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3,71

sur 4968 notes
Nastasia-B
  29 mai 2013
L'Avare n'est pas, des pièces de Molière, celle que je préfère et ce pour diverses raisons.
Premièrement, je n'y retrouve pas les qualités d'écriture qui me ravissent tant parfois chez l'auteur et dont on peut faire l'éloge dans le Tartuffe, à titre d'exemple.
Deuxièmement, ce qui donne normalement de la valeur à une comédie, c'est son potentiel comique, son pouvoir à faire rire sans retenue et sans complaisance. Ici, je n'ai que souri et à de rares endroits ce qui n'est pas la meilleure performance qu'a su réaliser Molière sur ma personne.
Ce faisant, et c'est mon troisième point, l'essentiel des passages vraiment drôles ont été repompés quasi intégralement dans des comédies existantes et ne sont donc pas, à proprement parler, de Molière. Je pense notamment au vol de la cassette et au quiproquo entre l'argent et la fille d'Harpagon qui vient tout droit de la comédie de Plaute La Marmite (Aulularia). La scène du prêt entre le fils prodigue et son père usurier ainsi que l'épisode fameux de l'inventaire des vieilleries à acquérir sont une recopie quasi intégrale d'une pièce du Normand Boisrobert (La Belle Plaideuse). de même que la fameuse tirade d'Harpagon qui hurle à l'assassin suite au vol de son argent, qui est un emprunt très fidèle à Larivey dans Les Esprits, lui-même s'étant largement inspiré de Plaute, ce dernier calquant sa pièce sur celles de Ménandre et lequel encore n'était probablement pas le premier à tirer le portrait de l'avarice maladive.
Quatrièmement, l'intérêt, dans la construction et pour la structure de la pièce, d'avoir surajouté des histoires d'amour alambiquées, croisées, compliquées, bancales opposant les pères et les fils parmi les frères et les soeurs ne m'apparaît pas clairement pour l'efficacité du portrait caricatural du vieil avare maniaque et pathologique qu'il se propose de brosser. Voire, et c'est mon point de vue, tout ce fouillis, ce cafouillis, ce brouhaha ne fait qu'affaiblir la puissance et la justesse de la satire.
Cinquièmement, le coming-out final est d'une nullité affligeante, qui sent le bâclé et qui plante le spectateur au milieu d'une fin décidément trop facile et trop faiblarde. On est très loin des très bonnes comédies de caractère de Molière comme le Malade Imaginaire ou le Bourgeois Gentilhomme. Finalement, tout bien pesé, je préfère l'avare de Plaute (La Marmite) à celui de Molière, mais cela n'engage que moi.
Bon, ceci étant dit, je me sens un peu dure car Molière reste Molière, et, même en petite forme, sa pièce reste supportable et de temps en temps très agréable, mais ce n'est pas le Molière des grands soirs, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, rien de bien numéraire ni très sonnant et encore moins trébuchant à mettre dans la cassette d'Harpagon… autant dire, pas grand-chose.
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isajulia
  30 mars 2013
L'Avare c'est pour moi une des meilleures pièces de Molière.Lue en classe de quatrième,notre professeur de français nous avait fait visionner le film avec Louis de Funès afin de faire une analyse comparative entre l'adaptation cinématographique et le texte.
Le personnage d'Harpagon est juste énorme,il représente à lui tout seul les pires défauts du genre humain.En plus d'être avare,c'est un tyran,un égoiste,un sexiste et j'en passe,le tout porte à rire de sa personne tellement il est grotesque.
En général ces gens là dans la vraie vie on les évite comme la peste,mais en lecture on en redemande.Je crois que dans le genre radin on ne fait pas mieux,et dieu sait si l'avarice a été souvent traitée en littérature mais cet Harpagon possède le petit je-ne-sais-quoi qui lui garantis la place numéro un du podium des pince-maille.
A lire et à relire.
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Dionysos89
  15 juin 2012
Ô classique des classiques ! Lu à l'école, vu à la télévision, savouré au fil des années, L'Avare nous accompagne tout au long notre apprentissage des livres et de leur imprégnation dans notre culture française classique.

Peut-être un peu moins bien apprécié que Les Fourberies de Scapin, le Bourgeois Gentilhomme ou bien le Malade Imaginaire, L'Avare n'en est pas moins l'une des comédies de Molière les plus réussies. Créée en 1668, elle met en scène le bien connu Harpagon, le "rapace" en grec ancien, LE personnage omniprésent tout au long de la pièce, l'Avare par excellence. Par ses longues tirades marquantes au possible, son "sens de la famille" et son mépris sans foi ni loi des désirs d'autrui, Harpagon est le prétexte parfait pour aborder des thèmes toujours d'actualité comme l'avarice, la tyrannie domestique, l'égoïsme et le sexisme, le tout avec un angle bien entendu toujours comique qui sied au talent de Molière.

Les habitués de Monsieur de Poquelin retrouveront avec soulagement le fameux "coup de théâtre" qui résoud les problèmes mis en place dès les premières scènes de la pièce. L'ensemble est beaucoup trop culte et matière à réinterprétation pour ne pas le savourer à chaque lecture. Un classique !
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aouatef79
  19 juillet 2015
Ma première rencontre avec l 'oeuvre de Molière, remonte aux années du collège. Durant deux années de suite, nous avons eu le même professeur de français. Honnêtement, c 'était un très bon prof ! IL nous a fait aimé le français.
Avec lui j 'ai appris à bien lire les textes de français et de là est né mon goût de la lecture. Je serai toujours reconnaissant à ce grand Monsieur: bon professeur,
bon pédagogue aimant son métier d 'enseignant. Nous avons avec lui abordé :
Les Femmes Savantes, le Bourgeois Gentilhomme, Tartufe etc....
Revenons à la pièce objet de cette critique : l''Avare.Molière l 'a dit, je fait rire les hommes en leur montrant leurs défauts . Nul n 'est parfait et celui qui croit le contraire est un nigaud ! Harpagon, le personnage central de cette pièce théâtrale, est connu pour être un homme avare, ladre, pingre.IL aime l 'argent,jusqu 'à la folie.Harpagon a deux enfants .Cléante est son fils et Elise, sa fille. Harpagon veut épouser Mariane, fille d 'Anselme, pour obtenir la dot. Mais il ignore que son fils, Cléante est amoureux de Mariane. Et cette situation, donne une pièce pleine de quiproquos.
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JacobBenayoune
  03 avril 2020
L'Avare de Molière ! Oh comme cela sonne déjà à merveille ! une comédie adaptée, étudiée, appréciée et qui n'a jamais perdu de son charme.

Le sujet du vieillard avare est sans doute l'un des favoris pour les dramaturges d'autrefois et même pour les romanciers. Un sujet que des contemporains de Molière ont eux aussi traité. Par ailleurs, on dit que pour créer sa pièce, Molière s'est inspiré d'une comédie de Plaute intitulée « La marmite ». Cela n'est pas faux surtout lorsqu'on constate la ressemblance entre certaines scènes et surtout le monologue très célèbre d'Harpagon. Néanmoins, il faut préciser qu'il existe des différences capitales. le genre des deux comédies est différent, l'une étant une comédie d'intrigue alors que l'autre, celle de Molière, est une comédie de caractère et de moeurs ; en plus, Harpagon est avare par choix et attitude personnels, tandis qu'Euclion l'est devenu par pur hasard, de peur de perdre un trésor inattendu.

A vrai dire, nous sommes loin des comédies où l'on rit de bon coeur, ce rire aux éclats comme nous a habitués Molière. Ici l'affaire est sérieuse ; le sujet est plutôt sombre. Ce vieillard hantée par l'argent, par la possession - et cela apparait dans ses répliques où Molière a minutieusement choisi les mots et le champ lexical adéquat – qui mène sa vie et ses fils avec tyrannie vivant dans la misère et le calcul. Molière a fait preuve d'une maîtrise parfaite dans la création de ce personnage même dans ses manies, ses gestes et son discours. Bien évidemment, nous ne sommes pas loin de la trame classique des amours contrariées des jeunes gens par un vieillard, et en même temps, on retrouve derechef ce dénouement moliéresque tant critiqué et qui contraste avec le reste de la pièce par ses solutions tirées par les cheveux. Mais, il faut noter aussi qu'en plus de la critique de ce caractère maladif, on trouve une critique des moeurs de son temps où la pratique de l'usure était courante (rappelons-nous le Shylock de Shakespeare), où l'argent et le calcul pragmatique gouvernaient les mariages et où les jeunes mènent une vie sans scrupule.

En somme, je crois que cette comédie, par sa gravité, lui manquait peut-être l'écriture en vers pour atteindre la grandeur du Misanthrope ou l'Ecole des femmes ; mais cela ne la prive pas pour autant de sa profondeur.
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ordinary_reader
  24 avril 2016
Une pièce que j'ai, comme sans doute tout le monde, étudiée en classe au collège.
J'avais également beaucoup aimé la version en huis-clos avec Louis de Funès, dans le rôle d'un Harpagon inoubliable.

Le verbe est ardu mais délicieux, le récit un élixir de bonne humeur.
Certaines répliques sont passées à la postérité, les quiproquos sont finement cocasses, le rythme est incroyablement soutenu...
Tout se termine bien, l'amour est sauf et la cassette intacte !

L'un de mes fils (en 4e) n'a pas boudé son plaisir, et n'a jamais rechigné à le lire.
Molière est éternel...
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Megadonut
  17 novembre 2015
Une pièce très humoristique de Molière, découverte au collège et qui m'a bien fait sourire.
Harpagon (l'avare) veut marier sa fille Élise au seigneur Anselme, afin de gagner de l'argent, alors qu'elle est amoureuse de Valère, qui s'est fait intendant d'Harpagon pour se rapprocher d'elle. Cléante, le frère d'Élise et amoureux de Mariane, femme à laquelle Harpagon veut se marier.

Une scène de théâtre humoristique est très marrante, avec des quiproquos, des plans retors et une critique de la société masquée.
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araucaria
  17 septembre 2015
Qui n'a pas étudié "L'avare" au collège? Un très grand classique incontournable, qui reste savoureux.
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picaflor
  13 mai 2012
On l'a vu, on l'a revu, joué par les meilleurs... et par d'autres, au théâtre, à la télévision. Est-ce parce que l'Avare est la première vraie pièce de théâtre qu'il m'ait été donné de voir, enfant, toujours est-il que je garde un petit faible pour ce tableau de l'avarice poussée à un point extrême, tel qu'il arrive pourtant parfois d'en rencontrer des exemplaires presque comparables en intensité ? Bref, on passe encore de bons moments à sa lecture, grâce notamment à cette langue merveilleuse de l'homme de Pézenas.
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aaahhh
  15 août 2012
Ah "L'avare" ! du grand grand Molière! Farce, analyse de moeurs et étude psychologique poussée : il faut en avoir du génie pour réunir tout ça en cinq actes! Dans cette pièce, nous suivons le riche et avare Harpagon et ses deux enfants, dans les conflits qui les opposent quant à leurs choix d'amours et leurs souhaits de mariage.
Sous les effets burlesques et l'humour dévastateur qui font la renommée de Molière, c'est tout à la fois l'avarice, la tyrannie domestique, l'égocentrisme et le sexisme qui sont durement critiqués et moqués ici.
Avec ce petit bijoux, aussi drôle qu'intelligent, Molière signe à coup sûr l'une des ses plus belles oeuvres!
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