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EAN : 9782878585070
298 pages
Éditeur : Viviane Hamy (15/03/2012)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 193 notes)
Résumé :
Dans le 19e arrondissement de Paris toutes les communautés, religieuses et ethniques, se côtoient au quotidien. Sushis casher, kebabs, restaurant turc - point de ralliement de tous les jeunes du coin -, librairie d'occasion farcie de romans policiers jusqu'au plafond, coiffeur juif...Seul Ahmed Taroudant - qui a l'horrible privilège de découvrir le corps sanguinolent de sa voisine et amie, Laura Vignola, suspendu au-dessus de son balcon - se tient à distance de cett... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  11 mars 2013
Dans le 19ème arrondissement de Paris se côtoient toutes les religions et les ethnies. C'est dans ce quartier cosmopolite qu'habite Ahmed, un homme un peu en marge de la société, amateur de polars, ayant séjourné en hôpital psychiatrique. Sa vie, jusque-là sans histoire, se complique le jour où il découvre que sa voisine du dessus, Laura, a été sauvagement assassinée, éventrée, suspendue à son balcon, du sang de porc ayant été répandu sur le corps. Témoin principal mais aussi suspect idéal, Ahmed décide d'aider la police dans la recherche du tueur. Ce sont les lieutenants Rachel, jolie juive ashkénaze et Jean, Breton d'origine, un peu perdu, qui sont chargés de l'enquête sous la direction de Mercator. La juive, l'arabe et le breton vont unir leurs forces et tenter d'élucider cette mort ignoble. S'agit-il d'un crime symbolique exécuté par un salafiste ou un loubavitch? Y a-t-il un rapport avec le fait que les parents de Laura soient témoins de Jéhovah? Y a-t-il un rapport avec l'apparition d'une nouvelle drogue surpuissante dans le quartier? Autant de questions auxquelles tenteront de répondre les lieutenants...
De Paris à New-York, Karim Miské nous emporte dans une enquête bien compliquée où se mêlent toutes sortes de religions et de croyances!
Il nous décrit une société bien noire, assidue à la religion et aux drogues. Chaque personnage de ce polar a une personnalité bien tranchée sur laquelle Miské se penche de plus en plus au fil des pages. Chacun prend de l'ampleur, pour finalement se découvrir des désirs, des traumatismes ou des pulsions meurtrières.
C'est un polar qu'il ne faut pas lâcher parce qu'au final, on tombe des nues mais il est vrai que je me suis un peu perdue dans toute cette panoplie de personnages, de lieux et de religions...
L'écriture de Miské est nette, tranchante et enlevée, le tout dans un style bien singulier.
Arab Jazz...ça swingue...
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caro64
  20 décembre 2012
Ahmed Taroudant vit cloîtré chez lui, dans le 19e arrondissement de Paris. Déclaré dépressif chronique depuis plusieurs années il se soigne à grandes doses de romans policiers. Ses uniques sorties sont pour Paul le libraire arménien qui lui assure ses médicaments au poids, et pour Laura sa mystérieuse voisine. Quand il découvre le corps sauvagement mutilé de cette dernière, Ahmed n'a pas d'autre choix que de retrouver l'assassin ; pour venger la mémoire de celle qu'il aimait en secret, mais surtout pour prouver son innocence. Accompagné par un duo d'enquêteurs atypiques, l'énergique Rachel Kupferstein et le faux calme Jean Hamelot, Ahmed devra faire face à ses propres démons s'il veut enfin sortir de chez lui.
Avec Arab Jazz, dont le titre est un hommage au White Jazz de James Ellroy, Karim Miské signe un premier roman au tempo efficace à partir d'une trame assez classique. L'auteur joue avec son lecteur en glissant de subtiles références aux grands noms du roman policier (peut-être un peu trop…), sans pour autant oublier de développer son propre univers. Il parvient également à traduire l'atmosphère de ce quartier cosmopolite et nous en fait partager les plus infimes mystères. Tous les composants d'un bon polar sont là, meurtre, drogue le tout dans un imbroglio de fondamentalisme religieux et ça marche ! C'est bien écrit, les personnages sont attachants et les thématiques autour des fondamentalismes abordées sans lourdeurs ni excès. Nous connaissons malheureusement le nom du coupable aux deux tiers du livre, ce qui fait retomber un peu le suspens, mais le rythme, lui ne faiblit pas. Un roman de bonne facture, lu avec plaisir.
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myrtille81
  09 septembre 2012
Ce roman a été un véritable coup de coeur !
Ahmed Taroudant vit dans le 19ème arrondissement de Paris, quartier cosmopolite. Il découvre Laura, sa voisine du dessus, assassinée. Il comprends vite qu'il fait le coupable idéal... Il essaie donc de découvrir ce qui a pu se passer et aide la police dans son enquête, à sa manière.
Le titre "Arab Jazz" est un hommage à "White Jazz" d'Ellroy. Titre bien choisi car ce roman rend hommage à la littérature, au cinéma, à la musique.

Karim Miské a une écriture très belle et surtout inventive. Et poétique. le langage est très imagé et rejoint sur ce point les romans noirs français, mais garde également une originalité, un ton propre à l'auteur.
J'ai beaucoup aimé les personnages, que j'ai trouvés très attachants (les personnages principaux hein, pas les méchants ^_^). Ahmed, jeune arabe qui vit dans son monde et ses rêves, dépressif quasi autiste. Il oublie son quotidien dans la lecture de romans policiers, qu'il achète au poids chez le libraire du quartier.
"Les romans lus tapissent les murs de son studio. Pas de bibliothèque, il les empile. Son espace vital se rétrécit au fil des lectures. Il tient ses comptes : deux tonnes cinq de polars, tous achetés chez M.Paul" p.13
Et un duo de flics intellos et passionnés de cinéma qui dénotent avec le reste du commissariat, qui sont devenus flics pour des raisons peu communes : "Pour Jean, désir de ne pas rester enfermé dans sa tête et identification avec les héros taciturnes et justes des romans qu'il dévorait depuis ses treize ans. Volonté d'action, pimentée d'un zeste de fascination quasi érotique pour la beauté pure chez Rachel, qui s'identifie plus aux samouraïs des films de Kurosawa qu'au Bogart du Faucon maltais." p.44
Karim Miské aborde dans ce roman un thème difficile, le communautarisme religieux et le fanatisme. Et il arrive à en parler d'une façon simple, directe et respectueuse. Sans aucune lourdeur pour le lecteur malgré le sérieux du sujet. Il dénonce également les attitudes archaïques qui en découlent.
"Le modèle de Bintou était plutôt Hawa, sa mère. Une femme énergique qui portait, imprimées dans sa chair, ses propres raisons d'être en révolte contre un ordre du monde qu'elle estimait largement périmé, même si elle n'en parlait jamais. Sauf une fois, à sa fille. Une conversation qui était restée imprimée pour toujours dans la mémoire de Bintou" p.221
Vous l'aurez compris, j'ai trouvé ça difficile de lâcher le livre et j'espère que j'aurai l'occasion d'en lire d'autres du même auteur. Et de retrouver ces mêmes personnages !
Lien : http://mumuzbooks.blogspot.f..
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encoredunoir
  03 avril 2012
Ahmed Taroudant, en arrêt-maladie pour une dépression chronique, vit cloîtré dans son studio du 19ème arrondissement de Paris, entouré d'une muraille de polars bas de gamme par le biais desquels il s'évade à longueur de journée. Jusqu'au jour où Laura, sa voisine du dessus, la seule personne avec laquelle il a encore quelques liens, est assassinée et mutilée. Comprenant qu'il fait un suspect idéal et sentant que bien des gens dans le quartier aimeraient lui faire porter le chapeau, animé aussi par un profond désir de vengeance, Ahmed va peu à peu se libérer des chaînes de sa maladie pour retrouver le coupable aux trousses duquel sont aussi deux enquêteurs atypiques.
De cette ouverture on ne peut plus classique (un homme va chercher à venger la femme qu'il aime ou, en l'occurrence, aurait pu aimer, tout en prouvant son innocence), on a tôt fait de basculer par ailleurs dans une situation plus complexe. D'abord parce que, de fait, Ahmed est très vite disculpé par les policiers. Ensuite parce que Miské nous présente un quartier, le 19ème arrondissement, où les barrières entre les communautés demeurent perméables malgré la montée des fondamentalismes qu'ils soient juifs ou musulmans. Ce faisant, l'auteur, documentariste qui a beaucoup travaillé sur ce sujet, nous dresse un portrait intéressant et documentés de ces fondamentalistes qui, malgré tout, arrivent toujours à trouver un terrain d'entente dès lors qu'il est question d'argent. Hassidiques, salafistes, témoins de Jéhovah, savent où se trouve leur intérêt et n'ont finalement qu'un seul dogme : la domination des autres, quels que soient les moyens à mettre en oeuvre. Tout cela sans jamais être pontifiant et avec un arrière-goût de vieux polar cinématographique à la French Connection.
Se réclamant assez clairement d'Ellroy – le titre Arab Jazz est une allusion au White Jazz de l'américain – Karim Miské complexifie donc l'intrigue autant que possible, joue un peu avec les lieux et les dates à l'aide de quelques flashbacks et campe quelques personnages qui ne sont pas sans rappeler les hommes de Dudley Smith et des situations qui ne sont pas sans évoquer ses manipulations et ses manigances.
Sur cette toile de fond complexe, donc, l'auteur vient coller les trajectoires personnelles d'Ahmed et de l'enquêtrice Rachel Kupferstein, personnages incontestablement attachants qui viennent éclaircir le côté sombre de l'histoire. Parfois un peu gauche, à l'image de ces personnages, dans la description de cette relation qui se noue entre eux, Karim Miské montre là un côté un peu fleur bleue qui en séduira sans doute certains et en agacera certainement d'autres.
Il n'en demeure pas moins que ce premier roman sait se montrer original dans la manière d'aborder ces thématiques autour des fondamentalismes, du vivre ensemble, du l'utilisation du libre-arbitre et de celles, plus classiques, du poids de l'histoire personnelle et de la rédemption. Après un début où il accumule les références, Karim Miské trouve son rythme et nous offre un polar de très bonne tenue qui mérite amplement le coup d'oeil et en appellera, on l'espère, d'autres encore.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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Sharon
  01 juillet 2014
Sidérant, magistral, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit pour qualifier Arab Jazz. Quels sont les secrets d'une telle réussite ?
Ce roman traite un sujet d'actualité, en le maîtrisant parfaitement : la montée de l'extrémisme religieux, qu'il concerne le judaïsme, l'islam, ou même les dérives sectaires, un peu oubliées, me semble-t-il, dans notre beau pays de France. Il offre un regard original, parce qu'il s'interroge sur les causes, envisage les conséquences, et amène chacun à s'interroger sur le parcours de ces personnages, touchants en dépit de leurs errances.
Et s'il en est un qui semble loin de tous ces extrêmes, c'est bien Ahmed, le narrateur. Son histoire familiale aurait pu le faire basculer, ce n'est pas le cas. Et s'il erre (il souffre de dépression nerveuse), il le fait à travers les pages des romans qu'il achète au poids, entre les quatre murs de son appartement. L'auteur aurait pu céder à la tentation d'accumuler les clichés à son égard : il en laisse le soin à d'autres personnages, en une mise en abîme grinçante des idées reçues les plus convenues.
Face à Ahmed et à sa volonté de (re)vivre, face aux deux enquêteurs, bien décidés à rendre justice, nous trouvons le " tueur en série" - encore un thème cher à la littérature policière contemporaine. Encore une fois, l'auteur détourne les clichés liés à cette thématique. L'horreur est là, palpable, mais sans aucune complaisance envers la violence et la monstruosité dont Laura a été la victime. Son humanité, son courage, sa capacité de résilience sont bien plus intéressants que les pensées d'un tueur.
Arab Jazz n'est pas un excellent premier roman, il est un excellent roman.
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critiques presse (4)
Lexpress   15 juin 2012
Karim Miské, excellent documentariste pour la télévision, sait chercher l'information, décrire un univers, créer une ambiance et mettre en scène un premier roman noir sur la manipulation des pouvoirs […] avec une jolie dose de sensualité, ce qui ne gâte rien.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   06 juin 2012
Gorgé de sensualité, d'odeurs et de musique, pétri d'onirisme, de légendes et de fantasmes, empreint d'humour, Arab Jazz parvient à esquisser un véritable univers, carrefour cosmopolite et polyphonique de la société.
Lire la critique sur le site : Telerama
LesEchos   03 avril 2012
A partir d'un meurtre rituel - du moins en apparence -, Karim Miské […] propose une plongée hallucinante dans le 19e arrondissement de Paris.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   27 mars 2012
Plus le récit avance, plus Karim Miské maîtrise le tempo et trouve sa propre voix.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
Jnc75Jnc75   10 septembre 2014
Hôtesse de l’air, Laura faisait parfois escale aux Emirats. Elle détestait l'aéroport de Dubaï où elle se sentait ravalée au rang de morceau de viande à l'étal dans le regard des ex-bédouins ventripotents à Rolex négligemment pendue au poignet. Elle se perdait dans les boutiques de cet hypermarché hors-taxes. Lors de son dernier voyage, elle lui avait pour la première fois rapporté un cadeau: un minuscule iPod dans lequel elle avait enregistré ses disques préférés. Depuis trois mois, Ahmed n'y a pas touché. Il l'exhume, place les écouteurs dans les oreilles et appuie sur Play. Par chance, la batterie n'est pas entièrement déchargée. La voix chaude de Dinah Washington : it's magic. Tout au fond de lui s'ouvre une petite porte hermétiquement close depuis si longtemps qu'il ne se souvenait même plus de son existence. Celle des larmes. C'est magique, l'effet de cette voix, de cette musique. Il pleure comme un enfant de quatre ans. L'âge du premier souvenir, celui où sa mère le prend dans ses bras pour le consoler d'avoir été frappé par un garçon déterminé. C'est la seule image qui lui reste d'elle. La seule. Peut-être, après, la tendresse a-t-elle surnagé au milieu de la folie? Peut-être, mais sans laisser de traces en tout cas. Comme c'était bon de se laisser aller contre elle ! Comme c'est bon de se laisser aller maintenant, cette musique suave dans les oreilles ! Les larmes coulent sur ses joues. Derrière la chanteuse, les violons sont sucrés, les choeurs dégoulinent...Une véritable fontaine. Ahmed ne comprend pas ce qui lui arrive. Laura...Laura... Comment ai-je pu? Doucement, pas de reproches inutiles. Tu vas le trouver, l'assassin, et après tu recommenceras à vivre. Et elle connaîtra la paix. Enfin. Dors, maintenant ! Rêve !
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mesrivesmesrives   24 février 2015
Finie la sensation d'oppression qui les a saisis en pénétrant dans le studio. L'appartement d'Ahmed constitue une sorte de "reality-free zone" où les deux policiers se sentent libres d' arpenter leur propre univers intérieur. Et de s'y rejoindre. Sans avoir besoin d'en parler, ils savent que ce n'est pas lui qu'ils recherchent. Confusément, ils sentent qu'ils sont trois et non deux dans cette enquête. Une Juive ashkénaze, un Breton lunaire, et un Arabe "border line". La "dream time" du dix-neuf! Il faudra cependant jouer aux flics et au suspect.
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myrtille81myrtille81   09 septembre 2012
Le modèle de Bintou était plutôt Hawa, sa mère. Une femme énergique qui portait, imprimées dans sa chair, ses propres raisons d'être en révolte contre un ordre du monde qu'elle estimait largement périmé, même si elle n'en parlait jamais. Sauf une fois, à sa fille. Une conversation qui était restée imprimée pour toujours dans la mémoire de Bintou.
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caro64caro64   20 décembre 2012
En fait, j'ai toujours été convaincu que je ne pourrais aimer véritablement qu'une amatrice d'Ellroy, tout en pensant que cela n'existait pas. En tout cas, pas parmi les séduisantes.
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GehenneGehenne   18 mai 2020
Je sais que vous avez plongé dans cette enquête. Immersion dans la folie des religions. La grande folie des croyants. Ou plutôt de ceux qui colmatent leur gouffre, leur vide intérieur avec le béton de la certitude. Refermé et plat, on peut alors avancer dans la vie.
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Vidéo de Karim Miské
Karim Miské - N'appartenir .Karim Miské vous présente son ouvrage "N'appartenir" aux éditions Viviane Hamy. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/miske-karim-appartenir-9782878586138.html Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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