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3,72

sur 307 notes
traversay
  20 octobre 2019
Une femme disparait ... Cela pourrait être chez Hitchcock mais c'est encore chez ce cher Modiano, compagnon littéraire que l'on aime lire en automne, quand les jours raccourcissent et que la brume opacifie l'horizon. La météo est raccord avec les romans du Prix Nobel, qui tergiversent entre présent et présent et font revivre un Paris désuet, sans téléphones portables mais avec PTT. A certains écrivains, on reproche d'écrire toujours le même livre. A Modiano, on ne saurait reprocher cette tendance étant donné que c'est précisément ce que l'on recherche dans ses livres : un voyage en terrain connu et néanmoins flou et flottant, dans l'incertitude d'une enquête mémorielle qui essaie de tromper l'oubli. Encre sympathique nous embarque sans préavis aux basques d'un narrateur obnubilé, bien qu'il s'en défende, par la disparition d'une femme nommée (peut-être) Noëlle Lefebvre. Une évaporation qui est prétexte à retrouver une atmosphère qui est familière à Modiano, et à nous par la même occasion, et à un vagabondage qui est tout sauf chronologique : dans les rues de la Capitale, un café, un dancing, un garage et ... les PTT. Mais il y tout de même une surprise dans les dernières pages quand le livre passe à la troisième personne du côté de Rome. Non pas que la brume se dissipe tout à fait mais quand même, il y a de la clarté et c'est assez neuf chez l'auteur. L'affaire ne se perd pas dans les nimbes du passé mais débouche sur une aube nouvelle. Il est très agréable, ce dernier Modiano, avec sa mélancolie dispersée par une brise romaine. Encre sympathique n'est pas qu'un roman d'automne, les amateurs pourront l'apprécier en toutes saisons.
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montmartin
  31 décembre 2019
Jean, le narrateur, a été engagé à l'essai dans une agence de détectives privés. La première affaire qui lui est confiée est la disparition mystérieuse d'une jeune femme, Noëlle Lefebvre. On n'était même pas sûr de son identité, a-t-elle réellement existé ? Comme indice, il n'a qu'une carte d'abonnement à la Poste restante avec une photo et un carnet à la couverture cartonnée retrouvé à son domicile avec cette phrase surprenante « Si j'avais su… »

Des blancs dans une vie, des témoins qui emportent leurs secrets dans la tombe. Mais peut-on se fier aux témoins et à leurs informations décousues et contradictoires. Une vie écrite à l'encre invisible et qui se révèle peu à peu. Au fil des pages, le narrateur va retrouver un chaînon manquant de sa propre vie.

Un récit épuré, des vies qui s'entremêlent, des souvenirs qui remontent lentement à la surface, Paris, ses rues, ses cafés. Une fois de plus, je me suis plongé avec délectation dans le monde si particulier de Patrick Modiano, une atmosphère que l'on retrouve dans chacun de ses romans. de la très belle littérature qui vous hypnotise. Quel plaisir de terminer l'année en sa compagnie.

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frconstant
  20 mars 2020
Avez-vous déjà observé un aquarelliste ? Au départ, sur sa feuille, il n'y a rien. Rien que du pas encore, même pas en devenir. Et puis, sans que vous en compreniez la logique, ses pinceaux nourrissent la planche de taches de couleurs, de traînées d'indices, l'idée s'ébauche. Des îlots de rationalité s'annoncent et ne prennent vraiment sens que par les blancs qui apparaissent, les vides qui révèlent la limite des sujets et offrent, par leur silence, une promesse de sens à la composition.
Dans son roman « Encre sympathique », l'auteur nous entraîne à la recherche de Noëlle Lefebvre, jeune femme disparue à Paris XVe, il y a trente ans. Plus exactement, il expose à la lumière les souvenirs de Jean, le narrateur, enquêteur et futur écrivain. Il s'est vu confier alors un dossier pour retrouver cette femme. Dossier apparemment aussi vide que peu intéressant. A laisser filer, à classer sans suite et à oublier aussitôt ? C'est sans compter la découverte de l'agenda de Noëlle qui écrivait alors « Si j'avais su… » Il n'en faut pas plus au narrateur pour se remettre en piste et tâcher de comprendre le silence qui se cache derrière ces points de suspension.
Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature 2014, affectionne le travail de mémoire et les tris qu'il impose. Comme si la sagesse consistait, chez lui, à identifier dans ses propres écrits le contour du connu, le doute du certain et la place des blancs, des vides, seuls capables de laisser croire que le souvenir peut tout combler.
Modiano écrit à l'encre sympathique, son récit ne se révèle à la lumière qu'en décalage avec le temps où il a été enfoui. le style lui est personnel. Nul autre ne maîtrise comme lui les nostalgies juxtaposées, les mélancolies teintées d'inquiétudes, les recherches confuses d'une pensée qui existe déjà mais doit encore naître au jour. Chaque phrase, chaque idée, chaque étape du récit prend peu à peu son sens en laissant naître, à côté d'autres phrases, d'autres idées, d'autres moments, des blancs, des espaces de silence, d'oubli à remplir. Et le lecteur assiste au lent et fascinant effet d'un bain révélateur qui peu à peu fait apparaître le souvenir ultime, objet même de la quête de l'auteur.
« Modianesque ! », diront les inconditionnels de l'auteur. Plaisant et facilement abordable diront probablement ceux qui découvre cette plume. Pour ma part, j'ai aimé ce Modiano, comme je l'avais apprécié précédemment sous d'autres titres et comme je l'aimerai encore lors d'une prochaine rencontre.
Roman lu dans le cadre du défi de Madame-Lit que je salue avec plaisir.
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sarahdu91
  01 février 2020
Je me demande vraiment si le narrateur avait réellement un trou de mémoire avant de raconter ce genre de récit ou si son cerveau était totalement anéanti de vide!!
Je n'arrive pas à comprendre non plus comment on peut écrire notamment parler pour ne rien dire et noircir des pages sans grand intérêt pour la lectrice que je suis.
Eh oui je viens de passer 2h de mon temps à essayer de lire un nobel (encore un) pour lequel je cherche encore le motif de récompense pour un tel prix.
Heureusement que ce dernier est décerné à l'ensemble des oeuvres d'un auteur, je lui laisserai donc le bénéfice du doute en me disant que je n'ai pas fait le bon choix.
Et merci encore à son éditeur qui ferme les yeux pour le publier et qui prend grand soin de nos yeux en nous aérant la mise en page, c'est très important pour la forme du roman!
Quant au reste et dans le fond de ce genre de roman, je m'arrêterai là j'ai perdu assez de temps en lecture pour aujourd'hui.
J'ai donc lu Encre sympathique mais je rajouterais inutile et invisible m'aurait arrangée, je chercherais encore le pourquoi du comment de ce roman !!

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virginie-musarde
  06 octobre 2019
Retrouver Modiano, c'est accepter de replonger dans les brumes du temps, à la recherche de personnes perdues de vue depuis longtemps et dont on n'est même pas sûr qu'elles aient existé, si tant est que leur nom soit leur véritable identité.
C'est naviguer en somnambule dans un Paris qui n'existe plus, dans un temps révolu où les numéros de téléphone ne comportaient pas encore 10 chiffres, à une époque avant les 30 glorieuses où des passés parfois honteux s'effacent et où des avenirs pleins de promesses se dessinent. La fin d'un monde, le début d'une nouvelle ère, où chaque fois le narrateur s'égare, se raccroche à des bribes de souvenirs, des réminiscences..
L'OBS qualifie Modiano de "maître des horloges", c'est presque définir l'auteur, ses sursauts vers le passé, son écriture parfois elliptique (qu'on ne peut manquer d'associer à ses interventions filmées, bredouillantes, hésitantes, comme à la recherche du mot juste qui donnera son sens à sa pensée).
L'encre sympathique, c'est celle qui écrit les messages secrets, celle qui donne encore à voir, roman après roman, l'auteur, dans sa complexité (puisqu'il évoque ici plusieurs fois 'acte d'écriture), et peut-être dans ses complexes.
Un excellent opus ! J'ai beaucoup aimé !!
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Olloix
  07 octobre 2019
J'ai retrouvé le charme d'un grand Modiano avec son univers fait de souvenirs nébuleux et de demi-oublis. Parfois, une vision ou une parole précise illumine cette atmosphère automnale. Malgré ce flou, les personnages ont beaucoup de présence.
La lecture est portée ici par une enquête, initiée il y a longtemps dans l'officine d'un détective privé ...
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MarcelP
  04 octobre 2019
Dans Encre sympathique, Patrick Modiano joue à cache-cache avec son lectorat et, de fait, rejoint cet essaim d'ombres qui peuplent son oeuvre. le narrateur, un incertain Jean Eyben, traque les traces furtives d'une fugueuse diaphane, Noëlle Lefebvre, à travers l'espace (la Savoie, l'Italie...) et le temps. Sur ses routes, il croise d'évanescents témoins dont l'identité miroitante reste volatile, comme l'éther.

Qui est ce JE qui s'exprime ? Modiano laisse traîner quelques indices : ainsi quand Eyben écrit "Aujourd'hui, j'entame la soixante-troisième page de ce livre (...)", cette pagination correspond à celle du véritable livre que l'on explore. A trois reprise, il usera de ce subterfuge. Petit à petit l'auteur se confond avec sa créature dans ce numéro de ventriloquie littéraire.

Le romancier emprunte une voie presque perecquienne pour assembler les pièces de son nouveau puzzle, une sorte de polygraphie du cavalier qui le contraindrait à utiliser des fragments de ses récits antérieurs... : un garage louche, un homme affairé dans un bureau vide, un bottin théâtral ou un agenda de toile noire comme autant de notes qui composent la mélodie modianesque. Une impression de déjà-lu, par exemple quand on tombe sur ces lignes : "Je me suis retrouvé seul dans ce petit salon dont la fenêtre donnait sur la cour. J'ai éteint la lampe et, par la porte entrebâillée, je me suis glissé dans la pièce côté rue. Un lit assez large, et une bibliothèque basse le long du mur. Je n'ai pas allumé la lampe de chevet de crainte qu'un passant ne me voie à travers la vitre." (c'est moi qui souligne).

Malgré le flou cotonneux de la narration, le lecteur se sent en terrain connu et se laisse porter par l'art poétique du grand homme. Les clins d'yeux, rituels maçonniques, se multiplient : on retrouve l'agence Hutte et les ruelles romaines (Rue des Boutiques Obscures, 1978), les évocations à mi-mots de quelques affaires criminelles (le docteur Petiot et les valises de ses victimes) ou le parfum suranné des années soixante.

Et soudain, page 110, Modiano bifurque. le récit homodiégétique, confession à double voix, s'interrompt brutalement : l'auteur reprend les rênes de son récit. D'un réel spongieux on passe à une fiction manigancée à la troisième personne. Ce codicille romanesque avait été prophétisé : "Il me semble que tout était déjà écrit à l'encre sympathique." Sous les lignes lues, d'autres remontent à la conscience, celles appartenant à l'un des récits de "Des inconnues" (la nouvelle "Aux jours anciens" signée pour le magazine ELLE en 1998). Palimpseste étrange et déroutant.

L'enchantement se poursuit. Chaque opus m'évoque "le grésillement de plus en plus fort de parasites au téléphone." Il vous empêche "d'entendre une voix qui vous appelle de très loin." Une merveilleuse plongée dans une mémoire rêvée.

Oui, oui… oui… oui, oui, oui, oui, oui… oui, oui, oui…
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Marti94
  16 mai 2021
Lire un livre de Patrick Modiano c'est comme se retrouver à une terrasse de café à Paris, c'est une idée plaisante, surtout en ces temps de confinement. Pour autant, quelques gouttes de pluie sont venues un peu assombrir ma joie de retrouver Modiano avec "Encre sympathique" dont la fin à Rome m'a éloignée de Paris.
S'il y a des lieux de rencontre comme les cafés dans les livres de Modiano il y a aussi beaucoup de déambulations surtout lorsqu'il s'agit de retrouver quelqu'un. le narrateur se souvient de la mission que lui a confiée l'agence Hutte trente ans auparavant : retrouver les traces de Noëlle Lefebvre qui vivait dans le 15ème arrondissement. Son expérience de détective privé ne va pas durer contrairement à son intérêt pour le passé et les souvenirs de sa jeunesse à travers cette femme disparue. D'ailleurs, il évoque le "présent éternel du passé de sa jeunesse".
Modiano prend plaisir à jongler avec le temps et les époques et j'aime bien ça d'autant plus que Lefebvre avec un B est le nom de jeune fille de ma grand-mère paternelle même si l'identité de la personne n'est pas certaine dans ce roman.
C'est l'occasion pour Patrick Modiano de retrouver le passé écrit à l'encre sympathique, cette encre invisible qui réapparaît par bribes à la chaleur. le titre est donc vraiment bien trouvé. Et puis il y a une mise en abyme qui donne un rythme à ce roman que le narrateur est en train d'écrire.


Challenge Riquiqui 2021
Challenge Multi-défis 2021
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fbalestas
  05 janvier 2020
Qu'est-ce qui pousse le narrateur, un jeune homme d'une vingtaine d'années au début du récit, à mener une enquête pour découvrir ce qu'est devenue une certaine Noëlle Lefebvre, signalée disparue par un dénommé Georges Brainos auprès de « Hutte » le patron du narrateur ?
« Encre sympathique » commence comme un polar américain de Raymond Chandler, avec un privé chargé de retrouver une personne disparue mystérieusement. Mais très vite Patrick Modiano abandonne les codes du genre – le narrateur n'a rien d'un Philip Marlowe – pour une tonalité plus mélancolique et énigmatique.
Ce qui n'est au départ qu'une mission confiée pour un premier emploi au narrateur en effet, va se transformer en quête à partir de maigres indices : une carte pour aller chercher le courrier de Noëlle Lefebvre à une poste restante, un agenda tenu de sa main et oublié dans le tiroir de chambre obscure, un personnage d'apprenti comédien, un dancing sur le point d'être démoli … Comme toujours avec Modiano on arpente les rues de Paris – ici le 15ème arrondissement – à la recherche d'une trace d'un passé révolu. Mais le jeu de piste nous conduira aussi jusqu'à Rome, où on évoquera des souvenirs de la région d'Annecy.
Remémoration, passage du temps, recherche de ses maigres traces, on retrouve bien là tous les thèmes chers au Prix Nobel de littérature qu'on connaît. Patrick Modiano maîtrise l'art de l'ellipse, et celle du récit labyrinthique pour cerner son sujet : il procède de façon concentrique et apparemment décousue, avant de retrouver celle qu'il recherche, alors que le narrateur lui-même ne sait pas ce qui le pousse à aller de l'avant.
« Il y a des blancs dans une vie » dit son personnage principal. Cela revient régulièrement, comme un mantra que l'auteur nous livrerait en, guise d'explication. Et l'époque dont il s'agit ne peut être détaillée par Internet. Tant mieux : « Aujourd'hui, j'entame la soixante-troisième page de ce livre en me disant que l'Internet ne m'est d'aucun secours…. Tant mieux, car il n'y aurait plus matière à écrire un livre. Il suffirait de recopier des phrases qui apparaissent sur un écran, sans le moindre effort d'imagination. »

Dieu merci, pas d'Internet pour parler de Noëlle Lefebvre, mais un récit caché qui ne se révèle qu'à l'aide d'une encre sympathique, et c'est tout le charme de cette écriture.

Lien : http://versionlibreorg.blogs..
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Pat0212
  19 novembre 2019
Une fois de plus, je suis tombée sous le charme de la plume particulière de ce grand auteur. Son oeuvre forme comme une grande forêt, avec des sentiers qui nous emmènent en terrain connu et sur lesquels on se sent en sécurité. Bon je n'ai pas de talent pour les métaphores, restons-en là. J'aime beaucoup ses livres qui font vibrer une corde sensible en moi, j'ai l'impression de me fondre dans ce décor, à la fois répétitif et si subtil.

L'encre sympathique est cette encre invisible, souvent du jus de citron avec laquelle nous avons tous jouer en étant enfant. On fait apparaître le texte peu à peu en l'exposant à une flamme. C'est ici une métaphore de la mémoire, thème cher à l'auteur, notre mémoire qui n'est pas toujours fiable, qui a des trous, mais qui peut aussi se révéler surprenante.

Le narrateur, Jean, est écrivain, il a commencé sa carrière comme apprenti-détective chez Hutte, ça ne vous rappelle rien ? C'est le patron du héros de Rue des boutiques obscures. J'ai eu un immense plaisir à le retrouver et je m'attendais à une enquête tournant autour de la deuxième guerre mondiale et de l'identité juive, autres thèmes cher à Modiano. Mais non, le jeune Jean est envoyé sur les traces de Noëlle Lefebvre, une jeune femme qui a disparu de Paris quelques semaines auparavant. un client, peu recommandable selon Hutte, lui a demandé de la retrouver. Il envoie Jean enquêter dans le quinzième arrondissement avec une carte permettant de retirer le courrier en poste restante et dans un bistrot du quartier où il rencontre un comédien ami de Noëlle qui la recherche aussi. Jean ne restera que quelques mois dans l'agence de détectives, il emportera le dossier de Noëlle en souvenir et continuera sa quête durant plus de trente ans, de façon ponctuelle. Sans qu'il le sache, sa recherche le mènera dans son propre passé, avec un dénouement surprenant.

J'ai beaucoup aimé cette promenade dans un Paris oublié, dans des quartiers qui avaient un autre visage dans les années 1960 et ses bribes de souvenirs qui forment un puzzle peu à peu. Ce roman est un excellent cru et pour moi un coup de coeur, comme très souvent.
Lien : https://patpolar48361071.wor..
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