AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

David Deleule (Traducteur)
EAN : 9782723448123
224 pages
Éditeur : Glénat (06/10/2004)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Il porte une épée plus grande que lui. Il est muni d'un bras artificiel en acier. Guts, le guerrier, est enrobée de feutrine noire... A son passage, déluge de sang et montagnes de cadavres lui font place. Un elfe du nom de Puck le suit après qu'il ait tiré de mauvais draps. Opposant à la force de Guts son bagout, il est entraîné dans son univers d'ultraviolence. Sur son chemin, des hordes de démons. Sa marque guidera-t-il Guts vers sa vengeance ?
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  18 avril 2015
Autant aller à l'essentiel : "Berserk" est un titre majeur de la planète manga qui présente toutes les caractéristiques de l'oeuvre d'exception, écriture et dessin gagnant sacrément en qualité de tomes en tomes. Toutefois âmes sensibles s'abstenir, car il s'agit d'une oeuvre à ne pas mettre entre toutes les mains (à moins que vous ne vouliez traumatiser à vie un adolescent ^^) : visant à dénoncer les crimes commis par l'humanité, on assiste régulièrement à des scènes d'une rare violence, tant visuelle que morale, qui flirtent régulièrement avec les limites de l'insoutenable. Mais avec le manga "Berserk", jamais l'horreur n'aura été aussi magnifiquement dessinée, jamais l'enfer n'aura été aussi superbe à contempler, et on se retrouve hypnotisés comme les phalènes par le feu malgré quelques nuits de cauchemar en perspective…
R.E. Howard disait qu'il ne savait jamais quelle quantité de violence et d'horreur les lecteurs étaient prêts à endurer… Et bien, avec ce titre vous allez découvrir vos limites, puis sans cesse les repousser ! ^^


Séquence pré-générique : au coeur d'une sombre forêt, le récit débute directement avec notre héros badass forniquant avec une bombasse… Rapidement la belle se transforme en bête et annonce à notre héros qu'il est déjà mort, avant que celui ne réplique que tel est pris qui croyait prendre et ne lui explose la tête avec l'arme à feu intégrée dans son bras gauche (clin d'oeil à l'histoire avec Gottfried le manchot et clin d'oeil au manga avec Cobra l'invincible ^^)
Il s'agit d'un détournement d'une scène du célèbre "Conan" de John Milius, la sorcière bestiale étant ici remplacée par une créature de H.R. Giger (remember "Alien")
Guts c'est un mélange entre Conan le barbare, Solomon Kane le vigilante puritain et Kenshiro le messie karatéka ! le mangaka emprunte beaucoup au héros de son mentor Testuo Hara, mais il en a été si longtemps l'assistant que c'est presque naturel.
Nous le suivons ensuite dans une ville où règne une ambiance lourde et pesante : des mercenaires sans foi ni loi semblent faire ce qu'ils veulent alors que de curieux attelages de femmes et d'enfants sont envoyés à leur employeur, le régisseur du château de Coca… En délivrant l'elfe Puck, Guts fait en massacre parmi les mercenaires et provoque l'intervention du seigneur local puis du régisseur obligé de révéler sa véritable identité et sa véritable apparence. A la violence du démon qui massacre la population (dont le look rappellera de bons souvenirs aux vieux routards de l'animation ou de la fantasy), répond celle de Guts qui déploie toutes ses forces, toutes ses ruses et tout son arsenal contre son adversaire… Nous apprenons alors que le chevalier noir est en quête de vengeance contre les membres de la God Hand, et qu'il traque sans pitié leurs apôtres démoniaques pour les retrouver…
Le 2e récit de ce tome 1 nous montre le quotidien de Guts qui doit combattre jour et nuit (enfin, surtout la nuit) les esprits du mal attirés par la marque du sacrifice qu'il porte sur sa nuque. Recueilli par un prêtre et sa protégée, il doit affronter une horde de zombies au coeur de la nuit. Alors qu'il entrevoit la victoire, le petite blessée et zombifiée assassine et décapite le vieux prêtre… C'est le début du carnage pour Guts qui passe en mode berserker ! Au final un récit qui emprunte aux films de zombies à la George Romero : et c'est cool…
C'est à travers les cauchemars provoqués par un démon incube que nous avons un premier aperçu du traumatisme qui a transformé Guts en chevalier noir…
La fin du tome, consacrée au début de l'arc "Les Anges gardiens du désir", nous montre la déclaration de guerre de Guts au Comte, un Apôtre qui masque ses bas instincts derrière une chasse aux hérétiques, qui ne s'avèrent être que des pauvres hères destinés à assouvir ses appétits inhumains. Après avoir provoqué un carnage parmi ses soldats menés par le colosse Zondarc, Guts prend la poudre d'escampette grâce au mendigot Vulgus, une ancienne victime du Comte mutilée et défigurée qui ne vit plus que pour la vengeance. Il montre à Guts son plus grand trésor, dérobé au Comte : une beherit, la pierre qui permet aux hommes d'invoquer la God Hand et de devenir démon pour satisfaire leurs ambitions !
Un tome 1 plaisant mais intriguant, qui fait bien son taf d’épisode pilote en présentant le héros, l'univers, l'histoire et ses enjeux. le mangaka est encore en début de carrière et oeuvre ici pour la première fois en solo donc les dessins des personnages et des décors sont appelés à s'améliorer, les planches ne faisant que gagner en détails donc en qualité de tomes en tomes. Mais bon sang ne saurait mentir, le découpage et la mise en scène sont déjà excellents ! On pourrait trouver incongrue la présence l'elfe Puck dans un univers aussi sombre et sérieux, mais non seulement nous découvrons Guts à travers ses yeux, mais en plus il joue le rôle de comic relief permettant d'atténuer une violence omniprésente qui teste sans cesse les limites de l'endurance des lecteurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          272
Enki
  14 mai 2017
Une femme et un homme, nus, l'un dans l'autre, s'apprêtent à connaître l'orgasme au milieu de nul part. La première se métamorphose alors en créature de cauchemar. le second, en mauvaise posture, tire un canon de son bras et délivre une sanction aussi définitive qu'inattendue. Plus tard on retrouve le même homme dans une cité où il tombe sur une bande de mercenaires en train de maltraiter un elfe. Il leur rappelle, aidé d'une arbalète à répétition et d'une épée aux proportions surréalistes que la cruauté n'est pas l'apanage des tortionnaires. L'elfe ne le quittera plus. Plus tard encore il se fera capturer puis torturer en représailles. Mais là n'allait pas s'arrêter l'histoire de Guts.
Berserk est une série du mangaka Kentaro Miura. Son univers s'inscrit dans un moyen-âge européen, par son architecture, ses rites, sa culture de la guerre. Epique, comme peu peuvent s'en targuer, le récit retrace les pérégrinations de Guts, mercenaire surdoué, mu par la vengeance et perdu dans un univers ou la paix ne semble exister. L'auteur y mêle sciemment, action, érotisme et lutte de pouvoir. Mais le plus remarquable de l'oeuvre du maître est, à mes yeux, sa vision du mal. Les esprits les plus nobles n'attendent que de sombrer dans la perversion ou la folie. Les âmes les plus pures finissent violées, souillées, perverties. La mort n'est pas une fin, seule la lutte permet de repousser l'inéluctable. Quant à la paix, elle précède l'ensevelissement… le salut, ici, a le gout de la damnation. Jamais sous les pinceaux de Kentaro Miura, le blanc ne reste immaculé. L'auteur accouche de planches baroques, volontairement surchargées, à la noirceur à nulle autre pareille, vomissement chaotique tout droit venu des enfers. Un amalgame de membres crispés, de crocs, de griffes, de regards hallucinés, comme autant d'abjections, semble prêt à franchir la barrière des cases. le dessin n'admet, en ces occasions, aucun axiome anatomique, pas plus que le récit n'accepte de morale. Violence et sexe sont inextricablement liés pour toujours atteindre la limite du supportable, source d'un malaise durable chez le lecteur. Guts, le héros de Kentaro Miura n'est qu'un survivant dont l'esprit peut basculer à chaque instant, et dont la cruauté n'a d'égal que l'ignominie des épreuves qu'il traverse. Son humanité est aussi facile à percevoir qu'une épée d'obsidienne frappant par une nuit sans lune. Berserk est le sombre joyau de la fantasy. Kentaro Miura, lui, est à la bande dessinée ce que Rubens est à la peinture, un prophète de la dégénérescence en marche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          189
KahlanAmnell
  22 novembre 2015
Un mot, un seul : wouahou !
C'est le manga le plus incroyable que j'ai lu. C'est énorme, c'est horrible, c'est magnifique !
Pour commencer, le dessin. Ah, le dessin...! Chaque planche est minutieusement détaillée, chaque forme parfaitement proportionnée. Même la scène la plus hideuse, la plus angoissante, la plus traumatisante (et tout fan incontesté de Berserk saura de quoi je parle...), on ne se lasse pas de l'admirer, tant le dessin fascine.
Ensuite, l'histoire. Je vais tenter un bref topo, je m'excuse par avance s'il est faible et sans intérêt. Dans un monde inspiré de l'aire médiévale, ravagé par les guerres, Guts est un guerrier solitaire, ancien mercenaire, à la recherche de ce que l'on appelle des Apôtres, des démons surpuissants masqués par une apparence humaine qui fut jadis la leur (et ce jusqu'au jour où ils conclurent un pacte avec les cinq God Hands afin d'obtenir l'immortalité et le pouvoir d'obtenir ce qu'ils voulaient). Guts est affublé d'une marque maudite sur la nuque, qui fait de lui la proie de tous les démons et autres esprits qui peuplent la terre. Au début de l'histoire, on ignore tout de son passé et des ses motivations ; toutefois il est vite désigné sous le nom de "berserker", autrement dit, dans l'ancienne langue nordique, "qui entre dans une fureur sacrée". C'est en effet un guerrier à la force surhumaine, connu sous le sombre surnom de "guerrier noir", et combattant avec une épée aussi grande que lui (et il n'est pas petit !). Il faut attendre la fin du tome trois - qui marque aussi la fin de l' "exposition", si je puis dire - pour remonter à la naissance de Guts, et enfin entrer dans l'histoire. Et pour reprendre une expression courante, ça envoie du pâté !
Berserk est un manga qui marque à cause de l'abondance d'horreurs, mais ce qu'il y a de génial, à mon sens, c'est que, mis à part l'atrocité des démons, leur aspect plus que répugnant et leurs actes cauchemardesques, c'est la peinture de la folie humaine, et de sa profonde malveillance, qui en fait le succès. On a droit à toutes les noirceurs de l'âme ici ; et sans vouloir verser dans la surinterprétation, j'aurais même envie de dire que le fait même de pactiser avec des rois démons pour devenir des monstres dénués d'âme, c'est à la fois ce qu'il y a de plus humain et de plus inhumain (mais je vais m'égarer si je vais plus loin, alors ne comptez ça que pour un avis mineur).
Et enfin, le meilleur pour la fin... Guts. le héros. Ou plutôt, anti-héros. Car Guts n'est pas un fier combattant de la justice, il ne se bat pas pour la vie : il se bat pour survivre, et son unique but tend à l'anéantissement des démons, mais c'est une quête vengeresse et meurtrière plus qu'une noble cause. C'est un personnage passionnant à découvrir, à mi-chemin entre la folie furieuse et la bienveillance incarnée.
A découvrir absolument !!!!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          63
Tachan
  23 octobre 2019
100 ans après tout le monde, je découvre ce seinen culte et son univers de Dark Fantasy. A l'époque, je n'avais pas voulu le lire de peur que ce soit trop sombre et violent pour moi. Quelques années plus tard, j'ai décidé de ne plus passer à côté et de voir ce que donne ce titre à la réputation sulfureuse.
Berserk est le récit des aventures de Guts, un sombre guerrier à la force titanesque et à l'épée gigantesque, qui déambule dans un monde médiéval dur et très violent, semant tous un tas de cadavres dans son sillage tandis qu'il semble fuir des créatures démoniaques qui veulent s'en prendre à lui.
Soyons franche, ce premier tome n'est vraiment qu'une amorce à un univers bien plus riche, je l'imagine. On n'apprend que peu de choses de ce héros que l'on découvre. C'est juste un homme sombre au caractère ambigu dont on ne sait vraiment de quel côté il est et qui semble poursuivi par de sombres créatures sans qu'on sache vraiment pourquoi. Pour le moment tout est assez flou, les partis prenants, les objectifs, les royaumes concernés, etc. Alors même si c'est séduisant et prometteur, je reste sur ma faim.
Par contre, contrairement à ce que je croyais, j'ai été séduite par la violence du titre et sa dureté. Oui, ça taillade sec et c'est sanguinolent à souhait, mais ça ne ment pas sur la marchandise. On sait à quoi s'attendre et l'auteur nous donne ce à quoi l'on s'attend. Pour le moment, ça fait très exutoire, ça ne me dérange pas pour un début, mais je vais vouloir un peu plus d'explications, d'histoire et de raisons derrière tout ça à force et j'espère que je l'aurai.
Graphiquement, je suis un poil déçue par contre. Je trouve le dessin assez pataud, de même que la mise en page qui manque de dynamisme parfois et fait un peu saccadée. Certains angles d'attaque m'ont fait tiqué également mais je sais que ce n'est qu'un premier tome, qu'il date de 1989 et que l'auteur a bien progressé depuis. de plus, il y a quand même du positif dans son travail graphique. Les planches rendent très bien l'univers médiéval. Elles sont également bien détaillées et donc immersives et ça j'aime, malgré les faux airs de Ken le survivant du héros xD
Pour finir, je n'en parle pas forcément mais ici je m'y sens obligée. J'ai été un brin déçue par l'édition de Glénat, ou plutôt la réédition de 2017. J'ai des pages où l'impression est franchement mauvaise, comme si les pages étaient délavées et non je ne parle pas du passage des pages couleur en pages en noir & blanc. du coup, je trouve que c'est très décevant de la part d'un tel éditeur de ne pas maîtriser la qualité de réimpression de ce genre de titre culte de leur catalogue !
Pour conclure, j'ai été séduite par ce premier tome. Il m'a donné envie d'en apprendre plus sur l'univers de Berserk et le personnage de Guts. Je reste cependant vraiment sur ma faim tant il est une vaste introduction. Je n'ai pas reçue la claque que j'attendais parce que ça manque un peu d'accroche. Par contre, je n'ai pas été autant gênée que je l'aurais cru par la violence du titre et j'en suis ravie. Je vais donc pouvoir poursuivre ma découverte.
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          83
RazKiss
  16 juillet 2017
Amatrice de fantasy, d'horreur et d'ambiances malsaines, "Berserk" avait tout pour me plaire !
Guts, un mystérieux et sombre guerrier, présente de drôles de stigmates (il a probablement été torturé) et cherche visiblement à se venger d'êtres monstrueux et surpuissants. Solitaire et bourru, il n'est pas particulièrement sympathique mais captive le lecteur par sa force physique et son acharnement à traquer et détruire ses ennemis. Sa route va croiser celle d'un charmant petit elfe ailé, Puck, qui contrebalance un peu la noirceur de ce manga.
Prévenue avant de commencer ma lecture, la violence constante ne m'a posé aucun problème. Il y a de belles scènes de combats, des monstres dégoûtants, des personnages dérangeants et beaucoup de sang ! J'aime particulièrement les dessins, je les trouve vraiment soignés. Les personnages m'intriguent et l'histoire est plaisante.
Je n'ai donc lu que le premier tome, mais je suis partante pour continuer. J'aimerais en apprendre plus sur Guts, voir comment va évoluer son duo avec Puck et savoir ce qu'est exactement une "beherit".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80


critiques presse (2)
Elbakin.net   14 janvier 2013
Très violent, lugubre presque par moments, voilà un manga qui, comme son “héros”, ne fait pas dans la demi-mesure, mais peut se prévaloir d’être sans concession.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   14 janvier 2013
Très violent, lugubre presque par moments, voilà un manga qui, comme son “héros”, ne fait pas dans la demi-mesure, mais peut se prévaloir d’être sans concession.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AgillianAgillian   28 février 2018
-Mais... Dis-moi... C'est une épée, ça ?
-Elle me sert aussi de plaque de cuisson de temps à autre.
Commenter  J’apprécie          90
Melo666Melo666   10 mars 2019
Un être mourant dans un combat qui n'est pas le sien n'est qu'un rebut. Sa faiblesse ne pouvait le mener qu'à sa propre destruction.
[...]
Quel intérêt y a-t-il à survivre sans mener l'existence que l'on désire, d'ailleurs ?
Commenter  J’apprécie          20
ieo9ieo9   05 avril 2012
Cette chose était trop grande pour être considérée une épée.
Commenter  J’apprécie          40
berym_berym_   28 juillet 2019
Comme tu l'as dit, les hommes sont faibles. Ils meurent facilement. Que dirais-tu d'expérimenter ce qu'éprouve un homme qui tente de survivre alors qu'il est transpercé de flèches?
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Kentaro Miura (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kentaro Miura
BERSERK - MENU MANGA #62
autres livres classés : dark fantasyVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Le manga en quelques mots (facile)

Quel est le pays d'origine du manga ?

La Chine
Le Laos
Le Vietnam
Le Japon

5 questions
955 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , mangakaCréer un quiz sur ce livre