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EAN : 9782070378111
185 pages
Gallimard (23/03/1987)
3.86/5   177 notes
Résumé :
Aux environs de Paris, le collège de Valvert, surnommé le Château en raison de son parc, de ses pavillons et de ses bois, a pour pensionnaires de "braves garçons" plus ou moins abandonnés par leurs familles - des gens riches ou ruinés, instables, cosmopolites, suspects. Ils y poursuivent leurs études en nouant des amitiés, soit entre eux, soit avec leurs professeurs tout aussi pittoresques. Puis la vie les disperse. Vingt ans passent. Grâce à sa mémoire en pointe sè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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sylvaine
  10 novembre 2021
Nous étions de si braves garçons..... sont les derniers mots de ce récit. Fiction, auto-fiction comment savoir.
Le narrateur, Patrick ?, remonte le temps. Vingt années ont passé depuis le temps de Valvert. Un établissement scolaire privé atypique au bord de la Bièvre où sont scolarisés des adolescents en marge. Plus en marge de liens familiaux que d'argent pour la plupart. L'éternelle quête de l'enfance a jamais disparue, de l'image d'un père absent ou différent..
Modiano une fois encore tire le fil et sa mémoire se déroule. Par petites touches ils apparaissent, les gentils, les gredins, les riches, les pauvres, les blessés de l'enfance. A l'occasion leurs chemins croiseront celui du narrateur et l'espace d'un instant Valvert les réunira.
J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture sèche, sans fioritures de Patrick Modiano, une écriture où les silences sont d'or. le plaisir de lecture était une fois encore au rendez-vous.
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araucaria
  04 février 2017
Il y a bien longtemps que je n'avais pas lu un roman de Patrick Modiano... Mais comme toujours, à la lecture de celui-ci, je ressens une sorte de malaise. L'atmosphère est étrange, pesante, les personnages sont loin d'être lisses semblant souvent mener une double-vie et se révélant de ce fait suspects. le livre est à la fois nostalgique et dérangeant. J'ai lu, mais d'une manière détachée, ne me sentant pas concernée par ces situations glauques et ne m'étant attachée à aucuns des protagonistes. le style Modiano, ni plus ni moins.
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jeunejane
  03 juillet 2015
Le narrateur, un comédien qui parcourt les villes de France, rencontre par hasard ses anciens camarades du lycée de Valvert devenus adultes.
Chaque chapitre ouvre ses pages sur un personnage différent.
Le récit alterne les moments présents avec le passé vécu au lycée.
Les élèves ont comme particularité d'appartenir à des milieux fortunés et sont délaissés par leurs parents qui vivent une vie indépendante de leurs enfants.
On ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec le passage de l'auteur dans un lycée d'un autre nom où il était pensionnaire.
L'écriture de Modiano est très agréable à lire et nous plonge dans une ambiance bien à lui où on regarde les personnages avec une certaine distance mais avec beaucoup d'empathie.
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Nuageuse
  25 avril 2020
De si braves garçons est un roman de Patrick Modiano inhabituel. Il nous dresse le portrait de plusieurs personnages rencontré au collège quelques années après.
La narration se fait à plusieurs voix : celle du narrateur et celles des personnages qui s'immisce dans le texte. Au début, cela m'a déstabilisée mais finalement le texte est entrecoupé d'astérisque et on ne s'y perd plus ! Tout est labyrinthique...
Néanmoins, ses personnages sont toujours laissés pour compte (les enfants du collège par leur parents) et ont des vécus où ils tentent de fuir une réalité trop morne.
Toujours la fugue si chère à l'auteur.
Dans le collège de Valvert, le chef de l'établissement Pedro aime qu'on y projette toujours le même film dans lequel joue une certaine Petite Bijou qu'un personnage invité à l'occasion a rencontré quand elle était enfant. Sa mère était comédienne et il est devenu son précepteur.
J'ai beaucoup aimé la scène du plongeon dans la pelouse d'un hôtel. Avec un peu d'imagination, on s'y croit mais attention à la chute...
De si braves garçons reste un roman d' "évasion" surtout en cette période de confinement : l'imagination est synonyme de liberté, surtout en de temps troublés.
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michdesol
  22 mai 2020
Ces « si braves garçons » sont les camarades du narrateur (l'auteur?) lors de son séjour au collège de Valvert dans la banlieue parisienne, où étaient reclus des fils de la bonne société plus ou moins délaissés par des familles peu aimantes. L'auteur nous livre ici en quelques courts chapitres une narration sensible de l'ambiance de ce collège et de ses relations avec ses amis et connaissances. Si tous se perdront de vue, il en retrouvera plus tard certains, l'occasion d'évoquer ce que la vie a pu faire de ces existences souvent mal parties.
Un livre empreint d'une certaine nostalgie et d'une tendresse désabusée
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   04 février 2017
Tout à coup, elle paraissait beaucoup plus vieille, peut-être parce qu'elle n'était pas maquillée.
Je m'approchai d'elle.
- Vous n'êtes pas Mme Portier?
Ses yeux s'agrandissent, comme si je l'avais menacée d'un revolver.
- Pourquoi? Vous me connaissez?
- Oui. Il y a longtemps... J'étais un ami de Christian...
- Ah... un ami de Christian... Vous étiez un ami de Christian...
Elle répétait cette phrase avec une sorte de soulagement.
- Nous étions au collège de Valvert ensemble... quand vous habitiez avenue Paul-Doumer...
- Avenue Paul-Doumer...
Elle fixait son regard sur moi.
- Je ne vous reconnais pas... Vous vous appelez comment?
- Patrick.
- Patrick... Mais oui... Mais oui, je m'en souviens...
Elle me souriait. Elle s'est assise sur le bord du lit.
- Vous savez, je ne m'appelle plus Mme Portier... La vie est compliquée.
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araucariaaraucaria   16 janvier 2017
Une large allée de graviers montait en pente douce jusqu'au Château. Mais tout de suite, sur votre droite, devant le bungalow de l'infirmerie, vous vous étonniez, la première fois, de ce mât blanc au sommet duquel flottait un drapeau français. A ce mât, chaque matin, l'un d'entre nous hissait les couleurs après que M. Jeanschmidt eut lancé l'ordre :
- Sections, garde-à-vous!
Le drapeau s'élevait lentement. M. Jeanschmidt lui aussi s'était mis au garde-à-vous. Sa voix grave rompait le silence.
- Repos... Demi-tour gauche... En avant marche!
Au pas cadencé, nous longions la grande allée, jusqu'au Château.
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jeunejanejeunejane   03 juillet 2015
C'était toujours au réfectoire, après la distribution du courrier, que Pedro nous annonçait le renvoi d'un élève. Le coupable prenait ainsi un dernier déjeuner avec nous , s'efforçant de faire bonne figure, crânant ou au contraire retenant ses larmes. J'éprouvais de l'inquiétude et de la tristesse chaque fois que l'un de nous subissait cette épreuve.
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michdesolmichdesol   22 mai 2020
De vagues pensées me traversaient, à la terrasse de ce café, sous le soleil, tandis qu'une brise gonflait les tentes à rayures oranges et blanches et faisait osciller l'affiche de notre pièce, sur le mât de voilier. Je me disais que le collège nous avait laissés bien désarmés devant la vie.
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araucariaaraucaria   02 février 2017
C'était toujours au réfectoire, après la distribution du courrier, que Pedro nous annonçait le renvoi d'un élève. Le coupable prenait ainsi un dernier déjeuner avec nous, s'efforçant de faire bonne figure, crânant ou au contraire retenant ses larmes. J'éprouvais de l'inquiétude et de la tristesse chaque fois que l'un de nous subissait cette épreuve. Je pensais à lui comme s'il avait été un condamné à mort et j'aurais voulu qu'au dernier moment, Pedro accordât sa grâce.
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Videos de Patrick Modiano (86) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Modiano
Jacques Chancel s'entretient avec Patrick Modiano en décembre 1972 après l’obtention par celui-ci du Grand prix du roman de l'Académie française pour son troisième livre « Les Boulevards de ceinture ». Il évoque « cette graine de « futur grand romancier » et n’hésite pas à projeter Patrick Modiano dans le futur et lui prédire qu’il est « condamné à la grande œuvre ».
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