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ISBN : 2070366987
Éditeur : Gallimard (05/11/1975)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 306 notes)
Résumé :
Au mois de juin 1942, un officier allemand s'avance vers un jeune homme et lui dit : "Pardon, monsieur, où se trouve la place de l'Etoile ?" Le jeune homme désigne le côté gauche de sa poitrine.
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Herve-Lionel
  23 décembre 2014
N°845 – Décembre 2014.
LA PLACE DE L'ÉTOILE - Patrick Modiano – Gallimard.

Le livre s'ouvre sur une histoire juive mise en exergue, un officier allemand demande à un jeune homme où se trouve la Place de l'Étoile et ce dernier pointe son doigt sur le côté gauche de son veston. Je me suis dit que nous allions avoir droit au thème de la Shoah puisque l'écriture de Modiano se nourrit de sa mémoire et donc des évocations de de ses origines familiales. Je m'attendais à un réquisitoire en faveur des juifs, à une révolte contre l'extermination nazie ou les pogroms qui ont émaillé l'histoire de ce peuple. C'est en fait tout le contraire puisque le roman présente une auto-caricature, celle de Raphaël Schlemovitch qui est aussi le narrateur. Il se charge de reprendre à son compte, en noircissant le trait, les poncifs ordinaires sur le sujet en n'oubliant pas de citer des écrivains anti-sémites et de répondre à leurs pamphlets. C'est un paradoxe mais il se définit lui-même par ces mots «Raphaël Schlemovitch, un juif anti-sémite » mais aussi un proxénète pourvoyeur de bordels brésiliens, un agent de la Gestapo, un juif officiel du III° Reich, l'amant d'Eva Braun...
Le livre refermé j'ai certes retrouvé ce qui fait la spécificité de l'oeuvre de Modiano, sa jeunesse déchirée par une vie parentale en pointillés, la présence en filigranes de son père, de ses origines sémites. Avec lui il a entretenu des rapports énigmatiques et compliqués. J'ai lu ce roman comme une relation décousue, hallucinatoire. L'auteur y expose d'une manière délirante des vies qui pourraient être les siennes, s'invente des identités contradictoires, alternativement martyr, hâbleur, riche, intellectuel, dandy, collabo... mais toujours dans un amphigouri verbal, une sorte de fresque un peu surréaliste composée par petites touches comme l'aurait fait un peintre sous l'empire de quelque drogue ou d'une over-dose de douleur ou de désespérance. Pour faire bonne mesure, il convoque une galerie de portraits plus ou moins réels, à la fois fantomatiques et inquiétants, fait montre d'une grande érudition littéraire, ce qui peut-être un peu agaçant et emploie un délire verbal, un langage parfois inquiétant, qui certes ne me dérange pas mais que je n'ai pas retrouvé dans les nombreux romans qui suivront. On peut lire dans cette fiction la marque d'un esprit torturé dont l'aventure se termine dans une clinique du Docteur Freud mais aussi, pourquoi pas, comme les tribulations imaginaires d'un mythomane. Je n'ai peut-être rien compris mais tout cela m'a paru extrêmement superficiel, inutilement provocateur, assez peu digne d'intérêt, bien écrit, certes mais j'ai poursuivi ma lecture davantage par curiosité pour connaître l'épilogue et parce que c'est Modiano, que par réel plaisir pour la lecture.
Après une trentaine de romans, une pièce de théâtre, des scénarios, des essais et des chansons, celui qui deviendra Prix Nobel de Littérature en 2014 commence ici sa quête autobiographique au travers de la mémoire. Ce roman, paru en 1968, est le premier de Patrick Modiano, honoré par le Prix Féneon et le Prix Roger-Nimier qui récompensent un jeune auteur(il a en effet une vingtaine d'années à la publication de cet ouvrage). Il faut sans doute se remettre dans le contexte de l'époque mais il est possible que ces distinctions aient voulu célébrer un langage et un discourt nouveaux, pleins de contestation comme cette époque en était friande. C'est peut-être une vue de mon esprit mais j'y ai perçu, par moments, des accents d'une douloureuse rébellion célinienne.
Depuis longtemps cette chronique célèbre l'écriture et la quête de Modiano qui fait partie de mes auteurs préférés. Pour autant, je n'ai rien d'un thuriféraire et j'ai trouvé ce roman déconcertant. Certes, c'est le premier d'une longue série mais je n'ai pas ressenti ici le plaisir coutumier que j'ai toujours éprouvé à la lecture de cet auteur. Ce livre est déroutant et ce n'est pas son récent Prix Nobel de littérature qui me fera dire le contraire.
 
©Hervé GAUTIER – Décembre 2014 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Eve025
  26 août 2015
Cela faisait quelques temps que je souhaitais lire un livre de Patrick Modiano. Après tout, ce n'est pas tous les jours que la France est honorée d'un prix Nobel de Littérature ! de plus, "La place de l'étoile" était dans ma PAL depuis un bon moment déjà, bien avant le fameux prix.
"La place de l'étoile" est le premier livre de Modinao, publié en 1967 alors qu'il n'avait que 22 ans. Dans les différents articles que j'ai trouvé concernant ce livre, j'ai pu lire que lui-même qualifie ce livre de pamphlet et non de roman. Et je suis bien d'accord avec lui...
Il faut remettre le livre dans son contexte historique et on sent que Modiano avait des "comptes à régler". A travers son personnage, Raphaël Schlemilovitch, juif antisémitisme, l'auteur dresse un portrait au vitriole de la France post Seconde Guerre Mondiale, tout le monde en prend pour son grade : écrivains (j'ai bien aimé le pastiche de Louis Ferdinand Céline au début du livre), universitaires, politiques...On suit donc le parcours de Raphaël, teinté de passages clairement délirants (au sens premier du terme), on passe du "je" au "il" au" vous"... Bref Modiano a voulu bousculé son lecteur et c'est chose faite en ce qui me concerne !
Cette lecture a été rapide mais néanmoins frappante. Et j'avoue ne pas savoir si j'ai aimé ou pas, je crois bien que c'est la première fois que je ressens cela ! Je l'ai lu d'une traite et j'ai ressenti un grand soulagement quand j'ai tourné la dernière page, je me suis sentie très oppressée pendant cette heure et demie de lecture.
J'ai l'impression qu'il ne fallait pas commencer par ce livre si l'on veut investir au mieux l'oeuvre de cet auteur. J'essaierai d'en lire un autre mais dans un petit moment... le temps de digérer un peu tout ça !
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cprevost
  04 juin 2018
L'écriture, différente de la patte habituelle du prix Nobel ordinairement si modérée et si pudique, semble être ici celle de la liminaire révolte et de la nécessaire colère d'un nouveau venu en littérature. Ce texte inaugural apparait comme une nihiliste, anticonformiste, désespérée, droitière et très bourgeoise mise à jour des odieux secrets familiaux enfouis, perdus ou oubliés. Il est une désespérée quête de soi. Raconter la collaboration semble être pour l'auteur une façon de collaborer à son tour. le personnage central se vautre dans la même abjection que le père, il se charge d'une culpabilité qui le disculpe en partie. Dans ce premier témoignage, Patrick Modiano part dans toutes les directions, il bouscule la chronologie, entremêle les destinées et les change en leur contraire. Il y a dans ces pages un réseau subtilement brouillé de temps et de lieux, de réalité et de songe ; les parcourir, revient à faire un tour dans un infâme passé parental entremêlé d'un égocentrique présent; et les situer, oblige le lecteur à d'incessants retours en arrière. le premier roman du très jeune Patrick Modiano est l'éructation furieuse, le hurlement haineux, le cri démoniaque et fou d'un très antipathique personnage : Raphaël Schlemilovitch.

Ce roman a rencontré d'emblée un grand succès et a valu à son auteur la reconnaissance immédiate de la critique. Il est une ambiguë épopée des écrivains collaborationnistes. Sa matière est tirée de la chronique familiale, des faits divers et des archives de l'occupation. La jeunesse paradoxale de Raphaël Schlemilovitch (comme celle de l'écrivain) constitue le noyau dur du roman. C'est en effet un jeune vieillard qui est au centre du récit : il semble avoir vécu les vingt ans qui ont précédé sa naissance (l'affaire Dreyfus, les années folles, le Paris de la guerre). Une série de postures filiales de Raphaël Schlemilovitch (avec le père biologique, Adrien Debigorne, le vicomte Levy-Vendôme, le colonel Aravis ou le général Tobie Cohen) compose le texte ; et un certain nombre de figures juives vient l'alimenter : le père du narrateur et Levy-Vendôme (juifs honteux), Raphaël Schlemilovitch (juif névrosé et déchiré, juif collabo, normalien et snob), Tania (juive déportée), Tobie Cohen (juif sioniste), Dreyfus, Blum, Benda … (juifs historiques).

La fabulation mythomaniaque, l'instabilité et l'hystérie narrative de Raphaël Schlemilovitch contribuent à faire de « La place de l'étoile » une parodie scandaleuse du roman antisémite, un pastiche brillant du style pamphlétaire raciste sous l'occupation (Céline, Brasillach). le roman stigmatise la judéité « m'as-tu vu », celle qui surenchérit par défi sur l'insulte. Il dénonce l'absurdité de la caricature en prétendant l'incarner. Il traverse l'humiliation par la bravade et la vulgarité assumée. L'ambiguïté de l'imagerie antijuive du roman est le plus souvent une défense contre l'agression antisémite elle-même. Elle est sans doute aussi une provocation délibérée de l'aspirant écrivain lui permettant de s'introduire par effraction dans le champ littéraire, d'y rester et de s'y maintenir durablement. L'exagération, la parodie, le procédé de l'antiphrase supposent naturellement un lecteur connivent. Quelques exemples. Toutes les figures du roman sont déterminées par le discours antisémite. le thème de la France juive ou enjuivée est actualisé par la transformation de Jean-François Des Essarts en Jean-François Levis ; le complot juif est actualisé par Levy-Vendôme, talmudiste et trafiquant, appelant au meurtre des chrétiens et prostituant la femme française. Bien des situations sont prises à contre-pied et littéralement inversées : « Vous êtes juif par conséquent vous n'avez pas le sens des affaires », ou bien amplifiées : « J'eus envie de répondre au proviseur, malheureusement, j'étais juif. Par conséquent : toujours premier en classe ».

La part juive et non juive de l'écrivain se trouvent manifestement réunies dans le personnage de Raphaël Schlemilovitch, juif antijuif et juif collabo. Ces demi-parts semblent être à l'origine de troubles identitaires. « Partout je suis le traitre. Je suis avec des garçons de mon âge, ils ne savent pas que je suis juif … enfin à moitié … alors ils racontent des histoires antisémites … et j'ai envie de les tuer … et quand je suis avec des juifs … ils se plaignent … ils sont trop juifs … vous comprenez … alors j'ai envie de les injurier … ».* le roman refuse avec véhémence la responsabilité d'un quelconque engagement et assume une haine tous azimuts. Aussi en permanence, dans « La place de l'étoile » sont instituées des équivalences improbables entre le juif, le collabo et le nazi. Quelques exemples. Schlemilovitch veut créer une Waffen-SS juive et il revêt son costume qui lui va à ravir ; il est interné dans un kibboutz et exécuté en pantalon SS par le commandant Bloch lui-même en costume de gestapiste français – les juifs deviennent responsables sous l'uniforme nazi de leur propre extermination ; l'antisémitisme et la Shoah apparaissent comme des problèmes juifs. Il faut noter que le scandale est dans ce cas heureusement neutralisé en faisant fonctionner les paradigmes de la jeunesse et du ludisme, de la judéité et de la colère : « J'étais un vrai jeune homme avec des colères et des passions ». Raphaël Schlemilovitch sous l'étendard de la jeunesse et de la colère peut vendre sans déchoir sa plume à l'extrême droite pour se perdre dans un labyrinthe de passion et de colère judéo-français ; il peut invectiver les goys à gauche et à droite, les accuser d'être des antisémites maladroits (Brasillach), des négateurs de l'identité juive (Sartre) ; il peut s'en prendre à Israël dont l'oeuvre de régénération de la race est décrite comme récupération de l'idéal fasciste européen. Tout sera pardonné en cette veille de mai 1968 au jeune écrivain : humour de droite, attachement anti sartrien des Hussards, haine et intolérance … Modiano est devenu soudain, utilement, avec la parution de "La place de l'étoile", celui qui se souvient du passé.
* Bernard Pivot, « Demi-juif, Patrick Modiano affirme : « Céline était un véritable écrivain juif », Le Figaro littéraire, 29 avril 1968.
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Rodin_Marcel
  17 février 2015
Patrick Modiano La place de l'étoile – version revue et corrigée – Gallimard, Folio
Je capitule, je renonce, j'abandonne… Je m'étais lancé dans la lecture du roman «La place de l'étoile» de Patrick Modiano (dans la version revue et corrigée – si ce n'est édulcorée – à plusieurs reprises, jusqu'en 2004), mais j'avoue que ce livre plutôt mince m'est tombé des mains alors que j'étais tout de même arrivé aux trois quarts.

Avec mon indulgence proverbiale, je vais considérer qu'il s'agit d'un tout premier roman, publié en 1968 (mais terminé paraît-il dès 1967), alors que Modiano (né en 1945) n'a encore que 22 ou 23 ans. Je veux bien aussi absoudre les gens qui lui attribuèrent divers prix à cette époque, puisqu'il était «parrainé» par Jean Cau, grand ami de la mère de l'auteur, qui prit la peine de démarcher lui-même les éditeurs.
Je reconnais également que ce n'est pas encore «du» Modiano puisque ça se veut «férocement satyrique», plein de rebondissements réels ou hallucinatoires, en tout cas chaotiques, avec pour personnage central un Raphaël Schlemilovitch se proclamant juif français antisémite et membre de la Gestapo française, largement inspiré de ce que l'on croit savoir du père de l'auteur. le tout truffé d'allusions littéraires plus ou moins claires qui provoquent immanquablement chez un lecteur décrypteur un peu snob le sentiment flatteur d'être «entre soi» si ce n'est «érudit» voire «prodigieusement intelligent».
A mes yeux et pour mon goût personnel, je trouve que ce type d'écriture (mélange de Céline et de Queneau, grand ami personnel de l'auteur, lui aussi) a fort mal vieilli. Finalement, ce n'est pas plus mal que Modiano n'ait pas persisté dans ce premier type d'écriture.
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andreepierrette
  07 décembre 2014
Je cherche à comprendre ce que veut dire P. Modiano.
Je ne pourrai qu'aligner quelques mots : parodie ? provocation ? identité ?, mémoire ? temps passé ? solitude ? père ?
Il me semble que ces mots ont tous un rapport entre eux, mais je n'arrive pas à les mettre en ordre pour écrire un texte clair
Je me souviens avoir souligné une des phrases dans son livre "Pedigree" : Confronté à une identité fuyante....comme toujours vécue de l'extérieur"...
Est-ce la clé ?
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
PetitebijouPetitebijou   22 avril 2011
- La perquisition a été fructueuse, Plusieurs volumes de Proust et de Kafka, des reproductions de Modigliani et de Soutine, quelques photographies de Charlie Chaplin, d'Eric Von Stroheim et de Groucho Marx dans les bagages de ce monsieur.
- Décidemment, lui dit le dénommé Elias Bloch, votre cas devient de plus en plus grave ! Emmenez-le !
Ils le poussèrent hors de la cabine. Les menottes lui brûlaient les poignets. Sur le quai il fit un faux pas et s'écroula. L'un des policiers profita de l'occasion pour lui donner quelques coups de pied dans les côtes, puis le releva en tirant sur la chaîne des menottes. Ils traversèrent les docks déserts. Un panier à salade, semblable à ceux que la police française utilisa pour la première grande rafle des 16-17 juillet 42, était arrêté au coin d'une rue. Elias Bloch prit place à côté du chauffeur. Il monta derrière, suivi des trois policiers.
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andreepierretteandreepierrette   07 décembre 2014
page 209. Il faut à tout prix que vous compreniez ceci : LE JUIF N'EXISTE PAS, comme le dit très pertinemment Schweitzer de la Sarthe. VOUS N'ETES PAS JUIF, vous êtes un homme parmi d'autres hommes, voilà tout. Vous n'êtes pas juif, je vous le répète, vous avez simplement des délires hallucinatoires, des fantasmes, rien de plus, une très légère paranoïa.. Personne ne vous veut du mal, mon petit;
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MepsMeps   30 mai 2015
Je regrettai amèrement le départ de mon père. Pour moi commençait l'âge adulte. Sur le ring, il ne restait qu'un seul boxeur. Il s'envoyait des directs à lui-même. Bientôt il s'écroulerait. En attendant, aurais-je la chance de capter - ne fût-ce qu'une minute - l'attention du public ?
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AdeleHeuAdeleHeu   09 janvier 2017
J'ai suivi une avenue jusqu'au Danube. Il faisait nuit, la neige tombait avec gentillesse. Allais-je me jeter ou non dans ce fleuve? Le Franz-Josefs-Kai était désert, de je ne sais où me parvenaient les bribes d'une chanson : Weisse Weihnacht, mais oui, les gens fêtaient Noël. Miss Evelyn me lisait Dickens et Andersen. Quel émerveillement, le lendemain matin, de trouver au pied de l'arbre des jouets par milliers! Tout cela se passait dans la maison du quai Conti, au bord de la Seine. Enfance exceptionnelle, enfance exquise dont je n'ai plus le temps de vous parler. Un plongeon élégant dans le Danube, la nuit de Noël? Je regrettais de n'avoir pas laissé un mot d'adieu à Hilda et Yasmine. Par exemple : "Je ne rentrerai pas ce soir, car la nuit sera noire et blanche." Tant pis. Je me consolais en me disant que ces putains n'avaient pas lu Gérard de Nerval. Heureusement, à Paris, on ne manquerait pas de dresser un parallèle entre Nerval et Schlemilovitch, les deux suicidés de l'hiver.
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ValleerieValleerie   29 janvier 2018
Scott Fitzgerald a parlé mieux que je ne saurais le faire de ces "parties" où le crépuscule est trop tendre, trop vifs les éclats de rire et le scintillement des lumières pour présager rien de bon.
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Patrick Modiano à la remise de son prestigieux Prix.
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