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EAN : 9782290305829
433 pages
Éditeur : J'ai Lu (22/02/2000)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.29/5 (sur 164 notes)
Résumé :
Cette première course autour du monde en solitaire, sans escale, devait rendre Moitessier célèbre : alors qu'il avait pratiquement bouclé son périple, le navigateur décidait d'abandonner, ou plutôt de poursuivre sa route vers Tahiti et les eaux bleues du Pacifique.

Une remarquable performance devenait pied de nez à la civilisation, aventure humaine unique et précieuse. Et ce journal de bord, un livre-culte.

Grands calmes ensoleillés, a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
denis76
  08 octobre 2019
Dans ma série « Revival », après les thrillers des années 2000, je remonte encore plus loin, dans les années 70, une lecture importante de ma jeunesse : Moitessier !
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« C'est la Mer qui prend l'Homme, Ta-Ta-Tiennn ! »
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Jeune, Moitessier fut un de mes Maîtres.
Comme lui, j'aimais la Liberté ;
comme lui, j'aimais la mer ;
comme lui, je détestais la société de consommation ;
comme lui, je détestais la compétition, invention de l'homme ;
comme lui, j'étais un vagabond, me déplaçant avec mon seul sac marin !
Avec lui, je faisais de la philo pratique sans le savoir, tellement loin des cours de cette matière, dont notre prof avait eu la bonne idée de mettre des petit « un », petit « a », au lieu de nous apprendre à PENSER... Mais peut-être que « penser » n'est pas dans le programme...
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Dans « La longue Route », Bernard raconte son amour de la mer et de la Liberté. En tête du Tour du Monde à la voile et sans escale en 68, il décide d'ignorer la société et , au lieu de remonter l'Atlantique pour recevoir son prix, il av continuer vers l'Océan Indien et les îles du Pacifique !
Alors j'ai enchaîné les lectures de ma « série Arthaud » (Florence est la fille de l'éditeur ) :
Moitessier,
Tabarly,
Colas, et d'autres...
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Un bon livre, selon moi, doit avoir une influence plus ou moins pratique, servir à quelque chose pour soi-même ( j'exclue le fanatisme ! )
J'ai passé mon CAEV et mon BEMV pour enseigner la voile, je faisais mon petit Moitessier sur l'étang de Bages-Sigean, le lac d'Hourtin, celui d'Annecy, le golfe du Morbihan, avec une Caravelle ou un 420 : ….. ho, ce n'était pas grand chose...
Alors j'ai sauté sur une affiche : un propriétaire de quillard « Tigre », 11 mètres, cherchait des équipiers pour remonter de Quiberon au Havre !
Le Havre, là où habitaient mes parents ! J'étais en fin de contrat, c'était l'occasion.
Nous nous sommes tapés des délires tous les six... Nous nous sommes fait peur entre Guernesey et Cherbourg, filant, dérivant à l'ancre flottante et à sec de toile, par je ne sais plus combien de noeuds de vent !
J'étais heureux, je faisais mon petit Moitessier, mon petit Tabarly !
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Plus tard, j'ai aussi admiré les filles ( Arthaud, Autissier... )
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J'ai fini par en acheter un....Si vous passez par les côtes d'Armor, vous verrez mon vieux quillard au ponton. Depuis mes 20 ans, j'ai un peu navigué, mais maintenant, il est à quai et nous sert de maison secondaire. Peut-être qu'un de nos 5 enfants prendra le relais...
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Le bateau s'appelle : « L'Évasion » !
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majero
  27 décembre 2017
Parti en 68 pour la première course autour du monde en solitaire, sa régate se transforme en une sorte de communion avec l'océan, dialogue avec deux corneilles, des phoques, des dauphins, et il décide d'abandonner la course et refaire un tour jusque Tahiti. Mais passé le Horn, la fatigue est là avec ce nouveau dilemme, rentrer se réchauffer dans les alizés et rassurer les siens?
Et c'est là sa plus belle victoire, soutenu par le yoga et son ovomaltine, il refait un tour, quatre longs et froids mois avant Tahiti, lance un grand zut à la course, à la civilisation qui abîme la planète (tiens je retrouve du Ed Abbey).
Je fus émerveillé par la science de ce marin, capable de prévoir la météo, de naviguer sans boussole, grâce aux vagues, au vent et aux étoiles.
J'ai lu ce livre la semaine de décembre 2017 où François Gabart pulvérisait le tour du monde en solitaire en 42 jours sur le trimaran Macif, mais les nostalgiques se réjouiront du lancement en juillet 2018, 50 ans après l'exploit de Moitessier, d'une course identique, des navigateurs s'élançant pour une dizaine de mois sur des voiliers conçus avant 1988, sans GPS ni désalinisateurs ni communications extérieures!!!

Lien : http://goldengloberace.com/fr/
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JCLDLGR
  06 mai 2020
Peut etre plus proche de Bougainville que des navigateurs du 21e siècle, Moitessier a réalisé ce tour du monde seul, sans lien avec les siens restés à terre en Europe, sauf quelques messages laissés à des bateaux croisés à l'autre bout du monde.
La navigation de années 60 se faisait encore à l'intuition de la mer et du ciel, avec une technologie marine déjà éprouvée, mais sans aucune assistance.
Moitessier était totalement seul avec son bateau, et il nous livre un récit au ras des vagues, ses choix, ses mésaventures, ses doutes, ses peurs, ses petits plaisirs, ses amitiés avec les oiseaux, bref il nous fait partager sa vie en mer, ses émotions et la beauté de l'ocean, comme si on y était, dans un style simple (chaque terme un peu technique est expliqué en annexe) ; on y prend grand plaisir, confortablement installé, au chaud, dans notre fauteuil ! La fin du voyage est surprenante, et manque peut-être un peu de mots pour en parler, mais ce livre est aussi une occasion de réfléchir sur le sens de notre vie trépidante.
Un livre d'aventure au vrai sens !
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beauscoop
  23 septembre 2017
La longue route l'est de façon certaine et évidente pour l'auteur et navigateur qui nous conte son périple de façon bien émouvante. Mais je pense aussi que c'est un long chemin intérieur dans ses pensées et réflexions qui nous est dévoilé. Ici, ce sont les éléments les plus naturels nous entourant qui servent de base pour réfléchir à notre condition humaine. Tout au long du récit on peut noter des citations marquantes à plus d'un point de vue. Là, un magnifique passage, très émouvant, où le navigateur partage son amitié avec les oiseaux qui suivent le bateau, comme les corneilles qu'il arrive à apprivoiser en seulement quelques jours. Ailleurs, un autre passage sympathique avec les dauphins semblant communiquer pour dire au navigateur de faire attention aux récifs. La fin nous met en garde sur le monde moderne détruisant la planète, avec un choix pour chacun de ne pas succomber grâce à certaines actions concertées. Si le but du livre était de nous offrir une énorme bouffée de bien être en appréciant la possible simplicité du monde dans lequel on vit et de nous faire prendre conscience de nos choix dans la vie alors l'auteur doit être satisfait. le lecteur aussi, pouvant oublier certains ouvrages de psychologie et autres romans pseudo intellectuels.
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Arthemyce
  12 novembre 2019
Je n'avais encore jamais lu de « roman d'aventures » autres que fictives. Naviguer dans ses eaux pour la première fois avec Moitessier était une expérience exaltante.

Entre journal de bord et panorama poétique de la majesté des océans, La Longue Route nous emmène dans le sillage du premier tour du monde à la voile en solitaire, sans escale ni ravitaillement. Après avoir fait les connaissances avec Bernard, ses copains, sa vie et surtout son bateau, Josuha (en mémoire de Joshua SLOCUM) on embarque directement dans la course.
Dès lors, il n'y a plus que nous : l’homme, le bateau et la Mer.

Au fil de l’eau, des calmes plats aux coups de vent, de cap en cap, c'est le bonheur et l'émerveillement de Moitessier qui sont contés dans les pages de ce livre. Homme épris de liberté, il n'en étanche sa soif que dans les eaux du grand large, à distance de la civilisation, dans un désert d'écume entre ciel et mer.
Loin d'être une course de fond contre l'épuisement – malgré quelques passages plus ardus – Moitessier nous dévoile sa vie paisible au rythme de la houle et des vents. Quand ce ne sont pas les éléments qui le guident, les animaux ne sont jamais loin pour aider. Des grands oiseaux de Bonne Espérance aux dauphins de l'Océanie, ils sont nombreux à avoir accompagné Joshua et son passager, leur apportant le réconfort chaleureux de la vie lorsqu'il n'y a que l'horizon où porter ses yeux.

Cette expérience aura eu raison des années de sacrifices pendant lesquelles Bernard MOITESSIER se sera tant bien que mal acclimaté au rythme effréné de la civilisation dite moderne.
C'est décidé.
Après avoir presque accompli les 360 degrés que requiert le tour du globe, il lui est impossible de rentrer. Boucler la boucle… Pourquoi faire ? Son âme, purifiée par des mois en haute-mer parsemés d'introspection, le pousse à continuer sa route. A quoi bon les récompenses? D'ailleurs il s'intéresse bien plus à ses camarades dont il ne saura jamais vraiment où ils en sont – faute de tomber sur âme qui vive disposant d’information captée au hasard des ondes radio. Bernard, lui, utilise à peine la sienne.

Galapagos ou Tahiti… Le choix est difficile. Être loin du monde, nécessaire. L'homme civilisé a abandonné la nature au béton et aux machines qui possèdent désormais son âme.


C'est notre attachement commun à la Polynésie et ce besoin irrépressible de liberté qui m'a conduit vers Bernard dont j'ai dévoré les lignes sans doute un peu trop vite au regard du rythme de son voyage. Il n'y a pas vraiment de suspens pourtant, mais la prose est addictive, les détails enivrants.

A lire et à relire. Et sans aucun doute j'en lirai d'autres dans la même lignée tant les étoiles de l’ocean pétillent encore dans mes yeux.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
OndeletteOndelette   23 mai 2020
La vie est une chose merveilleuse quand on peut la vivre vraiment, quand seul compte l'instant présent, comme pour les animaux.
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OndeletteOndelette   17 mai 2020
Je ne sais plus. C'est si facile de se tromper, et de croire alors à n'importe quoi. Et de raconter ensuite n'importe quoi.
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irenapirenap   22 février 2016
J’avais un tel besoin de retrouver le souffle de la haute mer, il n’a avait que Joshua et moi au monde, le reste n’existait pas, n’avait jamais existé. On ne demande pas à une mouette apprivoisée pourquoi elle éprouve le besoin de disparaître de temps en temps vers la pleine mer. Elle y va, c’est tout, et c’est aussi simple qu’un rayon de soleil, aussi normal que le bleu du ciel.
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beauscoopbeauscoop   20 septembre 2017
C'est toute la vie que je contemple, le soleil, les nuages, la mer, le temps qui passe et reste là. C'est aussi, parfois, cet autre monde devenu étranger, que j'ai quitté depuis des siècles. Ce monde moderne artificiel où l'homme a été transformé en machine à gagner de l'argent pour assouvir de faux besoins, de fausses joies.
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StephbegalaStephbegala   04 janvier 2020
Pour les grands voiliers d’autrefois,le pot-au-noir représentait de longs jours épuisants à manœuvrer les lourds phares carrés sous une chaleur moite et un ciel plombé,pour profiter des moindres variations de la brise,avec des virements de bord continuels.Pour nous autres,petits yachts,le pot-au-noir est simplement un moment très énervant à passer,mais sans plus,car les virements de bord ne posent aucun problème et la zone sera en principe assez vite traversée.Cela n’empêche qu’un marin abordera le pot-au-noir avec mauvaise conscience.
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Bernard Moitessier: La Longue Route
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Quel journal a organisé la course à laquelle Moitessier va participer:

Le Sunday Times
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