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Mike Ploog (Illustrateur)John Buscema (Illustrateur)Rudy Nebres (Illustrateur)
ISBN : 0785162887
Éditeur : MARVEL - US (21/04/2015)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Welcome to Weirdworld, a land of legend and lore ! Meet Tyndall, a lost elf on a dangerous quest - a quest to the heart of evil and beyond ! One that will unite him with the beautiful Velanna, and forge an alliance for the ages. Together with grumpy dwarf Mud-Butt, these warriors of the shadow realm will brave the City of Seven Dark Delights, face the fallen god Darklens, and meet the Dragonmaster of Klarn. But will they ever find their way home?
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  21 septembre 2016
Ce tome comprend toutes les histoires parues relatives à Weirdwrold, un monde de Fantasy, créé par Doug Moench. Tous les scénarios sont de Doug Moench. Toutes les histoires sont en couleurs, sauf la première.
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- Marvel super action 1 (1976, dessins et encrage de Mike Ploog, noir & blanc, 9 pages) – Tyndall est un jeune elfe, sans souvenir de ses premières années, vivant dans un village de nains, sur un monde moyenâgeux appelé Weirdworld, où vivent des créatures fantastiques. Suite à plusieurs attaques de créatures ailées aux allures de chauve-souris dopées aux amphétamines, les nains le cooptent pour aller tuer le coeur des ténèbres.
Avec cette courte histoire, Doug Moench donne naissance en 1976, à ce monde de Fantasy qui évoque de loin Tolkien (que Moench n'avait pas lu à cette époque). le lecteur plonge dans un décor à consistance suffisante, pour une aventure rondement menée, avec une chute des plus inattendues. Mike Ploog réalise des dessins aux textures particulières, et à l'esthétique éloignée de celle des superhéros.
Il s'agit de l'équivalent d'une nouvelle rapide et dense utilisant les conventions de la Fantasy. 3 étoiles.
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- Marvel premiere 38 (1977, dessins de Mike Ploog, encrage d'Alex Niño) – Tyndall et Velanna sont capturés par un sorcier qui exige de Tyndall qu'il aille récupérer du sang de dragon sur l'île flottant dans les airs (en forme d'anneau), abritant les elfes.
À nouveau, Doug Moench déroule une histoire linéaire et classique utilisant les conventions de la Fantasy, avec deux, trois touches d'humour, et un héros qui est loin d'être tout puissant. Par contre Velanna (la compagne elfe de Tyndall) est réduite à l'état d'otage. L'encrage d'Alex Niño confère une texture assez intéressante aux dessins de Mike Ploog (en particulier les créatures de cire dégoulinantes). 3 étoiles pour un récit divertissant, mais vite oublié.
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- Marvel Fanfare 24 à 26 (1986, dessins de Mike Ploog, puis Pat Broderick, encrage de P. Craig Russell, puis Brett Breeding) – Tyndall et Velanna continuent leurs errances sur Weirdworld. Alors qu'ils s'apprêtent à entrer dans une taverne, ils se heurtent à Mud-Butt (ainsi nommé du fait de sa propension à se retrouver régulièrement le derrière dans la boue). Ils finissent par voyager ensemble et aboutissent dans le château de Lord Raven, un sorcier qui ne leur veut pas du bien.
Cette histoire est la dernière publiée, mais comme elle se situe chronologiquement avant les 2 suivantes, elle a été placée à cet endroit dans le recueil. Elle raconte comment les 2 elfes ont fait connaissance avec le nain Mud-Butt. Doug Moench propose une intrigue assez classique de sorcier cherchant à s'accaparer un objet de pouvoir, en éliminant ses possesseurs du moment. L'humour de Mud-Butt est assez lourd et peu drôle. Velanna est toujours aussi inexistante. Tyndall se rapproche des archétypes du héros valeureux, habile à l'épée.
Le lecteur remarque que Mike Ploog a beaucoup épuré ses dessins dans l'épisode 24 (pour ne pas dire simplifié) et que l'encrage personnel de P. Craig Russell ne suffit pas à leur redonner de la consistance. L'arrivée de Brett Breeding rapproche les dessins de l'ordinaire des superhéros, ou tout du moins des stéréotypes développés par John Buscema sur la série "Conan". En outre il est difficile de déterminer si le dessinateur le fait exprès, si c'est l'encreur qui sabote le travail, ou encore si c'est involontaire, mais régulièrement les personnages arborent des expressions d'ahuris, avec un effet comique involontaire qui dissipe toute tension narrative.
Pour cette première longue histoire, l'inspiration de Doug Moench n'est pas au rendez-vous et les dessins perdent leurs particularités pour devenir plus génériques. 1 étoile.
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- Marvel super special 11 à 13 (1979, dessins de John Buscema, encrage de Rudy Nebres, couleurs de Peter Ledger) – Mud-Butt (le nain) est en train de se livrer à la pêche pour le repas du soir, sous le regard de Tyndall et de Velanna (2 elfes). Vient à passer un elfe sauvage en courant, pourchassé par un dragon d'eau douce, puis par 3 créatures volantes mi chauve-souris géantes, mi ptéranodons. Après la fuite de cet elfe, Mud-Butt décide d'emmener ses 2 compagnons dans la Cité des 7 délices. Ils devront par la suite se mettre à la recherche du sorcier Zarthon.
Doug Moench avait donc créé le monde de Weirdworld, avec ces elfes et ces créatures magiques, sans oublier ses sorciers, avec l'aide de Mike Ploog. Cette nouvelle histoire répond à une demande des projets spéciaux de l'époque chez Marvel : produire un comics à la qualité technique supérieure (meilleur papier, format magazine, couleurs chatoyantes). le responsable accepte l'idée de mettre en scène Weirdworld (plutôt qu'une adaptation d'une oeuvre plus connue, comme le Seigneur des Anneaux). Il assemble une équipe de choc : Doug Moench (le créateur de Weirdworld), John Buscema (dessinateur aguerri aux personnages pleins de vie), Rudy Nebres (un encreur méticuleux), et Peter Ledger qui assure la mise en couleurs à l'aérographe.
Dans un premier temps, le lecteur de l'époque en prend plein les mirettes avec cette palette de couleurs étendues, élargissant les possibilités existantes (l'infographie n'existait pas dans ces années-là) à l'infini, pour un comics publié par Marvel. L'aérographe permet de créer des nuances de couleurs jusqu'alors inaccessibles à la reprographie de masse de l'époque, de se faire côtoyer des surfaces de couleurs différentes, dont les teintes se rapprochent jusqu'à fusionner, tout ça permettant de s'affranchir par endroit des traits encrés délimitant les contours. le résultat était à couper le souffle à l'époque. Il est toujours spectaculaire aujourd'hui, et beaucoup plus chaud que l'infographie, avec le petit bémol que ces épisodes sont réédités en format comics beaucoup plus petit que l'original.
La deuxième composante qui marque les esprits réside dans l'approche graphique de Buscema. Même le lecteur familier de cet artiste était loin de soupçonner qu'il était capable de créer un monde de Fantasy qui ne soit pas dérivatif de ses planches pour les aventures de Conan. de page en page, il est évident que John Buscema s'est beaucoup investi pour définir une apparence unique pour les personnages, les environnements et les créatures.
Le lecteur découvre ainsi des elfes à l'apparence originale, un nain au visage tout ridé témoignant de son âge, un sorcier impressionnant dans son habit chamarré (bien qu'un peu bedonnant) avec une pilosité sauvage (en particulier de magnifiques moustaches), une ville décadente à l'échelle des elfes et des nains, etc. le lecteur est séduit par cette vision de la Fantasy qui mêle à la fois le côté fantastique de créatures imaginaires (avec une esthétique différente de celles des épisodes de Conan), et des décors soignés. Les couleurs permettent de conférer plus de consistance aux personnages (la brillance du loup blanc), comme aux décors (l'étonnant marais dans lequel progresse la barque de Mud-Butt à la forme ingénieuse).
À nouveau, Doug Moench se défend d'avoir été influencé par le Seigneur des Anneaux, et pourtant le lecteur a l'impression d'en lire un passage à une ou deux reprises (en particulier ces 3 cavaliers imposants et ténébreux à la recherche de l'elfe fuyard). le moteur de l'intrigue s'avère aussi classique qu'aguichant : empêcher la résurrection d'un sorcier dont le retour risque de plonger le monde dans le chaos. Il y a à la fois la trame de la quête traditionnelle, et des personnages originaux qui sont loin de maîtriser chaque situation.
Le lecteur ressort donc conquis par la qualité phénoménale du premier épisode : maelstrom de couleurs chaudes, personnages originaux et sympathiques, endroits merveilleux, intrigue captivante. Son attention se maintient tout au long des 3 épisodes, même s'il note que l'intrigue devient de plus en plus convenue et que l'implication de John Buscema fond comme neige au soleil. Les arrière-plans se vident lentement mais sûrement, les personnages prennent des postures stéréotypées, l'artiste n'innove plus, une fois le premier épisode achevé.
Au final, ces 3 épisodes constituent une aventure complète à la richesse incroyable dans le premier épisode, plus convenus dans les 2 suivants, avec une intrigue qui tient la route jusqu'au bout, même si là aussi elle est plus inventive dans le premier tiers. 4 étoiles.
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- Epic illustrated 9, 11 à 13 (1981/1982, dessins de John Buscema, encrage de Marie Severin, couleurs de Steve Oliff) – Mud-Butt, Tyndall et Velanna font à nouveau équipe pour 64 pages. Ils recherchent un méchant sorcier qui veut asservir Weirdworld, mettant ainsi fin à la vie d'une belle magicienne.
Après le succès mérité de "Warriors of the shadow realm", les responsables éditoriaux de Marvel récidivent en proposant à Doug Moench d'écrire une nouvelle aventure se déroulant sur Weirdworld pour remplir les pages (euh, non, pardon, pour profiter d'un nouveau magazine de prépublication haut de gamme appelé "Epic magazine). Cette fois-ci, Moench écrit une histoire beaucoup moins inspirée que la précédente, même s'il subsiste quelques idées originales.
John Buscema revient pour dessiner cette suite, mais cette fois-ci en mode automatique, sans plus d'investissement dans la conception des personnages et des endroits, en utilisant les postures qui l'ont rendu célèbre, sur tous les comics de superhéros et de Conan qu'il a pu dessiner dans sa carrière (bref, en pilote automatique). Rudy Nebres a cédé la place à Marie Severin qui réalise un encrage très minutieux et très délicat. Peter Ledger a laissé la place à Steve Oliff, le meilleur metteur en couleurs de l'époque, mais pas à l'aérographe.
Le résultat reste lisible, mais est très plan-plan et le lecteur tourne la dernière page avec la satisfaction de pouvoir passer à autre chose. 2 étoiles.
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- le tome se termine avec la reproduction de tous les bonus présents dans les différents épisodes : carte commentée de Weirdworld, 2 articles de Doug Moench sur la genèse de ces récits, quelques pages de sketchs de John Buscema, un article sur la réalisation de "Marvel super special", les 2 pages d'éditorial d'al Milgrom (sous format dessiné) pour Marvel Fanfare.
Cette réédition s'adresse plus à des lecteurs ayant envie de relire ces épisodes pour satisfaire leur fibre nostalgique, qu'à des lecteurs en recherche de comics originaux de qualité. En 2015, l'éditeur Marvel a sorti de nombreux recueils rééditant des récits ou des personnages (in)justement oubliés. L'objectif avoué de ces exhumations était de faire fructifier son catalogue, et d'allécher le lecteur pour les apparitions de ces personnages dans le crossover du moment Secret Wars (2015).
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