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EAN : 9782072697869
272 pages
Gallimard (16/03/2017)
3.71/5   89 notes
Résumé :
Sen-nen - prénom japonais dont la signification ne se révélera que tardivement - est marié à Mathilde, une Française. Ancien professeur de littérature française dans une université à Tokyo, Sen-nen vit désormais à Paris avec sa femme, atteinte d'une grave maladie qui l'oblige à garder la chambre. Tous deux mélomanes, ils se sont connus lors d'un stage de musique en France.

Bien avant cela, à Paris, Sen-nen avait fait la rencontre capitale d'une canta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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Une écriture sobre, souvent onirique, pleine de poésie, de tranquillité et de sérénité pour traduire un amour profond entre deux êtres d'une grande sensibilité, unis dans une même passion pour les opéras de Mozart.

Une oeuvre de mélomane donnant des clés subtiles pour comprendre les Noces de Figaro, conjuguant esthétique du chant lyrique polyphonique, harmonie instrumentale et lecture politique.

Un hommage à la langue française, langue de l'amitié et de la littérature par excellence à travers le prisme de la culture japonaise.

Une réflexion sur le temps qui passe et la transformation du monde, des êtres et de l'amour.

Une lecture profondément émouvante.
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On suit dans ce livre, Sen-nen, un homme japonais marié à une française qui a eu une très forte expérience en écoutant Les Noces de Figaro (et grâce à cette expérience, il a pu rencontrer une cantatrice). Malheureusement, ce livre m'a beaucoup déçu pour des raisons.

Passons sur la structure du livre (qui est très classique et suit le schéma des Noces de Figaro) qui ne m'a pas bouleversé mais qui ne m'a pas choqué.

Par contre, j'ai été très déçu de la manière dont l'auteur parle de la musique. Je suis un grand amateur de musique (mais je ne connais pas si bien que cela les Noces de Figaro) et ce livre ne m'a pas permis de comprendre cet opéra, d'entendre la musique, le rythme de la musique. Ce point est très handicapant pour le livre car l'auteur passe un long moment à nous décrire les Noces de Figaro.

Par ailleurs, l'auteur utilise de nombreux "trucs" qui ne fonctionnent pas : les (trop) nombreux points de suspension dans le dialogue sont superflus et décrédibilisent les dialogues et leurs rythmes, les nombreux rêves du personnage principal n'apportent rien à l'histoire et laissent l'impression que l'auteur cherche à remplir son roman, l'auteur fait appel à de nombreux points de vue différents : on appelle tantôt le héros Sen-nen, l'homme ou bien l'auteur utilise le je. Je n'ai pas compris l'utilité de certains changements de point de vue et cela m'a plus perturbé qu'aidé à mieux comprendre cette histoire.
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SEN-NEN (mille ans) est japonais, professeur de littérature française, passionné d'Opéra et des noces de Figaro de Mozart en particulier, qu'il a vu 11 fois consécutives dans sa jeunesse à Paris, pris de passion pour Clémence alors jeune cantatrice qui y incarnait Suzanne.
Il est marié à Mathilde, mélomane comme lui, une française qu'il a rencontré lors d'un stage de chant lyrique, avec laquelle il a partagé sa vie et fondé une famille. Alors que Mathilde est atteinte d'un mal incurable l'obligeant à garder son lit, il est contacté par Clémence de passage à Paris à l'occasion d'une représentation des Noces de Figaro, la revoir le plonge dans le passé de cet amour platonique et analytique de cet opéra qu'il met en parallèle chapitre après chapitre avec sa douce vie aux cotés de Mathilde, son âme soeur, comme une réponse polyphonique de l'amour.
Ce magnifique Roman est une ode à la musique, à l'opéra, à la langue française, à l'amour, à la vie, un éloge de la fidélité.
Akira Mizubayashi a construit ce roman comme un opéra, autour de thèmes qui lui sont chers tels que la musique, la langue française, la fidélité, les animaux.
Cet auteur délicieux écrit en français avec une sensibilité, une finesse japonaise. Dans un phrasé fluide et poétique. A découvrir absolument pour ceux qui ne le connaissent pas, son dernier roman « âme brisée» paru en 2019, est tout aussi vibrant.
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Mille-Ans, tel est le surnom que s'est donné le narrateur de cette étrange histoire, mêlant amour de la musique et amour tout court. Un roman inclassable, dont il est difficile de parler tant on se sent petit, mais vraiment tout petit devant ce récit de toute une vie, écrit dans une langue merveilleuse qui se révèle être le français. Dans cette langue d'adoption qu'il maîtrise à la perfection, avec le charme discret créé par le décalage avec sa langue maternelle, Akira Mizubayashi nous conte l'histoire d'un homme habité par une passion folle, celle de l'opéra, et plus particulièrement l'opéra de Mozart. Comme lui, fuyant le Japon du conservatisme renaissant, Mozart refusait les conventions de son époque et avait adopté la voie des Lumières, ce mélange d'humanisme et de volonté politique qui révolutionna l'Europe à la fin du dix-huitième siècle. Tout en nous conduisant à réfléchir sur le sens profond de la musique, l'auteur nous tient en haleine avec les aventures de ce mélomane amoureux de deux femmes, l'une dont il s'est volontairement tenu éloigné pour ne pas nuire à sa carrière lyrique, l'autre avec laquelle il a vécu un amour fusionnel. Un beau, très beau roman, qui ravira les amateurs d'art lyrique mais tous les autres aussi, pourvu qu'ils ou elles aiment la belle lecture…
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Cet auteur japonais est étonnant ; pas seulement parce qu'il écrit en français. le nom du personnage de ce roman signifie "Mille-Ans", d'où le joli titre de ce récit.

Un étudiant, amateur fou des Noces de Figaro, se rend au théâtre Garnier pour y assister à toutes les représentations de l'opéra de Mozart qui y sont données en ce début d'hiver. Subjugué par la jeune cantatrice débutante qui joue de rôle de Suzanne, il lui écrit et parvient, au cours d'un unique rendez-vous, à passer quelques heures avec avec elle dans un café de l'avenue de l'Opéra. Leur fascination est réciproque, mais leurs destins les séparent immédiatement après cette soirée trop vite écoulée.

Trente ans plus tard, ils se reverront une seconde et dernière fois.

Ce roman est écrit tout en délicatesse. Les références enthousiastes au livret de da Ponte et à la musique de Mozart, les attentions délicates --presque trop réservées-- de l'homme vis-à-vis de son épouse, la présence permanente de la chienne qui est une complice très sensible du couple et l'écriture de ce récit tantôt à la troisième personne, tantôt à la première, créent une ambiance fort particulière, attachante et feutrée.

du beau travail, que certains pourront juger mièvre voire, sur un passage, invraisemblable, mais qui est servi par une langue dont le style procure déjà à lui seul un plaisir raffiné.
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critiques presse (2)
LaCroix
28 avril 2017
Akira Mizubayashi raconte avec délicatesse une histoire d’amour et de musique, de vie et de mort.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Telerama
12 avril 2017
L'écrivain japonais signe son troisième roman en français. Une composition rare, portée par l'amour de la musique et d'une épouse trop tôt disparue.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Par la vertu d’une écriture créatrice d’un sentiment d’élévation, loin de toute coloration religieuse, Mozart a réussit à donner une substance réelle à l’idée de « bonheur de l’amour », comme il l’a fait d’une manière éblouissante au troisième acte pour la célébration du bonheur de la famille.
L’amour donc.
Mais pas l’amour-passion, qui s’use et qui ne se conserve que dans la mort (nous sommes loin de « Tristan et Isolde ! ») mais l’amour-compassion qui vous fait vivre dans l’autre, qui vous fait éprouver les joies de l’autre, qui vous fait subir les peines d’autrui, cet amour calme en deçà et au-delà des tourments connus des amants modernes, cet amour qui ignore l’attrait et la violence du nouveau et qui se renouvelle, se ressource dans la répétition, se réjouit purement et simplement de la présence de l’autre, me semble avoir trouvé sa place ici dans ce moment privilégié des « Noces » réservé à Suzanne.
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La « Sinfonia» commença
Les quatre croches suivies d’une noire et d’un soupir… puis douze croches suivies d’une noire et d’un soupir… puis vingt-quatre croches suivies d’une noire, d’un soupir et d’une demi-pause… tout cela joué presto par les cordes et les deux bassons jusqu’à l’entrée lumineuse des deux flûtes et des deux hautbois.
Sen-nen suivait la musique la partition ouverte.
Il lui semblait que la succession rythmée et structurée des notes suggérait le réveil progressif de deux corps enlacés qui, à l’aube, commencent à quitter leur immobilité dormeuse avant de remonter à la surface de la conscience claire.
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Le matin, la musique accompagnait Sen-nen dans le passage angoissant de la nuit au jour.
Le soir venu, elle l'aidait à accepter le monde du sommeil.
Pas un jour ne passait sans qu'il ne s'immergeât dans les eaux profondes de la musique s'élevant de la nuit précédente.
Pas une nuit ne s'achevait sans qu'il ne se laissât séduire par la clarté printanière de la musique surgissant de son être éveillé de la veille.
Souvent il se voyait debout sur un tapis volant et atterrissait doucement sur un immense disque 78 tours tournant à toute vitesse, tandis qu'il entendait les majestueux et ténébreux accords en ré majeur du premier mouvement du Concerto pour violon de Beethoven.
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- … J’aurais aimé devenir musicien. Le temps du désir et le temps de la capacité de répondre à ce désir ne coïncident que trop rarement. Dans mon cas, c’était trop tard quand la passion de la musique s’est allumée chez moi et a enflammé la moitié de mon cœur.
- La moitié ?
- Oui, la moitié. Parce que l’autre moitié s’est protégée contre le feu de la musique. Elle a été occupée par une autre passion, celle du français et de la littérature bâtie par cette langue. À défaut d’avoir un instrument adapté à mon désir, j’ai fait du français un instrument particulier si j’ose dire…
J’ai appris le français comme on apprendrait à jouer d’un instrument.
Le français, c’est le substitut de l’instrument de musique que je n’ai pas eu.
…. Je suis un musicien raté ….
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Ainsi se prolongeait leur conversation.
Le temps avançait en s’étirant ; il effaçait, en s’écoulant, la trace de son écoulement.
Dans un bistrot parisien, près de l’Opéra, blotti dans un pli de la ville immense, on voyait un homme et une femme occuper une petite table et parler, autour d’une pizza entamée, sans se sentir obligés de compter les heures.
Ils accueillaient en eux la présence bienveillante de l’autre et l’appréciaient comme un feu de bois qui vous réchauffe par un temps de grand froid.
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Videos de Akira Mizubayashi (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Akira Mizubayashi
- Suite inoubliable, de Akira Mizubayashi chez Gallimard Pamina est une jeune luthière brillante, digne petite-fille d'Hortense Schmidt, qui avait exercé le même métier au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Embauchée dans l'atelier d'un fameux luthier parisien, Pamina se voit confier un violoncelle très précieux, un Goffriller. En le démontant pour le réparer, la jeune femme découvre, dissimulée dans un tasseau, une lettre qui la mènera sur les traces de destins brisés par la guerre. Des mots, écrits à la fois pour résister contre l'oppresseur et pour transmettre l'histoire d'un grand amour, auront ainsi franchi les frontières et les années.
À retrouver sur lagriffenoire.com : https://lagriffenoire.com/suite-inoubliable.html
Et en poche : Âme brisée https://lagriffenoire.com/ame-brisee-1.html
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