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ISBN : 2070140350
Éditeur : Gallimard (31/01/2013)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 30 notes)
Résumé :
'Dans un placard dont on a fait un sanctuaire ne ressemblant en rien à un sanctuaire et qui abrite discrètement quelques âmes inoubliables et inoubliées, il y a une petite boîte en bois laqué pour le thé en poudre. Elle contient une toute petite portion des cendres de mon père que j?avais prélevée dans son urne avant qu?elle ne fût mise en tombe. Lorsque j?ai préparé cette boîte mortuaire il y a déjà dix-huit ans, j?ai osé prendre une pincée de miettes d?os pour en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  02 février 2015
Akira Mizubayashi raconte les liens profonds qui l'unissaient à sa chienne Mélodie, une golden retriever. C'est toute la vie de Mélodie qu'il expose, depuis le jour où avec sa fille adolescente et son épouse ils sont allés la chercher ; les promenades quotidiennes, la vie familiale, jusqu'au jour fatidique de la fin de vie de Mélodie. La chronologie pas toujours respectée m'a un peu dérangée.
Entre ces récits, s'intercalent des chapitres où l'auteur aborde des questions philosophiques, de courts récits d'autres écrivains, il parle du chien d'Ulysse, du chien Hachi dont a été tiré un film, il cite Descartes, Rousseau, La Rochefoucauld ...
Prix littéraire 30 millions d'amis, si vous aimez les chiens c'est une belle lecture.
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Seraphita
  03 janvier 2015
« Mélodie » ou « Chronique d'une passion » c'est le récit du lien d'attachement indéfectible qui a uni l'auteur à sa chienne, golden-retriever, pendant les 12 années de son existence. C'est une ode à sa compagne, un chant d'amour, écrit dans la langue seconde de l'auteur japonais : le français. C'est un hymne d'une très grande sensibilité, entre douceur et joie du lien et douleur de la perte, d'une très grande érudition également. « Mélodie » est l'occasion pour l'auteur de convoquer des références littéraires, picturales, musicales et philosophiques. On comprend aisément combien il ne peut souscrire à la vision de Descartes concernant les animaux (les animaux-machines), mais rejoint plutôt celle de Rousseau ou encore Montaigne. « Mélodie » est aussi le récit d'un autre attachement et d'une autre perte : ceux de l'auteur à son père.
Le monde des rêves est celui où les deux amours viennent se rencontrer, s'entremêler, former la trame d'une autre contrée, celle de l'espérance :
« Frêles fantômes, Mélodie et mon père reviennent obstinément dans le monde de mes nuits. Ils sont comme des béquilles sur lesquelles sur lesquelles je m'appuie pour avancer ; ils sont comme des torches flamboyantes qui me réconcilient avec les ténèbres qui s'étendent. » (p. 180.)
« Mélodie » permet au lecteur de mesurer l'universalité du lien d'attachement mais aussi la singularité de la culture japonaise et des différents rites qui scandent le quotidien, notamment quand il s'organise autour de la figure d'un chien.
Il s'agit d'une très belle ode sur l'attachement réciproque entre l'homme et l'animal écrit sur le mode de la singularité, qui fait écho à d'autres ouvrages articulant cette dernière à une dimension davantage scientifique, tel « Au risque d'aimer » de Claude Béata, vétérinaire comportementaliste.
« Mélodie » a remporté en 2013 le prix littéraire 30 Millions d'Amis.
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Commenter  J’apprécie          131
Montana
  11 décembre 2014
Un très beau livre sur l'amour que l'auteur porte à sa chienne Mélodie.
Il raconte des tranches de vie par petits épisodes du quotidien, qui ont construit leur attachement réciproque grandissant au fil du temps.
L'auteur a partagé 12 ans de sa vie avec cette chienne. 12 ans : est ce long? ou court? Je pense qu'il ne faut pas raisonner en durée mais en intensité.
Il s'est indéniablement passé quelque chose de beau entre ces 2 êtres, l'un humain, l'autre animal.
Cela dit, j'avais des fois la sensation que l'auteur se justifiait (un peu trop) de cet amour inconditionnel, comme s'il pouvait être considéré comme "anormal" d'aimer si fort un chien. La raison en est qu'au Japon, les chiens n'ont pas un statut très élevé dans le coeur des hommes...
Page 153 : "Ni ma mère, ni la famille de mon frère (...)ne se faisaient à l'intrusion inattendue de l'animal. Celui-ci était sale et dérangeant par définition. Sa présence parmi eux n'était pas souhaitée, je l'avais compris immédiatement."
Alors, il magnifie ses liens avec Mélodie pour justifier cet Amour.
Même "partie", Mélodie continue d'être auprès de lui avec une intensité singulière.
Akira Mizubayashi n'était pas auprès de Mélodie au moment de son "grand passage". Ce livre lui permet -sans doute- d'exorciser cette douleur et sa frustration de ne pas l'avoir accompagné dans ces derniers instants.
L'auteur insiste enfin sur la façon si pure dont un chien aime son maître : avec simplicité, sans mensonges, sans fards et sans calculs. le chien nous aime pour ce que nous sommes réellement au fonds de nous, dénudés de tous les artifices dont on se pare pour la société.
Pour ma part, j'ai également connu cette merveilleuse relation qui lie l'animal à l'humain et que l'on ne peut malheureusement pas partager avec tout le monde sous prétexte de passer pour quelqu'un d'un peu trop sensible (dans le meilleur des cas...).
Ce que je retire de ce beau livre, c'est qu'heureusement, je ne suis pas un cas isolé, que les chiens sont des êtres terriblement attachants et que bien souvent je fais le triste constat suivant : "plus je connais les hommes, plus j'aime mes chiens!"
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Marpesse
  07 juillet 2015
C'est au moment de son incinération qu'Akira se rend compte pour la première fois que Mélodie, sa chienne golden retriever, porte son patronyme. Il a fallu attendre l'heure de sa mort pour qu'il pense à l'injustice qui fait qu'un chien, toute sa vie, est réduit à son prénom alors qu'il fait partie de la famille. Oui, Mélodie s'appelle Mélodie Mizubayashi, elle est sa deuxième fille, elle a vécu douze ans en osmose avec son maître - plus souvent élève face à l'épreuve de sérénité qu'elle impose) - Akira qui a décidé, avec ce livre, de retracer sa vie avec elle.
Ce qui ressort de ce livre est l'immense amour qui existe entre la chienne et Akira. Mélodie est une personne. Akira nous raconte le quotidien avec elle, la patiente, celle qui sait attendre, toujours, et qui ne connaît pas le mensonge. Son récit est entrecoupé de réflexions, fragments d'un journal, où l'auteur revient sur la condition animale en évoquant Descartes et son animal-machine, ou cette horrible anecdote sur Malebranche qui donne un coup de pied dans le ventre d'une chienne qui vient de mettre bas pour montrer que "ça ne sent rien". (voir cet article d'Elisabeth de Fontenay : http://www.franceinter.fr/article-l-animal-machine). Il parle de la souffrance des animaux de Fukushima, laissés pour compte puisque l'homme a décidé d'établir une frontière entre lui et l'animalité. Il fait référence aux écrivains qui ont été sensibles à la condition animale, comme Rousseau, Montaigne, Nietzsche, Derrida... Quelques extraits sont lisibles ci-après.
Akira manque la mort de Mélodie. Il est au travail et elle n'a pas la force de l'attendre davantage. Elle meurt sous le regard aimant de Michèle, l'épouse française d'Akira, d'un cancer qui a fini par l'épuiser. Mélodie est Hachiko et Argos, ces chiens qui attendront leur mettre jusqu'à la mort.
Qui a un chien et l'aime retrouvera tout ce que l'animal partage avec lui dans ce livre. Il est difficile de lire ces lignes sans que les larmes coulent : comme devant le film sur Hachiko, on pleure beaucoup parce que ce sentiment d'attachement qu'Akira décrit est rarement exprimé et que le chien donne jusqu'à sa mort un amour fidèle et absolu, totalement désintéressé, sans mensonge. Akira prend l'exemple du loup de Mark Rowlands (Le Philosophe et le Loup) pour illustrer cette absence de calcul chez l'animal, excepté chez le singe si proche de l'homme...
Akira Mizubayashi a une prose assez scolaire mais il est japonais et écrit en français.
Pour ce livre, il a reçu le Prix 30 Millions d'amis en 2013.
C'est un écrivain qui réconcilie avec l'humanité. Il exprime son amour pour un membre canin de sa famille sans le besoin de se justifier et de relativiser (si fréquent de nos jours car, quand on dit aimer les animaux, on s'expose à être traité de gâteux, à être regardé avec un sourire moqueur et/ou à être accusé de ne pas aimer les hommes), sans prendre ce ton faussement dérisoire qu'emploient beaucoup de gens pour parler des liens qui nous unissent aux animaux.
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jpryf
  12 mai 2013
L'écrivain japonais Akira Mizubayashi vient de publier chez Gallimard : « Mélodie. Chronique d'une passion. » livre consacré a sa relation avec sa chienne Mélodie. Pour moi qui ai toujours aimé les animaux, je ne pouvais pas ignorer ce texte et je ne le regrette pas. C'est un livre très émouvant comme beaucoup de ceux consacré à nos animaux de compagnie, dont la vie, hélas, se termine toujours beaucoup trop vite.
Je retrouve dans ce livre beaucoup de ce que j'ai moi-même écrit dans « Tombeau pour mes chiens. » paru chez Lulu.com, même référence ou peu s'en faut et même description de l'intelligence des chiens.
Comment, dans le fond, en serait il autrement, face a la même expérience et à la même culture car cet écrivain japonais est pétri de culture française ?
J'ai donc retrouvé de nombreux écrivains que j'avais moi-même cité et, aussi, l'émouvante histoire d'Hachi ce chien qui attendit son maître pendant dix ans devant la gare de Tokyo, avant de mourir ! Sa statue est maintenant devant cette gare rappelant cette fidélité à toute épreuve.
On pleure évidement en lisant ce livre mais on réfléchit aussi sur la question philosophique des animaux et, d'ailleurs, comme c'est souvent le cas, ce livre m'a conduit à commander un livre d'Elisabeth de Fontenay, spécialiste de la question philosophique des animaux : « le silence des bêtes. »
Je l'aurai a mon retour a Pau, après mon séjour d'une dizaine de jours a Marbella.

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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   04 juin 2013
"Mélodie, chronique d’une passion" est une magnifique ode à l’amour et la fidélité de son chien. [...] Un livre superbe, mais très singulier.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   09 avril 2013
Une rencontre entre deux êtres chers dans le monde du rêve qu'Akira Mizubayashi a voulu explorer un peu plus dans son roman. Au-delà de cette véritable déclaration d'amour de l'auteur pour sa chienne, Akira Mizubayashi propose aussi une intéressante réflexion philosophique sur l'humanité et son rapport aux animaux.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   04 mars 2013
Le travail du deuil et la hantise de la séparation forment la trame de ce texte qui, sans cesse, change de forme : du journal, il glisse vers les souvenirs d’enfance et les invocations.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   29 janvier 2015
La lecture de Montaigne, d'accès laborieux en raison de sa langue qui se situe avant la rupture radicale opérée par la rationalité classique, est comme un baume magique apaisant les maux sans nombre infligés aux animaux oubliés, laissés, délaissés, abandonnés, supprimés, tués, abattus massivement et industriellement, ici comme ailleurs, partout dans le monde. La langue française, que j'ai embrassée et faite mienne au cours d'un long apprentissage, est issue de l'âge de Descartes. Elle porte en elle, en un sens, la trace de cette coupure fondamentale à partir de laquelle il devient possible de ranger les vivants non humains, dans la catégorie des machines à exploiter. Il est triste de constater que la langue de l'après-Descartes qui m'habite m'obscurcit quelque peu la vue quand je contemple le monde animalier si foisonnant, si généreux, si bienveillant de Montaigne.
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joedijoedi   31 janvier 2015
Tu sais que j'aime les mots de Hugues de Saint-Victor cités par Erich Auerbach et repris par Edward W. Saïd : « L'homme qui trouve douce sa patrie est encore un tendre débutant ; celui pour lequel tout sol est comme son sol natal est déjà fort ; mais celui-ci est parfait pour qui le monde entier est comme un pays étranger. »
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joedijoedi   28 janvier 2015
Que voit-on quand la mort vous arrive ? Que se passe-t-il au moment où la conscience chute dans l'abîme du néant ? Tous les morts le savent ; restent dans l'ignorance tous les vivants.
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joedijoedi   31 janvier 2015
Il suffit de se rappeler une maxime de la Rochefoucauld, celle-ci par exemple : « L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission, dont on se sert pour soumettre les autres ; c'est un artifice de l'orgueil qui s'abaisse pour s'élever ; et bien qu'il se transforme en mille manières, il n'est jamais mieux déguisé et plus capable de tromper que lorsqu'il se cache sous la figure de l'humilité. »
Commenter  J’apprécie          80
joedijoedi   29 janvier 2015
Nous mesurons la distance infinie qui sépare notre sensibilité d'aujourd'hui de celle de Rousseau, lorsque nous lisons les lignes suivantes extraites du livre II d'Émile : « Homme pitoyable ! tu commences par tuer l'animal, et puis tu le manges, comme pour le faire mourir deux fois. Ce n'est pas assez : la chair morte te répugne encore, tes entrailles ne peuvent la supporter ; il la faut transformer par le feu, la bouillir, la rôtir, l'assaisonner de drogues qui la déguisent : il te faut des charcutiers, des cuisiniers, des rôtisseurs, des gens pour t'ôter l'horreur du meurtre et t'habiller des corps morts, afin que le sens du goût, trompé par ces déguisements, ne rejette point ce qui lui est étrange, et savoure avec plaisir des cadavres dont l'œil même eût eu peine à souffrir l'aspect.»
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