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Pierre-François Caillé (Autre)
EAN : 9782070367405
475 pages
Éditeur : Gallimard (17/03/1976)
4.51/5   77 notes
Résumé :
"En dépit de vous, de moi et de ce stupide monde qui s’écroule, je vous aime."
Belle et audacieuse, Scarlett est la fille de riches planteurs d’Atlanta, en Géorgie. À seize ans, elle regarde l’avenir avec autant d’appétit que de confiance. Mais, en ces jours de 1861, la guerre se prépare, une guerre terrible qui va bientôt déchirer le pays, opposant les Sudistes et les Yankees…
Fresque historique inégalée sur les tragédies de la guerre de Sécession, Au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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lettres_et_caracteres
  24 septembre 2020
J'ai mis un temps infini à venir à bout du premier tome des aventures de Scarlett O'Hara. Je ne pensais pas qu'Autant en emporte le vent allait m'accompagner aussi longtemps mais ce roman est si dense qu'il m'a fallu le poser de temps à autre pour lire d'autres choses. Ce roman fleuve a séduit des générations de lecteurs tout autant qu'il a suscité de vives polémiques sur la portée raciste de son contenu. Ce sont ces polémiques qui m'ont donné envie de le découvrir à mon tour. Face aux attaques dont Margaret Mitchell et la réédition de ce roman ont fait l'objet ces derniers temps sur les réseaux sociaux il me fallait le lire pour me faire ma propre idée. Certes celle-ci n'est encore que partielle puisqu'il me reste le tome 2 à lire mais j'y vois déjà plus clair dans toute cette histoire et surtout, j'ai enfin un avis sur la question.
Je ne vais pas vous faire un résumé de l'intrigue, tout le monde la connait ou presque, alors je vais passer directement à mon ressenti. Si je devais évaluer Autant en emporte le vent comme un livre dont je n'ai jamais entendu parler auparavant, je dirais que c'est assurément un grand roman dans le sens du roman fleuve, qui vous fait évoluer dans une atmosphère dont il est difficile de s'extraire. Tout y est minutieusement décrit, rendant cette histoire et les personnages extrêmement visuels. C'est un roman que l'on imagine écrit à une époque où les divertissements étaient rares et où un tel pavé pouvait se lire des soirées entières au coin du feu. En cela, il appartient au passé, sa forme et sa construction ne cadrant pas avec les standards actuels. J'ai beaucoup aimé ce charme désuet même si j'ai souvent regretté des descriptions interminables et des longueurs qui me poussaient à refermer ce livre pour vaquer à d'autres occupations. Mais j'y revenais à chaque fois, fascinée par le personnage de Scarlett, plus complexe qu'il n'y parait pendant les premières centaines de pages de ce livre. Evidemment, la jeune O'Hara est détestable de suffisance, d'égoïsme, de froideur mais c'est aussi une femme avec un tempérament de feu, une guerrière. Par opposition, Melanie, la femme de son Ashley tant convoité fait pâle figure alors même qu'elle possède les mêmes forces mais sous des abords bien plus aimables. La méchanceté apporte du relief au personnage, on n'aime pas vraiment les gentils en littérature… Et c'est tout aussi vrai pour les personnages masculins puisque Rhett Butler paraît éminemment plus charismatique sous ses abords de dragueur impénitent doublé d'un salaud que le brave et fiable Ashley.
Maintenant si j'en viens au fond du problème, à savoir l'idéologie nauséabonde qui se dégage de ce roman pour certains, je suis au regret de ne pas partager leur point de vue sur la question. Entendons-nous bien, je ne suis pas du tout en train de dire que ce roman n'est pas choquant par bien des aspects et que la manière de traiter le sort des esclaves correspond à une réalité, il suffit de confronter ce roman à d'autres comme Beloved de Toni Morrison pour voir immédiatement que l'on est ici dans le fantasme le plus pur. Mais c'est bien cela que nous propose ce roman : le fantasme d'une vie de Sudiste entouré de ses esclaves dans une plantation de coton. Que nous dit Margaret Mitchell dans ce roman ? Rien d'autre que ce que pensaient les Sudistes au moment de la guerre de Sécession, à savoir que les nègres n'étaient que des petits animaux sans défense, incapables de survivre sans leur maître blanc qui leur apporte sécurité et nourriture. Est-ce abjecte comme pensée ? Evidemment ! Mais cela correspond à ce que pensaient les personnes qui ont inspiré les personnages de Margaret Mitchell. Il est normal qu'elle leur prête ce genre de pensée, normal qu'elle évoque des nègres heureux de travailler pour leur maître, non parce qu'ils étaient réellement heureux mais parce que c'est qu'aimaient à penser leurs maîtres. On n'imaginerait pas un roman consacré à une famille nazie en pleine guerre, s'appesantir sur le sort des juifs. Si Autant en emporte le vent est un roman sur fond historique, il n'est pas L Histoire. Il ne vise aucune impartialité, aucune réalité mais croque une société dans sa manière de vivre et de penser. Aurait-il fallu faire précéder cette réédition d'une note explicative, d'un contexte ? Peut-être mais là encore je n'en suis pas certaine. On peut aussi faire confiance au lecteur et à sa capacité de discernement. Qui aujourd'hui sain d'esprit pourrait remettre en cause les abominations de l'esclavage ? (J'ai bien dit sain d'esprit…)
Alors, Margaret Mitchell était-elle raciste ? Peut-être, je ne sais pas, je n'ai jamais étudié sa biographie en détail ni n'ai jamais eu l'occasion de lui poser la question mais je n'en suis pas certaine si je me fie à ce que je viens de lire. Elle s'est très certainement appuyée sur l'histoire de ses ancêtres sudistes pour élaborer ce roman et donner énormément de matière à ses personnages. Mais à plusieurs reprises j'ai eu le sentiment qu'en filigrane elle montrait qu'elle n'y croyait pas ou plus. Peut-être l'ai-je mal lue mais j'en retiens que très régulièrement les Sudistes sont présentés des fous qui ne se rendent pas compte qu'ils sont vaincus d'avance. Rhett n'a de cesse d'ouvrir les yeux de Scarlett sur ce qu'il va advenir. Cette vie dorée est terminée, les Sudistes en ont fini de manger leur pain blanc et de vivre du travail de leurs esclaves. Je n'ai pas perçu comme d'autres de regrets de la part de l'auteure pour cette période révolue, si regrets il y a, ce sont ceux exprimés par Scarlett ou par ses soeurs. Je n'ai pas eu le sentiment de lire que "c'était mieux avant". Mais encore une fois, je suis bien incapable de dire ce que l'auteure avait comme réelles intentions et je n'ai pas envie de la condamner à l'aveugle pour un roman écrit il y a près d'un siècle.
La question reste donc posée : doit-on moraliser la fiction ? Lui donner le sens que l'on souhaite ? Faut-il regarder une oeuvre du passé ou traitant du passé avec notre regard d'aujourd'hui ? Je pense que oui, car cela nous rassure sur le fait que nous évoluons dans le bon sens sur ces questions. Oui, pour continuer à tracer notre chemin avec humanité et discernement mais certainement pas pour modifier ce qui nous gêne dans le passé. Appuyons-nous sur ce qui choque aujourd'hui nos consciences, c'est une démarche qui me semble bien plus salutaire.
Je vais bientôt attaquer le tome 2, mais en audio cette fois car j'ai pu écouter un long extrait et la voix de Caroline Maillard m'a conquise en apportant un souffle romanesque supplémentaire à ce roman.
Lien : https://www.lettres-et-carac..
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Labibliothequedemarjorie
  11 octobre 2020
Géorgie, 1861.
Au domaine de Tara, nous suivons la famille O'Hara dont Scarlett est l'aînée des filles. La famille dispose d'esclaves travaillant au champs de coton, comme de nombreuses familles riches des états du sud.
Alors que la guerre civile éclate, l'homme qu'elle aime en épouse une autre. Scarlett va alors se marier à son tour, mais se retrouve veuve au bout de quelques semaines. Femme endeuillée et enceinte a seulement 17 ans, elle va alors s'installer en ville, à Atlanta.
La guerre fait rage. de plus en plus d'hommes sont appelés au combat afin d'empêcher l'avancée des yankees.
Durant ce temps, à Atlanta, elle retrouve Mélanie, celle qui a épousé son amour secret.
Là-bas, elle rencontre un homme mystérieux : Rhett Buttler. C'est un homme d'affaires qui sait tirer partie des conséquences la guerre pour s'enrichir. C'est un homme insolent, moqueur et arrogant. Scarlett le déteste, pourtant elle va être de plus en plus attirée par lui.
***
"Autant en emporte le vent" est un ouvrage que l'on ne présente plus. Margaret Mitchell a publié son oeuvre pour la première fois en 1936 et a obtenu le Prix Pulitzer en 1937. le roman a été traduit dans le monde entier et adapté au cinéma. Il fait partie des oeuvres majeures de la littérature américaine, essentiellement par le contexte historique de la guerre de sécession intégrant une romance entre une jeune héritière et un homme d'affaires sans état d'âme.
Au coeur du conflit entre Nord et Sud, il s'agit d'une lecture entraînant le lecteur dans l'histoire des Etats-Unis. On découvre les idées nordistes en opposition à celles des sudistes, on fréquente les esclaves des plantations, puis l'histoire des familles et des domaines. Et au milieu de tout cela, une romance se crée et on s'embarque alors dans la vie tumultueuse d'une jeune femme fougueuse et pleine de vie.
Une lecture longue et passionnante. Il faut prendre son temps, savourer chaque chapitre. L'écriture est riche. Les détails foisonnent. Les personnages sont travaillés. Tout au long de l'ouvrage, l'auteur intègre des éléments historiques sur l'origine et l'installation des colons. J'avais déjà lu ce livre il y a très longtemps mais je ne crois pas l'avoir autant apprécié qu'aujourd'hui. J'ai bien l'intention de poursuivre avec le deuxième volumes cet hiver.
Je ne saurais que vous conseiller cette lecture !
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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Missjasmin
  20 juillet 2020
J'ai été littéralement aspirée par l'écriture de Margaret Mitchell, "remastorisée" par la traductrice Josette Chicheportiche, avec le soutien de l'éditeur Gallmeister.
J'avais lu l'édition Gallimard en 1938, pendant mon adolescence, mais j'étais sans doute trop jeune. J'ai redécouvert ce texte, traversée par les images de la proposition cinématographique de Victor Fleming (1950) que tout le monde connaît. le texte apporte un incroyable éclairage sur le film, avec de multiples descriptions, de l'époque et de ses moeurs, sur l'histoire de la famille O'Hara, sur l'amour de la terre et ses racines, sur la personnalité complexe de Scarlett. J'ai beaucoup apprécié le contexte de la guerre de Sécession, retracé à travers les événements clés qui ont participé à la mort de tout un monde sudiste qui se croyait invincible.
C'est un grand moment de plaisir, et j'ai hâte de commencer le deuxième tome.
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Norlane
  05 février 2021
Aimant Autant en emporte le vent (le livre et le film), j'étais curieuse de découvrir la nouvelle traduction et je ne regrette pas de m'être replongée dans cette histoire d'un monde sudiste, arrogant et pétri de règles de bienséance, qui s'écroule. Certes, pour l'histoire de l'esclavagisme, il faut lire autre chose, le point de vue est du côté des propriétaires terriens de Géorgie (l'autrice a quelques phrases dont elle aurait pu se passer) et du côté des femmes avec une héroïne "belle du comté", touchante dans son besoin d'être reine du bal, son désir d'être douce fille bien élevée et son tempérament de feu qui la consume autant qu'il lui donne force.
Les 700 pages du premier tome montre une Scarlett adolescente à la vie facile mais différente dans cette société très codifiée, plongée dans une guerre qu'elle ne comprend pas, et magnifie l'attachement à la terre.
Quelle que soit la version, j'aime ce romanesque flamboyant, le 2e tome ne devrait pas changer ça.
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nekomusume
  12 septembre 2020
Je n'avais jamais lu ce roman pourtant si connu, j'avais bien vu le film, une fois, mais je n'en garde que très peu de souvenirs. Alors la réédition avec une nouvelle traduction a été pour moi une bonne occasion de me plonger dans cette histoire. Et quand je l'aurai achevé, je revisionnerai le film car je pense que j'ai raté beaucoup de choses dans celui-ci.
Il faut avouer que ce premier tome est déjà un pavé (700 pages) mais il se lit sans peine tant l'écriture est agréable. Scarlett est une jeune fille égoïste, vaniteuse, gâtée et assez peu intelligente. Ne l'intéresse que le nombre de ses soupirants et la robe qu'elle portera à son prochain bal. alors autant dire que les rumeurs d'une possible guerre la mettent en rage car alors on ne s'occupe plus d'elle. Au cours de cette première partie, on assiste à effondrement d'un mode de vie, d'une cause et des richesses du Sud. C'est l'affrontement entre les idéaux romantiques des partisans de la confédération et les dures réalités de la guerre, Scarlett évoluera en une femme dure, autant à cause de la guerre que de l'amour non partagée qu'elle éprouve pour Ashley et des décisions irréfléchies qu'elle prendra face à son rejet. Rett Butler apparaît comme l'oiseau de mauvais augure, prédisant la défaite, agissant non par idéal patriotique mais par appât du gain, immoral mais néanmoins fiable, lui aussi évoluera d'une façon inattendue.
Alors que ces deux protagonistes sont devenus un couple d'amant mythique, dans cette première partie, il n'est guère question d'amour. La guerre vue par les yeux de Scarlett, une vision sans concession, égocentrée, révèle nombre des dures réalités des femmes à l'arrière, des traditions absurdes qu'il convient de préserver malgré le canon qui gronde au loin et de comment notre héroïne va s'en émanciper.
Le sort des esclaves n'est pas vraiment non plus le sujet du roman, ceux-ci existent, sont présentés comme content de leur sort et même avec un sens de la hiérarchie et du maintien de l'ordre établi presque plus développé que celui de leurs maîtres. Enfin en ce qui concerne les "nègres" de maison, car ceux des champs n'ont pas voix à la parole et sont seulement évoqués. Une vision très certainement caricaturale et recelant un fond de racisme latent malheureusement mais aussi la vision d'un monde, d'une époque heureusement révolue, pleine d'enseignement.
J'en retiendrai la vision sans concession de la guerre de Sécession et l'évolution intéressante des personnages. Je n'ai plus qu'à attaquer le 2ème tome.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
JulneJulne   09 juillet 2020
- Le problème avec nous autres, les Sudistes, continua Rhett Butler, c'est que nous ne voyageons pas assez ou que nous ne mettons pas assez nos voyages à profit. Bien entendu, messieurs, vous avez tous beaucoup voyagé. Mais qu'avez-vous vu ? L'Europe et New York et Philadelphie et, évidemment, les dames sont allées à Saratoga. (Il s'inclina légèrement en direction du groupe sous la tonnelle.) Vous avez vu les hôtels et les musées et les salles de bal et les maisons de jeu. Et vous êtes revenus chez vous, persuadés que rien ne valait le Sud. Quand à moi, je suis né à Charleston, mais j'ai passé ces dernières années dans le Nord. (Un large sourire découvrit ses dents blanches, comme s'il se rendait compte que tous les personnes ici présentes savaient pourquoi il ne vivait plus à Charleston, et qu'il s'en moquait complètement.) J'ai vu beaucoup de choses que vous tous n'avez pas vues. Les milliers d'immigrants qui seraient heureux de se battre pour les Yankees contre de la nourriture et quelques dollars, les usines, les fonderies, les chantiers navals, les mines de fer et de charbon - tout ce que nous n'avons pas. Voyons, tout ce que nous avons, c'est du coton et des esclaves et de l'arrogance. Ils nous écraseraient en un mois.
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NorlaneNorlane   17 janvier 2021
La guerre omniprésente en toile de fond offrait un agréable caractère informel aux relations sociales, un caractère informel que les anciens voyaient d'un mauvais œil. Les mères trouvaient étrange que des hommes rendissent visite à leurs filles, des hommes qui se présentaient sans lettre d'introduction et dont les antécédents étaient inconnus. Horrifiées, elles découvraient leurs filles main dans la main avec ces hommes. Mme Merriwether, qui n'avait jamais embrassé son mari avant la cérémonie du mariage, put à peine en croire ses yeux quand elle surprit Maybelle embrassant le petit Zouave, René Picard, et sa consternation fut encore plus grande lorsque Maybelle déclara qu'elle ne se sentait point honteuse.
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JulneJulne   02 juillet 2020
J’en ai assez de toujours me forcer et de ne jamais faire ce que je veux. J’en ai assez de faire comme si je ne mangeais pas plus qu’un oiseau, et de marcher quand je veux courir et de dire que j’ai la tête qui tourne après une valse alors que je pourrais danser pendant deux jours et n’être jamais fatiguée. J’en ai assez de dire, « Comme vous êtes merveilleux » à des hommes qui n’ont pas le quart du bon sens que j’ai, et j’en ai assez de prétendre que je ne sais rien, afin que des hommes puissent m’entretenir de choses tout en se sentant importants...
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JulneJulne   01 juillet 2020
- La terre est la seule chose au monde qui représente quelque chose, hurla-t-il, en faisant de larges gestes d'indignation de ses bras courts et épais, car c'est la seule chose en ce monde qui dure, et je vous conseille de ne pas l'oublier ! C'est la seule chose qui vaille la peine que l'on travaille pour elle, qui vaille la peine que l'on se batte pour elle - et qui vaille la peine que l'on meure pour elle.
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JulneJulne   15 juillet 2020
Il y avait tant d’hommes tanguant dans le noir sur la route poussiéreuse qu’elle connaissait si bien, tant d’hommes qui mourraient là, sous ses yeux, les moustiques et les moucherons grouillant sur leurs visages en sang, des hommes avec qui elle avait dansé et ri, pour qui elle avait joué de la musique et chanté des chansons, qu’elle avait taquinés, réconfortés et aimés... un peu.
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