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ISBN : 2879297613
Éditeur : Editions de l'Olivier (05/01/2012)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 89 notes)
Résumé :
La saga de Dejima.
1799. Le port japonais de Dejima, près de Nagasaki, est la base d'échanges de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Jacob de Zoet, jeune clerc ambitieux, y est envoyé pour redresser les finances troubles de la Compagnie. Il est vite désemparé face à la corruption ambiante. Il croit trouver refuge auprès d'Orito, une japonaise au visage partiellement brûlé. Mais Orito est enlevée puis emprisonnée dans le mystérieux temple Shiranui,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  25 juillet 2012
Au 18e siecle, du temps où Djakarta s'appelait Batavia et que les Pays-Bas régnaient sur le commerce de cette partie du monde, la Companie néerlandaise des Indes Orientales détenait un comptoir au Japon, une miscroscopique île artificielle rattachée au port de Nagasaki : Dejima. C'est dans cette minuscule enclave isolée et étroitement surveillée que se déroule l'histoire de Jacob de Zoet, employé intègre, idéaliste et ambitieux de la Compagnie.
Jacob, embauché pour redresser les comptes de la Compagnie, se retrouve parachuté dans une micro-société violente et corrompue, dont le seul but est d'extirper tout ce qu'elle peut d'un Japon inconnu et mystérieux : le Japon sous l'ère Edo, était totalement replié sur lui-même et hostile à toute ingérence occidentale ce qui, bien évidemment ne facilitait pas la compréhension entre les deux cultures.
C'est en premier lieu ce choc des cultures qui donne tout l'intérêt de ce gros roman, la rencontre entre les samurais à la tradition millénaire et les commerçants occidentaux corrompus et peu intéressés par une culture qu'ils méprisent : afin de pouvoir communiquer avec des étrangers dont ils se méfient, les japonais leur ont interdit d'apprendre leur langue et ont recours à une escouade d'interprètes, ce qui donne parfois lieu à certains comiques de situation … ! A cela s'ajoute une impossible histoire d'amour entre Jacob, tiraillé entre sa fiancée néerlandaise restée au pays et la belle et instruite Orito Aibagawa, une sage-femme japonaise. L'idylle impossible se double d'une enquête et même d'un conte néo-gothique lorsque Orito est enlevée par le puissant seigneur-abbé Enomoto qui la séquestrera dans sa sinistre secte-monastère…
Il y en a donc pour tous les goûts : de l'histoire, de l'ethnologie, de l'amour, du policier et du gore… que demande le peuple ! Et en plus, afin de ne pas ennuyer son lecteur, David Mitchell déroule son histoire au présent dans une langue très moderne qui garantit un rythme soutenu : on ne s'ennuie pas une minute !
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critiquemoi
  25 février 2013
L'action se déroule en 1799, à Dejima, qui est un comptoir hollandais. Jacob de Zoet est un jeune clerc qui débarque sur ce territoire étranger, où la corruption et la cupidité de ses compatriotes est en train de faire le désastre de la compagnie. Il lui faudra déjouer les pièges déjouer par ses supérieurs, amadouer les japonais, et surtout parvenir à y voir clair dans ses sentiments : saura-t-il rester fidèle à Anna, qui l'attend aux Pays-Bas, ou succombera-t-il à la mystérieuse Orito, femme éclairée et vertueuse ?
Ce roman n'a pas mille pages, mais 750. On suppose donc qu'il a de nombreuses choses à raconter, et on fait confiance à David Mitchell, qui, dans le Fond des Forêts, roman magnifique et captivant, ou dans la Cartographie des nuages si visionnaire et poétique, a su démontrer toute l'étendue de son talent. Et c'est une grave erreur. Car les Mille automnes de Jacob de Zoet est une déception d'un bout à l'autre. D'histoire, tout d'abord, il n'y a pas. Certes, il y a bien une vague histoire d'amour, une confuse intrigue politique, et une description rébarbative des événements s'y rapportant, de près mais aussi de très très loin. D'intérêt, il n'y en a pas non plus. On a déjà vu des romans ne prenant tout leur sens qu'une fois le livre refermé. Ce n'est pas le cas des Mille Automnes, qui n'a aucun sens, sinon celui, purement littéraire, de prouver qu'il est possible en 2012 d'écrire sur des sujets n'intéressant personne des romans aussi longs et ennuyeux. Une terrible déception, donc, mais ce n'est pas tout.
Les mille personnages de Jacob de Zoet
Ainsi, il y a une vague intrigue amoureuse. Elle est vague, car, elle n'avance jamais, se perd mille fois en chemin, et se transforme en intrigue où interviennent religieuses, samouraïs et moines malsains. Elle est donc, cette histoire d'amour, un prétexte à un peu d'action, et après tout pourquoi pas ? En effet, le chapitre consacré au couvent mystérieux où sont recluses des nonnes livrées à des moines est le moins ennuyeux. Il aurait pu constituer d'ailleurs à lui seul un roman, même si de Zoet n'intervient pas une seule fois, et même s'il n'a pas réellement de fin (vous avez donc compris le problème). Il y a également une intrigue géo-politique, et c'est le plus difficile à suivre, bien que 500 pages lui soient entièrement consacrées : les affrontements entre anglais et hollandais, les complots entre hollandais et japonais, et la « bataille navale » finale sont interminables, soporifiques, et noyées sous les incessantes apparitions de nouveaux personnages (jusqu'à la fin il en apparaît de nouveaux). Même si le lecteur a bon fond et désire en venir à bout, il lui faudra relire plusieurs fois une même page pour comprendre qui est qui et qui fait quoi. le livre, qui fait donc 750 pages à la base, se transforme du coup en somme monumentale. Certes, on peut être habitué, surtout si on fréquente les auteurs russes, eux aussi très généreux en protagonistes et encore plus vicieux que Mitchell puisqu'ils utilisent sans prévenir le deuxième prénom ou le diminutif, à devoir se casser un tant soit peu la tête pour suivre un récit. Mais chez Mitchell, le lecteur n'est jamais récompensé de ses efforts, autrement que par un mal de crâne.
Beaucoup de questions sont abordées dans ce gigantesque roman. Des questions qui sont chères au coeur de David Mitchell, comme la question de l'esclavage, sont traitées de façon poétique et intéressante, mais trop brièvement pour que cela sauve le livre. D'autres questions, comme la loyauté, la langue (les interprètes jouent un rôle central dans le roman), le déracinement, sont soulevées, mais Mitchell n'apporte pas de réponse, il les laisse défiler à mesure qu'elles se posent, avant de les recouvrir par des détails et des descriptions sans aucun intérêt. Ce roman, trop ambitieux, ne repose sur rien d'autre que sur cette vaine ambition, celle d'écrire un pavé exotique, comme si Mitchell voulait faire revivre Conrad, Dumas et Jules Verne en même temps. La sauce ne prend pas, et l'action est tellement noyée sous une foule d'informations et de détails qu'elle en devient incompréhensible.
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ay_guadalquivir
  30 août 2012
J'ai lu Les milles automnes sur le conseil d'un libraire. Avec l'habitude de me fier aveuglément aux recommandations des libraires - comment sinon, prendre des risques? - je me suis donc laissé prendre par les étranges péripéties de ce livre. J'y ai aimé la façon brillante et très incarné qu'a Mitchell de décrire la société japonaise et son interaction au monde. J'ai aimé plus simplement la capacité à transporter le lecteur dans un univers autre. J'ai aimé aussi le texte, par exemple les sortes de didascalies qui émaillent les paragraphes narratifs. Pour le reste, plus naturellement porté vers les univers intérieurs, ce livre n'est pas dans le registre qui me touche. Mais néanmoins, j'ai passé un bon moment de lecture. Loin, loin.
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zoukplouf
  11 février 2014
Je sors d'un voyage littéraire qui m'a ravi. "Les 1000 automnes (on nommait jadis le Japon, le pays des 1000 automnes), de Jacob de Zoet" est un roman envoûtant, et David Mitchell, décidément, un auteur majeur. Pour un suvol de l'histoire, je ne vous apprendrez rien que vous n'aurez lu sur la 4ième de couverture et dans les 16 autres critiques dudit livre. Alors, mon avis personnel: Un GRAND roman. Et l'impression qu'un jour on dira de l'oeuvre de Mitchell qu'il est majeur dans la littérature moderne. Ici l'auteur ne tente pas d'élaborer une structure originale, comme dans son excellent "Cartographie des nuages", mais étale simplement avec talent dans des trames de temps et d'espace linéaires, une histoire du commerce entre le Japon du 19ième siècle et les Hollandais. Mitchell saupoudre son récit de références historiques qui nous en apprend beaucoup sur la culture du Japon de l'époque, un pays qu'il connait bien pour y avoir séjourné pendant plusieurs années. On y est, au milieu des tensions culturelles incontournables, inévitables, à cette époque entre les valeurs occidentales et celles, orientales. Les mythes et rituels qui nourrissent les deux mondes sont bien dépeints. Ses personnages sont fins et très crédibles. Et comme tout bon gâteau a son glaçage, l'amour, une femme au destin unique, une brûlure, deux hommes et des interdits sociaux... vont épicer le tout. On se prend au jeu. J'ai eu l'impression d'être sur place au milieu d'eux. 700 pages, c'est une croisière, pas une course de fond. Un livre à lire et à déguster, sans se presser. Un monde que je quitte avec regret.
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nathalie_MarketMarcel
  10 avril 2012
Le récit se déroule en 1799, à mi-chemin entre deux époques, à Dejima, un petit bout d'île près de Nagasaki, où la Compagnie néerlandaise des Indes orientales a un comptoir. le héros est Jacob de Zoert, un clerc, autrement un préposé aux écritures, un jeune homme cultivé, pas forcément naïf, mais le lecteur découvre avec lui la vie de Dejima. de Zoert est chargé de relire tous les registres des années antérieures pour trouver trace de corruption et d'enrichissement aux frais de la Compagnie, il n'est pas donc pas vraiment bienvenu dans les lieux. À lui de se défier de tout le monde. Mais il rencontre très vite Mlle Aibigawa, une jeune sage-femme, dont le charme mystérieux le conquiert. le pauvre de Zoert doit naviguer entre la méfiance et la vulgarité de ses compatriotes, la haine véritable des Japonais pour mener son histoire.
C'est un roman bien écrit, où le lecteur suit le héros dans son aventure. On découvre l'abîme qui sépare ces deux mondes. La brutalité occidentale est évidente, ainsi que leur rage de ne pouvoir, comme dans d'autres parties du globe, s'approprier les richesses du Japon. Et si certains comme le héros respectent les coutumes et hiérarchies locales, c'est sans curiosité réelle. Mais on mesure aussi l'isolement vécu par les Occidentaux vivant pour une durée indéterminée à l'autre bout du monde, à une époque où les naufrages ne sont pas rares, où rien ne garantit qu'ils réussissent à revenir chez eux. Plusieurs ne sont pas là volontairement, ont été littéralement enlevés, vendus et emprisonnés pour fournir la main d'oeuvre bon marché des colonies. On comprend mieux dans ces conditions leur brutalité et leur obsession de faire fortune pour revenir au plus vite dans leur monde. L'aventure des colonies ne ressemble qu'à un long exil.
Difficile pour autant de défendre l'isolement à tout crin des Japonais, dicté par la peur, le mépris et la haine. le shogun est loin et on peut essayer de s'enrichir aussi, aux dépens des étrangers. le refus des techniques occidentales est radical mais il est impossible d'avoir accès aux pensées et désirs des Japonais car le lecteur voit tout du point de vue de Jacob de Zoet. C'est à la fois un manque car on aimerait quelquefois en savoir plus sur les motivations japonaises et à la fois un reflet de l'isolement et de l'ignorance dans lesquels se trouvent les occidentaux.
Un livre intéressant à lire car il restitue de l'intérieur la vie de ces comptoirs.
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critiques presse (4)
Lexpress   28 février 2012
Un récital littéraire sur fond de mondialisation naissante qui consacre, une bonne fois pour toutes, la magie du verbe.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   21 février 2012
Entre polar exotique et roman historique, voilà un copieux mille-feuille servi par un Britannique qui a longtemps vécu au Japon et qui y expédie son héros, Jacob De Zoet.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   26 janvier 2012
À le lire, on croirait voir Umberto Eco manipuler un Rubik's Cube. L'écriture, elle, est très moderne.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   06 janvier 2012
L'un des charmes de ce livre est les croquis dont il regorge : le jeune Jacob, tant pour communiquer avec les Japonais que pour sa propre édification, dessine avec une précision émouvante. On voyage avec lui et quand, vingt ans plus tard, il retrouve les Pays-Bas, on ne sait plus qui est l'étranger.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   25 juillet 2012
Quel prophète du commerce aurait prédit, disons en l'an 1700, que les roturiers consommeraient du thé et du sucre par sacs entiers ? Quel sujet de William ou de Mary aurait anticipé que les masses éprouveraient le "besoin" d'avoir des draps en coton, le "besoin" de consommer du café et du chocolat ? Les besoins de l'Homme sont sujets aux modes ; et à l'instar de ces nouvelles nécessités qui chassent les précédentes, le monde lui aussi change de visage.
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GabySenseiGabySensei   18 janvier 2012
"Cinq ans, le temps sera long. Mais la plupart des femmes mettent toute une vie à trouver une homme gentil et honnête." Jacob avait tenté de lui répondre, mais elle l'en avait empêché. "Je sais comment les hommes agissent quand ils partent loin; peut-être sont-ils voués à se comporter ainsi - silence, Jacob de Zoet! Aussi, tout ce que je vous demande est d'être prudent à Java: que votre cœur reste à moi, à moi seule. Je ne vous donnerai pas de bague ou de médaillon, car il est possible de perdre ce genre de choses, mais ceci, au moins, vous ne pourrez le perdre..." Anna l'embrassa pour la première fois et la dernière fois. Un long et triste baiser.
(P91)
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MadimadoMadimado   23 mai 2012
L’amour est la chose du coeur. ou bien : l’amour est comme le sake : on boit, il y a une nuit de joie, oui ; mais le matin froid arrive, et on a de la migraine et le ventre est malade. Un homme peut aimer les concubines car quand l’amour meurt il dit “au revoir” : c’est plus aisé et il n’y a pas de blessures. le mariage est différent. Le mariage c’est la chose de la tête : le rang… le commerce… la lignée.
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sweetiesweetie   21 septembre 2015
Il y a plusieurs années, un sage Américain nommé Benjamin Franklin s'émerveilla en voyant une montgolfière dans le ciel de Londres. Son compagnon jugeait que la montgolfière n'était qu'une babiole, une frivolité, et il interrogea Franklin : «Oui, mais à quoi cela sert-il? » Franklin répondit : « À quoi sert un nouveau-né? »
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sophroniesophronie   08 juin 2014
Tandis que nos amis nous montrent ce qu'il nous est possible de faire, nos ennemis nous montrent où notre devoir.
P 645
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Videos de David Mitchell (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Mitchell
David Mitchell, l'auteur de L'âme des horloges, des Mille automnes de Jacob de Zoet et de Cartographie des nuages, nous parle de son processus d'écriture. Merci à Louisiana Channel (louisiana.dk/) pour la vidéo!
Son plus récent roman, L'âme des horloges (traduit par Manuel Berri) est disponible au Québec chez alto et en France aux Éditions de l'Olivier.
editionsalto.com/catalogue/lame-des-horloges/
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