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ISBN : 2070361241
Éditeur : Gallimard (08/01/2009)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 495 notes)
Résumé :
Quatre narrateurs (un étudiant de l’école des mines, un détective privé, l’héroïne et un de ses amants) construisent le portrait de Jacqueline Delanque ou Louki. Jeune femme ayant rapidement quitté son mari et qui flâne dans le Paris des années 50/60 en déversant ses souvenirs : une enfance difficile, un mariage raté et quelques amitiés avec des clients d’un café du quartier de l’Odéon : Le Condé.

Quatrième de couverture:
Encore aujourd'hui, il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
mariecesttout
  04 mars 2014
Dans un entretien, Patrick Modiano , à la traditionnelle question: "N'avez vous pas l'impression de faire chaque fois le même livre?" répond:
"- Tout à fait! Les choses se répètent, les mêmes noms reviennent. Ce ne sont pas vraiment d'ailleurs des répétitions, mais des ébauches sur lesquelles je reviendrais sans cesse. Une surimpression... C'est un peu comme si j'écrivais le même livre, mais par à-coups: l'époque n'est plus aux cathédrales, mais à l'effort discontinu."
Et voilà, tout est dit... Une petite fille qui fugue et qui lit Horizons perdus. Des personnages qui cherchent, qui se cherchent . Qui cherchent surtout des repères ( dans le roman: des registres, des enquêtes, des dates, des noms de rues..) qu'ils n'ont pas eu à temps, c'est toujours la même histoire, celle de Patrick Modiano et de tant d'autres. Seulement, Patrick Modiano sait l'écrire.. ça l'a sans doute sauvé. Encore que "sauvé" ne veut rien dire.
Pour moi, le coeur de ce livre est dans le récit que fait Louki du regard du policier qui la ramène chez elle après une fugue. Un regard gentil, une écoute attentive. Il suffit de cela de la part d'un parfait inconnu pour qu'elle parle.. Ca donne envie de pleurer tant le désir de protection et de consolation est fort:
"J'aurais voulu qu'il reste toute la nuit en faction devant l'immeuble , toute la nuit et les nuits suivantes, comme une sentinelle, ou plutôt un ange gardien qui veillerait sur moi."
Patrick Modiano est un éternel petit garçon que l'on a toujours envie de serrer dans ses bras pour le réconforter. Tout en sachant- et il le sait très bien- que c'est un réconfort qui vient trop tard, parce que rien ne se répare...
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patachinha
  24 octobre 2009
Dans le café de la jeunesse perdue est un hymne à la mélancolie, à la douceur, à la nostalgie. Paris. Années 60. Au coeur des quartiers de la rive gauche, des êtres épris de liberté, noyés dans la torpeur d' une vie qui n' a plus de sens cherchent le repos à l' agitation de leurs coeurs. le Condé, rendez-vous de quelques intellectuels blasés, des écrivains râtés, d' étudiants insatisfaits. Une somme d' individus qui sont à la recherche de quelque chose sans savoir très bien quoi. Ils sont là, font acte de présence, mais en réalité ne s' attachent à ce repère commun, que par nécessité. Des liens se créent au détour d' une bière, et d' une discussion quelconque. Chacun conserve en réalité une part d' ombre; un accord tacite existe pour ne dire que très peu sur soi même, voir rien. On se contente de futilités et c' est plus que suffisant.

Et pourtant, " nous vivons à la merci de certains silences. Nous en savons long les uns sur les autres. Alors nous tâchons de nous éviter. le mieux, bien sûr, c' est de se perdre définitivement de vue."

Les aléas ferront en sorte de les disperser, certains à jamais. Néanmoins quelque chose les unit malgré eux : il est bien vrai qu' un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Louki faisait partie de ceux-là. Louki n' avait qu' une vingtaine d' années lorsqu' elle s ' est engouffrée dans ce monde décalé, à part dans le bourdonnement de Paris. Elle aussi était devenue une habituée. Pour autant on ne savait que très peu de choses sur elle. Mais elle a marqué les esprits de beaucoup de gens, même des années plus tard, après la transformation de ce café en une maroquinerie, Louki existait toujours dans les esprits. Sa voix, ses gestes, sa tenue, son sourire... Quelques uns se remémorent par bribes de sa vie; le lecteur lui se contente d' assembler les pièces du puzzle pour découvrir un être las de ce la vie a consenti lui donner, et qui dans une quête agonisante presque, tente de déjouer tout le fatalisme que lui impose sa vie.
Le regard d' un inconnu, étudiant des mines nous laisse entrevoir sa physionomie, son côté mystérieux. Un détective privé à la recherche de cette jeune fille nous en dévoile les raisons. Louki elle- même tente de trouver une justification à ce qui l' enchaîne à cette constante tristesse et mélancolie. Roland, lui, apparaît comme un sauveur déchu. Louki pouvait- elle être sauvée au fond? Elle et tant d' autres qui se livraient à ces destins, à ces rencontres hasardeuses, à ces désillusions, à une vie bohêmienne recherchant de pâles lueurs d' espoir dans ce dénominateur commun : le Condé.

Ce point de passage obligatoire entre la Terre et le néant, obéissait à une logique propre et personne ne semblait s' en offusquer : " On dit tant de choses... Et puis les gens disparaissent un jour et on s' aperçoit qu' on ne savait rien d' eux, même pas leur véritable identité." Louki faisait bien partie de ceux-là. Son passage sur Terre soulève bien des questions : aux personnages qui la cotoyèrent ainsi qu' au lecteur lui même.

J' ai bien aimé ce livre qui par son écriture est très envoûtant. Il me donnait envie d' écouter du jazz et de me replonger dans un livre constitué de photos exclusivement en noir et blanc, acheté il y a quelques années en face du centre Pompidou.
Son titre est très évocateur d' une certaine ambiance propre aux cafés et bars parisiens, du moins tel que j' imagine. Modiano est un auteur que je découvre pour la première fois à travers son dernier opus, je n' en suis pas déçue du tout.



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Levant
  09 novembre 2014
Sur les étals de ma librairie habituelle, les bandeaux rouges ont fleuri sur les ouvrages d'un certain Modiano. Je ne dirai pas que je n'ai jamais entendu ce nom, mais j'avoue ne pas avoir lu cet auteur qui vient de se voir couronné du titre suprême : le Nobel de littérature 2014. Mea culpa.
Je me méfie toutefois beaucoup des oeuvres primées. Dans le monde du cinéma par exemple, la palme d'or à Cannes est pour moi rédhibitoire. Je fuis. L'auto satisfécit de la profession est une promesse d'ennui. L'oeuvre primée est à coup sûr irregardable.
Tiens donc !
Je prends garde à ce snobisme qui veut aller à contre courant du populaire. Parce que le populaire est forcément vulgaire. Parce que l'élite veut se resserrer dans un cercle restreint d'affranchis. le meilleur moyen d'y parvenir est alors de placer sur le podium un truc improbable et de l'instituer en oeuvre majeure. Cela dissuadera la masse des incultes, des non accrédités, de s'y intéresser. Pour que les seuls avertis puissent s'élever au discernement du sublime, le mieux est encore de le décréter.
En est-il de même pour la littérature ?
Et qu'en est-il lorsqu'il s'agit de l'ensemble de l'oeuvre ?
Il faut donc que je me fasse ma propre idée sur Modiano. Je choisis un ouvrage. Au hasard, je ne connais pas sa bibliographie. Je prends « Dans le café de la jeunesse perdue ». C'est court, 150 pages. Si jamais je m'endors au beau milieu d'un chapitre, le bouquin ne me fera pas mal en me tombant sur les pieds.
Je me dis que je vais quand même faire un effort d'attention. Pensez donc, Prix Nobel de littérature ! C'est comme le Goncourt pour chacun de ses ouvrages. Ce n'est pas rien.
D'abord, c'est lisible. C'est déjà ça. Je dirais même que ça se lit bien. C'est encore mieux. C'est curieux, le « Je », celui qui parle à la première personne, n'est pas le même d'un chapitre à l'autre. Comme si plusieurs personnes avaient écrit le livre. C'est un peu perturbant, mais je sens que c'est voulu. Et puis je ressens comme un trouble. le vocabulaire n'est pas celui de la mélancolie et pourtant on perçoit bien l'instinct de mort qui prend le pas sur l'instinct de vie. La force d'un auteur est de savoir l'insinuer en vous, à la seule lecture de ses mots, arrangés comme nul autre ne saurait le faire. C'est sans doute ça le talent.
C'est un livre d'atmosphère. On navigue dans le Paris d'une époque imprécise mais contemporaine, autour de « points fixes » entre « zones neutres et trous noirs », dans les errances de cette jeune femme qui n'a pas accroché au bonheur. Pas même à cette petite lumière qui vous aspire dans une fuite en avant, en quête de meilleur et qu'on appelle espoir. Elle n'est pas malheureuse. Elle est paumée. Je le suis aussi. Je sens bien la grisaille qui descend en moi et imagine bien que ça finira mal.
C'est fort. C'est le talent. Il a été primé. Je n'y trouve rien à redire.
Plus fort encore, c'est que parvenu au terme de cet ouvrage, j'ai envie de le relire, tout de suite. Ce que je fais. Connaissant la fin je veux démonter le mécanisme par lequel Modiano arrive au dénouement. Comment il m'y a préparé avec le seul arrangement de ses mots. Comment il m'a intégré dans cette atmosphère. Je veux m'imprégner de cette supériorité.
Finalement la littérature n'est pas comme le cinéma. D'ailleurs ce dernier s'inspire de la première et non l'inverse. Il la pervertit plus souvent qu'il ne la sublime. le cinéma est le monde du paraître. La littérature est celui de l'être.
Cet ouvrage me donne-t-il le goût de lire une autre des oeuvres de Modiano. Certainement. J'ai l'impression que la consécration 2014 n'est pas volée. D'aucun lisant ces lignes, plus averti que moi dans cette bibliographie désormais consacrée, me conseillera t-il ? A côté de quel ouvrage de Modiano ne faut-il pas passer sans s'arrêter ?
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christinebeausson
  05 janvier 2015
Prix Nobel..... Jamais rien lu de Modiano..... Alors je continue encore et encore .....
9/10....
Ce titre me faisait rêver. Dès l'annonce de cette récompense, la lecture de la bibliographie de Modiano m'avait convaincue que c'était par ce livre, que la découverte devait commencer.
Et puis ma visite à la librairie en a décidé autrement.
Ce titre n'était pas disponible et "Romans" l'était. Pourquoi pas !
Ce café des rencontres qui font et défont une vie, ce café avec ses personnages qui tour à tour prennent la parole ou plutôt le crayon pour nous narrer leur jeunesse perdue, ce café qui reste pour chacun de nous au fond de notre coeur, ces sentiments, cette nostalgie de nos rêves, de nos espoirs, notre jeunesse qui s'est enfuie, ....
Émouvant, je crois que chacun et chacune pourra trouver au travers de ce texte des souvenirs, de la tendresse pour ce qui fut un moment, notre histoire, un petit bout de notre vie, celle qui a été, ou celle dont on a rêvé !
Rassurant car avec les années on retrouve bien longtemps après ce passage de la jeunesse, on retrouve et on se retrouve avec des sentiments si vrais qu'ils en deviennent poignants, et nous sommes encore et toujours capable de ressentir les mêmes émois qui un jour ont fait battre nos coeurs il y a déjà si longtemps !
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Lali
  10 février 2011
Il y a Dans le café de la jeunesse perdue de Patrick Modiano cette ambiance un peu glauque qu'on retrouve dans la plupart de ses romans et que ne supportait pas un de mes collègues du temps où j'étais à la radio de Radio-Canada - il y a vingt ans. Comme si le temps n'avait pas eu prise sur Modiano. Comme s'il n'avait cessé d'errer dans celles qu'il appelle ici des « zones neutres ». Oserais-je dire, pour mon plus grand plaisir?
Car jamais n'ai-je été déçue par l'écriture ou par les histoires de Modiano. Pas une seule fois depuis 1978 alors que je le découvrais comme on déterre du sable le plus beau coquillage de la plage. Si bien que nous ne nous sommes pratiquement jamais quittés et qu'il est un des deux écrivains qui s'affichent sur mes murs.
J'ai donc ouvert Dans le café de la jeunesse perdue le coeur battant. Il y avait un moment que je ne m'étais plongée dans cet univers qui chaque fois me trouble et me plait.
J'ai donc suivi les traces de Louki qui a débarqué un jour au Condé, ce café où se réunissaient surtout des jeunes soir après soir. Ce café dans lequel elle a laissé sa trace si bien que certains ont un jour voulu en partant à sa recherche la retrouver et du coup trouver cette part de leur propre jeunesse perdue.
Quatre voix, dont celle de Louki, nous racontent ce café, les personnages qui s'y attablaient autrefois et ceux et celles qui font partie de l'histoire de Louki sans avoir fréquenté ce lieu.
Du Modiano comme on prendrait tous les jours. Parce que c'est lui et parce qu'il n'y a personne d'autre pour raconter de telles histoires et de cette façon. Des histoires qui font dire à certains qu'il ne fait qu'écrire toujours le même livre. Tant pis pour eux. Ils ne connaîtront jamais le bonheur de savourer du Modiano. Moi, je sais. Et je prendrais bien une autre part de gâteau.

Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
dbreitdbreit   30 octobre 2014
Pour moi, l'automne n'a jamais été une saison triste. Les feuilles mortes et les jours de plus en plus courts ne m'ont jamais évoqué la fin de quelque chose mais plutôt une attente de l'avenir. Il y a de l’électricité dans l'air, à Paris, les soirs d'octobre à l'heure où la nuit tombe. Même quand il pleut. Je n'ai pas le cafard à cette heure-là, ni le sentiment de la fuite du temps. J'ai l'impression que tout est possible. L'année commence au mois d'octobre.
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Lazlo23Lazlo23   18 novembre 2015
Je marchais d’un pas léger comme si j’étais arrivé un soir de juillet dans une ville étrangère. Je m’étais mis à siffler l’air d’une chanson mexicaine. Mais cette fausse insouciance n’a pas duré longtemps. Je longeais les grilles du Luxembourg et le refrain de "Ay Jalisco no te rajes" s’est éteint sur mes lèvres. Une affiche était collée au tronc de l’un des grands arbres qui nous abritent de leur feuillage jusqu’à l’entrée des jardins, là-haut, à Saint-Michel. « Cet arbre est dangereux. Il va être abattu prochainement. Il sera remplacé dès cet hiver. » Pendant quelques instants, j’ai cru que je faisais un mauvais rêve. Je demeurais là, pétrifié, à lire et à relire cet arrêt de mort. Un passant est venu me dire : « Vous vous sentez mal, monsieur ? », puis il s’est éloigné, sans doute déçu par mon regard fixe. Dans ce monde où j’avais de plus en plus l’impression d’être un survivant, on décapitait aussi les arbres… J’ai poursuivi ma marche en essayant de penser à autre chose, mais c’était difficile. Je ne pouvais pas oublier cette affiche et cet arbre condamné à mort. Je me demandais comment étaient les têtes des membres du tribunal et celle du bourreau.
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jeanmarcgjeanmarcg   15 février 2011
Livre polyphonique pour tenter de retracer le parcours météorique d'une femme qui fuit, fuit le monde et elle même, Jaqueline alias Louki, "Dans le café de la jeunesse perdue" est un livre brumeux comme tous les livres de Modiano, un livre qui semble lui même vouloir fuir dans l'une de ces "zones neutres" de Paris dont parle l'un des personnage. Intrigant et nostalgique, c'est une balade dans un Paris de toute éternité, puisqu'il semble n'avoir jamais existé, comme une carte postale noir et blanc que l'auteur tenterait de colorier, en y ajoutant des personnages qui se croisent sans forcément échanger... sans savoir où ils vont.
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SchimisaSchimisa   12 janvier 2014
Elle me prend le bras et nous nous promenons dans le quartier. C'est là que nous habiterons un jour. D'ailleurs, nous y avons toujours habité. [...] Ces immeubles de couleur ocre ou beige pourraient être sur la Côte d'Azur, et ces murs, on se demande s'ils cachent un jardin ou la lisière d'une forêt. Nous sommes arrivés sur la place de l'Eglise. devant la station de métro. Et là, je peux le dire maintenant que je n'ai plus rien à perdre : j'ai senti, pour la seule fois de ma vie, ce qu'était l’Éternel Retour. Jusque là, je m'efforçais de lire des ouvrages sur le sujet, avec une bonne volonté d'autodidacte. C'était juste avant de descendre les escaliers de la station de métro Eglise-d'Auteuil. Pourquoi à cet endroit ? Je n'en sais rien et cela n'a aucune importance. Je suis resté un moment immobile et je lui ai serré le bras. Nous étions là, ensemble, à la même place, de toute éternité, et notre promenade à travers Auteuil, nous l'avions déjà faite au cours de mille et mille autres vies. Pas besoin de consulter ma montre. Je savais qu'il était midi.
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michemuchemichemuche   28 décembre 2014
J'ai toujours cru que certains endroits sont des aimants et que vous êtes attiré vers eux si vous marchez dans leurs parages.
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Videos de Patrick Modiano (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Modiano
Patrick Modiano, prix Nobel de littérature 2014, présente ses deux derniers ouvrages : le roman « Souvenirs dormants » qui suit la trace de six femmes rencontrées, perdues de vue puis retrouvées et la pièce de théâtre « Nos débuts dans la vie » aux Éditions Gallimard et pose une nouvelle pierre à cet édifice qui fait de notre mémoire un art.
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Dans la café de la jeunesse perdue

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