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EAN : 9782070378111
185 pages
Éditeur : Gallimard (23/03/1987)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 151 notes)
Résumé :
Aux environs de Paris, le collège de Valvert, surnommé le Château en raison de son parc, de ses pavillons et de ses bois, a pour pensionnaires de "braves garçons" plus ou moins abandonnés par leurs familles - des gens riches ou ruinés, instables, cosmopolites, suspects. Ils y poursuivent leurs études en nouant des amitiés, soit entre eux, soit avec leurs professeurs tout aussi pittoresques. Puis la vie les disperse. Vingt ans passent. Grâce à sa mémoire en pointe sè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  04 février 2017
Il y a bien longtemps que je n'avais pas lu un roman de Patrick Modiano... Mais comme toujours, à la lecture de celui-ci, je ressens une sorte de malaise. L'atmosphère est étrange, pesante, les personnages sont loin d'être lisses semblant souvent mener une double-vie et se révélant de ce fait suspects. le livre est à la fois nostalgique et dérangeant. J'ai lu, mais d'une manière détachée, ne me sentant pas concernée par ces situations glauques et ne m'étant attachée à aucuns des protagonistes. le style Modiano, ni plus ni moins.
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jeunejane
  03 juillet 2015
Le narrateur, un comédien qui parcourt les villes de France, rencontre par hasard ses anciens camarades du lycée de Valvert devenus adultes.
Chaque chapitre ouvre ses pages sur un personnage différent.
Le récit alterne les moments présents avec le passé vécu au lycée.
Les élèves ont comme particularité d'appartenir à des milieux fortunés et sont délaissés par leurs parents qui vivent une vie indépendante de leurs enfants.
On ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec le passage de l'auteur dans un lycée d'un autre nom où il était pensionnaire.
L'écriture de Modiano est très agréable à lire et nous plonge dans une ambiance bien à lui où on regarde les personnages avec une certaine distance mais avec beaucoup d'empathie.
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Nuageuse
  25 avril 2020
De si braves garçons est un roman de Patrick Modiano inhabituel. Il nous dresse le portrait de plusieurs personnages rencontré au collège quelques années après.
La narration se fait à plusieurs voix : celle du narrateur et celles des personnages qui s'immisce dans le texte. Au début, cela m'a déstabilisée mais finalement le texte est entrecoupé d'astérisque et on ne s'y perd plus ! Tout est labyrinthique...
Néanmoins, ses personnages sont toujours laissés pour compte (les enfants du collège par leur parents) et ont des vécus où ils tentent de fuir une réalité trop morne.
Toujours la fugue si chère à l'auteur.
Dans le collège de Valvert, le chef de l'établissement Pedro aime qu'on y projette toujours le même film dans lequel joue une certaine Petite Bijou qu'un personnage invité à l'occasion a rencontré quand elle était enfant. Sa mère était comédienne et il est devenu son précepteur.
J'ai beaucoup aimé la scène du plongeon dans la pelouse d'un hôtel. Avec un peu d'imagination, on s'y croit mais attention à la chute...
De si braves garçons reste un roman d' "évasion" surtout en cette période de confinement : l'imagination est synonyme de liberté, surtout en de temps troublés.
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michdesol
  22 mai 2020
Ces « si braves garçons » sont les camarades du narrateur (l'auteur?) lors de son séjour au collège de Valvert dans la banlieue parisienne, où étaient reclus des fils de la bonne société plus ou moins délaissés par des familles peu aimantes. L'auteur nous livre ici en quelques courts chapitres une narration sensible de l'ambiance de ce collège et de ses relations avec ses amis et connaissances. Si tous se perdront de vue, il en retrouvera plus tard certains, l'occasion d'évoquer ce que la vie a pu faire de ces existences souvent mal parties.
Un livre empreint d'une certaine nostalgie et d'une tendresse désabusée
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Herve-Lionel
  28 février 2014
N°710 - Décembre 2013.
DE SI BRAVES GARÇONSPatrick MODIANO – Gallimard (1982)
L'hypothétique lecteur de cette chronique ne manquera pas de s'apercevoir que j'apprécie l'écriture de Patrick Modiano. Si c'est un réel plaisir de le lire, il n'en reste pas moins qu'il est rare que je me sente à ce point concerné par un roman. Je n'ai pas connu ce collège de Valvert où il a rencontré « de si braves garçons, plus ou moins abandonnés par leurs familles, des gens riches ou ruinés, instables, cosmopolites, suspects... » mais j'ai été, pendant de nombreuses années de mon enfance, l'élève d'un collège maintenant détruit. J'y ai passé malgré moi des années qui auraient pu être les meilleures de ma vie mais qui sont pour cela devenues un enfer. Comme ce Michel Karvé j'ai été abandonné dans une pension aux murs trop hauts, aux messes trop longues par des parents indifférents à mon sort. Il aurait pu m'arriver n'importe quoi, cela n'aurait guère troublé leur quiétude, leurs habitudes, leur vie agréable. Ils avaient les moyens de subvenir à mes modestes besoins mais ils avaient surtout hâte de me voir quitter la maison pour que je libère ma chambre-placard simplement pour faire de la place et surtout pour que je disparaisse de leur vie. Quand j'ai fini par faire ce qu'ils voulaient, j'ai senti que mon initiative, si longtemps désirée, était la bienvenue.
Ces considérations personnelles mises à part le narrateur qui porte dans l'un des récits le prénom de Patrick, ressemble fort à l'auteur et nous convie, dans ce recueil de 14 nouvelles, car c'est bien d'un recueil de nouvelles dont il s'agit, à l'évocation, à travers certains des anciens pensionnaires aussi flamboyants que mystérieux de ce collège de Valvert où règne une disciple quasi militaire. Il met en scène, sous l'égide de Jeanschmidt, dit Pedro, son emblématique directeur ainsi que quelques-uns de de ses anciens professeurs, de nombreux élèves qui l'ont fréquenté et qu'il retrouve longtemps après. Nombres de ces figures qui sont évoquées, comme celle de Sonia, la mère énigmatique et évanescente de « La Petite Bijou » dont il reparlera dans un autre roman, ne font que passer, d'autres y impriment une marque originale tel ce Bob Mc Fowles qui dans une sorte de folie voyait la mer à Versailles, Daniel Desoto qui, malgré la richesse de ses parents resta un enfant irresponsable ou Philippe Yotland qui lui aussi fut renvoyé de Valvert mais continua de jeter sa gourme pour être gagné, avec le temps, par une sorte de mélancolie.
Il met toujours en scène une jeunesse dorée qui sied bien à ce collège pour notables fortunés qui accueille des jeunes gens à qui on souhaite donner une sorte de vernis mais qui finalement se laissent gagner par la facilité, le pouvoir de l'argent, l'insouciance, un peu comme si le message éducatif ne passait pas. le narrateur lui reste en retrait, presque dans l'ombre, comme toujours simple témoin qui se contente de rendre compte pour son lecteur de ce qu'il voit ou qu'il imagine. Les rencontres qu'il fait, parfois vingt ans après, des ces « si braves garçons » donnent lieu à des incontournables évocations de leur jeunesse mais le temps a passé pour tout le monde et les discours sont pleins d'explications qui ne viennent jamais, de mystères et de non-dits. Il parle parfois de lui, mais somme toute assez peu, se contentant notamment une fois de « confesser » être amoureux d'une jeune fille qui malheureusement lui échappe ou de confier un épisode court de sa vie.
Dans tous ces textes il y a un délicat parfum de nostalgie, de celle qui naît du temps qui passe et pour moi c'est toujours un agréable moment de lecture.
©Hervé GAUTIER – Décembre 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
FanasaFanasa   03 mars 2021
Par cette nuit estivale, j'avais décidé de rentrer à pied de chez les Charell. Je marchais au hasard en regrettant de n'avoir pas posé de questions à Alain mais un engourdissement m'avait saisi : toute cette soirée passée avec eux dans la demi-pénombre de la terrasse était empreinte de la douceur d'un rêve. Et de nouveau, le long des rues vides de Neuilly, je croyais entendre le claquement des sabots et le bruissement des feuillages d'il y a vingt ans. Manèges...
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araucariaaraucaria   04 février 2017
Tout à coup, elle paraissait beaucoup plus vieille, peut-être parce qu'elle n'était pas maquillée.
Je m'approchai d'elle.
- Vous n'êtes pas Mme Portier?
Ses yeux s'agrandissent, comme si je l'avais menacée d'un revolver.
- Pourquoi? Vous me connaissez?
- Oui. Il y a longtemps... J'étais un ami de Christian...
- Ah... un ami de Christian... Vous étiez un ami de Christian...
Elle répétait cette phrase avec une sorte de soulagement.
- Nous étions au collège de Valvert ensemble... quand vous habitiez avenue Paul-Doumer...
- Avenue Paul-Doumer...
Elle fixait son regard sur moi.
- Je ne vous reconnais pas... Vous vous appelez comment?
- Patrick.
- Patrick... Mais oui... Mais oui, je m'en souviens...
Elle me souriait. Elle s'est assise sur le bord du lit.
- Vous savez, je ne m'appelle plus Mme Portier... La vie est compliquée.
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araucariaaraucaria   16 janvier 2017
Une large allée de graviers montait en pente douce jusqu'au Château. Mais tout de suite, sur votre droite, devant le bungalow de l'infirmerie, vous vous étonniez, la première fois, de ce mât blanc au sommet duquel flottait un drapeau français. A ce mât, chaque matin, l'un d'entre nous hissait les couleurs après que M. Jeanschmidt eut lancé l'ordre :
- Sections, garde-à-vous!
Le drapeau s'élevait lentement. M. Jeanschmidt lui aussi s'était mis au garde-à-vous. Sa voix grave rompait le silence.
- Repos... Demi-tour gauche... En avant marche!
Au pas cadencé, nous longions la grande allée, jusqu'au Château.
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jeunejanejeunejane   03 juillet 2015
C'était toujours au réfectoire, après la distribution du courrier, que Pedro nous annonçait le renvoi d'un élève. Le coupable prenait ainsi un dernier déjeuner avec nous , s'efforçant de faire bonne figure, crânant ou au contraire retenant ses larmes. J'éprouvais de l'inquiétude et de la tristesse chaque fois que l'un de nous subissait cette épreuve.
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michdesolmichdesol   22 mai 2020
De vagues pensées me traversaient, à la terrasse de ce café, sous le soleil, tandis qu'une brise gonflait les tentes à rayures oranges et blanches et faisait osciller l'affiche de notre pièce, sur le mât de voilier. Je me disais que le collège nous avait laissés bien désarmés devant la vie.
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Didier Blonde - Carnet d'adresses de quelques personnages fictifs de la littérature Lecture par Anne Steffens - Rencontre animée par Grégoire Leménager
À l'heure où nous sommes sommés de rester le plus possible chez nous, Didier Blonde nous donne la possibilité d'aller visiter d'autres demeures que les nôtres, celles de personnages de la littérature qu'il a consignées dans son bottin ! de Serge Alexandre (personnage de Modiano) à la Zazie de Queneau, en passant par Charlus, La Dame aux camélias, Arsène Lupin, le Père Goriot et bien d'autres, cet ouvrage répertorie les adresses romanesques. Il s'y construit une cartographie particulière qui interroge le rapport de la fiction au réel.
Le Carnet de Didier Blonde vient de recevoir le Prix Hennessy qui récompense une oeuvre dont la littérature est le personnage principal.
À lire - Didier Blonde, Carnet d'adresses de quelques personnages fictifs de la littérature, Gallimard, coll. « L'Arbalète », 2020.
Enregistrée à huis clos sur la scène de la Maison de la Poésie le 23 novembre 2020.
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