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Yann Leguin (Traducteur)
ISBN : 2723432971
Éditeur : Glénat (01/09/2000)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Jadis rayonnantes,les civilisations du gigantisme industriel avaient disparu dans les ténèbres du temps,et la surface terrestre avait été recouverte d'une forêt de bactéries géantes exhalant des humeurs empoisonnées:la mer de la décomposition.Les hommes,réduits à subsister ça et là aux rares abords préservés de cette mer,vivaient dans les royaumes qu'ils avaient fondés localement.
-La vallée du vent-
Un petit royaume à la population d'à peine cinq cen... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
InstinctPolaire
  28 janvier 2013
[ Cette critique vaut évidemment pour l'ensemble des sept tomes de ce récit de M. Miyazaki ]
Tous les films d'Hayao Miyazaki sont des invitations au voyage, au Merveilleux. Source d'émerveillement pour les plus jeunes, leurs aînés trouveront une réflexion plus profonde sur la nature, sur l'homme, leur passé, leur avenir en commun. Pourtant Nausicaä, le film n'est qu'une adaptation minimaliste d'une longue saga illustrée de sept tomes qui peine à en traduire toute l'essence. Cette bande dessinée complexe que rééditent aujourd'hui les Editions Glénat mérite que l'on s'y attarde.
Nul ne se souvient plus ni quand, ni comment est venu l'apocalypse, mais tous se doivent de vivre aujourd'hui avec ses conséquences. Les " sept jours de feu " ont engendrés la Mer de la Décomposition et sa faune insectoïde aux dimensions gigantesques. Produit des errements d'une ère militaro- industrielle, elle est un immense territoire toxique pour les êtres humains. Calfeutrée sous son masque et ses protections, une personne trouve grâce et beauté à cet impitoyable écosystème : Nausicaä. Mais au-delà d'une quasi-impossible cohabitation avec un environnement meurtrier, Nausicaä doit vivre avec les survivants de l'espèce humaine que l'instinct pousse toujours à la guerre. Car l'Empire Tolmèque convoite les terres saines des fiefs Dorks et les petits royaumes comme la Vallée des Vents dont elle est la princesse doivent honorer leurs alliances ou perdre leur indépendance. Mais si elle se doit de prendre part au conflit, elle refuse de prendre parti et n'aura de cesse que de prodiguer des gestes d'apaisement auprès de chaque belligérant. Son voyage, ses rencontres, ses actes sont les épisodes d'une quête initiatique pour offrir un avenir meilleur à un monde au bord du gouffre.
Avec près de vingt-cinq ans d'avance sur un quelconque débat planétaire, Hayao Miyazaki nous parlait dans son style si particulier d'écologie. Bien plus que de vouloir éveiller les consciences, il nous conte une extraordinaire fable certes écologique, évidemment survivaliste, martiale et épique, mais aussi philosophique. Il a su prendre le temps pour étaler toutes les nuances de son propos. Nausicaä est le seul esprit pur, simple à évoluer dans la tempête des pulsions destructrices et des élans altruistes que connaissent tous les autres personnages. La nature-même refuse d'abdiquer devant l'instinct entropique de l'homme et déploie une colossale énergie pour assainir coûte que coûte un monde perverti. Dans chaque camp, ombre et lumière se côtoient. Les Tolmèques, empire aux méandres politiques morbides placent leurs ambitions de conquête dans la renaissance d'une machine cataclysmique du passé alors que la fanatique assemblée des bonzes Dork s'essaye à la manipulation génétique pour semer la destruction au sein-même de ses propres sujets dans un ultime sacrifice inutile. Au-dessus de ce tumulte vogue Nausicaä sur son aile volante. Elle incite les hommes à se transcender pour préserver un monde à l'agonie. Elle questionne l'essence- même de la vie dans ce monde crépusculaire pour briser le cycle des tourments qui engendrent d'autres tourments.
Tout semble pourtant conduire à s'écarter de cette oeuvre. Son style graphique est assez sec et sa réédition dans des tons sépia ne plaide pas pour son retour en grâce. le propos y est complexe, souvent peu explicite, s'étire parfois sur de nombreuses pages notamment dans sa conclusion. Sa narration est très éloignée des rythmes dynamiques, des approches manichéennes et des intrigues souvent légères des mangas récents. Passez ce cap, envolez- vous derrière le moëve de la Vallée des Vents, sa princesse saura transformer quelque chose en vous aussi, vous verrez...
Hayao Miyazaki n'est pas un mangaka, c'est un poète. Hayao Miyazaki n'est pas un conteur, c'est un philosophe. Nausicaä n'est pas une bande dessinée, encore moins un film d'animation, c'est une oeuvre d'art.
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Masa
  08 octobre 2016
Envoûtant, onirique, magnifique, fantastique, pacifique,… les superlatifs pour décrire ce chef-d'oeuvre de l'animation japonaise manquent pas. Il faut dire que Hayao Miyazaki est un maître incontestable. À chaque réalisation, cet homme discret et passionné arrive à nous faire rêver, à nous questionner sur la place de l'être humain dans notre écosystème, à nous révolter,… Nausicaä, en plus d'être le premier vrai succès du maître de l'animation, c'est aussi la première rencontre entre deux hommes qui deviendront des amis indissociables des studios Ghibli : Hayao Miyazaki et Joe Hisaishi.
Je pourrai parler longtemps du film Nausicaä de la vallée du vent, mais ce qui nous intéresse ici, c'est le manga.
L'édition que je possède est en fait la réédition faite par la maison d'édition Glénat en grand format. Magnifique couverture où l'on voit Nausicaä et un Ômu en arrière-plan. Ce livre dispose d'une magnifique illustration, à l'intérieur, d'un côté on voit Nausicaä et de l'autre, la carte détaillée du monde des Tolmèques. En bonus, l'éditeur nous propose un article de Hayao Miyazaki sur son personnage Nausicaä. On y apprend ainsi que l'Odyssée d'Homère lui a inspiré cette héroïne si particulière.
Nausicaä de la vallée du vent est avant tout une histoire émouvante, celle d'un monde dévasté où les hommes s'entre-déchirent dans une guerre féroce, mais aussi une nature qui tente de se défendre. J'ai été agréablement surpris de constater ce manga reprend une partie du film d'animation, mais surtout que certains passages soient légèrement différents et plus développés.
Néanmoins je n'ai pas senti la même personnalité de Nausicaä. Alors que dans le film, on sent toute la puissance et la vitalité, là j'ai eu la sensation qu'elle était un peu en retrait.
Nausicaä de la vallée du vent est aussi un récit plein d'amour, d'espoir, antiguerre et d'écologie – des thèmes forts, cher au Maître Hayao Miyazaki. On y découvre également une mer désolée – sous forme de forêt hostile – où seuls des insectes hypertrophiés peuvent survivre. L'air y est tellement pollué qu'un être humain ne peut pas y vivre plus de quelques minutes. Parmi ces bêtes que peuple ce monde, il y a le fameux Ômu (sorte de vers géant) dont la myriade d'yeux changent en fonction de son humeur.
Dans ce monde sombre l'espoir repose sur une jeune princesse : Nausicaä.
Pour ressentir toute la puissance de chef-d'oeuvre de l'animation japonaise, je vous conseille d'écouter cette magnifique musique donnée lors d'un concert en hommage à Hayao Miyazaki : https://www.youtube.com/watch?v=B51bLBdUt3w . Peut-être, ainsi, vous découvrirez le talentueux chef d'orchestre (également interprète, compositeur) qu'est Joe Hisaishi.
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CS_Constant
  31 janvier 2016
J'ai retrouvé dans ce premier tome l'univers que j'avais adoré en découvrant le film d'animation que l'auteur en a tiré par la suite, et qui est probablement mon film préféré de Miazaki. Les dessins sont les mêmes, forcément, hormis l'absence de couleur, et l'histoire commence de la même façon, même si tout est plus développé. J'imagine que le film est un condensé de tous les volumes du manga.
Ce premier tome est en quelque sorte une présentation de l'univers et des personnages. Je trouve cet univers incroyablement attachant, certainement parce qu'il est issu des ruines de ce qui est considéré aujourd'hui le sommet de la civilisation, notre ère industrielle. C'est une terre progressivement colonisée par les insectes et la "mer de la décomposition", dont on comprend très vite qu'elle est une sorte d'entreprise naturelle visant à purifier la surface de la Terre des pollutions humaines passées. On y découvre des formes de vie étranges, avec lesquelles Nausicaä parvient à communiquer grâce au pouvoir qu'elle possède et qu'elle ne maîtrise pas encore très bien. Tout cela est d'une grande poésie, comme toujours dans les oeuvres de Miazaki.
Nausicaä est un personnage que j'adore, bien sûr elle est un peu trop héroïque pour être vraie mais peu importe, elle est intrépide, généreuse, noble, intelligente, capable de guider son peuple malgré son jeune âge, elle n'écoute que son coeur et comprend avant tout le monde ce qui se joue dans la mer de la décomposition. Mais elle reste humaine, elle connaît le doute, la peur, la tristesse, bref, elle est suffisamment héroïque pour être un modèle capable de faire rêver tout un chacun, et suffisamment humaine pour que tout un chacun puisse s'identifier à elle.
Le manga date de 1982, je crois qu'à cette époque c'était encore assez rare de trouver des personnages féminins aussi intéressants et inspirants (si je me trompe, prouvez-moi le contraire) Selon moi c'est ce genre de modèle féminin qu'il faut proposer aux enfants, et pas des modèles féminins qui ne peuvent intéresser d'une part que les filles, et d'autre part qui ne sont pas vraiment intéressants. Je pense à tous ces personnages de dessins animés dont les seules aspirations sont de rencontrer un prince charmant, de se marier, de devenir des princesses et d'avoir de belles robes, vous voyez le genre (Anastasia, Cendrillon, la Belle au bois dormant, etc.) ici Nausicaä est certes une princesse, mais une vraie, pas une potiche, c'est-à-dire une dirigeante, une chef de guerre, elle assume les fonctions qui lui sont dévolues. Son peuple a confiance en elle et s'en remet à ses décisions.
Et comme en plus d'être féministe, par le simple fait de proposer une héroïne digne de ce nom, ce manga se déroule sur une trame de fond liée à l'écologie, je suis doublement conquise et j'ai bien l'intention de lire tous les épisodes suivants.
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Mladoria
  01 avril 2015
Quel plaisir de retrouver cette histoire que je connais et adore par l'adaptation animée qu'en a fait son auteur !
Dans ce premier tome, on découvre beaucoup de choses sur la vallée du vent et la mer de la décomposition. Les lieux sont remarquablement détaillés. On retrouve la princesse Nausicaä dans un monde où l'homme est en passe de disparaître, happé par une forêt de moisissures et des insectes hostiles à première vue, un monde où la guerre fait rage et où les hommes sont loin d'avoir tous la civilité des gens de sa vallée. Mais les choses ont une raison d'être ainsi.
Miyazaki signe avec ce premier tome, une superbe ode à la vie et à la nature contre toute forme de spoliation humaine par la pollution, la haine, la guerre ou la violence. J'ai hâte de voir comment se poursuivent ces aventures. Une histoire magnifique et pleine d'une belle leçon d'humanité et de respect.
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TwiTwi
  28 septembre 2012
Et voilà, je me relance dans la découverte des mangas avec cette série mythique qu'est Nausicaä de la Vallée du Vent.
La planète Terre, dans le futur. La civilisation telle qu'on la connait a été décimée par de grandes guerres et la terre envahie par une forêt toxique et des insectes géants. Des sociétés humaines survivent dans des vallées et des cités protégées qui n'ont pas (encore) été gagnées par la forêt toxique. Il y a une certaine forme de retour à la nature (civilisations agricoles) mais certaines technologies ont été préservées tels que les avions qui définissent la puissance militaire de chaque royaume. Nausicaä est la princesse très aimée de la Vallée du Vent. Elle est très spéciale car elle semble pouvoir communiquer avec les insectes géants, en particulier les ômus, énormes créatures au corps couverts d'yeux.
Ce premier volume est très dense, il y a beaucoup d'informations. le début de l'histoire est très animé avec des scènes d'action et la rencontre de personnages ou de créatures importantes pour la suite des évènements. Je suis assez contente au final d'avoir vu le film d'animation avant de commencer la version papier, car je ne suis pas sûre que j'aurais tout suivi. L'inconvénient reste que du coup je trouve que le manga manque de couleurs. Elles sont en effet importantes (rien que les yeux rouges des ômus lorsqu'ils sont en colère) et d'avoir eu l'occasion de voir l'histoire en couleur, cela me manque à la lecture.
Cela dit, le dessin est très précis et très riche. Il y a des séquences très impressionnantes au niveau du dessin. Je craignais un peu que le dessin ne me plaise pas, suite à ce qu'on a pu me raconter à droite ou à gauche, mais ces craintes se sont complètement effacées dès les premières pages.
Quant au récit, il nous entraînera dans de folles équipées aériennes, tout en nous donnant quelques informations sur ce qui a mené l'humanité à sa perte et sur la véritable origine et le rôle de la forêt toxique. Tout le milieu du récit est occupé par des combats aériens, ce qui je dois avouer ne me passionne pas des masses. Par contre j'ai beaucoup aimé le début et la fin
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
CS_ConstantCS_Constant   01 février 2016
Dans ma jeunesse, il m'est arrivé en une seule occasion de pénétrer au plus profond de la forêt... cette terre, décrite dans les anciennes annales comme "un désert aride, rasé par le feu et pollué par le poison" formait une forêt bactérienne terminale. Ceci est du sable de cet endroit. Il contient divers alliages métalliques complexes, que ni nos fourneaux ni nos produits chimiques ne parviennent à faire fondre. Mais surtout, aucune trace de poison dans ce sable. C'était là un monde pur et paisible. A tel point que, le visage masqué et le corps enveloppé comme je l'étais, je me sentis d'une incroyable laideur.
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MladoriaMladoria   01 avril 2015
Je sais la folie de cette guerre. Mais ce monde est tel que, pour pouvoir voler, même l'hirondelle doit vivre en faucon...
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CS_ConstantCS_Constant   01 février 2016
Nausicaä, que signifie ce comportement ?! Quelle que puisse être la situation, le chef du clan n'a pas à se mettre dans un tel état. Si celui qui doit diriger cède à la panique, la population ne peut que s'en inquiéter à son tour, et réagir par des troubles. Mon corps sera bientôt pareil à la pierrre. C'est toi qui tiens entre tes mains le destin de la vallée. Plus l'heure sera grave, plus tu te devras de rester calme et solide comme un roc.
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BridgecastleBridgecastle   10 mars 2013
Quel imbécile j'ai été! J'ai passé la moitié de ma vie à essayer de résoudre le mystère de la mer de décomposition, sans me rendre compte que la clé de l'énigme se trouvait en cette enfant, juste sous mes yeux...
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MasaMasa   08 octobre 2016
Car dans notre espèce, l’individu est le tout, et le tout l’individu… Et nous transmettons nos pensées par-delà le temps et l’espace…
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Interview d'HAYAO MIYAZAKI pour LE VENT SE LEVE
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