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ISBN : 2357204737
Éditeur : HC Editions (06/06/2019)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Une nouvelle enquête de la Web-reporter Lynn Dunsday découverte dans Tu n'auras pas peur (Prix polar Cognac 2017)

Des femmes sont recrutées au fin fond de l'Europe par des organisations criminelles dont la violence est sans limite. L'une d'elle est retrouvée assassinée en Angleterre après avoir été au centre d'un scandale qui a éclaboussé un des plus hauts pairs du Royaume.
La police, les médias et les réseaux sociaux se jettent alors sur l'af... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  12 juin 2019
J'aime quand les polars / thrillers s'emparent des sujets chauds de notre époque. C'est sans doute même LE genre littéraire le mieux à même de prendre le pouls de notre société malade en sondant ses failles jusqu'à ses moindres tréfonds.
Avec ce Et tout sera silence, on est en plein dans cette posture de vigie sociologique qui nous plonge dans les filières de trafic d'êtres humains transitant des pays de l'ex – bloc soviétique vers l'Europe occidentale ( le Royaume-Uni en l'occurence dans le roman ).
Tout sonne vrai. Michel Moatti, sociologue de métier, s'est inspiré de rapports de l'ONU et autres faits divers sur l'esclavage sexuel.
Tout est glaçant. On découvre le périple clandestin de ces filles de l'Est à qui on a promis un poste de coiffeuse ou vendeuse, une meilleure vie n'importe comment. Les chapitres qui leur sont consacré leur collent aux basques, nous avec. On sent leur terreur lorsqu'elle découvre la violence et le cynisme de leurs bourreaux, puis leur résignation tellement elles sont brisées par ce qu'elles subissent.
Michel Moatti injecte aussi du réel à son roman en s'inspirant d'un scandale so british : 2015 un membre éminent de la Chambre des Lords, Lord Sewel est filmé en train de sniffer de la cocaïne vêtu d'un soutien-gorge en compagnie de prostituées. L'auteur en fait son point de départ pour basculer dans la fiction : une des prostituées est retrouvée morte, tuée à coups de tournevis.
L'intrigue se déploie avec lenteur pour laisser le temps à l'auteur de dresser sa toile de fond sociologique, le décor, les enjeux autour du personnage de la journaliste d'investigation Lynn Dunsday. La réflexion sur le rôle et la responsabilité des médias en chasse au scoop, sur leurs interférences avec l'enquête policière est très pertinente. le rythme s'accélère lorsqu'elle parvient à infiltrer le réseau mafia jusqu'à mettre sa vie en danger. Je regrette juste que la résolution soit présentée trop succinctement.
Un roman réussi dont le talent principal est de relier thriller et phénomène de société.
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Aelinel
  09 juin 2019
Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman policier ! Et à ce titre, je remercie Agnès Chalnot et les éditions Hervé Chopin de m'avoir envoyé le tout dernier opus de Michel Moatti, Et tout sera silence. Pour rappel, j'avais découvert la plume de l'auteur en 2016 grâce à son roman historique et policier Retour à Whitechapel, pour lequel j'avais eu un énorme coup de coeur. Puis, j'avais reçu mon tout premier service presse en 2017 avec Tu n'auras pas peur que j'avais beaucoup apprécié malgré quelques petits défauts. Aujourd'hui, je réitère avec Et tout sera silence et devinez quoi? La qualité est une nouvelle fois au rendez-vous car je l'ai lu en deux jours!
En cet hiver 2019, dans un quartier de Karlikowo en Pologne, une nouvelle vie attend Magdalena Lewandowska. En effet, la jeune femme a rendez-vous pour partir en Slovénie et se former dans un institut de beauté. Elle rêve de quitter sa vie difficile faite de petits boulots pour travailler en Europe de l'ouest en tant qu'esthéticienne dans de grands hôtels luxueux.
A quelques milliers de kilomètres de là, à Londres, la reporter Lynn Dunsday héroïne principale du précédent opus Tu n'auras pas peur continue ses investigations pour le compte de son journal web, le Bumper. Elle est alors envoyée dans le quartier populaire de Slough pour essayer d'en savoir un peu plus sur le meurtre d'une prostituée d'origine polonaise retrouvée sauvagement assassinée dans les toilettes d'un bar. Or, il s'avère que le petit ami de Lynn, Andy est inspecteur de police et est également chargé de l'affaire. Mais, à Slough règne la loi du silence et quiconque la rompt, en payera le prix…
J'ai retrouvé dans Et tout sera silence les mêmes qualités qui m'avaient beaucoup plu dans les précédents romans de Michel Moatti : une écriture fluide, soignée, efficace et dynamique grâce à de petits chapitres qui alternent les points de vue entre Magdalena et Lynn. Là encore, le propos est très bien documenté et à ce titre, ce roman m'a beaucoup fait penser à celui de Karine Giebel, Toutes blessent, la dernière tue sur la traite d'êtres humains en Europe. Si dans ce dernier, l'auteure dénonçait la réduction en esclavage d'enfants venus d'Afrique du Nord pour travailler dans des maisons bourgeoises ou des banlieues françaises, Michel Moatti s'intéresse quant à lui aux réseaux de prostitution venus d'Europe de l'Est.
Le procédé est souvent le même : des jeunes femmes ou de jeunes garçons sont « recrutées » dans les pays de l'ex-bloc soviétique par des organisations mafieuses : ces dernières font miroiter aux jeunes gens une formation en coiffure, esthétique, etc… pour un travail assuré dans des hôtels de luxe en Europe de l'Ouest (Paris, Londres, Monaco, etc…). Sitôt passé la frontière, leur passeport leur est confisqué et ils sont conduits dans des camps de reconditionnement en Europe méridionale (à Trente, en Italie, dans le roman). Là, ils sont détruits physiquement et psychologiquement afin d'être complètement sous l'emprise de leur agresseur. Après quelques mois passés dans ces camps, ils sont envoyés dans les capitales d'Europe de l'ouest pour intégrer les réseaux de prostitution. Ces derniers vont du « massage » dans des instituts au tournage de films pornographiques en passant par des passes soit dans la rue, soit à l'abri des regards dans des appartements privés ou des hôtels.
Le récit le plus terrible est celui de Magdalena dont on sait dès les premières pages ce qui va malheureusement lui arriver et le lecteur ressent beaucoup d'empathie pour elle. Si certains passages sont très difficiles, Michel Moatti évite le voyeurisme en livrant des détails sordides. Son but est vraiment de dénoncer la traite d'êtres humains et de faire prendre conscience au lecteur que oui, malheureusement cela existe même dans son pays qui a aboli l'esclavage en 1848. Et c'est terrifiant.
Si le récit est très bien construit, documenté et écrit, j'aurais en revanche deux bémols :
– la présence de passages décorrélés de l'intrigue principale comme les articles de la blogueuse Lulubelle suivie par Lynn. Cela crée une espèce de cassure dans le rythme. du coup, je n'ai pas trop compris pourquoi Michel Moatti les avait intégrés à l'intrigue. Est-ce pour apporter de la légèreté au récit? Ou pour dénoncer l'absurdité de notre société dans laquelle les gens préfèrent s'intéresser à la vacuité d'une blogueuse superficielle, femme de footballeur et fermer les yeux sur la vie d'êtres humains réduits en esclavage?
– la chute du roman trop expéditive. Bien qu'elle paraisse tout à fait logique, je l'ai trouvé trop rapide.
En conclusion, j'ai beaucoup apprécié Et tout sera silence qui peut se lire indépendamment de Tu n'auras pas peur. Je retrouve les même qualités que j'avais appréciées dans les autres romans de Michel Moatti à savoir, un récit fluide et bien documenté. Si certains passages peuvent être difficiles, il évite également le voyeurisme car son but est de dénoncer avant tout ces réseaux clandestins sur lesquels les pays occidentaux ont un peu trop tendance à fermer les yeux.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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livrement_ka
  12 juin 2019
Titre :  ET TOUT SERA SILENCE
Auteur : Michel MOATTI
Editions :Hervé Chopin
Genre : thriller
Nombre de pages : 314
Date : 2019 
Prix : 19 €

Présentation physique du livre :
Un livre de moyen format comprenant un peu moins de 300 pages.
La couverture représente un caméléon.
Un superbe couverture.

Résumé : 
Une nouvelle enquête de la Web-reporter Lynn Dunsday découverte dans Tu n'auras pas peur (Prix polar Cognac 2017)
Des femmes sont recrutées au fin fond de l'Europe par des organisations criminelles dont la violence est sans limite. L'une d'elle est retrouvée assassinée en Angleterre après avoir été au centre d'un scandale qui a éclaboussé un des plus hauts pairs du Royaume.
La police, les médias et les réseaux sociaux se jettent alors sur l'affaire dans la plus grande confusion... Lynn Dunsday, Web-reporter à la plume unique et aux méthodes expéditives, cherche à mettre un peu d'ordre dans tout ça, avec pour seul indice le Polaroid sinistre de deux ados disparus.


Sur l'auteur et son univers 
Nationalité : France 
Biographie : 
Maître de conférences à l'Université de Montpellier, Michel Moatti enseigne le journalisme et la communication. 
Journaliste pendant seize ans, en particulier comme correspondant pour l'agence britannique Reuter's, il a vécu à Londres au début des années 1990. 
"Retour à Whitechapel" (2013) est le fruit d'une recherche de près de trois années dans les archives victoriennes et dans différentes bibliothèques historiques.
Suivront "Blackout Baby", "Alice change d'adresse" et, plus récemment ,"Tu n'auras pas peur". 

Sur les éditions

Maison d'édition généraliste et indépendante créée en 1994, les Éditions Hervé Chopin se sont développées avec la collection « Images d'antan », qui compte aujourd'hui plus de 120 titres. Dans ces ouvrages portés par la force esthétique et historique de la carte postale du début du XXe siècle, chacun peut découvrir ou redécouvrir la ville, la région, le pays de ses grands-parents.
Ce savoir-faire dans le beau livre s'est également traduit par la création de la collection « Art et Culture » avec des monographies de peintres, photographes, designers, couturiers, mais aussi des livres d'art d'exception.
Premier éditeur de beaux livres aux Antilles, les Éditions Hervé Chopin y sont présentes depuis plus de vingt ans pour valoriser la culture, l'histoire et le patrimoine de l'Outre-Mer.
Une rencontre avec Lapingouin amène les Éditions Hervé Chopin à lancer sa première collection « Jeunesse » et à développer avec Trousselier une ligne d'objets pour enfants aux couleurs de Lapingouin.
En 2010, les Éditions Hervé Chopin publient leurs premiers titres de littérature et découvrent José Rodrigues dos Santos en 2012 avec La Formule de Dieu qui reste en tête des ventes pendant plusieurs mois. La maison travaille depuis à l'émergence de nouveaux auteurs.

AVIS
Un grand merci aux éditions Hervé Chopin pour l'envoi de ce thriller absolument fantastique, qui n'a fait que confirmer que ce genre est vraiment celui que j'adore.

Début du livre
Elle était venue avec ses mille deux cent dollars. C'est à dire en monnaie locale  plus de quatre mille zlotys.

Alors là je peux vous dire que je ne connaissais pas cet auteur, mais qu'il va rejoindre ma liste des auteurs que j'affectionne particulièrement.
Une intrigue absolument fantastique, menée de main de maître, avec des détails totalement déconcertants et des personnages à la limite de la nausée pour le lecteur.
Nous retrouvons Lynn journaliste au Bumper, sous la coupe d'un chef totalement odieux et surtout à l'affut du moindre fait divers, se délectant de tous les détails croustillants, à la manière d'une groupie.
Cette dernière est en couple avec Andy, qui fait partie de la police criminelle.
Leurs métier réciproque est souvent le sujet de discordes entre eux, car bien évidemment, Andy détient de nombreuses informations qui permettraient à Lynn de se hisser dans le haut de l'estime de Grant, son chef redoutable.
Andy et son équipe vont être chargés d'élucider le meurtre particulièrement sordide d'une jeune femme prostitutée, qui quelques temps avant faisait la une des journaux à scandales pour avoir été prise en photo avec un homme politique sniffant de la cocaïne.

Lynn, va être chargée par son patron de couvrir l'événement.  Mais ce qu'elle va découvrir va au delà de l'entendement.

Parallèlement à tout cela, une étrange manège se joue à quelques kilomètres de chez eux. Des filles arrivent des pays de l'Est avec l'espoir de trouver de meilleures situation de vie et de travail, mais qui malheureusement attérrissent rapidement dans un réseau de prostitution et de maltraitances, voire d'exclavage absolument ignoble.
Les hommes à la tête de ce réseau sont tout simplement abjects, n'hésitant pas à user de la torture par pur plaisir et pour montrer aux autres filles ce qu'ils sont capables de faire pour qu'elles se tiennent à carreaux.


Le point fort de l'histoire : tous les ingrédients du thriller à l'état pur sont présents.
Une narration qui est parfaitement en adéquation avec l'histoire. Ses mots et ses descriptions nous projettent dans une ambiance qui est proche de celle du livre. 
Le traffic humain est le thème principal du livre.

Le style de l'auteur
Que vous dire, sinon que ce style est fantastique, génialissime. Tout est dit, pas de demi-mesure, pas de demi-teinte, pas d'imagination à avoir. On a le droit à une intrigue de qualité, avec un sujet totalement abstrait pour nous lecteurs.
Alors effectivement, on se doute que cela existe mais on préfère se voiler la face tellement les pratiques sont répugnantes. Mais c'est sans compter l'auteur qui dénonce avec acharnement la barbarie de ces réseaux et de ces êtres ignobles.
Certains personnages sont attachants, et d'autres repoussants. 

Le genre
Un thriller absolument glaçant.

La forme de l histoire
Le récit est divisé en plusieurs chapitres. Ces derniers sont au départ très courts pour permettre de poser les différentes parties et deviennent de plus en plus longs, une fois qu'on est bien rentrés dans le récit et dans l'ambiance.
Le texte est aéré et l'écriture est fluide. Ce qui en fait une lecture agréable.

Conclusion :
Une plongée dans mon genre de prédilection que j'ai vraiment appréciée surtout avec une histoire aussi époustouflante que celle-ci.
Amateurs de thrillers, je vous promets que celui-ci décape et qu'il est vraiment à la hauteur des thrillers scandinaves qui ont ma préférence.
Je suis vraiment tombée en admiration devant cet auteur que je ne connaissais pas mais qui je pense va avoir sa place dans ma bibliothèque.
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audelagandre
  29 juin 2019
Mars 2019 en Pologne, Magdalena envisage son avenir sous de nouveaux auspices : après une période de formation aux métiers du SPA (nouvelle forme de « machine à mirage »), elle se voit promettre un emploi à l'Ouest, là où les gens qui ont de l'argent viennent le dépenser. Elle embarque donc avec d'autres filles aux mêmes rêves dans un camion qui doit les amener en Europe de l'Ouest. Londres, hiver 2019, Lynn Dunsday journaliste pour le Bumper, enquête sur le meurtre d'une prostituée d'origine polonaise dans le quartier de Slough. Son mari, Andy est à la source de l'enquête puisqu'il est policier. L'enquête sera sombre et difficile, car la loi du silence règne dans un milieu mafieux où il vaut mieux se taire…
Encore un roman bien ancré dans notre époque nauséabonde où la femme est une marchandise destinée à satisfaire tous les désirs pervers de ces messieurs. On les recrute, on les tabasse, on en tue quelques-unes histoire de montrer l'exemple, on les drogue pour qu'elles ne fassent pas trop de vagues et on les met «en vente lors d'enchères dans de grands hôtels », « Jusqu'à la brisure morale et mentale. Accepter l'idée d'être une chose, non plus une femme, non plus un être humain. » Sous le couvert d'un avenir meilleur, elles se laissent embrigader par des clans mafieux qui n'ont pour ambition que de vendre leurs corps à tous les vices. Comme elles n'ont pas d'identité, qu'elles sont entrées sur le territoire en toute discrétion, leurs meurtres éventuels deviennent des cold case dont tout le monde se fout.
Tous sauf peut-être Lynn Dunsday… Par charité chrétienne ? Peut-être un peu. Par nécessité de publier un scoop dans un canard qui décompte inlassablement le nombre de like et de retweet ? Certainement. Je ne dis pas que cette journaliste n'a pas d'humanité ni de compassion. Je dis que poussée par un rédacteur en chef tête à claques et une pression de tous les diables pour sortir des scoops en premier, elle participe à un système et fait fonctionner la machine d'un journalisme assez puant, même si elle demeure relativement lucide sur son métier. « Voilà où en est notre boulot (…) Lancer des bouteilles à la mer et pêcher dans un océan totalement pollué une ou deux infos qui pourraient nous faire avancer d'une brasse.». Par opposition, le rédacteur en chef qui a tout d'un marchand de crottes et aucune empathie : « on publie des histoires pour de bons citoyens britanniques, curieux de l'actualité et de ses rebondissements. Pas de notre faute si des tas de gens sont victimes de meurtres, de viols, d'accidents de la route ou de crash d'avions… Pas de notre faute si des putes popovs se font découper par des psychopathes (…). le tout, c'est d'en parler mieux et avant les autres. Avec de bonnes histoires et de bonnes images si on peut les avoir. C'est pour ça qu'on te paie. »
Ajoutez à cela le fait que Lynn est en couple avec un flic, et vous obtenez un cocktail assez détonnant sur des relations humaines tronquées. En effet, chacun cherche à savoir ce que sait réellement l'autre. Pour y parvenir, tous les moyens sont bons. Même si un évènement intime les rassemble, leurs relations personnelles sont pour moi totalement factices.
Au milieu de ce sac de têtes de noeuds, surgit, on ne sait pas bien pourquoi, une blogueuse prénommée Lulubelle qui brille par son artificialité. Mièvre à souhait, elle met en avant toute sorte de posts de composition pour raconter sa vie totalement insignifiante, au regard de drames qui se déroulent dans le reste du roman. La course à la popularité n'a aucune limite dans l'absurdité et suivie par de nombreux followers elle resplendit de toute son imbécillité, une mascarade surjouée qui fascine les têtes vides qui la suivent comme des moutons.
Vous l'aurez sans doute compris, ce roman met en lumière la splendeur du faux, de l'artificiel, du fabriqué par opposition à de réelles douleurs vécues dont on se préoccupe finalement assez peu. Michel Moatti s'est inspiré du fait divers réel concernant Lord Sewel, président adjoint de la chambre des Lords, photographié entrain de consommer de la drogue en très bonne compagnie. Une belle vision de nos politiques, parce que nous ne leurrons pas, d'autres doivent s'éclater de la même manière sans être pris sur le fait.
Ce roman me laisse un goût amer… Sans doute était-ce aussi une volonté de Michel Moatti. Pas à cause de son écriture, plutôt par son contenu et les conséquences que j'en dire de notre monde assez répugnant. Je trouve précieux que cela choque encore certains qui ont envie d'en dénoncer les affres sous le couvert d'un récit. Cela me paraît essentiel, et nécessaire d'avoir une conscience aiguë du fonctionnement de nos organes de presse, du comportement de nos gouvernants, des filières immondes dont certains profitent encore pour se remplir les poches.
Éclairant, sera mon dernier mot.
Lien : https://aude-bouquine.com/20..
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Llehane
  04 août 2019
C'était mon premier Michel Moatti et ça ne sera certainement pas le dernier.
Quand on sait que cet auteur se sert de faits réels pour écrire ses romans (il en fait la liste a la fin) ça vous glace le sang !
On suit plusieurs personnes, tout d'abord Magdalena Lewandowska qui part de Pologne pour trouver une vie meilleur, ensuite Lynn Dunsday, une web-reporter pour le Bumper et Lulubelle a travers son blog.
A travers le regard de Magdelena on suit le calvaire de ces filles de l'est, enfermées dans des camions ou des cages, frappées, violées, massacrées pour l'exemple etc… un enfer, une horreur !!! Il faut avoir le coeur bien accroché sur certaines scènes.
Le blog de lulubelle est en dehors de l'histoire, c'est un blog plutôt léger qui parle de femme de footballeurs. Ces parties la allège la lecture avec un peu d'humour et de légèreté mais nous montre aussi l'espace énorme qu'il y a entre le sort des ces femmes de l'Est et les petits "problèmes" quotidiens de Lulubelle mais peut être aussi les notre.
Et bien sur nous suivons Lynn, la journaliste qui va enquêter sur tout cela et quand elle tient une histoire elle ne la lâche pas même si elle va prendre beaucoup de risques pour aller jusqu'au bout.
Les chapitres sont courts ce qui donne un excellent rythme a la lecture en plus l'histoire est prenante ce qui vous donne envie d'aller jusqu'au bout sans s'arrêter.
Je vous le conseille fortement même si je dois préciser « attention âmes sensibles » !!!
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critiques presse (1)
Lexpress   15 juillet 2019
Pas mort, le polar social ! Celui qui braque une lumière crue sur le noir absolu de l'époque et dessille violemment les yeux.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2019
près. Les effets du crack s’inversaient maintenant. Elle savait que cet instant allait venir. Inéluctablement. À l’euphorie de la dernière demi-heure succédait ce sentiment de perte absolue, de détresse. Il n’y aurait plus jamais de jours heureux. Plus de tendresse. Plus rien. Plus rien de bon ni de doux. Un sifflement suspect montait de ses poumons. Elle était exténuée. Sa gorge semblait enflée et saturée de fumée. Comme si elle avait avalé les émanations toxiques d’une pile de vieux pneus en flammes. Elle sentit la main se poser sur son épaule. Elle savait aussi qu’il ne fallait pas se retourner. Ne pas lui faire face. Elle savait ça, intimement, depuis toujours.
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2019
Peut-être était-elle ukrainienne, ou biélorusse. Une Soviet à deux balles, comme elle les avait baptisées, quand elle était gamine. Une esclave de la rangée du dessous, selon l’expression qu’elle utilisait aujourd’hui. Pires que nous. De trois ou quatre rangées en dessous, s’amusa-t-elle intérieurement. Prêtes à tout pour survivre en Pologne, et prêtes à beaucoup plus encore pour se tirer vers l’Ouest et le stage.
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2019
Même s’il persistait à penser que les imprévus sont ce qu’il y a de plus prévisible dans la vie d’un flic de la Metropolitan Police. 19 h 15. Elle lança une playlist sur le lecteur et la musique coula dans la pièce. En se dirigeant vers la table basse où son ordinateur l’attendait, elle croisa son reflet dans le grand miroir asiatique du salon : Jeune femme. 33 ans. Cheveux châtains. Teint pâle. Anémie ? Fatigue. Heureuse ? À confirmer.
Elle essaya de bosser un peu sur un article qu’elle devait rendre le lendemain, mais il lui manquait trop d’éléments pour avancer vraiment. Et puis elle était distraite. Ses pensées la chahutaient. Une vague nausée l’avait enveloppée. La faim la rappelait au monde réel.
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2019
Que signifiait cette suite de meurtres sauvages, désordonnés, presque irrationnels, si le mot voulait encore dire quelque chose dans un univers chaque jour un peu plus illogique ? Est-ce que cela pouvait être une suite de coïncidences ? Le nombre de cas excluait désormais cette hypothèse. La série criminelle en cours d’un tueur infatigable et extrêmement mobile ? Improbable : les modes opératoires, les armes utilisées, les blessures infligées, le profil des victimes étaient trop différents pour constituer une signature unique. Mimétisme ?
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rkhettaouirkhettaoui   11 juin 2019
N’oublie pas : les mecs s’intéressent à toi uniquement lorsqu’ils peuvent en tirer un bénéfice. Sinon, ils s’intéressent à eux. C’est pas Winston Churchill qui a dit ça : c’est moi.
Allez ! Prenez la vie comme elle vient, pensez bien à vous et soyez plus braves que le mauvais sort !
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Videos de Michel Moatti (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Moatti
Entrevue avec Michel Moatti, par Anne-Josée Cameron, au salon de thé Le lièvre et la tortue de Limoilou. (ICI Quebec)
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