AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 282360829X
Éditeur : Editions de l'Olivier (06/04/2017)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Holly Sikes, une adolescente de 15 ans, décide de fuguer à la suite d'une dispute avec sa mère. Mais Holly n'est pas une fugueuse comme les autres : hypersensible, elle entend des voix depuis son enfance, provenant de personnages mystérieux qu'elle appelle « les gens de la radio ». Sa fugue prend soudainement un tour paranormal quand des visions cauchemardesques viennent remplacer la réalité : Holly se retrouve au milieu du conflit qui oppose deux factions d'immorte... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
svecs
  01 avril 2019
A chaque livre, David Mitchell semble questionner les liens qui unissant les êtres, que ce soit dans le temps ou dans l'espace.
Dans ce copieux roman, il s'attache à un personnage central: Holly Sykes. Nous faisons sa connaissance lorsqu'adolescente, elle fugue pour des problèmes d'adolescentes. Mais rien ne se déroule comme prévu. le roman se déroule ensuite comme une succession de longues nouvelles , chacune adoptant le point de vue d'un personnage différent, sur près de 60 ans. En filigrane, nous suivons toujours Holly, que ce soit dans les Alpes Suisse, en Colombie, à New York. Parfois de près. Parfois à distance. Mais elle reste toujours au moins en périphérie. Autour d'Holly, David Mitchell a imaginé une guerre étrange et souterraine qui oppose 2 groupes d'êtres immortels.
Ne vous enfuyez pas.
La quatrième de couverture pourrait vous faire fuir. Vous auriez tort.
L'âme des horloges est un page turner, qui commence comme un récit initiatique, puis, alterne la comédie noire et drame intime. Si l'étrangeté et le mystère ne sont jamais très loin, ils sont au service de personnages riches et attachants. de la déconfiture de Crispin Herschey, prétexte à une satire au vitriol du monde de l'édition aux doutes d'Ed Brubeck, dans ce qui est sans doute la meilleure partie du roman, journaliste de guerre qui doit choisir entre son métier et sa famille, les récits forts se succèdent.
David Mitchell a toujours intégré une dimension fantastique à ses romans. Celui-ci ne fait pas exception. David Mitchell illustre la porosité que la littérature américaine possède lorsqu'il s'agit de genre. Autant en francophonie il existe une ligne très claire, reléguant ce qui est considéré comme du "mauvais genre" dans la périphérie de ce qui est considéré comme fréquentable, autant les anglo-saxons n'ont aucun problème à considérer l'oeuvre pour ce qu'elle est, ce qui aboutit à des situations inimaginables pour un éditeur français, comme un même livre recevant le Pulitzer et le Arthur C. Clarke Award for science fiction literature (Undergound Railraod). Ce livre, encensé par Stephen King, fut sélection pour le Booker price et reçut le World Fantasy Award.
L'âme des Horloges est typique de David Mitchell. On pourrait presque lui reprocher d'être un peu trop dans sa zone de confort. Multiplicité des points de vue, intrigue complexe mais parfaitement maîtrisée, capacité à mener de front une intrigue en 2 niveaux. En effet, chaque partie pourrait être vue comme une nouvelle indépendante en tant que telle, mais l'ensemble compose un roman très cohérent, chaque nouvelle apportant son lot de nouveaux éléments. Plus étonnant, la manière dont David Mitchell a choisi d'intégrer des liens avec des personnages d'autres romans, apportant même un éclairage nouveau sur certains événements des 1000 automnes de Jacob de Zoet.
Dès les premières pages, je me suis rapidement surpris à penser à Sense8, la série des Wachowski. Ils avaient déjà collaboré avec David Mitchell en adaptant son roman Cloud Atlas, et c'est sans réelle surprise que j'ai pû vérifier qu'il était de même crédité dans le groupe des scénaristes de la série. Si les histoires sont fondamentalement différentes, il reste des thématiques communes, des scènes qui font écho, voire des personnages, comme Immaculée Constantin, dans leroman, qui évoque Angelica. Cela ne m'a jamais dérangé, considérant de tels connection comme des "easter eggs".
Ce n'est sans doute pas le meilleur roman de David Mitchell, mais il reste d'excellente facture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
PostTenebrasLire
  28 décembre 2017
J'aime les romans longs quand ils sont bien construits
J'aime les romans qui suivent des personnages sur des décennies.
J'aime les romans fantastiques.
C'est donc parfait.
Ne soyez pas focalisés par l'aspect fantastique. Il ne totalise qu'une petite partie du roman. Je pense même qu'on pourrait le retirer totalement sans retirer de l'intérêt à la narration. Mais c'est un plus indéniable.
On suit à travers différentes époques des personnages attachants qui sont confrontés parfois à l'extra ordinaire. Mais le plus souvent, c'est tout simplement la vie ordinaire qu'ils combattent (clin d'oeil à Manu Larcenet) : Comment se (re)construire ? Comment fonder un couple / une famille ? Que transmettre à ses enfants ? Faut-il fuir un milieu toxique ?
J'ai particulièrement aimé voir comment on réagit sur le moment à des éléments fantastiques et surtout comment on vit avec ça !
La structure du roman est une succession de périodes qui partent depuis notre période actuelle jusqu'à un avenir proche.
On recroise certains personnages, d'autres non. Certains meurent.Certains sont tel un fil conducteur qui nous guide.
La trame de fond fantastique est constituée par un ensemble de personnes qui traversent le temps, les époques. Certains en se réincarnant. D'autres en stoppant leur vieillissement, mais à quel prix...
Il y a quelques chapitres purement fantastiques et des chapitres purement post-apocalyptiques en fin de roman.
Ne soyez donc pas surpris de trouver plusieurs thèmes entremêlés : la vie, l'extra ordinaire, la transformation de notre monde.
Conseil : Ne vous laissez pas déstabiliser par la fin abrupte de la première période temporelle si passionnante. Vous retomberez sur vos pattes rapidement.
Lien : https://travels-notes.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
sweetie
  07 novembre 2018
Un des nombreux personnages du roman, agent littéraire, affirme ceci : « Un bouquin ne peut pas être à moitié fantastique. Pas plus qu'une femme ne peut être à moitié enceinte. » Mais voilà, ironiquement, David Mitchell fait mentir la sentence dans cette dystopie qui allie phénomènes paranormaux et analyse sociologique. Tout son art romanesque se déploie et atteint des sommets dans une trame narrative aux dialogues savoureux teintés de cet humour british que j'apprécie. Un roman à plusieurs voix : celles de Holly Sykes, adolescente rebelle puis femme mûre, d'Hugo Lamb, étudiant dandy à l'éthique douteuse, de Crispin Hershey, écrivain déchu, d'Ed Brubeck, reporter à l'étranger et du Dr Iris Marinus-Fenby, psychiatre, qui nous parlent à travers les années (l'histoire s'étend de 1984 à 2043). On y aborde les liens familiaux, les enjeux environnementaux, la destinée humaine et la mort, omniprésente. Brillamment raconté et tricoté, ce récit porte David Mitchell au premier rang des auteurs contemporains dont il faut lire absolument la prose.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
arcade_d
  11 juillet 2017
C'est un roman qui parcourt six périodes par 5 narrateurs. C'est une chronique au souffle d'un « Autant en apporte le vent » de Margaret Mitchell ou d'un « Guerre et Paix » de Tolstoï rapporté à la période confuse et peu héroïque de des temps que nous vivons.
David Mitchell nous invite à une réflexion, une méditation sur notre civilisation occidentale mondialisé à travers la vie d'une femme de 1984 à 2043 et des événements qu'elle traverse en 1984, 1991, 2004,2015, 2025 et 2043.
Chaque période est rendu dans sa couleur par le choix du bon narrateur et du style. Ce qui provoque la brutalité de la prise de conscience finale en 2043 et rend ce futur terrible plausible.
Un roman à lire et à laisser reposer au fond de notre âme comme une médiation profonde.
Commenter  J’apprécie          120
Hiroto
  25 juin 2017
Ehhhhh
Etrange étrange. En même temps, me direz-vous, ça vient de David Mitchell, me direz-vous, c'est pas si étrange, vous insisterez. Certes, on est bien face à un Bouquin de David Mitchell™ : il y a absolument tout ce qu'il aime –plein de pdv différents, le concept de réincarnation et celui du temps qui passe inéxorablement, le concept du pouvoir et qu'est-ce qu'un individu serait capable d'accomplir pour l'obtenir.
Le problème ? Ce sentiment de déjà-lu, qui pèse. L'histoire en elle-même est complétement différente de Cloud Atlas, fort bien, mais tous les thèmes et les gimmicks de l'auteur sont présents. Autant ceux que j'adore que ceux qui me saoulent.
Parmi ceux que j'adore, il y a ce fameux exercice auquel l'auteur excelle lorsqu'il s'agit décrire des narrations différentes avec des persos ayant chacun une voix et un caractère vraiment propres à eux. Mais ce point est directement lié à mon prochain point, celui-ci négatif : à cause de la structure même du livre, certains chapitres sont du coup bien plus passionnants et intéressants que d'autre.
Pour mieux décrire le livre, on peut dire qu'il s'agit d'une succession de nouvelles (toutes liées à Holly Sykes, pierre angulaire du roman) et de la même façon qu'on a tous nos goûts, vous allez aimer certains chapitres et vous allez en trouver d'autre bien trop long, voir pas nécessaires à l'avancée de l'histoire.
Personnellement, mon préféré est de loin celui de Ed, le mari de Holly. Son chapitre est l'un des plus courts, mais c'est aussi celui qui m'a le plus chamboulée et qui démontre que l'auteur peut aller à l'essentiel sans en faire des tonnes (son gros défaut). Ce qui fait que j'ai particulièrement soupiré pendant celui de Marinus, un des immortels de l'histoire, qui aurait pu être passionnant s'il avait eu son propre livre consacré rien qu'à lui. Là son chapitre ne fait que couper le rythme du livre et est bien trop explicatif.
Enfin, je veux aborder tout le meta et la « science » derrière les réincarnations, ainsi que la « société des gentils* ». Honnêtement ? tout était plutôt ridicule, et/ou mal-abordé. L'auteur s'amuse à faire des néologisme comme le ferait un enfant qui inventerai des noms d'attaques-super-puissantes. Ah soit dit en passant, toute l'histoire est très noir-et-blanc, gentils-contre-méchants, ce qui est ma foi fort dommage, la bataille finale ne pouvant décemment pas être qualifiée d'épique.
Par contre je me dois de finir par un bon point : le chapitre final –en fait une post-apo-début-de-dystopie– est particulièrement bien inspiré, comme si l'auteur se rappelait, et nous avec, que le plus grand danger pour l'humanité c'est bel et bien l'humanité, et qu'elle vit dans des nuances de gris.
*j'ai déjà oublié leur nom rofl
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          21

critiques presse (3)
Elbakin.net   06 juin 2017
Servi par une écriture lumineuse, ce roman riche, d’une profonde humanité, à la mélancolie douce-amère, vous fera traverser l’Histoire de la fin du XIXe siècle au début du XXIe siècle avec toutes ses références.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Telerama   17 mai 2017
Des vivants, des morts, un futur incertain... Et des mystères. Assez pour se laisser happer par cette saga fantasque, baignée de science-fiction.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   10 avril 2017
Passant du feuilleton d'aventures à la chronique sociale, L'Ame des horloges de David Mitchell montre une générosité romanesque inouïe.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   18 décembre 2017
J’en pleurerais, cher lecteur, je te l’assure. Kingsley Amis [un auteur comme le narrateur] fanfaronnait quand il racontait qu’une mauvaise critique pouvait peut-être lui gâcher le petit-déjeuner, mais pas le déjeuner, nom d’un chien. C’est qu’il n’a pas connu l’ère de Twitter, lui qui vient d’une époque où les critiques littéraires lisaient vraiment les épreuves, et en toute indépendance d’esprit. De nos jours, ces derniers se contentent de se forger une opinion sur Google
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   15 décembre 2017
Bien que les riches ne soient pas davantage susceptibles de naître idiots que les pauvres, une éducation bourgeoise aggrave une idiotie innée tandis qu’une enfance misérable la dilue, ne serait-ce que pour des raisons darwiniennes. C’est pourquoi, par précaution, les élites doivent ériger des barrières en la forme d’écoles publiques merdiques, de peur que les gosses intelligents aux codes postaux prolétariens ne les délogent de l’Enclave du Privilège.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   16 décembre 2017
Le désir sexuel convoite, fait ce qu’il a à faire, puis retourne dans la forêt à pas de velours. L’amour a un appétit plus grand. L’amour vise à obtenir une attention de tous les instants ; une protection ; des alliances, des serments, un compte joint ; des bougies parfumées aux anniversaires ; une assurance vie. Des bébés. L’amour est un dictateur.
Commenter  J’apprécie          62
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   14 décembre 2017
Quoi que je fasse de ma vie, quels que soient le pouvoir, les richesses, les expériences, le savoir ou la beauté dont je jouirai, je deviendrai moi aussi ce vieillard vulnérable. Regarder le brigadier Reginald Philby, c’est me regarder moi-même à travers le télescope du temps.
Commenter  J’apprécie          50
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   13 décembre 2017
Imagine que le Ciel, ce n’est pas un tableau accroché dans les airs pour l’éternité, mais plutôt… je ne sais pas, moi… la meilleure chanson jamais écrite… mais une chanson qu’on entendrait par bribes tout au long de notre vie, qui s’échapperait des voitures sur la route ou… des fenêtres aux étages des maisons quand on s’est perdu…
Commenter  J’apprécie          40
Videos de David Mitchell (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Mitchell
David Mitchell, l'auteur de L'âme des horloges, des Mille automnes de Jacob de Zoet et de Cartographie des nuages, nous parle de son processus d'écriture. Merci à Louisiana Channel (louisiana.dk/) pour la vidéo!
Son plus récent roman, L'âme des horloges (traduit par Manuel Berri) est disponible au Québec chez alto et en France aux Éditions de l'Olivier.
editionsalto.com/catalogue/lame-des-horloges/
autres livres classés : paranormalVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3009 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
.. ..