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Satoko Fujimoto (Traducteur)Éric Cordier (Traducteur)Shigeru Mizuki (Adaptateur)
EAN : 9782915492323
217 pages
Editions Cornélius (13/02/2007)
3.81/5   43 notes
Résumé :
Amoureux des contes populaires et du merveilleux qui s'infiltre dans les interstices du quotidien, Shigeru Mizuki a placé les yôkaï, ces êtres surnaturels qui peuplent les coulisses de notre monde, au centre d'une création qui oscille constamment entre fantastique, humour et poésie. Immensément populaire au Japon, où pas un enfant ne grandit sans dévorer ses aventures, Kitaro le repoussant est le héros emblématique d'une œuvre qui se penche sur les monstres pour mie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Tachan
  26 octobre 2021
Dans le Panthéon du manga, il y a plusieurs titres érigés au rang de classiques et je pense que Kitaro le repoussant du célébrissime Shigeru Mizuki en fait partie. Il était donc plus que temps que j'ose franchir le pas et que je me lance dans cet univers même si au premier abord ce n'est pas vraiment pour moi ^^!
Shigeru Mizuki est un auteur dont la vie et le parcours m'intéressent beaucoup. Né en 1922, dessinateur prodige, il dû participer malgré lui à la guerre et y vécu des expériences traumatiques. Il ne revint donc au dessin que 10 ans plus tard, à une époque où c'était le futur plus que le passé qui intéressait les lecteurs. Or, lui, il avait avait envie de raconter une histoire empreinte des traditions et du folklore de son enfance. Il réussit cependant à se faire une place malgré tout et Kitaro est à ce jour un titre culte au Japon, qui a inspiré bien des auteurs comme Hiroyuki Takei dans Shaman King, si je dois citer celui qui me semble le plus évident.
Lire Kitaro de nos jours est cependant un brin différent. L'auteur a écrit l'histoire ou plutôt les histoires de son héros comme on les écrivait à l'époque, avec une narration et une mise en scène typique d'alors qui pourra ou non plaire au lecteur actuel. Pour ma part, je n'ai pas été totalement séduite.
Dans ce premier tome édité en 2007 par les éditions Cornélius, se trouvent des nouvelles écrites dans la seconde moitié des années 60, que l'éditeur a agencées pour tenter de nous donner un cheminement logique. Il commence ainsi par le récit de la naissance du héros avant de nous présenter plusieurs de ses aventures, où tel un enquêteur-détective, il aidera son prochain avec ses problèmes surnaturels. Prise séparément, elles sont toutes assez dispensables en dehors de la première, ce sont plutôt des petits récits indépendants mettant en scène le héros dans ce qu'il sait faire, mais c'est tout.
Pour être honnête, on m'avait vendu Shigeru Mizuki comme le maître des yokaïs, je m'attendais donc à ce que ceux-ci occupent une place plus importante et marquante dans ses histoires. Je pensais trouver LES grandes figures du monde des yokaï que j'avais croisés, or ils m'étais tous inconnus. Ainsi, je les ai trouvés parfaitement échangeables et inoubliables. C'est probablement dû à mon manque de culture en ce domaine mais ça ne m'a pas emballée.
J'ai donc trouvé les histoires fort banales, avec à chaque fois un yokaï qui embête un humain, et Kitaro qui lui vient en aide, démêlant un peu l'histoire, trouvant son point faible, etc. Mais personnellement je m'attendais à plus.
C'est dommage parce que le ton trouvé par l'auteur est fort sympathique, lui. Il nous offre à suivre un anti-héros. le récit de sa naissance est d'ailleurs saisissant. Puis malgré le sérieux des situations vécues, tout est toujours raconté avec un humour grinçant et pince sans rire, grâce à un dessin comique dans des décors qui ressemblent beaucoup au Japon de la première moitié du XXe, avec sa misère et ses croyances fantastiques. de ce côté, l'auteur a vraiment réussi à me marquer.
J'ai aussi beaucoup aimé son coup de crayon. Son mélange de décors réalistes, tels des gravures, et de figures cartoonesques est très sympa. J'ai une affection toute particulière aussi bien pour les premiers que pour les seconds. Je trouve sa technique très réussie et je pense qu'il en a inspiré pas mal depuis, si j'en crois ce que je vois. Il a également une variété de créatures assez intéressante et divertissante. Seule sa narration, sa mise en scène graphique est un peu trop simple pour moi et manque d'originalité et d'impact.
Ainsi, je m'attendais à vivre une petite expérience en lisant ce titre culte. Au final, je reste un peu sur ma faim. J'ai aimé le ton humoristique, j'ai aimé l'ambiance fantastique, j'ai aimé le mélange détonnant des dessins, mais j'ai trouvé l'ensemble trop anecdotique et avec une narration un peu datée. L'avantage, c'est qu'étant une suite de nouvelles, je peux arrêter le titre à ce premier tome sans le moindre regret ^^!
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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chocobogirl
  18 octobre 2013
Kitaro est le dernier descendant de son espèce : celle des morts-vivants. Né borgne du cadavre de sa mère, sa destinée semble être bien noire, condamné à vivre seul dans un monde humain où personne ne veut de lui. Pourtant, cet étrange bonhomme possède quelques pouvoirs lui permettant d'affronter yokai et autres créatures et, ainsi, de protéger les hommes de leur fourberie.
L'histoire commence avec Mr Mizuki qui est chargé de faire la lumière sur une étrange affaire : un cas de zombie se serait déclaré des suites d'une transfusion sanguine. le donneur s'avère être son voisin et notre enquêteur découvre alors un couple de morts-vivants, derniers survivants de leur espèce. Suppliant Mizuki, ils obtiennent que ce dernier garde le secret jusqu'à la naissance de leur enfant. Quelques mois plus tard, il ne reste plus que 2 cadavres que Mizuki s'empresse d'enterrer. Quelle ne sera pas sa surprise quand un petit garçon sortira de la tombe ! Désormais sous la garde de ce dernier, le petit Kitaro étonne et effraie son entourage avant, bientôt, de prendre la route en compagnie de son vrai père, qui a survécu sous une nouvelle apparence, celle d'un globe oculaire sur pattes !
Depuis NonNonbâ qui a fait sa réputation, le grand public sait que Shigeru Mizuki est l'auteur qui a popularisé les yokai, en leur donnant une place centrale dans son oeuvre. Dans Kitaro le repoussant, il met en scène un petit mort-vivant qui, contrairement aux apparences, s'avère bénéfique aux hommes. En effet, Kitaro a l'art et la manière de communiquer avec les yokai et ses pouvoirs l'aident à combattre ceux de ces derniers qui souhaitent tourmenter les humains. Désamorçant les conflits, il règle les problèmes tantôt à la manière douce, tantôt à la manière forte. Jamais en colère ou énervé, Kitaro présente une figure toujours sereine et souriante et apporte finalement beaucoup de gaieté dans ses aventures que le lecteur est invité à suivre.
Au Japon, le personnage est d'ailleurs connu par tous les enfants qui s'amusent de la ruse avec laquelle Kitaro vient à bout de ces êtres parfois malfaisants.
Paru au Japon, entre 1959 et 1969, Kitaro du cimetière (Hakaba no Kitaro) s'inscrit dans la lignée des mangas d'horreur et de la littérature fantastique populaire dans les années 60 . On peut citer par exemple Tezuka avec son Dororo (1968) ou Edogawa Ranpo et sa Bête aveugle (adaptation cinématographique en 1969). Kitaro est un personnage difforme qui peut renvoyer à celle de l'auteur (manchot) mais qui, à sa façon, dédramatise la mort et la peur. le mort-vivant sert finalement de lien entre les vivants et les morts et tente de réconcilier ces deux mondes pas si différents. Il est à la lisière d'une société contemporaine qui s'oublie dans la modernité et d'une réalité plus traditionnelle qui reste attachée à un riche folklore fantastique.
Il faut rappeler que cette série prend place dans un Japon en pleine libéralisation qui se modernise trop rapidement en oubliant ses valeurs ancestrales. On peut d'ailleurs noter à cet égard la présence de monstres occidentaux, comme Dracula ou Frankenstein, qui tiennent le mauvais rôle en envahissant une île japonaise dont ils souhaitent faire leur repère. L'auteur ne peut être plus explicite. Mizuki nous rappelle donc ici que les esprits restent importants et qu'il est nécessaire de continuer à leur accorder une place dans un souci d'équilibre universel. Les yokai restent des êtres nécessaires qui rappellent aux humains leurs erreurs humaines en s'engouffrant tête la première dans leur moindre faiblesse.
Le trait de Mizuki s'accorde bien avec l'univers qu'il nous dépeint. A la fois naïf et parfois caricatural, il allège l'impact horrifique de l'histoire sans pour autant minimiser l'aspect étrange des différents monstres. La grande connaissance de Mizuki sur les yokai (rappelons qu'il a produit un Dictionnaire des yokai) permet à l'auteur d'en offrir une vaste palette : Ratichon, Simoune, Vieux-poupon, L'emmureur, etc. le choix est vaste et donne envie de poursuivre avec une série qui compte 11 tomes en version française.
Mélange de tradition folklorique et d'influence occidentale, ce premier tome de Kitaro le repoussant oscille entre histoire horrifique et série humoristique. Utilisant une certaine loufoquerie dans la succession de petites histoires qui mettent en scène Kitaro aux prises avec des yokai divers et variés, l'auteur compose une oeuvre qui se met au service de ces êtres qu'il affectionne tant et réussit à remettre au goût du jour un folklore en déclin. Une oeuvre qui ne vieillit pas d'un pouce et qui rappelle qu'il est bon de ne pas oublier les croyances ancestrales de sa culture.
A noter :
Dès 1968, la série a connu de nombreuses adaptations animées dont la première fut menée par Isao Takahata, cofondateur de Ghibli avec Hayao Miyazaki.
Lien : http://grenieralivres.fr/201..
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SChaptal
  07 avril 2020
Au cas où vous découvriez ce site, sachez que la mythologie et l'horreur me fascinent. Sachez également que j'aime beaucoup la bande dessinée. Mais, si je regarde avec plaisir des anime japonais, je n'ai jamais accroché aux mangas. Jusqu'à trouver Kitaro le repoussant de Shigeru Mizuki au détour de l'exposition Enfers et Fantômes d'Asie qui vient de se terminer au Quay Branly. Plus que le sens de lecture inversé, c'était l'absence de couleur qui me gênait pour distinguer les personnages les uns des autres. Dans Kitaro le repoussant, ce noir et blanc est nettement moins gênant. Franchement daté dans le Japon des années 60, le style du manga fait penser aux très vieux films d'horreur des années 50 comme La créature du lac Noir ou The Thing from Outer Space. En nettement plus comique.
Le personnage principal de ces récits, Kitaro est un yôkaï c'est-à-dire une créature surnaturelle japonaise, dernier représentant des morts-vivants dans l'archipel. Recueilli et élevé tant bien que mal par des humains, il parcourt l'archipel et essaie d'apaiser les tensions entre humains et yôkaï, et en croisant parfois des créatures surnaturelles européennes comme un vampire français et le Loup-garou de Londres. Malgré sa thématique liée à l'épouvante ou au fantastique, Kitaro le repoussant est un manga attachant qui utilise souvent les ressorts de l'absurde et de la comédie pour aider Kitaro à se sortir des pires situations. Et les monstres ne sont jamais réellement effrayants tel qu'ils sont ici dessinés. Quoiqu'avoir un oeil doté de bras et de jambes pour père pourrait être passablement dégoutant dans la réalité. le fond de ce manga est plus un appel à la tolérance et au respect des légendes locales qu'une réelle envie de faire peur à son lectorat. du coup, adultes comme adolescents pourront largement apprécier ce manga. D'autant plus que la série est terminée depuis longtemps et que les onze tomes sont disponibles en français.
Lien : https://www.outrelivres.fr/k..
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aliasdam
  20 novembre 2019
Kitaro est un être qui débute mal dans la vie : il sort de l'utérus de sa mère morte, son père est un oeil, et il court de danger en danger pour sauver des humains d'esprits redoutables qui ne veulent que sa mort. Enfant, nous avions Tintin, au Japon, ils avaient Kitaro. Ce tome 1 offre plusieurs histoires, au gré d'une ambiance morbide, un humour aussi fin que glauque se profile dans des aventures aussi réjouissantes que sombres. le charme opère grâce à un personnage principal attachant, des dessins remplis de noirceur. le tout destiné à des enfants, ça peut rebuter, mais ils seront vite addicts à ces histoires.
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alouett
  18 octobre 2010
Kitaro est un enfant mort-vivant. Ce dernier représentant de son espère est né borgne.
Kitaro, vêtu de son gilet magique, est accompagné au quotidien par son père (un oeil monté sur pattes) et Ratichon (mi-homme, mi-yokaï d'un opportunisme incroyable) va nous emmener dans des aventures parfois cocasses afin de résoudre les conflits entre les hommes et les monstres. Petit à petit, il va petit à petit devenir le trait d'union entre le monde des vivants et le monde des esprits (des yokaïs), intervenant tour à tour en faveur des yokaïs ou des humains pour faire respecter les lois de chaque espèce afin que tout le monde vive en paix et en harmonie
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2007
Lecture jeune, n°124 - Né en 1922, Shigeru Mizuki est l’un des fondateurs du manga d’horreur, ou kowai. Kitaro du cimetière, renommé plus tard Kitaro le repoussant, a vu le jour en 1959. Depuis, il a connu un grand succès et fait l’objet de diverses adaptations (dessins animés et jeux vidéo). La série se compose d’une succession d’historiettes mettant en scène des yôkai, ces êtres surnaturels issus du folklore japonais. Kitaro est lui-même l’ultime descendant d’une famille de morts-vivants. Né borgne, il peut toutefois compter sur l’aide de son père, dont il ne reste qu’un oeil, muni de bras et de jambes (et qui loge dans l’orbite vide de son fils !). Kitaro est par ailleurs doté de pouvoirs surnaturels, qu’il met au service d’humains en but à des créatures hostiles. Car s’il est un monstre, Kitaro doit avant tout maintenir l’équilibre « entre l’ombre et la lumière ». En dépit d’une apparence ingrate, Kitaro est un héros éminemment sympathique, dont on suit avec beaucoup de plaisir les aventures. L’atmosphère, gentiment effroyable (et très second degré), est bien rendue par le dessin. Si les personnages frisent la caricature, pour mieux rendre compte de leur aspect grotesque, les décors et paysages, plus réalistes, sont particulièrement réussis. Non Non Bâ, du même Mizuki, a obtenu le prix du meilleur album lors du dernier festival d’Angoulême. Éric Peltier
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
TandaricaTandarica   10 juillet 2019
Comme le racontent les villageois et les paysans, il va droit en enfer, celui qui croit pouvoir s'opposer à Kitaro le repoussant...
(p. 88)
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Videos de Shigeru Mizuki (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Shigeru Mizuki
À l'occasion du Festival International de la Bande Dessinée 2022, Xavier Guilbert vous présente l'exposition "Shigeru Mizuki, contes d'une vie fantastique" aux éditions
Retrouvez les livres Shigeru Mizuki : https://www.mollat.com/Recherche/Auteur/0-196389/mizuki-shigeru
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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