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Daria Olivier (Traducteur)Marcel Schneider (Préfacier, etc.)
EAN : 9782264043740
256 pages
10-18 (07/12/2006)
3.51/5   150 notes
Résumé :
Chronique brillante, spirituelle et gaie, émouvante aussi, de l'aristocratie anglaise de l'immédiat avant-guerre. La Poursuite de l'amour forme avec l'Amour dans un climat froid un diptyque qui valut à son auteur, non seulement la faveur d'un large public, mais aussi l'admiration profonde d'un Evelyn Waugh comme d'un Henry Green.
Aussi bien retrouve-t-on dans cette inoubliable saga des Hampton et des Montdore portée au petit écran avec une grande réussite, se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 150 notes
La poursuite de l'amour, c'est le destin de Linda, un des nombreux enfants de la famille Radlett, une famille aristocratique de province, fortunée, excentrique et fantasque, qui est relaté par sa cousine Fanny, du même âge. Autant Fanny est raisonnable autant Linda est irréfléchie, exaltée, fonçant tête baissée vers ce qu'elle s'imagine être la vie et notamment l'amour...Elle va donc s'amouracher du premier venu, Tony, un anglais bon teint qu'elle pense plein d'esprit, léger et qui tourne vite ennuyeux et sérieux. Encore mariée, elle jette son dévolu sur un militant communiste anglais, Christian, qui l'emmène jusqu'à Perpignan où elle le seconde dans les camps de réfugiés espagnols. Réalisant qu'elle compte moins que les causes nobles que défend son révolutionnaire de mari, elle décide de rentrer en Angleterre en passant par Paris...où elle rencontre un duc français...qui va l'entretenir comme une cocotte et dont elle apprendra un peu tard qu'il est marié.

C'est une série d'aventures et surtout de déconvenues pour la pauvre Linda, qui, quelque part, le cherche bien : capricieuse, égocentrique, fantasque, elle n'en fait qu'à sa tête et se lance dans la vie et dans ses amours avec dilettantisme, beaucoup d'illusions et peu de bonheur.
J'ai été déçue par ce roman paru en 1945, surtout par le caractère absolument insupportable de l'héroïne Linda, dont le portrait se dessine peu à peu, coquette, superficielle, dilettante et tête à claques...Le sujet pouvait être intéressant, une miss catastrophe qui s'en sort toujours au final, une description de l'aristocratie anglaise mais le ton superficiel, la succession d'aventures sentimentales, et quelques problèmes de traduction ont eu raison de mon intérêt pour ce roman, même quelques passages souvent très drôles n'ont pas suffi à sauver l'ensemble du roman.
J'avais été séduite par Highland Fling, je reste sur ma faim avec la poursuite de l'amour...
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Difficile de faire plus britannique que ce très beau roman !

Nancy Mitford y traite de l'amour, de la famille, de l'amitié, de l'aristocratie, et de bien d'autres beaux sujets, mais toujours avec cet touche d'humour anglais et d'auto-dérision chère au coeur des amateurs de littérature anglaise.

Le roman est aussi semi-autobiographique, ce qui le rend encore plus intéressant quand on s'intéresse un tant soit peu à la famille Mitford. Les Radlett présentent, en effet, de nombreux traits communs avec la famille de l'auteure.

Des deux héroïnes sur lesquelles ce roman se concentre, j'ai préféré Fanny, plus terre-à-terre et moins romanesque que sa très fantasque cousine, Linda. Cette dernière est pourtant le personnage central du roman, puisque la "Poursuite de l'amour" dont il est question ici est la sienne. de maris en amants, Linda cherche inlassablement le grand amour, l'histoire qui fera battre son coeur, mais cette quête est semée d'embûches, principalement à cause du caractère de la jeune femme, qui s'emballe très vite pour le premier venu (sans même se soucier des avertissements que lui donnent certains de ses amis).

Heureusement, Linda n'est pas le seul membre de la famille Radlett dont on suit les aventures (sans quoi l'histoire ne serait qu'une romance un peu mièvre). Sa famille est également au coeur de l'intrigue et tous sont particulièrement intéressants à découvrir : il y a quelques fameuses personnalités dans ces pages (en particulier Matthew Raddlett, le père de Linda). Cette petite galerie de personnages est très amusante et vivante et apporte un certain rythme à l'histoire.

Bref, ce roman est aussi doux que le parfum des roses anglaises, aussi acidulé que la marmelade d'oranges et aussi vivifiant qu'une promenade dans la campagne anglaise. Avec, en bonus, une belle couche de nostalgie et un charme très désuet. Un très beau mélange, en somme, et si vous aimez la verte Albion, lancez-vous sans crainte dans cette lecture !
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Les Radlett, excentriques aristocrates terriens de l'entre deux guerres, ont une flopée d'enfants, mais c'est de Linda que la narratrice, leur cousine Fanny, est la plus proche. Les deux jeunes filles, jeunes femmes au fur et à mesure de l'histoire, rêvent de la même chose: l'Amour. Seulement, Linda se jettera dans cette quête avec une intensité folle, une intensité qui lui causera bien des douleurs, alors que les choix de Fanny seront fort différents, pour ce qu'on en sait car le récit se concentre surtout sur Linda, et sur ses difficultés à trouver sa place dans des relations où finalement, ce n'est pas elle, la personne qu'elle est, que les hommes de sa vie veulent, mais la femme qu'ils estiment qu'elle devrait être.
Ce qui m'a le plus plu dans ce roman, c'est cette étonnante rupture de ton : les événements racontés sont franchement assez sombres, mais finalement on ne s'en rend pas compte à cause du ton du roman, un humour pince sans rire, un refus de pleurer sur ce qui ne peut être changé, une pointe de sarcasme juste quand il faut.
Une belle découverte
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Que le Seigneur -ou toute autre entité céleste- me préserve d'avoir une famille pareille ! Epouse, il me faudrait vivre avec un paratonnerre en permanence pour supporter les foudres du patriarche, mère, mes filles me rendraient folle. Nancy Mitford décrit remarquablement la saga de cette famille pour le moins originale et de cette aristocratie déjantée qui ne sait plus à quel ancêtre se vouer ; on rit, on s'effare devant tant de désinvolture, on lève les yeux au ciel et on finit par admirer tant de liberté, de refus des conventions et de ce que pensent les autres. Il y a dans ce monde du passé qui s'étourdit dans la recherche de l'amour et de l'excentricité malgré elle une sorte de fuite en avant un peu inquiétante, une incapacité à s'adapter à un monde moderne peu aimé et peu compris, et où les us, coutumes et traditions ne suffisent plus à pallier les pertes de repères. C'est une sorte de fin de monde que Mitford nous décrit là, élégante, éblouissante, avide de liberté et d'authenticité, mais un peu triste et déphasée sous des dehors légers. J' ai beaucoup aimé l'humour et le style impeccable de cette grande dame pas tout à fait comme il faut...
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J'avoue ne pas comprendre pourquoi tout le monde couvre d'éloges ce roman, que je n'ai trouvé ni incisif ni drôle - bien au contraire. Certes, le début, qui décrit l'enfance et l'adolescence de deux cousines dans une famille de l'aristocratie anglaise, m'avait quelque peu accrochée. Mais très vite, la narration se centre sur Linda, personnage présenté comme anti-conformiste et que, pour ma part, j'ai trouvé d'un conformisme écoeurant. Linda ne peut pas vivre sans homme, elle choisit absolument n'importe qui pour tomber amoureuse et tombe - forcément - mal à chaque fois. Enfin elle rencontre celui qu'elle considère comme le grand amour de sa vie et qui n'est autre que le premier venu - riche, tout de même - qui lui parle un peu gentiment, rencontré dans un aéroport (ou dans une gare, je ne sais plus) juste après une énième rupture.
L'anti-conformisme de Linda et sa recherche de l'épanouissement personnel vont donc consister à passer à sa vie à attendre cet homme, qui ne l'aime pas et la traite en objet sexuel, en vivant à ses crochets, dans le luxe. Et, hourra, juste avant d'aller mourir à la guerre, il lui laissera entendre qu'il l'a toujours aimée.
Je n'ai pas très bien saisi en quoi se manquer de respect au point de s'étaler comme une carpette devant la personne qu'on aime pouvait constituer une preuve d'accomplissement, amoureux ou autre... Je crois que je suis à mille lieues de la vision de la vie et de l'amour de Nancy Mitford et que je suis incapable de la comprendre. Tout ce que j'ai vu là-dedans, c'est pas mal de misogynie.


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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Je ne sais si vous connaissez le vieux professeur Talbot qui vit dans le village ? Eh bien c'est son fils, Christian. Il a une tendance à être communiste...Moi je trouve qu'il est toujours bon de connaître un peu ces individus de gauche. Si des gens tels que nous sont gentils avec eux, on arrivera très bien à les apprivoiser.
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Je crois que Linda a saisi ce jour-là ce que je mis des années à apprendre : le comportement d'un homme civilisé n'a rien à voir avec la nature. Tout n'est qu'artifice et art plus ou moins consommé.
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"Je ne sais pas comment vous pouvez tenir, dit Oncle Matthew, plein de sympathie. Pas tard plus qu'hier, je disais au directeur de la banque de Merlinford : quelle vie que de rester enfermé tout le jour à farfouiller dans les comptes des autres types".
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Quelques jours plus tard il avait téléphoné. Oncle Matthew avait répondu et, sans poser le récepteur, avait crié à l'attention de tante Sadie "C'est ce cochon de Merlin qui veut te parler". Lord Merlin, qui avait sûrement entendu, n'en fût nullement troublé. Excentrique lui-même, il avait de la sympathie pour les lubies des autres.
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Les enfants pouvaient ou non se distraire avec les raids actuellement en cours, mais qu'une enfant ne soit pas surexcitée à l'idée d'un bombardement, voilà qui etait incompréhensible pour Linda, et elle ne pouvait imaginer cmment elle avait enfanté une fillette pareille.
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