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Daria Olivier (Traducteur)Marcel Schneider (Préfacier, etc.)
ISBN : 2264043741
Éditeur : 10-18 (07/12/2006)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Chronique brillante, spirituelle et gaie, émouvante aussi, de l'aristocratie anglaise de l'immédiat avant-guerre. La Poursuite de l'amour forme avec l'Amour dans un climat froid un diptyque qui valut à son auteur, non seulement la faveur d'un large public, mais aussi l'admiration profonde d'un Evelyn Waugh comme d'un Henry Green.
Aussi bien retrouve-t-on dans cette inoubliable saga des Hampton et des Montdore portée au petit écran avec une grande réussite, se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  18 octobre 2017
La poursuite de l'amour, c'est le destin de Linda, un des nombreux enfants de la famille Radlett, une famille aristocratique de province, fortunée, excentrique et fantasque, qui est relaté par sa cousine Fanny, du même âge. Autant Fanny est raisonnable autant Linda est irréfléchie, exaltée, fonçant tête baissée vers ce qu'elle s'imagine être la vie et notamment l'amour...Elle va donc s'amouracher du premier venu, Tony, un anglais bon teint qu'elle pense plein d'esprit, léger et qui tourne vite ennuyeux et sérieux. Encore mariée, elle jette son dévolu sur un militant communiste anglais, Christian, qui l'emmène jusqu'à Perpignan où elle le seconde dans les camps de réfugiés espagnols. Réalisant qu'elle compte moins que les causes nobles que défend son révolutionnaire de mari, elle décide de rentrer en Angleterre en passant par Paris...où elle rencontre un duc français...qui va l'entretenir comme une cocotte et dont elle apprendra un peu tard qu'il est marié.
C'est une série d'aventures et surtout de déconvenues pour la pauvre Linda, qui, quelque part, le cherche bien : capricieuse, égocentrique, fantasque, elle n'en fait qu'à sa tête et se lance dans la vie et dans ses amours avec dilettantisme, beaucoup d'illusions et peu de bonheur.
J'ai été déçue par ce roman paru en 1945, surtout par le caractère absolument insupportable de l'héroïne Linda, dont le portrait se dessine peu à peu, coquette, superficielle, dilettante et tête à claques...Le sujet pouvait être intéressant, une miss catastrophe qui s'en sort toujours au final, une description de l'aristocratie anglaise mais le ton superficiel, la succession d'aventures sentimentales, et quelques problèmes de traduction ont eu raison de mon intérêt pour ce roman, même quelques passages souvent très drôles n'ont pas suffi à sauver l'ensemble du roman.
J'avais été séduite par Highland Fling, je reste sur ma faim avec la poursuite de l'amour...
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Cath36
  16 décembre 2013
Que le Seigneur -ou toute autre entité céleste- me préserve d'avoir une famille pareille ! Epouse, il me faudrait vivre avec un paratonnerre en permanence pour supporter les foudres du patriarche, mère, mes filles me rendraient folle. Nancy Mitford décrit remarquablement la saga de cette famille pour le moins originale et de cette aristocratie déjantée qui ne sait plus à quel ancêtre se vouer ; on rit, on s'effare devant tant de désinvolture, on lève les yeux au ciel et on finit par admirer tant de liberté, de refus des conventions et de ce que pensent les autres. Il y a dans ce monde du passé qui s'étourdit dans la recherche de l'amour et de l'excentricité malgré elle une sorte de fuite en avant un peu inquiétante, une incapacité à s'adapter à un monde moderne peu aimé et peu compris, et où les us, coutumes et traditions ne suffisent plus à pallier les pertes de repères. C'est une sorte de fin de monde que Mitford nous décrit là, élégante, éblouissante, avide de liberté et d'authenticité, mais un peu triste et déphasée sous des dehors légers. J' ai beaucoup aimé l'humour et le style impeccable de cette grande dame pas tout à fait comme il faut...
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Musardise
  31 mai 2015
J'avoue ne pas comprendre pourquoi tout le monde couvre d'éloges ce roman, que je n'ai trouvé ni incisif ni drôle - bien au contraire. Certes, le début, qui décrit l'enfance et l'adolescence de deux cousines dans une famille de l'aristocratie anglaise, m'avait quelque peu accrochée. Mais très vite, la narration se centre sur Linda, personnage présenté comme anti-conformiste et que, pour ma part, j'ai trouvé d'un conformisme écoeurant. Linda ne peut pas vivre sans homme, elle choisit absolument n'importe qui pour tomber amoureuse et tombe - forcément - mal à chaque fois. Enfin elle rencontre celui qu'elle considère comme le grand amour de sa vie et qui n'est autre que le premier venu - riche, tout de même - qui lui parle un peu gentiment, rencontré dans un aéroport (ou dans une gare, je ne sais plus) juste après une énième rupture.
L'anti-conformisme de Linda et sa recherche de l'épanouissement personnel vont donc consister à passer à sa vie à attendre cet homme, qui ne l'aime pas et la traite en objet sexuel, en vivant à ses crochets, dans le luxe. Et, hourra, juste avant d'aller mourir à la guerre, il lui laissera entendre qu'il l'a toujours aimée.
Je n'ai pas très bien saisi en quoi se manquer de respect au point de s'étaler comme une carpette devant la personne qu'on aime pouvait constituer une preuve d'accomplissement, amoureux ou autre... Je crois que je suis à mille lieues de la vision de la vie et de l'amour de Nancy Mitford et que je suis incapable de la comprendre. Tout ce que j'ai vu là-dedans, c'est pas mal de misogynie.


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KRISS45
  04 avril 2015
C'est l'excellente biographie romancée d'Annick le Floc'h Moan "ces extravagantes soeurs Mitford" qui m'a fait connaitre cette étonnante famille anglaise de six filles , dont Nancy la romancière. Curieuse de découvrir la prose de l'écrivaine de la famille, j'avais ajouté "La poursuite de l'amour" à mes listes mais avec bien d'autres priorités que ce roman au titre très fleur bleue.
Récemment tombée par hasard sur l'édition poche, je crains le genre roman de gare mais il n'en est rien.
Si la narratrice est une jeune fille puis une épouse respectable, Linda sa cousine et héroïne du roman ne s'embarrasse pas de principes d'un autre âge pour choisir ses compagnons, en changer à volonté et parer à ses préoccupations pécuniaires. Après la rigidité des moeurs victoriennes, la vie mouvementée et follement excentrique de Linda fait souffler un petit vent de scandale dans la société britannique de l'entre deux guerres.
Cette comédie drôle, légère, superficielle et anticonformiste est très inspirée de la vie de Nancy elle-même et de ses extravagantes soeurs. le monde évoqué rappelle celui d'Edith-Wharton, mondain et socialement favorisé , avec un pas de plus vers l'émancipation des femmes et leur liberté
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adtraviata
  27 février 2016
Ca y est, j'ai découvert Nancy Mitford ! Et je n'ai absolument pas été déçue ! Je suis dans une petite période très anglophile et j'ai vraiment adoré découvrir l'histoire de Linda, racontée par sa cousine Fanny, la narratrice.
La première est romantique, exaltée, la seconde est sage, prudente. Les deux cousines, si différentes, s'entendent à merveille. Leur complicité vient de l'enfance, quand tous les cousins se retrouvaient dans la campagne anglaise (la vraie), à Alconleigh, un manoir traversé de courants d'air glacés, habité de placards confortables pour les retrouvailles des Honorables, et mené de main de fer par l'Oncle Matthew, héros excentrique et chasseur extravagant.
Plus tard, quand les jeunes files seront prêtes à entrer dans le monde, Linda laissera libre cours à son imagination et à sa fantaisie romanesque. La poursuite de l'amour ne rimera pas pour elle avec la chasse au bonheur…
Je comparerais volontiers La poursuite de l'amour à un délicieux bonbon anglais acidulé comme l'humour de Nancy Mitford, un After Eight raffiné comme les origines de l'auteur, assortis d'une bonne part de pudding anglais, solide comme les traditions britanniques. Ne faites pas l'économie de la préface (que vous pouvez lire, comme souvent, après la lecture du roman de préférence) : on y comprend que Nancy Mitfod a représenté dans ce livre publié en 1945, une bonne part de son monde et de sa propre recherche de l'amour. Elle dépeint la haute société anglaise, celle qui maintient des traditions d'honneur et de noblesse terrienne au fin fond de la campagne, quitte à ne pas prendre toute la mesure de la course du monde qui les entoure (mais les enfants y sont si heureux !) et aussi celle qui recherche le pouvoir, l'argent, quitte à se compromettre avec les idéologies les plus extrêmes en ces années qui précèdent la deuxième guerre mondiale.
Il y a dans ce livre de l'humour, de cet humour anglais si fin et dévastateur, des personnages extravagants et attachants, des enfants élevés à la dure, une histoire d'amour romantique à souhait, des valeurs sûres de la bonne société britannique. Si le regard de Nancy Mitford est pointu, finement observateur, un rien féroce, la romancière n'en dégage pas moins un immense respect pour ses personnages. La fin arrive un peu brutalement et je me suis surprise à avoir la gorge serrée…
J'ai pensé en lisant ce roman à Mary Wesley, bien sûr, les deux romancières sont nées respectivement en 1904 et en 1912 et mettent en scène des femmes qui cherchent le bonheur, l'émancipation dans une société encore fort corsetée parfois ; je n'ai pu m'empêcher de penser aussi à Kate Atkinson, dont l'humour et la fantaisie me semblent les dignes descendants de Nancy Mitford (et de Mary Wesley).
Une superbe découverte, qui laisse augurer bien du plaisir grâce aux deux titres qui m'attendent dans ma PAL !
Lien : http://desmotsetdesnotes.wor..
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   16 octobre 2017
Je ne sais si vous connaissez le vieux professeur Talbot qui vit dans le village ? Eh bien c'est son fils, Christian. Il a une tendance à être communiste...Moi je trouve qu'il est toujours bon de connaître un peu ces individus de gauche. Si des gens tels que nous sont gentils avec eux, on arrivera très bien à les apprivoiser.
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MimekoMimeko   09 octobre 2017
"Je ne sais pas comment vous pouvez tenir, dit Oncle Matthew, plein de sympathie. Pas tard plus qu'hier, je disais au directeur de la banque de Merlinford : quelle vie que de rester enfermé tout le jour à farfouiller dans les comptes des autres types".
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Cath36Cath36   14 décembre 2013
Je crois que Linda a saisi ce jour-là ce que je mis des années à apprendre : le comportement d'un homme civilisé n'a rien à voir avec la nature. Tout n'est qu'artifice et art plus ou moins consommé.
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MimekoMimeko   14 octobre 2017
Quelques jours plus tard il avait téléphoné. Oncle Matthew avait répondu et, sans poser le récepteur, avait crié à l'attention de tante Sadie "C'est ce cochon de Merlin qui veut te parler". Lord Merlin, qui avait sûrement entendu, n'en fût nullement troublé. Excentrique lui-même, il avait de la sympathie pour les lubies des autres.
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patacaissepatacaisse   18 mars 2010
Les enfants pouvaient ou non se distraire avec les raids actuellement en cours, mais qu'une enfant ne soit pas surexcitée à l'idée d'un bombardement, voilà qui etait incompréhensible pour Linda, et elle ne pouvait imaginer cmment elle avait enfanté une fillette pareille.
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