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Philippe Deniau (Traducteur)
ISBN : 2877304299
Éditeur : Editions Philippe Picquier (28/05/1999)

Note moyenne : 2.98/5 (sur 21 notes)
Résumé :
La rivière aux lucioles et Le fleuve de boue : deux romans jumeaux, deux récits de l'enfance dans les quartiers populaires d'Osaka et de Toyama, "d'un lyrisme tel qu'on n'en avait pas vu depuis longtemps" dans la littérature japonaise contemporaine (Yasushi Inoue). Lyrisme contenu dans les limites du rythme d'une phrase sertie d'images et de mots propres à lui donner la résonance d'un chant ancien ou la fraîcheur du haïku.
Pays de l'enfance, de jeux et d'amit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  27 juillet 2015
Déception après la lecture de ces deux nouvelles La rivière aux lucioles qui donne son titre au recueil et Le fleuve de boue de Teru Miyamoto, prix Akutagawa qui relatent les souvenirs d'enfance de deux petits garçons.
La première évoque l'amitié avec Sekine et un premier émoi amoureux de Tatsuo dans la région d'Osaka, dans les années soixante. Si l'ensemble des souvenirs de cette première nouvelle permet de mieux connaître la vie dans les campagnes je n'ai pas vraiment apprécié le style du récit, alternant passages extrêmement poétiques et passages très crus, ce déséquilibre m'a perturbé dans ma lecture.
La deuxième nouvelle relate une histoire d'amitié entre Nobuo et deux enfants dont la mère pour survivre, vit de ses charmes. J'ai trouvé ce texte brouillon, même s'il y a de la poésie, le style, là encore, ne m'a pas séduite.
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trust_me
  09 février 2015
Les deux textes de ce recueil (deux novelas plutôt que deux romans à proprement parler) datent de 1977. Leur auteur n'avait que 30 ans à l'époque, il signait alors ses premières publications et remporta avec La rivière aux lucioles le prix Akutagawa, l'équivalent de notre Goncourt. Dans ce récit d'enfance on découvre le quotidien de Tatsuo, gamin pauvre de Toyama devant faire face à la maladie de son père et aux envies d'ailleurs de sa mère. L'autre titre, « le fleuve de boue », met également en scène un enfant, Nobuo, vivant dans la gargote que tiennent ses parents sur les bords du fleuve Ajikawa, dans la baie d'Osaka.
Deux textes quasi jumeaux, deux premiers volets de « La trilogie des rivières » qui rendra Miyamoto célèbre, deux histoires d'enfance dans les quartiers populaires du Japon de l'après-guerre. On y trouve un mélange étrange d'ode à la nature, de passages poétiques, de lyrisme contenu et de dialogues réalistes. Une ambiance particulière se dégage de l'ensemble, renforcée à chaque fois par une rencontre mi-naturelle, mi-fantastique (avec des lucioles dans le premier cas et avec une carpe géante dans le second) venant clôturer le récit en lui offrant une morale dont chacun pourra tirer les leçons qu'il souhaite.
Très belle découverte pour moi d'un auteur japonais majeur. Les deux textes sont excellents, même si j'ai préféré le second, où tout se passe réellement à hauteur d'enfant et qui n'est pas sans me rappeler, dans l'esprit, les nouvelles d'Ernest J. Gaines.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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edwige31
  06 août 2012
La rivière aux lucioles est un livre teinté de beaucoup d'amertume et en même temps d'espoir. C'est dur, violent, terriblement réaliste sur la dureté des conditions de vie des japonais à la moitié du siècle. Pourtant, beaucoup d'humanité apparaissent tout le long du livre. c'est très bien écrit.
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Lekarr
  21 août 2018
Les deux récits qui composent ce recueil ont beaucoup de points communs, à commencer par une unité de temps et de lieu : de petites bourgades dans les environs d'Osaka, une quinzaine d'années après la fin de la seconde guerre mondiale.
Ils abordent aussi des sujets forts proches tels que les rapports entre parents et enfants, l'amitié entre deux garçons et les premiers émois sensuels des jeunes personnages.
Il y a enfin une grande ressemblence au niveau du style avec notamment de nombreux dialogues et des scènes figurant de forts beaux tableaux, des instantanés riches d'émotions contenues.
C'est particulièrement vrai dans La rivière aux lucioles qui multiplie les images symboliques : la chute des fleurs de cerisiers dans un parc, un vol de lucioles, l'écho d'un shamizen sur les bords d'un promontoire... Il est vrai que ce roman est sans doute le plus poignant des deux, de par les thèmes abordés. Tatsuo, un garçon de 14 ans, est confronté aux derniers jours de son père victime d'une attaque cérébrale. Alors que son avenir laisse présager bon nombre de bouleversements, il multiplie les rencontres...
Dans ce joli récit qui se déroule en 1962, l'auteur nous dévoile un Japon qui a presque achevé sa transition vers un mode de vie occidental. C'est d'autant plus frappant que des flash-backs nous font éprouver la dureté de ses anciennes coutumes (une femme inféconde répudiée et une autre qui n'obtient le divorce qu'à condition d'abandonner son bébé à sa belle-famille).
Le fleuve de boue nous montre en revanche un pays pas tout à fait remis de la guerre. Nous sommes en 1955 et les traces du conflit sont encore visibles. Son ombre demeure vivace dans la mémoire des vétérans et le pays compte des millions de miséreux contraints d'exercer de petits boulots, ferrailleur, pêcheur de vers de vase. C'est le cas des parents de Nobuo qui tiennent une petite gargote au bord d'un fleuve. C'est là que le jeune garçon va sympathiser avec Kiichi et sa soeur Ginko, des enfants de son âge qui vivent sur un bateau amarré en face de chez lui. Il pénétrera peu à peu leur intimité et découvrira que le vieux rafiot dissimule aussi l'activité de prostituée de leur mère.
Ces deux petits romans nous font donc découvrir un Japon populaire où le poids des traditions est encore grand mais qui laisse deviner d'importants bouleversements du mode de vie et de pensée. Les deux récits se terminent d'ailleurs sur un déménagement, promesse d'un nouveau départ. Celui du Japon lui-même.
La rivière aux lucioles et le fleuve de boue font partie d'un cycle de trois romans : la Trilogie des rivières. J'ai hâte de mettre la main sur le troisième.

Lien : http://sfemoi.canalblog.com/..
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Guillaume72
  05 avril 2018
Ce roman contient en fait deux petites histoires du même auteur : "La rivière aux lucioles" et "Le fleuve de boue". La quatrième de couverture me faisait saliver : "deux romans jumeaux, deux récits de l'enfance dans les quartiers populaires d'Osaka et de Toyama, "d'un lyrisme tel qu'on n'en avait pas vu depuis longtemps" selon Yasushi Inoue. Je dois dire que je n'ai pas été emporté par ce lyrisme.
Ces deux romans sont en fait assez ambivalents. L'auteur est toujours à la frontière entre l'onirisme des souvenirs d'enfance et le retour à la réalité parfois glauque où la mort est très présente. Pas de doute, le fleuve peut aussi charrier de la boue. Nous sommes assez loin d'une oeuvre comme shirobamba qui m'a laissé un souvenir lumineux.
S'il fallait choisir, je dirais que j'ai préféré la première histoire avec ces lucioles près de la rivière qui finissent par s'unir à la petite fille pour symboliser la lumière que peut apporter l'amour le plus pur... Je reste cependant assez mitigé sur l'oeuvre totale. Sans doute, l'annonce de l'éditeur a-t-elle créé chez moi une attente un peu hors de mesure pour ce roman.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
edwige31edwige31   06 août 2012
Tatsuo donna un coup de pied dans la neige dont, pour la première fois, il détestait la chute continuelle et maussade. Soulevée par la bourrasque, la poudre blanche couvrit sa figure et sa poitrine. A cet instant , s'éleva et grossit en lui l'image féerique et somptueuse d'un énorme essaim de lucioles, tel qu'il devait s'en abattre la haut, non loin de la source de la rivière Itachi.
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missmolko1missmolko1   25 janvier 2016
La pluie battante piquait l'eau terreuse d'innombrables petits ronds. Le courant y mêlait les rides de ses remous indigo, où touribllonnaient des grappes d'ordures venues heurter l'armature du pont. Nobuo passa la main sur les gouttes qui lui inondaient le visage et fouilla désespérément le fleuve du regard. Un cri lui échappa :
- Woah !
Une énorme carpe noirâtre, remontée du fond pour s'exposer à la pluie, dessinait de grands cercles à la surface de l'eau.
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MimekoMimeko   27 juillet 2015
Leurs créanciers n'allaient pas jusqu’à les relancer à l'hôpital, mais presque chaque jour, ils se présentaient chez eux et, entre autres vexations, poussaient de grands cris que tout le voisinage pouvait entendre.
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StockardStockard   31 mars 2016
Quotidiennement en proie à de violentes crises d'angoisse, écrivait-il dix ans plus tard, je n'étais plus à vingt-huit ans qu'une sorte d'invalide, pareil pourtant à une boule de feu à la poursuite d'un rêve unique et insensé.
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IzaBzhIzaBzh   05 janvier 2011
On m'avait parlé de ce livre comme d'une merveille de poésie et d'écriture, mais je dois avoir du mal avec la poésie japonaise parce que même si je l'ai lu en entier, j'y ai trouvé peu de la magie que j'attendais. Il était même plutôt triste et légèrement morbide, situé dans des paysages peu engageants. Peut-être d'autres romans de cet auteur seraient plus agréables à lire, mais celui-ci ne m'a pas donné envie d'aller d'en lire d'autres.
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