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EAN : 9782011863386
780 pages
Hachette Livre BNF (01/09/2013)
3.75/5   2 notes
Résumé :
Oeuvres complètes de Molière / nouvelle édition, accompagnée de notes tirées de tous les commentateurs, avec des remarques nouvelles, par M. Félix Lemaistre.... précédée de: Vie de Molière / par Voltaire. Molière et la comédie / par La Harpe. Extraits du Discours sur la comédie / par Auger
Date de l'édition originale : 1862
Comprend : Vie de Molière ; Molière et la comédie ; Extrait du Discours sur la comédie

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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   19 février 2017
Vie de Molière par Voltaire

Le goût de bien des lecteurs pour les choses frivoles, et l’envie de faire un volume de ce qui ne devrait remplir que peu de pages, sont cause que l’histoire des hommes célèbres est presque toujours gâtée par des détails inutiles et des contes populaires aussi faux qu’insipides. On y ajoute souvent des critiques injustes de leurs ouvrages. C’est ce qui est arrivé dans l’édition de Racine faite à Paris en 1728. On tâchera d’éviter cet écueil dans cette courte histoire de la vie de Molière ; on ne dira de sa propre personne que ce qu’on a cru vrai et digne d’être rapporté, et on ne hasardera sur ses ouvrages rien qui soit contraire aux sentiments du public éclairé.
Jean-Baptiste Poquelin naquit à Paris en 1620, dans une maison qui subsiste encore sous les piliers des Halles. Son père, Jean-Baptiste Poquelin, valet de chambre tapissier chez le roi, marchand fripier, et Anne Boutet[5], sa mère, lui donnèrent une éducation trop conforme à leur état, auquel ils le destinaient : il resta jusqu’à quatorze ans dans leur boutique, n’ayant rien appris, outre son métier, qu’un peu à lire et à écrire. Ses parents obtinrent pour lui la survivance de leur charge chez le roi ; mais son génie l’appelait ailleurs. On a remarqué que presque tous ceux qui se sont fait un nom dans les beaux-arts les ont cultivés malgré leurs parents[6], et que la nature a toujours été en eux plus forte que l’éducation.
Poquelin avait un grand-père qui aimait la comédie, et qui le menait quelquefois à l’hôtel de Bourgogne. Le jeune homme sentit bientôt une aversion invincible pour sa profession. Son goût pour l’étude se développa ; il pressa son grand-père d’obtenir qu’on le mît au collége, et il arracha enfin le consentement de son père, qui le mit dans une pension, et l’envoya externe aux jésuites, avec la répugnance d’un bourgeois qui croyait la fortune de son fils perdue s’il étudiait.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   19 février 2017
Scène I
Hali, Musiciens
Hali, aux Musiciens.
Chut… N’avancez pas davantage, et demeurez dans cet endroit, jusqu’à ce que je vous appelle. Il fait noir comme dans un four : le ciel s’est habillé ce soir en Scaramouche et je ne vois pas une étoile qui montre le bout de son nez. Sotte condition que celle d’un esclave ! de ne vivre jamais pour soi, et d’être toujours tout entier aux passions d’un maître ! de n’être réglé que par ses humeurs, et de se voir réduit à faire ses propres affaires de tous les soucis qu’il peut prendre ! Le mien me fait ici épouser ses inquiétudes ; et parce qu’il est amoureux, il faut que, nuit et jour, je n’aie aucun repos. Mais voici des flambeaux, et sans doute c’est lui.
Scène II
Adraste et deux laquais, Hali
Adraste
Est-ce toi, Hali ?
Hali
Et qui pourroit-ce être que moi ? A ces heures de nuit, hors vous et moi, Monsieur, je ne crois pas que personne s’avise de courir maintenant les rues.
Adraste
Aussi ne crois-je pas qu’on puisse voir personne qui sente dans son cœur la peine que je sens. Car, enfin, ce n’est rien d’avoir à combattre l’indifférence ou les rigueurs d’une beauté qu’on aime : on a toujours au moins le plaisir de la plainte et la liberté des soupirs ; mais ne pouvoir trouver aucune occasion de parler à ce qu’on adore, ne pouvoir savoir d’une belle si l’amour qu’inspirent ses yeux est pour lui plaire ou lui déplaire, c’est la plus fâcheuse, à mon gré, de toutes les inquiétudes ; et c’est où me réduit l’incommode jaloux qui veille, avec tant de souci, sur ma charmante Grecque et ne fait pas un pas sans la traîner à ses côtés.
Le Sicilien ou l'Amour peintre
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Vidéo de  Molière
MOLIÈRE – Variations sur les fêtes royales, par Michel Butor (Genève, 1991) Six cours, parfois coupés et de qualité sonore assez passable, donnés par Michel Butor à l’Université de Genève en 1991.
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