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ISBN : 2070389278
Éditeur : Gallimard (01/09/1991)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 127 notes)
Résumé :
" Place du Châtelet, elle a voulu prendre le métro.
C'était l'heure de pointe. Nous nous tenions serrés près des portières. A chaque station, ceux qui descendaient nous poussaient sur le quai. Puis nous remontions dans la voiture avec les nouveaux passagers. Elle appuyait la tête contre mon épaule et elle m'a dit en souriant que " personne ne pourrait nous retrouver dans cette foule ".
A la station Gare du Nord, nous étions entraînés dans le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Nuageuse
  23 septembre 2016
Un roman au style Mondiano. L'histoire s'égrène petit à petit. L'auteur distille encore le mystère avec cette quête effrénée sur la jeunesse du narrateur. Puis cette femme qu'il rencontre au commissariat après son interrogatoire. Les policiers lui disent que sa présence est due à la trace de son nom sur un agenda. Là, mon imagination s'est envolée.
C'est ce que j'aime avec Modiano, cette écriture qui fait tourner notre imagination à plein régime.
Un bon cru, cela va sans dire.
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brigittelascombe
  05 octobre 2011
"-Vous me rendriez un service?"
Une question de rien du tout, et Gisèle, qui en réalité ne s'appelle pas Gisèle, va pénétrer, l'air de ne pas y toucher, dans la vie d'Obligado (un mineur, " prétendu étudiant",libre de tout projet et qui, en fait, s'appelle Jean) pour y déposer deux mystérieuses valises et le séduire illico presto.
Rajoutez à cet imbroglio à la Modiano,un poste de police où les deux protagonistes du roman se croisent, témoignage pour l'une, interrogatoire à propos d' un agenda, où figure son nom, pour l'autre, un appartement encombré de papiers embarrassants dans lequel vivent Obligado et Grabey un ami glauque de son père, quelques individus louches qui gravitent autour de Gisèle,un noyé que l'on a noyé d'office et vous obtenez Un cirque passe, un livre envoûtant à l'écriture fine, légère, émaillé ça et là de descriptions précises qui contraste avec le flou ambiant.
Et le cirque alors?
Une question d'écuyère à coup sûr, mais chuttttt!!!!
Patrick Modiano(auteur, connu et reconnu, contemporain),dont je n'avais pas particulièrement apprécié Rue des boutiques obscures est (à mon avis) dans ce suspense là, excellent.
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Herve-Lionel
  28 février 2014
N°711 - Décembre 2013.
UN CIRQUE PASSEPatrick MODIANO – Gallimard (1992)
Saint Augustin conseillait qu'on se méfiât de l'homme d'un seul livre. J'aime bien l'écriture et l'univers de Modiano mais c'est un peu le sentiment que j'ai à chaque fois que je lis un de ses romans. C'est un peu toujours le même thème qu'il aborde, le même sillon qu'il creuse, celui de son enfance un peu mystérieuse dont certains souvenirs reviennent à sa mémoire comme des flashs, l'absence de ses parents, une façon, à travers des personnages de roman, d'exorciser cette période pour lui mouvementée et de nous rappeler qu'un livre est aussi un univers douloureux.
Ce roman n'échappe pas à cette remarque avec en plus une atmosphère de mystère qui se tisse au fur et à mesure des pages et des chapitres, mystère autour de cette femme, Gisèle, qui veut faire passer le narrateur, Lucien (ou Jean), pour son frère alors qu'il ne l'est pas, ces valises un peu trop lourdes, ces hommes qui se disent être des amis ou des associés de son père parti en Suisse retrouver une femme plus jeune que lui et qui sans doute ne reviendra jamais, ces téléphones qui sonnent dans le vide ou des correspondants qui ne livrent que des informations brèves, cet interrogatoire de police... Dans ce roman, il y a des personnages qui passent, un peu comme des fantômes, qui font une apparition puis disparaissent sans qu'on sache très bien qui ils sont, ce qu'ils font ni où ils vont. Cette question elle aussi énigmatique qui revient à l'intention du narrateur « Pourriez-vous me rendre un service ? » qui laisse celui-ci perplexe, des café un peu glauques, des rendez-vous bizarres et des équipées dans un Paris étrangement désert. Quand il voit Gisèle disparaître, le narrateur a le sentiment qu'elle ne réapparaîtra peut-être pas et que ce projet commun de voyage en Italie ne verra jamais le jour. Toute cette atmosphère lui rappelle sa vie d'avant, quand ses parents étaient encore là, un jeune homme pas encore majeur mais qui fait tout pour qu'on le croit tel et qui tisse lui-même, autour de sa personne, par mimétisme ou par habitude, un halo de secrets où parfois il ne se reconnaît pas. « J'étais ce voyageur qui monte dans un train en marche et se retrouve en compagnie de quatre inconnus. Et il se demande s'il ne s'est pas trompé de train ». Tout cela contribue à faire régner dans ce texte une « tristesse diffuse » qui fait un peu oublier ce voyage à Rome qui permettrait à Lucien en compagnie de Gisèle de non seulement de quitter la France, d'échapper à ses obligations militaires mais surtout de tourner la page d'une vie qu'il veut désormais passer avec elle, même si elle a quitté son mari trois ans auparavant et que finalement il ne sait rien d'elle.
Et le cirque dans tout cela ? le mari de Gisèle travaillait au Cirque d'Hiver où elle même était écuyère. Mais qui est-elle vraiment ? Pourquoi a-t-elle changé de nom et tu son séjour en prison ? Elle finira par s'effacer de sa vie comme un cirque qui ne fait dans un ville qu'un bref passage.

©Hervé GAUTIER – Décembre 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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JeanLouisBOIS
  01 mars 2011
"Un Cirque Passe" est un roman typique de Modiano où l'on retrouve tous les ingrédients (surtout autobiographiques) de ses romans: un univers fortement marqué par la guerre et les années 40, un monde interlope et où on devine bien des combines plus ou moins louches, des parents désinvoltes qui ne se préoccupent qu'accessoirement du narrateur mineur, Paris la mégalopole qui se prête à cette vie de bohème et qui,par sa permanence, redonne au personnage principal une partie de ses repères et de sa stabilité affective. le décor étant planté, l' histoire de ce roman consiste dans la rencontre entre Gisèle et Jean, le narrateur qui ont tous les deux des choses à se cacher mais qui font (peut-être) les mêmes rêves.
Cette histoire se déroule simplement sous la plume de Modiano mais avec ces nuances et ces non-dits toujours suggérés mais jamais assénés qui font la richesse de ce livre en particulier et de l'oeuvre de Modiano en général; auteur dont on a pourtant l'impression qu'il creuse toujours le même sillon pour écrire différemment le même livre.
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LN
  24 août 2015
Jean le narrateur, jeune homme de 18 ans est interrogé par la police car son nom apparaît dans une enquête. Juste après lui, une jeune femme est également convoquée. Ce maigre lien intrigue le narrateur qui se lie avec la jeune femme. Autour d'eux, gravitent des êtres louches, fantasmagoriques. le père du narrateur s'est enfui en Suisse pour une obscure raison, et son appartement est occupé par Grabey, un ami aux activités tout aussi nébuleuses. La jeune Gisèle cache des valises au contenu lourd chez Jean et elle fréquente des milieux interlopes. Chacun garde ses secrets tapis au fond de sa mémoire, ne distillant les informations que sporadiquement. Ainsi Jean évolue dans une atmosphère cotonneuse, trouble, en gardant en ligne de mire un ailleurs mythique, Rome, comme un échappatoire à une réalité désoeuvrée.
Comme toujours chez Modiano, l'histoire est accessoire, l'atmosphère prend le pas dans ce roman datant de 1992. Les héros déambulent entre Paris et Boulogne, villes-personnages essentielles. La petite musique de Modiano se fait entendre au cours de cette lecture fluide et comme un air entêtant, elle ne vous quitte plus.

Lien : http://www.lecturissime.com/..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   03 novembre 2014
J'ai traversé le Pont-Neuf et j'ai suivi les quais. Dell'Aversano tenait un magasin d'antiquités rue François-Miron, après l'Hôtel de Ville. Je l'avais connu deux mois auparavant en choisissant quelques livres d'occasion parmi ceux qui étaient rangés sur des étalages à l'entrée du magasin.
C'était un brun, d'une quarantaine d'années, au visage romain et aux yeux clairs. Il parlait français avec un léger accent. Il m'avait expliqué qu'il faisait commerce d'antiquités entre la France et l'Italie, mais je ne lui avais pas posé trop de questions là-dessus.
Il m'attendait. Il m'a emmené boire un café sur le quai près de l'église Saint-Gervais. Il m'a tendu une enveloppe en me disant qu'il m'achetait le tout pour sept mille cinq cents francs. Je l'ai remercié. Je pouvais subsister longtemps grâce à cette somme. Puis, il faudrait quitter l'appartement et se débrouiller tout seul.
Comme s'il devinait mes pensées, Dell'Aversano m'a demandé ce que je comptais faire dans l'avenir.
- Vous savez, ma proposition tient toujours...
Il me souriait. A ma dernière visite, il m'avait expliqué qu'il pouvait me trouver un travail à Rome, chez un libraire de sa connaissance qui avait besoin d'un employé français.
- Vous avez réfléchi ? Vous seriez d'accord pour Rome ?
Je lui ai dit oui. Après tout, je n'avais plus aucune raison de rester à Paris. J'étais sûr que Rome me conviendrait. Là-bas ce serait une nouvelle vie. Il fallait me procurer un plan de cette ville, l'étudier chaque jour, apprendre le nom de toutes les rues et de toutes les places.
- Vous connaissez bien Rome ? lui ai-je demandé.
- Oui. J'y suis né.
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   01 mars 2011
Le parfum de la terre mouillée et la nuit tombante m'ont de nouveau rappelé les anciens dimanches soir, jusqu'à provoquer chez moi une angoisse aussi sourde que celle que j'éprouvais à la perspective de rentrer le lendemain matin au collège. (p.93)
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   01 mars 2011
Je retrouvais ce sourire avantageux et cette fatuité de voyageur de commerce qui vous raconte ses bonnes fortunes devant une bière, dans un buffet de gare perdu. (p.22)
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   01 mars 2011
Les détails topographiques ont un drôle d'effet sur moi: loin de me rendre l'image du passé plus proche et plus claire, ils me causent une sensation déchirante de liens tranchés net et de vide. (p.41)
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brigittelascombebrigittelascombe   05 octobre 2011
Chez le plus élégant d'entre eux,celui qui de prime abord semblait le plus respectable,finissait toujours par percer un marchand forain aux abois.
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