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EAN : 9782021343113
352 pages
Éditeur : Seuil (05/01/2017)
3.58/5   32 notes
Résumé :
Jean-Baptiste Fontane est en retard. Une femme l'attend gare du Nord. Il irait plus vite en volant, se dit-il. Et s'il essayait ? À sa propre stupeur, le voici qui décolle au-dessus du boulevard de Sébastopol... Comme six autres trentenaires qui se découvrent à leur tour des pouvoirs, son destin bascule. Ces super-héros made in France vont-ils rendre au pays sa grandeur ? Rien n'est moins sûr.



Né en 1977, Xabi Molia a étudié la littéra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Le_chien_critique
  20 septembre 2018
Grandeur et décadence de la France
Un jour, des anonymes se découvrent dotés de super pouvoirs : capacité à voler, puissance physique, endurance. Chacun d'eux développent en outre une capacité particulière. Mais leur super pouvoir le plus spectaculaire est qu'ils sont tous, ces 7 supers héros, FRANÇAIS !
Nous allons découvrir ce fier épisode français à travers quelques témoignages des 83, le surnom de ces supers héros, à travers une enquête journalistique. Nous suivons leurs premiers pas, ou plutôt vol, l'emballement médiatique qui s'ensuit, et comment, du statut d'anonymes, les sept vont domestiquer leurs super-pouvoirs. de l'anonymat, à la gloire, jusqu'au moment où...
L'auteur prend le contre-pied des livres sur les super héros. Ici, de leurs histoires, de leurs faits d'arme, nous ne serons pas grand chose. Normal, ces héros ont marqué L Histoire française, tout est connu des uns et des autres. Alors on se concentre sur l'impact médiatique de cette découverte, sur les conséquences sur leur vie individuelle, comment les uns et les autres ont accepté leur gloire, leur déclin. Un peu trop intimiste par moment (divorce, adultère) l'auteur réussit pourtant à éviter le pathos, le sentimentalisme et l'introspection en élargissant le propos sur une critique des médias et du politique.
J'ai bien aimé le fait que l'auteur brocarde l'idée souvent employé dans les médias : lorsqu'un événement, un drame surgit, on trouve toujours un voisin, un pilier de bar, un "ami" de la famille pour dire "Je le savais" "déjà tout petit". le fait de réécrire le passé, une fois le futur advenu "Oui, c'était sous jacent, déjà un jour j'avais vu dans son regard...".
Les journalistes fouille merde, dont la carte de presse devrait s'orner d'un "à scandale supplémentaire". Après avoir fait leurs Unes sur nos super-héros, voici venu le temps de la critique, d'aller trouver dans les coins sombres de la famille quelques sombres histoires.
Puis vient le temps du remord, et la presse recommence à auréoler nos sept. Bref, le grand cirque médiatique dans toute sa splendeur.
D'une sinistrose française, les super-héros sont la gloire de la France, leur fierté, le peuple devient patriote. L'Etat n'hésite pas à utiliser ses talents pour sa diplomatie, pour certaines opérations spéciales et n'hésite pas à couper le cordon si les choses se passent mal. L'auteur nous parle au delà d'une certaine grandeur de la France, des bassesses de la société, des médias et du politique. Reste que cette critique est assez convenue, mais le second degré employé permet de passer un bon moment de lecture.
Opinion, fabrique de l'opinion, critique d'une certaine image de la France, voici les vrais sujets du roman. Si vous désirez lire un roman super-héroïque, vous ne pourrez qu'être déçu.
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jeepax
  27 février 2017
Trusté par les comics et ses déclinaisons cinématographiques omniprésentes, le super-héros personnifie le manichéisme, le cliché : des bonshommes en cape et/ou tenue moulante, affublés de noms et/ou titres pompeux, symbolisant le combat du Bien d'un blanc immaculé contre le Mal d'un noir ténébreux. Si on peut trouver des personnages moins stéréotypés ou des scénarios de grande qualité dans les comics d'Outre-Atlantique, il n'en reste pas moins que ces derniers laissent souvent une image très caricaturale, sans aspérité, peu fouillée, de l'homo superior.
Plutôt que de transposer à la France le modèle américain dominant, Xabi Molia a préféré suivre les traces plus nuancées d'un Alan Moore et de ses Watchmen, par exemple, en décrivant des êtres certes extraordinaires, mais profondément humains, capables de passer dans cette zone grise où les bonnes décisions, les bons choix ne sont plus aussi évidents. Surnommés les 83 d'après leur année de naissance, ces héros et héroïnes, serviteurs de la nation parfois malgré eux, sont dotés de pouvoirs communs – le vol, la force surhumaine – et spécifiques - ouïe, vitesse ou mémoire sur-développée, prescience, télépathie… Tragiquement attachants, d'une manière ou d'une autre, voire émouvants, ils ne diffèrent que très peu de l'humain ordinaire : conditionnés par un vécu avec lequel ils doivent composer, chacun possède ses propres doutes, sa propre logique, ses propres motivations qui, sous la plume de l'auteur, paraissent finalement toutes défendables. Les 83 vont ainsi connaître des trajectoires très différentes, et iront même jusqu'à s'affronter. Car le super-héros n'échappe pas aux faiblesses et tentations de toutes sortes...
Les Premiers se lit comme un documentaire, une enquête, une chronique illustrée ça et là par des entretiens avec les principaux intéressés. Si on suit assez précisément la grandeur et la décadence de cette équipe hétéroclite, un certain nombre d'événements importants, considérés comme connus de tous, sont simplement suggérés ou peu détaillés. Les actions super-héroïques des 83 sont d'ailleurs le plus souvent passées sous silence, au profit de leur vie personnelle, vrai coeur de l'ouvrage qui esquisse peu à peu le sort de ces personnages parfois aussi sublimes que pathétiques.
L'auteur réussit le double exploit de faire entrer le non-initié dans l'univers des super-héros et de rendre ce « roman » totalement addictif. Car si on finit par connaître le destin de la plupart des Premiers, beaucoup de faits restent dans la pénombre et on n'a de cesse jusqu'à la dernière page d'obtenir les réponses qui manquent. Un brillant exercice de style servi par une histoire originale.
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Lena40
  25 février 2017
Les super-héros sont à la mode dans les films, les séries TV, les BD, les mangas, les romans (souvent américains)... L'idée d'adapter le thème des super-héros dans notre environnement familier était intéressante et plutôt rafraîchissante au niveau des romans. L'incursion de ce genre dans notre pays m'a déjà conquise une fois grâce à la série BD Big Crunch de Rémi Gourrierec.
7 super-héros apparaissent soudainement en France à notre époque. L'auteur retranscrit parfaitement l'air du temps, la sinistrose ambiante, puis soudain avec l'apparition inexpliquée chez 7 personnes, nés en 1983, de pouvoirs surhumains, la curiosité, l'emballement médiatique. le récit se déroule sous la forme d'une enquête journalistique avec les témoignages, le récit des faits et les résultats de son enquête approfondie. le narrateur omniscient résume une histoire que l'on est censé déjà connaître. Au-delà de l'histoire - on comprend assez vite que les ennuis vont être à la mesure des pouvoirs des personnages principaux - l'intérêt de ce roman réside dans l'incrustation d'éléments de science-fiction dans une réalité et un futur proche tout à fait crédibles.
Mais le choix du récit journalistique est le principal défaut de ce roman. Il m'a d'abord agacée : le vocabulaire, les tournures de phrases, les "effets de manche" vus et revus, les reportages inconsistants, tout y est parfaitement imité. L'auteur semble s'être amusé à singer ce style avec application, pour s'en moquer ? Peut-être. Mais ce choix ne m'a pas paru judicieux : s'il rend la lecture fluide et le propos clair, il ne rend pas le récit inoubliable ! La morale de l'histoire - tout est voué à l'oubli - semble aussi s'appliquer à cette lecture, dans l'ensemble agréable.
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clashortrash
  18 octobre 2018
Les Premiers, de Xabi Molia - Superdupont, la preuve !
Un super-héros français - étrange alliance, oxymore monstrueux, non ?
Pourquoi : trop rationnalistes, les fans du béret basque (la faute à Descartes !) ? ; trop élégants - champagne oblige- pour apprécier le slip moulant collé sur des bas élastiques ?
Ou tout simplement trop déprimés ? C'est prouvé, c'est connu, c'est un fait : nous sommes les champions de l'anxiolytique et de l'antidépresseur. Comment des dépressifs chroniques qui détestent tout, et surtout eux-mêmes, pourraient se la jouer héros ? Alors, super-héros, n'en parlons pas. N'y a qu'à voir nos lendemains de coupe du monde : même les éboueurs y allaient de la sciatique dans le bassin pour se pencher ramasser les lendemains de fanions et de bière.
Alors, les Premiers (super-héros français - les monstres !), forcément, ne font pas l'unanimité dans la Métropole !
Un beau jour, pourtant, on en a 7 - comme les mercenaires. D'un coup, comme ça ! Super rapides, balaises, prescients, et tutti quanti.
L'origine de leurs super-pouvoirs ? inconnue : un véritable mystère pour nos services secrets de l'Etat qui voudraient bien fabriquer du Maximus Gallus à tout va.
Justement, ce caractère mystérieux de l'origine des pouvoirs de nos impétrants extraordinaires va nouer les fils de l'injuste Nemesis sauce gauloise : politiques (chauvinisme mesquin, communautarisme aigri et patriotisme à courte vue seront assurés par les services de l'Etat) ; mystiques (une religion à la sauce gauloise pourrait naître - mais forcément, version un peu anar-punk) ; existentiels (crises de la quarantaine, du couple, de soi, tout y va).
Ce qui permet une superbe synthèse - sans révélation, mais assez sentie- du mal-être gaulois.
Le parti-pris journalistique de l'auteur - très bien réalisé - sert la dimension enquête prospective sociale du roman. Chacun des personnages semble tiré d'un panel sociologique imageant les français et le destin de chacun bien vu.
Malheureux le pays qui a besoin de héros, ou quelque chose comme ça ! (Galilée dixit, Brecht scripit !)
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UnChercheurDOr
  23 novembre 2017
"Les Premiers" est une très belle fiction déployant l'imaginaire d'un auteur qui me donne envie de le suivre.
Amener de la profondeur et de la surprise dans le thème du super héros, je trouve que c'est une excellente idée et un joli défi.
Le roman ne va jamais là où on l'attend, il est foisonnant, peut-être un peu trop, mais on ne saurait reprocher à Xabi Molia de s'être laissé emporter par sa galerie de personnages et d'en explorer les différentes ramifications. On sent même que le livre aurait pu contenir le double de pages et qu'une suite est possible.
L'idée : du jour au lendemain, des Français dont le seul point commun est d'avoir enfants été coincés un été dans le même grand embouteillage (et sans qu'on puisse déterminer si l'émergence de leurs pouvoirs est liée à cet événement) se retrouvent avec des pouvoirs et en particulier celui de voler.
La société française est divisée mais en même temps fière d'abriter les seuls super héros du monde. S'en suivra pour les super héros l'implosion de leurs vies d'antan et le début de nouvelles histoires. Tout ne sera pas rose. Il est parfois très compliqué de se retrouver au-dessus des autres... Socialement et psychologiquement, nous suivons les parcours des super héros les plus emblématiques de péripéties en péripéties où comment la nature humaine reprend toujours le dessus.
L'écriture est fluide, la fresque est passionnante. Je n'ai pas eu envie de lâcher les protagonistes du début à la fin de l'histoire.
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critiques presse (1)
Lexpress   06 février 2017
Les super-héros n'ont pas forcément une vie enviable, comme l'expose l'écrivain-cinéaste Xabi Molia dans son nouveau roman, Les Premiers.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   20 septembre 2018
Des sportifs, des milliardaires, des chanteurs et des acteurs américains, des dignitaires religieux rejoignirent le mouvement Let her live en postant sur Internet des autoportraits qu’ils avaient réalisés dans des lieux improbables, une photo de Lucille à la main. [Dans ces années-là, les campagnes de philanthropie virales avaient de meilleures chances de succès auprès des internautes si elles leur proposaient de relever un défi divertissant. Il s’agissait ici de mettre le portrait de Lucille partout : elle apparut donc sur la place Rouge et la place Tian’anmen, dans les steppes, à la proue d’un gazier voguant sur la mer de Barents et sur le pont d’un navire échoué dans l’ancienne mer d’Aral, aux sommets du Kilimandjaro et d’Ayers Rock, dans le bureau d’un cardinal au Vatican, au fond d’une mine d’argent de Potosi, sur la base polaire Dumont d’Urville et même à bord de la Station spatiale internationale.]
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   20 septembre 2018
Après un siècle de défaites militaires, de renoncements, de divisions et de fautes collectives à demi avouées, les Français, si souvent moqués pour l’assurance qu’ils affichaient de leur propre grandeur, éprouvaient désormais les pires difficultés à s’en persuader. Quelques succès sportifs et le verbe haut de leurs dirigeants étaient parvenus à maquiller l’état des lieux au tournant du millénaire, mais la crise économique de la fin des années 2000 et les attentats terroristes l’avaient exposé sous une lumière crue. Maintenant, on voyait les fissures. Les bilans comptables étaient mauvais. L’influence de l’ancien empire se limitait à quelques protectorats paupérisés. La France, il faut le dire, à part les djihadistes, tout le monde s’en foutait. Ce constat provoquait des réactions d’horreur qui, en s’affaiblissant, ne laissaient derrière elles qu’un dégoût de soi, une fatigue triste, un épuisement. Or, alors que, avec la même conviction qu’ils avaient mise à s’exagérer l’aura de leur pays, experts et intellectuels martelaient à présent que tout était fini, que tout était perdu, les super-héros surgirent de la foule des humiliés. Nanti d’un pedigree, d’un beau visage et d’une voix d’acteur, Grégory Marville offrait, plus encore que les autres, un démenti sidérant à ces déclarations. La France ne sombrerait pas, la France conserverait son rang. Désormais, confiants dans leur avenir, les ménages du pays dépensaient. Le secteur du tourisme annonçait une année record, en particulier dans les villes où avaient grandi les sept. Ce n’était pas raisonnable mais l’action du Crédit Lyonnais, pour lequel Virginie avait travaillé, grimpait de façon continue, comme d’ailleurs, à Paris, la plupart des valeurs boursières. Et lorsque, visitant un hôpital ou accueilli dans le hall d’un hôtel de ville, le Capitaine soulevait un tonnerre d’applaudissements, il me semble que c’était leur éternelle éminence, c’étaient eux-mêmes qu’à travers lui les Français célébraient.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   20 septembre 2018
MICHEL SABARD, psychiatre : Il faut faire attention aux reconstitutions. Beaucoup de gens font et disent des choses sans bien savoir pourquoi. C’est même, on pourrait dire, l’un des modes d’action les plus fréquents : vous agissez, et c’est seulement ensuite que vous trouvez une explication pour vous justifier. Mais le processus qui mène à l’acte, même à un acte très simple comme de sourire poliment à la vendeuse quand vous entrez dans un magasin, il est assez complexe, et très difficile à décomposer. Malgré tout, on peut penser que chez Mickaël dominaient un sentiment de déclassement et une envie de revanche sociale. Il ne l’a jamais formulé comme ça, mais je serais prêt à dire qu’il a pris le pouvoir parce qu’il n’est pas devenu footballeur. Le footballeur Mickaël Pereira, même avec une capacité de suggestion mentale, n’aurait sans doute jamais connu la même trajectoire.
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faro77faro77   24 juillet 2019
"Concrètement, ça ne veut rien dire. Parce que ce n'était pas concret, justement... C'est difficile à expliquer... On se fait des amis, on leur donne rendez-vous dans des cafés, soi-disant pour prendre des nouvelles, et on se met en couple, soi-disant parce qu'on est attirés, parce qu'on veut faire l'amour, parce qu'on veut une famille, mais la seule motivation dans tout ça, en fait, le seul besoin qu'ont les gens, cest de parler d'eux, c'est de pouvoir déverser sur les autres toute leur faillite, toute la tristesse qu'ils traînent d'être encore là. Et les autres, leurs confessions à eux, la grimace qu'ils vous renvoient comme un miroir, c'est la dernière chose dont on a envie. On reste avec eux parce qu'il faut bien avoir quelqu'un sous la main, pour les moments où on a besoin de se vider la tête."
Personnage : Virginie alias Miss Memory, page 266.
Édition : Seuil.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   20 septembre 2018
La politique, ça ne m’intéressait pas trop, mais j’avais malgré tout une conscience, ou des valeurs, je sais pas comment il faut appeler ça. Le patriotisme, par exemple, c’est quelque chose qui m’a toujours gênée. Même dans les matchs de football, La Marseillaise avec la main sur le cœur, et les drapeaux dans les tribunes, je trouvais ça suspect. Après Vichy, les scores du FN aux élections… vous voyez ce que je veux dire ? Donc là, les rassemblements, le Trocadéro, le mouvement French is Beautiful, j’étais pas super à l’aise avec ça. Plus tard, quand on nous a reçus au Sénat, par exemple, et que tu voyais tous ces vieux cons qui faisaient la queue pour se faire prendre en photo avec nous, ça donnait un peu envie de gerber. D’un autre côté, les sceptiques, ça me mettait en colère. Une fois, à la télévision justement, j’ai vu les pancartes avec leur slogan « Bas les masques », ça m’a vraiment énervée. J’aurais aimé qu’il y ait de la bienveillance. Mais bon, la bienveillance, c’est pas vraiment une spécialité française.
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"Des jours sauvages", Xabi Molia - éditions du Seuil
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