de la tétralogie, Honda, était au début de celle-ci, en 1912, un brillant étudiant de 18 ans.
Juriste en droit commercial, il se trouve à Bangkok en 1940, pour le compte d'une société japonaise en litige avec un client thaïlandais et profite de l'occasion pour visiter le Siam.
Il n'est pas mécontent de prendre un peu de distance avec la vie trépidante de Tokyo et son climat politique délétère. La tentative de coup d'État d'un groupe d'ultra-nationalistes quatre ans plutôt a marqué les esprits, renforcé le militarisme japonais et entraîné la seconde guerre sino-japonaise.
Depuis sa jeunesse étudiante, Honda est attiré par les anciennes lois indiennes de Manu qui donnaient une importance particulière à la réincarnation.
Ainsi dans le deuxième opus a-il défendu au pénal un jeune homme, Isao, accusé de tentative d'assassinat. Honda voyait déjà en Isao la réincarnation de son ami d'enfance Kiyoaki.
Au cours de la visite d'un palais de Bangkok, il a une entrevue avec une petite princesse de six ans, Clair de lune, qui se dit la réincarnation d'un japonais. Intrigué, Honda se prend à croire que la fille du demi-frère du roi est peut-être la deuxième réincarnation de Kiyoaki.
Malgré la complexité des thèmes abordés et notamment celui de la transmigration des âmes, la lecture n'est jamais rébarbative.
Mishima explique avec force détails les concepts philosophiques et religieux nécessaires à la bonne compréhension du roman, explications pas le moins du monde fastidieuses tant sont omniprésents la beauté de la prose et les talents de vulgarisation de l'écrivain.
Ayant brillamment solutionné le litige commercial, Honda se voit offrir un voyage d'agrément en Inde. Commence alors un périple touristique qui ravira les amoureux de cet immense pays, avec notamment les visites guidées de :
- Bénarès, la terre sainte vivante de l'hindouisme, située sur le Gange,
- Agenta et ses célèbres grottes, haut-lieu du bouddhisme jusqu'au IVe siècle de l'ère chrétienne.
Magnifique roman d'évasion empreint de sagesse orientale, "Le temple de l'aube" peut se lire indépendamment des deux premiers volumes de la tétralogie, surtout si vous projetez de visiter les pays précédemment cités.
Les lecteurs des deux premiers opus goûteront le côté dépaysant de celui-ci, l'intensité dramatique en moins.
Le long cheminement culturel qu'impose Mishima à son héros, développe chez celui-ci une réflexion à plusieurs niveaux l'empêchant de penser de façon simple et directe. Cette profonde introspection permettra-t-elle à Honda de trouver le chemin d'une paix intérieure et de dépasser le mystère de la transmigration des âmes qui depuis des décennies le perturbe ?
Le démon de midi qui peu à peu se réveille chez Honda dans la seconde partie du livre, accentue encore un peu plus son questionnement existentiel. Sans concession pour son héros qui refrène difficilement un voyeurisme obsessionnel, l'écrivain nous réserve un épilogue d'une originalité savoureuse.
La grande littérature est une fois de plus au menu du Chef Mishima !
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marko59
  11 juillet 2020
Le temple de l'aube est la partie la plus composite et la plus contrastée de la tétralogie. Il est scindé en deux parties principales de 200 pages chacune, aux climats très différents, mais qui se nourrissent l'une l'autre. La première partie est exotique (Marguerite Yourcenar dit sévèrement dans "Mishima ou la vision du vide" que c'est un peu trop "touristique" avec une réflexion sur le bouddhisme trop littérale comme si l'auteur voulait s'en débarrasser une fois pour toute sans se l'approprier véritablement). Honda en déplacement d'affaire à Bangkok fait la connaissance de la jeune princesse Chantrapa (ou Ying Chan surnommée "Clair de lune") qui lui apparaît comme la nouvelle réincarnation potentielle de Kiyoaki et Isao, ainsi que le rêve d'Isao l'avait suggéré dans Chevaux échappés.
Cette révélation entraîne chez Honda le désir d'approfondir ses connaissances sur le bouddhisme et la réincarnation en allant puiser à leurs sources au cours d'un voyage en Inde après avoir quitté la Thaïlande. Nous assistons donc successivement à des descriptions extrêmement belles de la ville de Bangkok avec le Wat Arun (Le temple de l'aube) ou le palais impérial puis les spectaculaires fêtes sanglantes de Calcutta dédiées à la déesse Kali, les rites funéraires de Bénarès dans un climat de fin du monde, l'ascension vers les grottes d'Ajanta...
Ce sont certes des sites emblématiques et touristiques mais la description qu'en fait Mishima atteint des moments de fulgurance inoubliables même si j'aurais aimé m'attarder un peu plus longuement dans chacun de ces lieux envoûtants.
Puis survient la partie la plus contestée par Yourcenar qui concerne l'explication par Honda de ses recherches sur les origines et les variantes du concept de Samsara et de conscience Alaya. Elle occupe une trentaine de pages (des chapitres 13 à 19) qui sont assez ardues et abstraites, peut-être trop littéralement théoriques, mais qui ont beaucoup d'importance pour comprendre le cheminement de pensée de Honda dans la seconde partie puis dans L'ange en décomposition. C'est assez impressionnant et déroutant mais j'avoue y avoir éprouvé du plaisir parce que cela m'a donné des clés non seulement pour La mer de la fertilité (le titre, l'image de la cascade choisie par Quarto...) mais aussi pour mieux appréhender le cinéma d'Apichatpong Weerasethakul (Oncle Boonmee notamment). Les plus réfractaires pourront zapper sans problème ces trente pages mais ça serait dommage...
Enfin nous voilà dans la seconde partie qui se déroule au Japon dans un Tokyo dévasté par la guerre ainsi que dans les environs du Mont Fuji entre le quartier résidentiel de Gotemba et le sanctuaire Shinto de Sengen.
C'est une partie extraordinaire qui n'est pas sans évoquer Marcel Proust par cette façon de suggérer les ravages du temps qui passe (un incroyable Tokyo en ruine et une apparition qui m'a rappelé les descriptions de la Berma vieillissante), les impasses de la vie conjugale, le regard ironique porté sur l'aristocratie locale dans des scènes de réceptions mémorables et délectables. Il y a une grande cruauté dans cette vision pessimiste et dépressive de l'humanité qui n'en est pas moins aussi lucide et désenchantée que perverse. Il y a des séquences érotiques d'une grande intensité et d'une puissante volupté jusque dans le voyeurisme. Et il y a surtout cette quête insatisfaite et illusoire de la beauté (celle de la sublime Ying Chen) qui apparaît peut-être comme la mort elle-même. le final est très spectaculaire.
On est aspiré par un vide sidéral et la manière dont il décrit la personnalité de Honda comme celle de son épouse est d'une grande richesse psychologique. Chaque personnage a du relief (formidable Keiko) et le regard porté sur eux sans concession. Mishima montre la fin d'un monde, de la beauté des traditions ancestrales qu'il avait sublimées dans Neige de Printemps, du couple (quelle violence morale entre Honda et Rié!!), des illusions. L'occidentalisation est presque perçue comme une déchéance (et le bref portrait des occidentaux est assez méprisant. Celui des japonais n'est pas beaucoup plus reluisant). Mais paradoxalement il en ressort un attachement déchirant à ces lieux et à ces personnages qui sont emportés par le temps mais sublimés par sa plume unique. Avec l'idée que peut-être la pensée bouddhiste permettrait de dépasser la souffrance et le dégoût de soi. Honda y parviendra-t-il à la fin de sa vie dans L'ange en décomposition? En tout cas Mishima s'est suicidé après avoir achevé son oeuvre...
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Lavieestunlongfleuvetranquille
  27 juillet 2019
Après avoir échoué à sauver le jeune Isao, la vie de Honda continue et cette période de doutes et de questionnements sur l'existence trouve un terrain fécond en Inde.
A 46 ans, notre juriste est riche mais sa vie intérieure tumultueuse offre un contraste saisissant avec la placidité de son comportement.
Sommes-nous mortels ou irrémédiablement voués à ressusciter au gré de nos actions, positives ou négatives, pour l'éternité ?
La religion indienne va lui offrir des réponses et les confortera sous l'apparence d'une barbarie innommable se traduisant par un irrespect de notre enveloppe charnelle et cela, ma foi, semble l'apaiser provisoirement, en répondant à des questions hautement métaphysiques.
Le mystère de la transmigration se révèlera-t-il avec la nouvelle vie supposée de Kiyoaki en la personne de la princesse thaïlandaise Jing Chan, après la courte existence d'isao ?
Le voyage sera long, révélant bien évidemment que la vie est loin d'être un fleuve tranquille...
L'oeuvre posthume de Mishima souligne une vie torturée par d'innombrables recherches intérieures, un amour intense et profond de son pays, sublimé par une nature magnifique.
L'évocation du mont Fuji, son rapport avec une certaine règle de vie d'une rigueur implacable et sans concessions, d'une poésie époustouflante par son intensité, nous fait suffoquer en réaction à son extraordinaire présence, et c'est tout le génie d'un auteur possédant une magie rare et un positionnement existentiel inédit.
Retenir son souffle à des conséquences. Notamment celle d'arriver à comprendre les différentes déviances sexuelles de l'intrigue, d'une banalité si dérangeante, mais tellement accessoire au vu du sens de la vie et d'une existence, ou plutôt d'existences si fertiles intellectuellement.
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stcyr04
  12 juin 2013
Dans le Temple de l'aube, troisième pierre de l'édifice de la Mer de la fertilité, Kiyoaki connaît un troisième avatar en la personne d'une troublante princesse siamoise, Ying Chan, dont Honda, personnage principal de ce volet de l'oeuvre, ami de jeunesse de l'éphèbe tôt disparu, fait la découverte lors d'un voyage afférent à son activité d'avocat.
Le Temple de l'aube s'ouvre sur l'évocation suggestive de la ville de Bangkok, dont la vie est étroitement liée au cours du fleuve Chao Phraya, qui la traverse et l'innerve. du Siam, Honda entreprend un voyage initiatique aux mystères de l'Inde, à Calcutta, Bénarès, - ville sainte de l'hindouisme - et aux grottes d'Ajanta, vestiges ultimes du culte bouddhique en Inde. Les pages concernant Bénarès, avec ses ghats, ou escaliers de marbres monumentaux, théâtres des ablutions des fidèles dans les eaux mêlées des fleuves vénérables et lieu de crémation rituelle où les cendres des croyants retournent à l'eau qui les a vu naître sont d'un envoûtement et d'une fascination tout particuliers. Ces visites sont l'occasion de considérations mystiques et philosophique passionnantes, concernant certains concept communs aux croyances hindouistes, bouddhistes et shintoïstes. Dans la seconde partie du roman, de retour au Japon, et au fil des années, Honda est le témoin du processus de délitement des coutumes ancestrales nippones sous l'influence de l'occupant américain, victimes du consumérisme triomphant et de la perte des valeurs morales.
Cette troisième partie de la Mer de la fertilité est ainsi l'occasion d'une approche captivante des sagesses orientales et l'intérêt de la lecture profite du dépaysement liminaire du récit.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   14 novembre 2019
Le bouddhisme connut une décadence soudaine en Inde peu après le quatrième siècle de l'ère chrétienne. On a dit à juste titre que l'hindouisme l'avait étouffé en lui donnant l'accolade. Comme le christianisme et le judaïsme en Judée, le confucianisme et le taoïsme en Chine, il fallait que le bouddhisme fût exilé de l'Inde pour qu'il pût devenir une religion universelle.
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andmanandman   11 août 2013
Pour la première fois depuis bien des jours, on apercevait le Fuji au-delà du jardin. Déjà, la montagne prenait une allure estivale. Ses jupes de neige étaient remontées plus haut qu'on ne s'y attendait et, au soleil du matin, la terre rutilait, couleur de brique trempée de pluie.
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andmanandman   08 août 2013
Ayant consulté la carte, il vit que les endroits qu'il désirait visiter - les grottes d'Ajanta et Bénarès sur le Gange - étaient si éloignés l'un de l'autre qu'il en défaillit presque. Pourtant, chacun d'eux attiraient également l'aiguille magnétique de son désir de l'inconnu.
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andmanandman   26 juillet 2013
Hormis les calamités naturelles, les évènements historiques ne se produisaient, si inattendus qu'ils pussent paraître, qu'après un long mûrissement. L'histoire est aussi hésitante qu'une toute jeune fille devant une proposition romanesque.
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marko59marko59   23 juillet 2020
Le monde du bouddhisme theravada ressemblait à la saison des pluies à Bangkok quand le fleuve, les rizières et les champs offrent à l'infini une étendue ininterrompue. Or, les inondations dues à la mousson ont dû se produire également dans le passé, et elles se produiraient de même dans l'avenir. Le dattier phoenix du jardin, aux fleurs vermillon épanouies, était là hier et par conséquent y serait sans doute encore demain. S'il était certain que l'existence continuait, disons, même après la mort de Honda, de même façon son passé certainement se poursuivait sans heurts jusque dans l'avenir en des réincarnations répétées.
Une acceptation aveugle du monde tel qu'il est, la docilité tropicale si naturelle à un pays qui accepte les inondations, étaient caractéristiques des adeptes du Theravada. Ils enseignent que notre existence se poursuit, procédant du passé à travers le présent jusque dans l'avenir; passé, présent et avenir ressemblent aux eaux brunes, immenses d'un fleuve bordé de palétuviers avec leurs racines aériennes, au cours pesant et paresseux. On donne à cette doctrine le nom de théorie de la constante existence dans le passé, le présent et l'avenir.
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Vidéo de Yukio Mishima
Yukio Mishima 4/4 : Pour en finir avec le japonisme (France Culture / La compagnie des auteurs). Par Matthieu Garrigou-Lagrange. Avec la collaboration de Corinne Amar, Didier Pinaud, Anne-Vanessa Prévost. Réalisation : Laurence Millet. Diffusion sur France Culture le 20 avril 2017. Photographie : Yukio Mishima en novembre 1968 lors d'un discours à Tokyo • Crédits : CRÉDITKEN INAMURA / YOMIURI / THE YOMIURI SHIMBUN -AFP. Le Japon ne peut penser à Mishima sans une forme de gêne. Auteur d’un des premiers romans gay de la littérature, il prédit son suicide dans une de ses nouvelles, geste « pur » du seppuku qu’il réalisera par la suite. René de Ceccatty évoque la place de cet écrivain dans la littérature de son pays.
Invité :
René de Ceccatty, écrivain, traducteur et éditeur, auteur d'un article “Pour en finir avec le japonisme” évoque avec nous l’œuvre de Yukio Mishima et sa place dans la littérature japonaise et mondiale.
Musique générique :
Ouverture : “Panama”, de The Avener(Capitol)
Fin : “Dwaal” de Holy Stays (Something in Construction).
Musique chronique : “Self portrait” de Chilly Gonzales (Gentle threat).
Source : France Culture
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