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ISBN : 2072565197
Éditeur : Gallimard (02/10/2014)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 825 notes)
Résumé :
« – Et l'enfant ? demanda Daragane. Vous avez eu des nouvelles de l'enfant?
– Aucune. Je me suis souvent demandé ce qu'il était devenu... Quel drôle de départ dans la vie...
– Ils l'avaient certainement inscrit à une école...
– Oui. À l'école de la Forêt, rue de Beuvron. Je me souviens avoir écrit un mot pour justifier son absence à cause d'une grippe.
– Et à l'école de la Forêt, on pourrait peut-être trouver une trace de son passage.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (209) Voir plus Ajouter une critique
spleen
  12 novembre 2014
De façon raccourcie : ça c'est fait !
De façon mondaine: ma Chère, avez vous lu le dernier Nobel , j'adôôôre !
De façon langue de bois: Ce Modiano quel livre !
De façon cavalière : lire Modiano et mourir d'ennui !
De façon poétique : que pour lire cet ouvrage
il m'a fallu de courage
pourtant peu de pages il avait
c'est dire combien il m'a barbé !
De façon télégraphique: lu Modiano: RAS
De façon argotique: Ce gazier doit affurer un max quand il gratte !
De façon parisienne: boulot-Modiano-dodo ...
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infosix
  18 octobre 2014
Vous serez peut-être tenté, tout comme je le fus, de vous jeter sur le dernier roman de Patrick Modiano lequel fut couronné le 9 octobre dernier par le Nobel de littérature, Sans surprise, son roman "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier " bat des records de vente...
Mais quelle déception ce fut ! Une histoire sans grand intérêt d'un personnage qui est maladroitement à la recherche de son passé et qui le redécouvre par bride mais en perdant, au passage, le pauvre lecteur qui se demande bien où il veut en venir. Rien à voir avec l'oeuvre magistrale de Marcel Proust, comme ont osé l'affirmer certains critiques. Ce n'est pas parce qu'on est à la recherche "du temps passé" qu'il nous faille crier au génie et prétendre y trouver des similitudes avec l'oeuvre de Proust.
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francoisvaray
  13 octobre 2014
Epoustouflant Modiano, toujours dans sa quête de l'amnésie plus ou moins volontaire, dans sa recherche du temps passé, dans la reconstitution des souvenirs. Ce livre ne se raconte pas, il se déguste, mot après mot, en appréciant les choix de l'auteur qui emmènent le lecteur dans cette nostalgie du passé propre à notre Nobel National. Un enfant, récupéré par une strip-teaseuse fréquentant un monde de joueurs et de noctambules peu recommandables, est devenu écrivain. Il a écrit sur son passé, puis a oublié. L'amnésie peut se provoquer ou être provoquée. Mais il y a toujours un petit élément, léger et douloureux comme une piqûre de moustique, pour réveiller les souvenirs des ténèbres où on les a plongés. A lire, bien évidemment!
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Macha_Loubrun
  04 février 2015
J'ai acheté Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier parce que j'aime lire les livres de Patrick Modiano, les prêter, les relire… Ils me touchent profondément par la qualité d'écriture resserrée de cet auteur et sa cartographie de Paris entremêlée des méandres de la mémoire.
Le voile sur les mystères n'est jamais complètement levé, ce sont juste des petits courants d'air qui entrouvrent les portes de la mémoire. Il suffit d'un nom, d'un bâtiment et soudain les remparts invisibles qui empêchent de se remémorer des choses importantes s'effondrent alors que restent en mémoire des détails insignifiants ou transfigurés par l'imaginaire.
Jean Daragane, un homme d'âge mur dont on ne sait pas grand-chose, a égaré son répertoire. Ce dernier est retrouvé par un couple étrange et envahissant qui le questionne de manière pressante sur des noms inscrits et oubliés depuis longtemps dans son petit carnet.
Avec de faux airs d'enquête policière, dans une atmosphère cotonneuse et inquiétante, commence alors une quête sobre et mélancolique sur sa vie de petit garçon délaissé par ses parents et confié à une jeune femme dans les années cinquante.
Comme Claude Monet travaillant inlassablement sur la lumière dans son jardin de Giverny, Patrick Modiano explore le Paris d'après-guerre, donnant à son oeuvre une portée universelle dans sa quête de souvenirs.
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Erveine
  12 avril 2017
Patrick Modiano m'épate. Il a une écriture assez fluide qui pourrait laisser penser qu'elle est dépourvue d'extraordinaire et qui pourtant revêt cette option en attachant son lecteur dans la trame dès qu'il en a emprunté l'accès. Quand Gilles Ottolini le contacte, Daragane se réserve le droit d'ignorer cet intru et par conséquent de ne pas répondre au rendez-vous qu'il lui fixe, de façon péremptoire, afin de lui restituer cet agenda dont on ne sait comment, il s'est retrouvé en sa possession. Pourtant, et comme une évidence, il accepte. Ce qui nous interpelle sur les choses que l'on fait soi-même, tout au long de la multitude des croisements qui nous donnent de faire les choix qu'on fait ; il nous montre comment on se laisse aller parfois à une certaine inconséquence ; jusqu'à naviguer au gré de bons vouloirs hasardeux. En effet, pourquoi rencontrer Ottolini puisqu'il lui apparaît d'emblée, autoritaire et désagréable ? Ne prend-t-il pas le risque de réveiller de ces choses endormies qu'il a sciemment classées, enfouies dans sa mémoire ? Un peu comme si les connaissances ou les reconnaissances étaient d'avance préétablies et que la certitude vacillait, quitte à revivre en parfait novice, certains éléments du passé.
Décidément...
… cette fille était pleine de sollicitude, mais Daragane aurait voulu lui expliquer qu'il se débrouillerait tout seul. Il avait croisé dans sa vie d'autres Ottolini. Il connaissait un grand nombre d'immeubles à double issue dans Paris grâce auxquels il semait les gens. Et, pour faire croire à son absence, il lui était souvent arrivé de ne pas allumer la lumière chez lui, à cause des deux fenêtres qui donnaient sur la rue. (p.62)
Extraordinaire, de quoi lui conférer un certain Pedigree.
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critiques presse (6)
NonFiction   27 mars 2015
Une nouvelle forme de l’enquête mémorielle et identitaire menée par Modiano, où la fiction est envisagée comme un moyen de retenir, voire idéalement d’abolir le temps.
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LaPresse   03 décembre 2014
Ce roman concis et mélancolique, à l'écriture fluide, élégante, classique, renonce à son intrigue première, jamais dénouée, pour investir la mémoire. Celle d'un ermite, qui finira par s'avouer à lui-même des traumatismes refoulés, en tirant sur le fil des personnages d'une vie qu'il a voulu oublier.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos   13 octobre 2014
Dans ce roman au titre impressionniste, on s'enfonce plus loin encore dans le labyrinthe des choses révolues. Au risque de se retrouver au moins aussi paumé que le narrateur.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Liberation   06 octobre 2014
L’angoisse enfantine, le chagrin, serrent le cœur une fois refermé Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier. Mais c’est une tonalité qu’on n’entend pas tout de suite. Les romans de Modiano, c’est comme au cinéma. On se poste derrière une fenêtre pour voir s’il n’y a pas quelqu’un en bas, qui guette.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lexpress   02 octobre 2014
Ce nouveau livre, bref et intense, surprend aussi par son ambiance funèbre, sa mélancolie déchirante. Comme s'il se trouvait hanté par les échos lointains d'une jeunesse tourmentée, que la fiction viendrait enfin sublimer. Sincère, bouleversant, magnifique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   01 octobre 2014
Roman parfaitement accompli, grave et, par instants, déchirant – qui pourrait bien être, au fond, un pur roman d'amour.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (117) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   16 février 2017
Là, sur le trottoir, dans la lumière de l'été indien qui donnait aux rues de Paris une douceur intemporelle, il avait de nouveau l'impression de faire la planche. Cette impression, il ne l'éprouvait que depuis l'année précédente, et il se demandait si elle n'était pas liée à l'approche de la vieillesse. Il avait connu, très jeune, ces instants de demi-sommeil où l'on se laisse dériver - souvent après une nuit blanche -, mais aujourd'hui c'était différent : le sentiment de descendre en roue libre une pente, quand le moteur s'est arrêté. Jusqu'à quand ?
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KATE92KATE92   20 janvier 2015
Il ne pouvait détacher son regard de cette photo et il se demanda pourquoi il l'avait oubliée parmi les feuilles du "dossier". Était-ce quelque chose qui le gênait, une pièce à conviction selon le langage juridique, et que lui, Daragane, aurait voulu écarter de sa mémoire? Il éprouva une sorte de vertige, un picotement la racine des cheveux. Cet enfant, que des dizaines d'années tenaient à une si grande distance au point d'en faire un étranger, il était bien obligé de reconnaître que c'était lui.
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PiatkaPiatka   15 février 2017
Dans les périodes de cataclysme ou de détresse morale, pas d'autre recours que de chercher un point fixe pour garder l'équilibre et ne pas basculer par-dessus bord. Votre regard s'arrête sur un brin d'herbe, un arbre, les pétales d'une fleur, comme si vous vous accrochiez à une bouée. Ce charme - ou ce tremble - derrière la vitre de sa fenêtre le rassurait. Et bien qu'il soit presque onze heures du soir, il était réconforté par sa présence silencieuse.
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NievaNieva   15 octobre 2014
Il n'avait pas le courage d'entrer dans la maison. Il préférait qu'elle reste pour lui l'un de ces lieux qui vous ont été familiers et qu'il vous arrive parfois de visiter en rêve : ils sont en apparence les mêmes, et pourtant imprégnés de quelque chose d'insolite. Un voile ou une lumière trop crue ? Et vous croisez dans ces rêves des personnes que vous aimiez et dont vous savez qu'elles sont mortes. Si vous leur adressez la parole elles n'entendent pas votre voix.
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MalnoyMalnoy   28 octobre 2014
Il s'était enfin décidé à profiter du silence de la nuit pour relire une dernière fois toutes les feuilles du "dossier". Mais à peine avait-il commencé sa lecture qu'il éprouva une sensation désagréable : les phrases s'enchevêtraient et d'autres phrases apparaissaient brusquement qui recouvraient les précédentes, et disparaissaient sans lui laisser le temps de les déchiffrer. Il était en présence d'un palimpseste dont toutes les écritures successives se mêlaient en surimpression et s'agitaient comme des bacilles vus au microscope.
Il mit cela sur le compte de la fatigue et ferma les yeux.
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