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EAN : 9782264062307
192 pages
Éditeur : 10-18 (19/03/2015)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale, Lady Sophia Garfield rêve de devenir une belle espionne. C'était sans imaginer qu'elle serait confrontée à une troupe d'officiers allemands dans sa propre maison... Et encore moins qu'ils tueraient sa domestique, et prendraient son bouledogue adoré en otage... Mais ne pouvant passer son temps à démasquer des ennemis, Sophia conserve ses loisirs aristocratiques. 
Elle va ainsi régulièrement prendre le thé au Ritz... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  17 avril 2018
Aimant bien varier mes thèmes de lectures (étrangères, thèmes, auteurs…) et pour ne plus être cantonnée dans un seul et unique genre, cette fois j'ai choisi, au hasard dans une de mes piles : « Tir aux pigeons » de Nancy Mitford.
Romancière anglaise née à Londres en 1904 et décédée à Versailles en 1973, elle a été aussi célèbre pour ses ouvrages que pour sa vie mondaine. Aînée des soeurs Mitford, elle a reçu à sa naissance le titre de « Honorable » qui était réservé aux enfants de Lords. Bien qu'anglaise, elle était amoureuse de la France et fut une auteure francophile. Son oeuvre a été plutôt conséquente car elle comporte dix-sept livres mais… eh oui, c'est le premier que j'ai lu d'elle. Voilà donc une lacune comblée.
La couverture m'avait aussi attirée par sa simplicité : une jeune femme très élégante, portant voilette et faisant certainement partie de la bourgeoisie - cela tout simplement par son aspect et se trouvant certainement dans un salon de thé, peut-être le Ritz (ou un autre mais tout de même un salon de thé très distingué étant donné l'aspect de cette femme). Il y a des personnes qui, par leur simple apparence rayonnent et nous font comprendre qu'elles font partie de l'aristocratie.
Dans « Tir aux pigeons », il est question de Sophia Garfield et de la Seconde Guerre mondiale. le texte commence ainsi :
« Sophia Garfield avait une vision claire de ce à quoi ressemblerait le début de la guerre. Il y aurait une grande détonation, suivie par une obscurité d'encre et un vent froid. Trébuchant sur des tas de décombres et de cadavres, Sophia chercherait avec application, mais sans espoir, son mari, son amant et son chien. C'était dans son esprit comme la Fin du Monde ou les Derniers Jours de Pompéi, et cela faisait alors plus de deux ans qu'elle s'armait de courage afin d'endurer avec fermeté les épreuves mentales et physiques qui devaient accompagner ce cataclysme ». (page 9).
A la lecture, on voit que l'héroïne, jeune et jolie femme est une aristocrate oisive et plutôt superficielle. Elle ne comprend pas très bien les problèmes politiques et vit dans une magnifique demeure avec son mari, son amant, la maîtresse de son mari, son chien et des domestiques parmi lesquels se trouve Greta (une Allemande qu'elle ne supporte pas,) d'autant plus que l'Angleterre va bientôt déclarer la guerre à l'Allemagne. Mais comme une de ses amies (enfin, peut-être pas vraiment une amie…) laisse supposer avec de grands sous-entendus qu'elle est une espionne, Sophia ne veut pas être en reste et décide de se rendre utile en s'engageant dans un poste de secours où, hélas, son travail n'est pas bien passionnant : compter et trier des vêtements – mettre des lettres sur les fronts des blessés (H pour homme – F pour femme…).
Alors pour en faire un peu plus, elle essaie d'apprendre le morse en clignant des yeux (j'ai bien ri en visualisant la scène).
Heureusement que l'humour est là, humour anglais certes, mais un humour que j'apprécie. On croise aussi un vieux chanteur à multiples perruques que l'on croyait mort assassiné mais qui ré-apparaît.
On a droit à de nombreux « Herr Hitler » ou « mein Führer »  et le style de l'écrivaine est juste et drôle. de plus elle arrive à nous surprendre avec la frivole Sophia qui finalement va agir en héroïne à cause de son chien. Pourquoi et comment ? « That is the question ». Pour la réponse il faudra lire ce livre. de toute façon il n'est pas très épais (191 pages dans ma version 10/18) et on y trouve quelques éléments assez émouvants étant donné le contexte.
Si au début je croyais que cet ouvrage serait plutôt superficiel, finalement j'ai revu ma copie et je peux dire (sans dévoiler la suite) que Nancy Mitford a bien manié le « grave » avec le « burlesque » et que c'est un ouvrage bien divertissant.
Une preuve du talent de l'auteure et un livre qui valait bien une lecture.
Je pense que ses autres ouvrages doivent aussi mériter le détour avec son humour décalé qu'elle arrive à distiller tout au long de l'histoire loufoque alors que la guerre va éclater, donc un sujet grave.
Certainement une écrivaine à découvrir pour moi et peut-être à continuer à apprécier.
En conclusion, je vous livre une petite chronique de Madame figaro :
« La satire de la Haute est exquise, et la clairvoyance de Mitford concernant le déroulement de la guerre à venir, stupéfiante ».
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Mimeko
  30 janvier 2019
Londres 1940, la guerre vient d'être déclarée par l'Allemagne, Sophia une aristocrate britannique pur jus, se pique de s'engager dans un poste de secours à l'Hôpital Ste Anne pour soutenir son pays et exprimer son patriotisme ...C'est sans compter sur sa fantaisie et son inconscience. Excentrique, s'improvisant espionne, elle mélange allègrement ses références d'aristocrates et évolue entre garden-party, tasses de thé Fortnum and Mason et ambitions de grande résistante. Elle va vite se retrouver aux prises avec un groupe d'espions allemands tout aussi déjantés, dont elle va triompher après d'abracadabrantes aventures.
Avec Tir aux pigeonsNancy Mitford nous propose une comédie loufoque avec, dans le rôle principal Sophia, une lady un peu fofolle qui va tout mettre en oeuvre pour contrecarrer les plans des nazis et défendre son pays. Évoluant dans la Haute société, c'est donc pétrie de références bourgeoises qu'elle tisse des relations et entreprend quelques actions qui tournent court pour la plupart d'entre elles.
Plus que les aventures, c'est la galerie de personnages façon pieds nickelés qui fait tout le sel de ce roman et j'ai apprécié l'humour so british avec lequel Nancy Mitford dépeint ce petit monde, croquant avec une ironie mordante chacun des personnages, dénonçant leurs travers à l'aide de réparties extrêmement drôles et spirituelles. Un bémol toutefois c'est le cafouillage des situations qui quelquefois sont trop confuses ou tirées par les cheveux et un humour quelquefois inégal mais ce pastiche de roman d'espionnage reste assez spirituel et toujours léger.
Il faut noter également que dans Tir aux pigeons - écrit en 1940 - Nancy Mitford, mine de rien, anticipe et décrit certains épisodes de la seconde guerre mondiale, un peu comme Charlot dans le dictateur et elle épingle l'attitude de ses concitoyens qui se dérobent face à la gravité de la guerre.
Tir aux pigeons est une fantaisie surréaliste, sur fond dramatique, celui de l'entrée en guerre de l'Angleterre contre l'Allemagne.
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Cath36
  22 juin 2013
D'un ennui distingué. Autant j'avais apprécié Charivari, autant j'ai eu du mal à perséverer dans ce livre. Et pourtant la fin, moins languissante, est meilleure que le début. L'histoire, celle d'une jeune femme -aussi folle que les soeurs Mitford soit dit en passant- qui, épouse d'un riche homme d'affaires, devient espionne malgré elle dans un hôpital anglais est plutôt sympa. Mais l'humour décalé fait long feu, et il reste un style froid polissé et policé (les deux termes s'appliquent ici), british pour la raideur, mais pas pour l'humour. de plus les "Herr Hitler" par-ci et les "Herr Hitler" par-là finissent par être fâcheusement agaçants. Sans doute, ce texte ferait un bon scénario de film : bons dialogues, personnages bien vivants, et récit qui se déroule vite, mais les passages où Nancy Mitford nous plonge dans dans les pensées de Sophie (moins cervelle d'oiseau du reste qu'il n'y paraît au premier abord) m'ont souvent lassée et finalement peu fait sourire.
Il reste le regard de Nancy Mitford sur le climat de cette époque et particulièrement sur l'atmosphère londonienne face à l'ennemi, avec des remarques qui sont autant de témoignages (à la limite du reportage) et une conception de l'espionnage qui vaut bien les films de Peter Sellers.
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PartageTesPages
  23 septembre 2018
Nancy Mitford a écrit Tir aux pigeons en décembre 1939, il sera publié la première fois en mai 1940. C'est le quatrième livre de l'auteure. Son genre est la littérature anglaise, le roman anglais.
Ma première lecture de ce livre fut décevante, je trouvais que l'action se déroulait qu'à la fin.
Ayant déjà lu Christmas pudding de cette même auteure que j'ai très apprécié, je ne voulais pas rester sur une mauvaise impression donc j'ai décidé de le lire à nouveau. Je me suis aperçue que je n'étais pas dans de bonnes dispositions à ma première lecture, je suis passée à côté de la satire aristocratique anglaise de l'auteure. Aussi, l'action est dynamique dès le début. C'est un plaisir de suivre les aventures de l'héroïne et son entourage sous la fine plume moqueuse de l'auteure. Lors de l'histoire, des éléments peuvent être prévisibles, également des surprises et des sourires au fil des chapitres.
Je ne regrette pas d'avoir effectuer une nouvelle lecture. Je lirai d'autres livres de cette auteure.
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Readingintherain
  06 février 2013
J'aime bien Nancy Mitford, entre autres parce qu'elle est délicieusement méchante et que j'aime sentir que je ne suis pas la seule à être une peste infâme dans ce bas monde. Des fois, ça me pèse un peu, cette impression de vivre dans un monde de Bisounours où tout le monde est « cordial », où j'ai « la gentillesse » de répondre avec « promptitude » à des demandes « raisonnables » (non, j'déconne, les demandes ne sont jamais raisonnables, comme les tarifs, faut pas exagérer). On ne peut pas dire du mal des gens, pas dire à la voisine que son parfum empuantit l'ascenseur, pas dire au voisin que sa gamine devrait arrêter le piano pour se mettre au triangle, pas dire à sa collègue que ceci, cela ou le reste (ouais, mes voisins ne me reconnaitront pas mais certains collègues lisent peut-être mon blog et… rhâââââ, une fois de plus, j'essaye de ne pas les froisser, j'te ficherai un fer à r'passer là-d'dans moi!).[...]
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   18 avril 2018
On a dit aux Allemands d’encenser les Anglais et donc évidemment des masses d’Anglais se sont ruées là-bas pour se faire recenser. Mais il ne leur est jamais venu à l’esprit qu’ils faisaient du mal à leur pays. Ils ont juste pris leur pied à dire « mein Führer » et à se faire trimballer en Mercedes-Benz. Pour autant ils n’ont pas été directement responsables de la guerre.
P.29
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nadiouchkanadiouchka   17 avril 2018
Préface
PHYLIS BLAKE, MARGARET CANDLER
et, bien sûr, au
MERVEILLEUX VIEUX CHANTEUR
de Kew Green lui-même
JE DÉDIE CE LIVRE
« J’espère que quiconque sera assez aimable pour le lire dans une nouvelle édition se rappellera qu’il a été écrit avant Noël 1939. Publié le 6 mai 1940, il fut une des premières victimes sans importance de la vraie guerre qui commençait alors. Nancy Mitford. Paris, 1951 ».
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MimekoMimeko   28 janvier 2019
Sophia et Rudolph s'aimaient beaucoup. Cela ne signifie pas qu'il ne leur était jamais venu à l'esprit de modifier la situation actuelle, qui semblait exactement convenir à toutes les parties : Rudolph était incapable de se voir en homme marié, et Sophia craignait que le divorce, le remariage et en conséquence la pauvreté ne fissent pas ressortir ce qu'il y avait de meilleur dans sa nature.
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nadiouchkanadiouchka   19 avril 2018
Les Russes envahirent la Pologne le jour même de la réception de Florence. Luke fut abasourdi par cette démonstration de la solidarité germano-russe.
Herr Hitler m’a dit lui-même que l’œuvre de sa vie était de mener la croisade contre le bolchevisme.
- Alors tu aurais dû te méfier, dit méchamment Sophia.
- Mais il était sincère. Il n’a pas cessé de dire que le bolchevisme était la puissance la plus néfaste que le monde ait jamais connue.
P.50
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PartageTesPagesPartageTesPages   23 septembre 2018
"La princesse avait été charmante et avait étonné tout le monde, les membres des familles royales étant toujours considérés a priori comme idiots, sourds et muets, avant de fournir la preuve du contraire en posant des questions très pertinentes." (p.159)
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