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Christine Séva (Éditeur scientifique)
EAN : 9782266102063
180 pages
Éditeur : Pocket (30/11/-1)
3.2/5   146 notes
Résumé :
Le personnage de Sganarelle apparaît pour la première fois dans Le Médecin volant. Sous les traits d'un faux charlatan pédantesque, il guérit une prétendue malade qui refuse le nigaud de mari que son père lui destine.

Puis on le retrouve dans Sganarelle ou Le Cocu imaginaire en bourgeois poltron, battu et content où Molière traite en bouffonnerie le thème des fausses apparences. Un imbroglio amoureux où chacun s'égare dans des comportements absurdes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
3,2

sur 146 notes
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Musardise_aka_CthulieLaMignonne
  29 novembre 2019
Je me suis récemment rendu compte que, déjà, j'avais beaucoup moins lu Molière que je ne le pensais, et qu'ensuite, ayant lu une dizaine de ses pièces en dépit du bon sens, c'est à dire dans le plus complet désordre chronologique, je manquais carrément de repères pour comprendre l'évolution de sa dramaturgie. Donc, j'ai décidé de tout reprendre à zéro - il n'est pas dit pour autant que je vais me décider à lire tout Molière (encore que...), mais au moins aurai-je un meilleur angle de vue sur son oeuvre.
Donc, me voici avec le Médecin volant, qu'il ne m'était jamais venu à l'idée de lire jusqu'à présent. Première pièce de Molière dont on conserve un texte, mais, j'imagine, sans doute pas sa toute première pièce tout court. Sur le contexte, on manque cruellement d'informations, la pièce n'ayant jamais été publiée du vivant de son auteur, les dates des premières représentations restant très incertaines, ainsi que le lieu de celles-ci (sur les routes de France ou dans la capitale ?) Toujours est-il que le Médecin volant est inspiré (mais ça ne vous étonnera pas), de la comédie italienne, et qu'elle appartient au registre de la farce.
Argument très simple : une jeune fille, Lucile, aime un jeune homme, Valère, mais son père, le dénommé Gorgibus, veut lui faire épouser quelqu'un d'autre. La jeune fille feint d'être malade pour échapper au mariage imposé, et Valère emploie son valet Sganarelle à ruser avec Gorgibus en se faisant passer pour un médecin. Si je parle de registre farcesque, c'est que Molière n'y va pas par quatre chemins : ainsi la scène où Sganarelle demande à voir l'urine de la "malade", la boit, et en redemande. J'imagine comme ce genre de plaisanterie devait faire se taper le cul par terre au public de l'époque (je trouve ça drôle encore aujourd'hui ; pas spécialement subtil, mais drôle) ! L'intrigue prend ensuite une autre tournure, Sganarelle se faisant à la fois passer (bien malgré lui) pour le médecin et pour son jumeau auprès de Gorgibus : tout est jeu de cache-cache, l'acteur jouant Sganarelle devant multiplier les tours de passe-passe.
La première partie sera reprise bien plus tard pour l'intrigue du Médecin malgré lui, où l'on sent alors que Molière a engrangé de l'expérience. Malgré un rythme moindre dans le Médecin volant, et une construction moins maîtrisée (la fin est très vite emballée), la farce est réussie. Un bon moment pour une petite pièce en un acte sans prétentions, dévoilant déjà le potentiel de son auteur.
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sabine59
  13 juin 2016
Cette courte pièce en un acte n'a certes pas les qualités de celles que je préfère de Molière mais elle se laisse déguster avec plaisir( pas boire, cf plus bas !).
On trouve , comme dans " le médecin malgré lui", représentée quelques années plus tard ( pièce bien mieux réussie mais plus longue, il est vrai) le thème du mariage que l'on veut retarder, la future mariée aimant quelqu'un d'autre et contrefaisant la malade.Et voilà le faux médecin - miracle, ici en la personne du valet de Valère, qui se nomme...Sganarelle, lui aussi !
La critique des médecins est déjà féroce, les élèves de 6ème rient beaucoup quand Sganarelle " goûte" l'urine de Lucile ou quand le fantaisiste médecin propose une " potion pissative" pour cette fille qui " ne pisse que des gouttes" ( le verbe " pisser" n'était pas familier à l'époque...)
La scène de "prestidigitation" de Sganarelle qui doit assumer un double rôle et changer rapidement de costume est très enlevée," volante" et amusante.
On peut considérer cette pièce comme un entracte au " Médecin malgré lui", entracte plaisant mais pas encore abouti vraiment.
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PiertyM
  23 avril 2014
L'Amour médecin
La mise en scène d'une maladie entraîne à la critique des pratiques médicinales de l'époque et de manière inaperçue à la célébration d'un mariage rejeté au départ.
Le grand Sganarelle est la plus grande de la fameuse mise en scène.
Du molière simplement! Tout de même, il faut l'avouer, agréable à lire!
La jalousie du barbouillé
Une petite pièce bien intime! On assiste aux disputes interminables d'un couple où le mari est sans cesse traité d'ivrogne et la femme de débauchée. Et toujours il y a l'intervention de deux personnages le beau-père et un farfelu docteur qui passe son temps à définir les mots...
Enfin, pas trop de philosophie, pas trop de flatterie, ça permet simplement de se détendre un peu!
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Luniver
  08 mai 2012
Gorgibus veut donner sa fille au mariage, Lucile, à Villebrequin, un riche vieillard. Mais Lucile aime Valère. On décide de faire venir un faux médecin, qui déclarera Lucile malade et lui conseillera de se reposer à la campagne : les deux tourtereaux pourront alors se marier au nez et à la barbe de Gorgibus.
C'est Sganarelle, le valet de Valère, qui jouera ce rôle. S'il parvient dans un premier temps à tromper le père, mais ce dernier l'aperçoit plus tard dans sa tenue de valet : Sganarelle est alors forcé d'inventer une histoire de frères jumeaux, et obligé de tout mettre en oeuvre pour faire à la fois le valet et le médecin sans que personne ne se doute de la supercherie.
Une petite pièce sympathique, bien que trop courte.
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olivberne
  28 octobre 2013
Le Médecin volant est au programme de sixième en français et pourtant cette courte pièce de Molière est peu connue. Il n'y a qu'un acte et quinze scènes mais on retrouve toutes les ficelles de Molière pour faire rire et réfléchir. Comme souvent, c'est l'amour qui est le sujet principal et les médecins qui sont ridiculisés. On n'est pas dans le brio du Médecin malgré lui mais c'est une petite pièce plaisante, à découvrir pour s'amuser un moment.
La deuxième, L'Amour médecin, montre un cas surprenant, Sganarelle en père qui veut marier sa fille qui joue la malade. Cette pièce amusante qui en rappelle beaucoup d'autres a surtout cet intérêt de voir ce cher Sganarelle si roublard, peureux et risible habituellement ridiculisé autrement puisque c'est lui qui a le pouvoir et se fait avoir.
Enfin, l'édition Pocket, c'est simple, ce n'est pas cher et c'est un bon début pour lire Molière.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   29 novembre 2019
SGANARELLE. Hippocrate dit, et Galien par vives raisons persuade qu'une personne ne se porte pas bien quand elle est malade. Vous avez raison de mettre votre espérance en moi ; car je suis le plus grand, le plus habile, le plus docte médecin qui soit dans la faculté végétale, sensitive et minérale.
GORGIBUS. J'en suis fort ravi.
SGANARELLE. Ne vous imaginez pas que je sois un médecin ordinaire, un médecin du commun. Tous les autres médecins ne sont, à mon égard, que des avortons de médecine. J'ai des talents particuliers, j'ai des secrets. Salamalec, salamalec. « Rodrigue, as-tu du coeur ? » Signor, si ; segnor, non. Per omnia saecula saeculorum. Mais encore voyons un peu.
SABINE. Hé ! Ce n'est pas lui qui est malade, c'est sa fille.
SGANARELLE. Il n'importe : le sang du père et de la fille ne sont qu'une même chose ; et par l'altération de celui du père, je puis connaître la maladie de la fille. Monsieur Gorgibus, y aurait-il moyen de voir de l'urine de l'égrotante ?
GORGIBUS. Oui-dà ; Sabine, vite allez quérir de l'urine de ma fille.
Monsieur le médecin, j'ai grand'peur qu'elle ne meure.
SGANARELLE. Ah ! Qu'elle s'en garde bien ! Il ne faut pas qu'elle s'amuse à se laisser mourir sans l'ordonnance du médecin. Voilà de l'urine qui marque grande chaleur, grande inflammation dans les intestins : elle n'est pas tant mauvaise pourtant.
GORGIBUS.
Hé quoi ? Monsieur, vous l'avalez ?
SGANARELLE. Ne vous étonnez pas de cela ; les médecins, d'ordinaire, se contentent de la regarder ; mais moi, qui suis un médecin hors du commun, je l'avale, parce qu'avec le goût je discerne bien mieux la cause et les suites de la maladie. Mais, à vous dire la vérité, il y en avait trop peu pour asseoir un bon jugement : qu'on la fasse encore pisser.

Scène IV
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amandenoireamandenoire   04 août 2015
SGANARELLE. - Hé bien ! Mademoiselle, vous êtes malade ?
LUCILE. - Oui, Monsieur.
SGANARELLE. - Tant pis ! c'est une marque que vous ne vous portez pas bien. Sentez-vous de grandes douleurs à la tête, aux reins ?
LUCILE. - Oui, Monsieur.
SGANARELLE. - C'est fort bien fait. Oui, ce grand médecin, au chapitre qu'ila fait de la nature des animaux, dit...cent belles choses; et comme les humeurs qui ont de la connexité ont beaucoup de rapport; car, par exemple, comme la mélancolie est ennemie de la joie, et que la bile qui se répand par le corps nous fait devenir jaunes, et qu'il n'est rien de plus contraire à la santé que la maladie, nous pouvons dire, avec ce grand homme, que votre fille est fort malade.
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olivberneolivberne   28 octobre 2013
SGANARELLE. - Voilà de l'urine qui marque grande chaleur, grande inflammation dans les intestins : elle n'est pas tant mauvaise pourtant.

GORGIBUS. - Hé quoi ? Monsieur, vous l'avalez ?

SGANARELLE. - Ne vous étonnez pas de cela ; les médecins, d'ordinaire, se contentent de la regarder ; mais moi, qui suis un médecin hors du commun, je l'avale, parce qu'avec le goût, je discerne bien mieux la cause et les suites de la maladie. Mais, à vous dire la vérité, il y en avait trop peu pour assoir un bon jugement : qu'on la fasse encore pisser.

SABINE. - J'ai bien eu de la peine à la faire pisser.

(Le Médecin volant)
SGANARELLE. - Que cela ? Voilà bien de quoi ! Faites-la pisser copieusement, copieusement. Si tous les malades pissent de la sorte, je veux être médecin toute ma vie.

SABINE. - Voilà tout ce qu'on peut avoir : elle ne peut pas pisser davantage.

SGANARELLE. - Quoi ? Monsieur Gorgibus, votre fille ne pisse que des gouttes? Voilà une pauvre pisseuse que votre fille ; je vois bien qu'il faudra que je lui ordonne une potion pissative.



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sabine59sabine59   13 juin 2016

Sganarelle- Hé! mon Dieu, Monsieur, ne soyez point en peine; je vous réponds que je ferai aussi bien mourir une personne qu'aucun autre médecin qui soit dans la ville.On dit un proverbe, d'ordinaire: " Après la mort, le médecin"; mais vous verrez que si je m'en mêle, on dira:" Après le médecin, gare à la mort !".
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olivberneolivberne   28 octobre 2013
SGANARELLE. - Monsieur, on m'a dit que vous aviez des remèdes admirables.

CLITANDRE. - Monsieur, mes remèdes sont différents de ceux des autres : ils ont l'émétique, les saignées, et les lavements ; mais moi, je guéris par des paroles, par des sons, par des lettres, par des talismans et par des anneaux constellés.

(L'Amour médecin)
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Videos de Molière (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Molière
Molière : Le Bourgeois gentilhomme (1951 - La Comédie-Française / France Culture). Diffusion sur France Culture le 22 novembre 1951. Musique de Jean-Baptiste Lully. Mise en scène de Jean Meyer. Chef d'orchestre : André Jolivet. Orchestre de la Comédie Française. Bourgeois d'origine modeste mais fier d'être devenu riche, M. Jourdain entend acquérir les manières des gens de qualité. Il décide de commander un nouvel habit plus conforme à sa nouvelle condition et se lance dans l'apprentissage des armes, de la danse, de la musique et de la philosophie, autant de choses qui lui paraissent indispensables à sa condition de gentilhomme. Il courtise Dorimène, une marquise veuve, amenée sous son toit par son amant, un comte autoritaire, qui entend bien profiter de la naïveté de M. Jourdain et de Dorimène. Sa femme et Nicole, sa servante, se moquent de lui, puis s'inquiètent de le voir aussi envieux, et tentent de le ramener à la réalité du prochain mariage de sa fille Lucile avec Cléonte. Mais ce dernier n'étant pas gentilhomme, M. Jourdain refuse cette union. Cléonte décide alors d'entrer dans le jeu des rêves de noblesse de M. Jourdain et, avec l'aide de son valet Covielle, il se fait passer pour le fils du Grand Turc. Il obtient ainsi le consentement de M. Jourdain, qui se croit parvenu à la plus haute noblesse après avoir été promu « Mamamouchi » lors d'une cérémonie turque burlesque organisée par les complices de Covielle.
00:20 : Présentation par Edmond Sée 06:20 : Début de la pièce
Interprétation : Teddy Bilis (un garçon tailleur) Béatrice Bretty (Nicole) Georges Chamarat (le maître de philosophie) Andrée de Chauveron (madame Jourdain) Bernard Demigny (chant) Maurice Escande (Dorante) Michel Galabru (le maître d'arme) Yvonne Gaudeau (Lucile) Robert Hirsch (le maître de musique) Jean-Pierre Jorris Robert Manuel (le maître tailleur) Jean Meyer (Covielle) Jean Piat (Cléonte) Marie Sabouret (Dorimène) Louis Seigner (monsieur Jourdain) Jacques Charon (le maître à danser)
Sources : France Culture et Wikipédia
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