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ISBN : 1021031992
Éditeur : Tallandier (17/05/2018)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Rajasthan, 1554.
Née un jour de pluie dans une ville du désert, la petite Adhira appartient à une famille d’artistes dévoués à la danse sacrée, cet hommage ancestral aux dieux hindous. Son père la destine à devenir une devadasi, l’une de ces servantes de Dieu qui ont pour prestigieuse mission d’incarner le divin et de le rendre sensible aux hommes. Mais la face cachée de leur existence est dramatique : les jeunes filles doivent aussi subir les faveurs de pro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  23 juillet 2018
Tout d'abord, j'aimerais remercier Babelio et les Editions Tallandier pour cette découverte tout à fait « dépaysante ».
L'action de ce roman se passe au XVIème siècle, au Rajahstan (nord-ouest de l'Inde). La narratrice du récit, Adhira, ce qui veut dire « née de l'éclair et de la pluie », doit son nom au fait d'être venue au monde un jour de pluie après cinq années de sécheresse.
L'auteure a su donner vie à un milieu original et fascinant, celui des devadesis, les danseuses sacrées. Les devadesis sont consacrées aux dieux dès leur plus jeune âge, à neuf ans en ce qui concerne Adhira. Mais cette consécration entraîne de lourdes contraintes : les devadesis ne peuvent se marier, elles doivent s'offrir à un riche protecteur qui fait des dons au temple où elles exercent leur activité.
Anjali Mitter Duva a su aussi créer des personnages attachants et dotés d'une vraie profondeur psychologique, dont Adhira raconte l'histoire sur une quinzaine d'années, de 1554 à 1569.
Ces personnages, ce sont évidemment les membres de sa famille : un père, Gandar, maître de danse au temple voué au Seigneur Krishna à Jaisalmer, qui souhaite impérativement que ses enfants se consacrent eux aussi à la danse sacrée ; une mère déchirée entre des aspirations contraires, l'amour et le respect envers son mari mais aussi le souhait de voir ses enfants libres et heureux, ce qui implique de ne pas suivre forcément les ambitions paternelles ; un frère aîné, Mahendra, qui justement choisit la liberté et quitte sa famille ; et enfin un deuxième frère, Hari Dev, négligé par son père parce qu'infirme, et donc incapable de danser.
Un autre personnage est particulièrement important, une devadesi nommée Chandrabai : celle-ci tombe amoureuse du frère d'Adhira, Mahendra, ils vivent une relation passionnée, mais elle est incapable de renoncer à ses voeux et doit continuer à voir son protecteur.
Si tous ces personnages sont mis en scène de manière particulièrement vivante, en revanche le personnage d'Adhira paraît singulièrement désincarné en de nombreuses circonstances, y compris lors de moments déterminants. Je prendrai deux exemples : après le viol qu'elle subit, aucun de ses sentiments n'est exprimé, alors que ceux de son frère Hari Dev le sont de manière précise ! Il en va de même lorsqu'elle danse devant le rajah...
J'émettrai une seconde réserve concernant le choix de l'auteure de faire d'Adhira la narratrice du roman : dans de nombreux chapitres, les pensées intimes des personnages sont indiquées alors qu'elle n'est pas présente et qu'il n'est mentionné nulle part qu'on lui en ait fait le récit. Puisque le narrateur est omniscient, il aurait sans doute mieux valu écrire un récit à la troisième personne.
Ceci dit, Adhira, fille de la pluie est un premier roman tout à fait prometteur et on suivra avec intérêt la suite du parcours littéraire d'Anjali Mitter Duva, qui pourrait d'ailleurs écrire la suite des aventures de son héroïne...
P.-S. : on évitera de lire la présentation du roman en quatrième de couverture, car elle en dévoile la fin !
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Commenter  J’apprécie          526
AudreyT
  23 juillet 2018
****
Avant tout, je tiens à remercier Babelio et les Éditions Tallandier pour l'envoi de ce beau roman...
En 1554, au Rajasthan, existent encore les temples et les fidèles dévoués au culte de Krishna. Lorsqu' Adhira voit le jour, son père, alors professeur de danse dans le temple de Jaisalmer, voit en elle le salut de leur famille et lui dessine un destin de devadasi, une servante de Dieu. Malgré les changements politiques qui se trament, et contre la volonté de son épouse, il veut en faire une danseuse d'un temple, sous le joug d'un protecteur à qui elle devra obéir. Mais rien ne se déroulera comme il l'avait prévu et Adhira devra affronter seule son destin...
Voici un premier roman réussi !! Tant au niveau de l'histoire que de l'écriture. L'auteur, Anjali Mitter Duva, nous emporte totalement dans ce pays reculé, aux côtés de personnages attachants et entravés par des principes familiaux. Dévoués à leurs Dieux, à leurs protecteurs, à leur familles, chacun à leur façon tente de se libérer des chaînes qui les emprisonnent. Adhira est une jeune fille particulièrement touchante, prise entre la dévotion de son père et la clairvoyance de sa mère.
Grâce à une écriture simple et toute en finesse, l'auteur réussit à nous envoûter entre culture, art et religion...
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Commenter  J’apprécie          200
cheyenne-tala
  07 juillet 2018
Anjali Mitter Duva nous offre ici un très beau roman historique, qui se déroule à Jaisalmer, petite ville du Rajasthan, au nord de l'Inde. le récit nous transporte au 16ième siècle et aborde un monde qui m'était totalement inconnu, celui des danses sacrées hindoues, et leur servantes : les devadasis.
Adhira sera l'une d'elles. Née en 1554 par un jour de pluie, le fait est exceptionnel dans le désert et son père y verra un signe divin. Maitre de danse dans un temple sacré dédié au Seigneur Krishna, il scellera ainsi le destin de sa fille.
L'histoire nous est racontée par Adhira elle-même, femme singulière qui a le don de lire dans le coeur et les pensées de ses proches. Elle se penche ainsi tour à tour sur chaque membre de sa famille et quelques personnes du temple, dressant un portrait en mosaïque de la vie des gens en ce temps-là.
J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteure et sa façon de traiter chaque personnage, avec profondeur, douceur et pudeur. Il émane de son récit une grande humanité, une chaleur et des descriptions très imagées qui m'ont d'emblée transportée dans ce désert hindou, rythmé par les danses sacrées, coloré par les saris chatoyants des femmes, et le son des bangles à leurs poignets.
La danse sacrée et le monde des devadasis sont bien sûr l'axe de ce roman, mais au-delà, l'auteure nous parle de destinée, de la nécessité de s'adapter aux changements pour survivre et continuer de transmettre la tradition, même si c'est sous une autre forme.
Elle nous parle aussi d'amour, sous toutes ses formes, l'amour d'une mère pour ses enfants et son besoin de les protéger, l'amour d'un père pour son art, l'amour entre frères et soeurs, celui d'une enfant pour le Seigneur Krishna et toute la création.
Elle nous parle aussi de désillusion, de déception, de chagrin…
Elle nous parle de la vie et des choix qui sont les nôtres, leurs répercussions sur notre avenir et sur celui de nos proches.
Merci, Anjali Mitter Duva pour ce magnifique voyage dans le temps, il a été pour moi très enrichissant.
Lien : https://lebouddhadejade.blog..
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Fuyating
  24 juin 2018
Une très belle lecture qui nous fait découvrir le Rajasthan au XVIème siècle. Nous pouvons y voir la difficile cohabitation entre l'hindouisme et l'islam, mais également le poids des traditions et les luttes pour essayer de s'en émanciper pour certains, tandis que pour les autres l'étau se resserrent peu à peu autour d'eux.
J'ai apprécié le style narratif de l'auteure donnant toujours la parole à Adhira (qu'elle soit petite ou adolescente) mais suivant un personnage différent à chaque chapitre.
Adhira est un personnage bien décidé et qui souhaite vouer sa vie à la danse et à Krishna. Malgré l'attachement que j'ai pu ressentir pour elle, j'ai surtout été touchée par son frère Hari (ou Hari Dev ? Dev est-il un mot affectueux attaché au prénom ?) qui est dénigré par son père, son handicap physique l'empéchant de danser. Son père semble aussi ressentir de la répulsion lorsque son fils est pris de crises (crises d'épilepsie ? crises d'angoisse dûes à l'agoraphobie ?).
Ce livre est poignant, les personnages souhaitent changer leur destin, mais ne trouvent malheureusement pas toujours leur voie, et les désillusions apparaissent au fur et à mesure.
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indivia
  19 juillet 2018
Bien que je n'étais pas très enthousiaste en commençant cette lecture, je me suis finalement laissé emporter par l'histoire d'Adhira et de ceux qui jouent un rôle important dans sa vie.
Mêlé entre traditions, culture et religion, ce roman est une porte ouverte sur l'Inde conservatrice et son art de la danse.
Elle est aussi une porte ouverte sur des côtés plus sombres que peut cacher ce somptueux décor.
Anjali MITTER DUVA, nous dévoile à travers la douce personnalité et l'innocence d'Adhira, une très beau récit.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
thimiroithimiroi   20 juillet 2018
Danse afin de ne plus faire qu'un avec le tout.
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AudreyTAudreyT   20 juillet 2018
Danse de manière à ne faire plus qu’un avec le tout.
Commenter  J’apprécie          130
AtasiAtasi   22 mai 2018
Naturellement, j'acceptai mon sort et ma vie, comme tous les enfants. C'était la seule existence que je connaissais, régie par les décisions de mon père, maître de danse au temple dédié au Seigneur Krishna, aux abords de la citadelle de Jaisalmer. Dès que je fus asse grande, je commençai à comprendre que, contrairement à ce qu'il m'avait dit, rien ne m'empêchait d'essayer de façonner mon propre destin. Et quoique j'aie connu de rudes épreuves en chemin, les divinités durent approuver mes choix, car bien des années plus tard, elles firent finalement de moi un être singulier.
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Commenter  J’apprécie          00
FuyatingFuyating   24 juin 2018
Il avait fini par se demander comment on pouvait quantifier la valeur de l'indépendance -- combien de sacs de pièces de monnaie, combien de soldats, combien d'or pourrait équivaloir à la liberté ?
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