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ISBN : 9791094680155
Éditeur : Le Serpent à plumes (17/09/2015)

Note moyenne : 2.05/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Dieu, agent d'entretien dans un fast-food de Caroline du Sud, présente des signes d'Alzheimer. Revenant sur Son ?uvre, Dieu voit que tout cela est bon ; sauf l'Amérique. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour une destruction créative. Lâché par Ses supers-pouvoirs, Dieu confie alors à Brad Power une mission : désaméricaniser l'Amérique.Entre Philip K. Dick et Italo Calvino, Momus met en scène un Dieu vengeur, une Amérique totalement perdue dans une comédie bur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sanguine
  04 janvier 2016
Encore un livre de 2015 que je ne chronique que maintenant. En fait, je me suis interrogée pour savoir si j'allais réellement rédiger une chronique du livre de Momus parce que je n'ai pas vraiment apprécié ce que j'ai lu. Pourtant j'étais hyper emballée par le résumé du bouquin et par sa couverture très ketchup. J'ai acheté le livre sur un coup de tête, sans même avoir lu une seule critique et ben j'aurai pas dû ...
Dieu, agent d'entretien dans un fast-food de Caroline du Sud, présente des signes d'Alzheimer. Revenant sur Son oeuvre, Dieu voit que tout cela est bon ; sauf l'Amérique. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour une destruction créative. Lâché par Ses supers-pouvoirs, Dieu confie alors à Brad Power une mission : désaméricaniser l'Amérique.
Il est sympa ce résumé non ? Moi je m'attendais à quelque chose de très sarcastique, d'une critique acerbe des Etats-Unis et des dérives qui en découlent. Mais malheureusement, je n'ai rien trouvé de tout ça tout au long du livre ... A vrai dire, je me suis vraiment ennuyée pendant toute ma lecture. Je n'ai pas réussi à trouver un quelconque intêret au livre et pourtant, j'aime vraiment beaucoup les récits dystopiques !
Je n'ai pas accroché au style de l'auteur, il s'écoute beaucoup. Les phrases sont alambiquées et parfois même confuses. Souvent je n'ai rien compris au délire de Momus, ça m'a bien gonflé. le livre n'est pas long (heureusement !), à peine 190 pages et pourtant, j'ai mis plusieurs jours à en venir à bout tellement il ne m'intéressait pas.
Oui, ce livre a été un véritable parcours du combattant, j'ai refusé de l'abandonner parce que je déteste mettre une lecture de côté mais j'ai vraiment souffert. Je ne vais pas pouvoir dire grand chose de plus au sujet de ce "truc", je ne l'ai pas compris et je n'ai pas l'intention de lui donner une autre chance un jour. Je vais le mettre en vente, c'est méchant pour le prochain lecteur mais je ne vais pas garder dans ma bibliothèque un ouvrage que je ne ressortirai jamais.
Bref, je ne vous le conseille pas (ou bien pour faire un cadeau à la personne que vous détestez le plus au monde !)
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ComiteromansPoissy
  16 décembre 2015
Momus, auteur compositeur britannique, nous plonge dans un univers totalement déjanté, une comédie burlesque dans laquelle l'Amérique n'a pas vraiment le beau rôle. Dans le monde de UnAmerica, l'hyper capitalisme est devenu une véritable farce. Les situations décrites, proches de l'absurde, servent particulièrement le discours sur les dérives du système : les travailleurs doivent payer pour exercer leurs fonctions au sein de l'entreprise, les publicitaires n'hésitent pas à surfer sur la politique pour vendre leurs produits, les Américains sont drogués à toutes sorte de pilules pour contrer leurs angoisses et être toujours gais. C'est farfelu, drôle et engagé. Et le texte résonne avec notre monde dont Momus souligne les failles par le biais de l'absurde. Malheureusement, l'enchaînement de situations plus folles les unes que les autres a fini par me lasser et me perdre. S'ajoute à ça le fait que le héros Brad Powers perd de vue sa quête pendant un moment : engagé dans l'entreprise « Willy – tout pour le sport », sorte de Décathlon burlesque, il peine à recruter les membres de son expédition destinée à « désaméricaniser l'Amérique » : l'histoire se recentre alors sur son quotidien au magasin. Sans vrai fil conducteur, j'ai eu l'impression d'assister à une surenchère d'absurdité dont je ne comprenais plus le sens. C'est un livre qui se démarque par son originalité, sorte d'uchronie burlesque, inclassable, mais que j'ai malheureusement arrêté après soixante pages.
Florence ( le Vésinet)
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Garoupe
  18 novembre 2015
« Ah, messieurs, mais il est bien possible que la seule raison pour laquelle je me prenne pour un homme intelligent, c'est que, de toute ma vie, je n'ai jamais rien pu commencer ni achever. Ca va, ça va, je ne suis qu'un bavard, rien qu'un bavard inoffensif et contrariant, comme tout le monde. Mais qu'est-ce que je peux faire quand la fonction unique et évidente de tout homme intelligent reste le bavardage, c'est-à-dire d'agiter les bras pour faire du vent ? » Dostoïevski, in Les carnets du sous-sol.
Cette citation de Dostoïevski apparaît page 157 et résonne à ce moment-là comme un parfait condensé de ce qu'est « UnAmerica » : derrière la tentative de déconstruction de ce qu'est l'Amérique contemporaine (nous y reviendrons), tout n'est que spectacle, représentation… gesticulation, plus ou moins savante (et Dieu sait (c'est le cas de le dire) que Momus est bourré, presque à l'excès, de références savantes et non moins intelligentes) derrière laquelle il convient de farfouiller pour en tirer la quintessence. Très honnêtement, je doute d'y être parvenu au bout d'une seule lecture !
Derrière ce foisonnement de références, Momus revient point par point sur tout ce qui fait le déclin de l‘empire américain (sic). Point de départ de son livre : Dieu a perdu ses pouvoirs ; il ne peut donc seul entreprendre son entreprise de destruction de l'Amérique et s'en va requérir l'aide d'un quidam qui devra monter une expédition maritime pour dé-découvrir l'Amérique ! Cela vous semble ubuesque et a tout d'un récit d'un hurluberlu ? Vous n'avez pas tort… vous avez même bougrement raison. Et si il est quasiment impossible (en tout cas pour moi, je ne voudrai pas sous-estimer mon lectorat que je pense supérieur à ma personne) de saisir toutes les allusions du récit de Momus, on est forcé de lui reconnaître une intelligence hors norme, un sens de la parabole, à la limite du biblique, somptueux et une inventivité foisonnante. Ramener la Seconde Guerre Mondiale à une lutte entre les leaders de ZZ Top et de Kraftwerk est tout bonnement aussi incroyablement osé que purement génial !
Tout y passe de façon faussement loufoque : sentiment de supériorité, armes, manipulation, pouvoir judiciaire, expansion et colonialisme (un colonialisme moderne à travers les enseignes commerciales.
Bref, si vous avez le courage de sauter dans l'univers de Momus, vous ne devriez pas le regretter et accompagner son héros dans ses exercices de lévitation qui vous mèneront plus haut que vous ne l'imaginez.

Lien : http://wp.me/p2X8E2-wT
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Aucafelitterairedeceline
  03 septembre 2015
Tout de suite, Momus nous plonge dans un monde parallèle, un mélange du nôtre et d'un monde imaginaire doté d'un étrange calendrier. Là-bas, l'Histoire tel que nous la connaissons n'a pas tourné de la même façon : le sud a gagné la guerre et l'esclavage est toujours en vigueur, la RDA existe toujours, etc. Bref, alors que Dieu confie une mission à Brad (désinventer l'Amérique) et que ce dernier veut se lancer dans le recrutement de marins pour réussir sa quête, c'est, pour moi, le début d'un roman singulier.
Lorsque Brad intègre une entreprise « Chez Willy – tout pour le sport », avec des conditions de travail aberrantes, il déchante vite et son projet de recrutement s'enlise. Une bonne partie du roman se déroule autour de cette boutique. Brad, le narrateur, nous raconte son quotidien en toute simplicité et franchise livrant des détails mordant, absurde ou comique de son quotidien.
Il est dommage que l'on perde de vue pendant un bon bout de temps la quête, mais Momus réalise un portrait satirique de l'Amérique et chaque situation, aussi surréaliste soit elle, y participe. Par exemple, il y a cette scène où Brad apprend la lévitation, celle où il se fait embaucher ou encore tout simplement Dolorosa, personnage inoubliable.
Ce livre est inclassable, emprunte à plusieurs genres. Il entre dans la catégorie des Objets littéraires Non Identifiés. Il flirte avec le comique et l'absurde. Cela déroute parfois. C'est le sentiment qui domine globalement une fois ce livre fermé d'ailleurs.

Lien : https://aucafelitterairedece..
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helhiv
  12 janvier 2017
Ce petit livre ne m'a pas franchement enthousiasmée mais je lui ai quand même accordé quatre étoiles parce qu'il contient des choses que j'aime beaucoup, de l'uchronie, de l'absurde, du huitième degré. Pour tout dire, parfois, c'est même drôle ...
Des tas de choses me sont probablement passées quinze coudées au-dessus du citron notamment où veut en venir l'auteur car, si la critique des Etats-Unis est bien présente, elle est tellement masquée et dépolie qu'elle en perd presque toute portée. Les multiples références, certaines probablement érudites, sont pour la plupart hors d'atteinte de ma modeste culture. La visite des îles qui conclut le voyage de Brad m'a aussi laissée très perplexe.
Bref, un livre très loufoque et très bizarre, donc étonnant, mais qui vaut plus par la forme que par le fond (dans les limites de ma capacité d'en juger).
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AucafelitterairedecelineAucafelitterairedeceline   03 septembre 2015
[...] je supporte très mal que l'Amérique soit devenue une machine à fabriquer des gens déplaisants. Je n'ai pas besoin de t'énumérer les péchés de ce pays. l'empreinte écologique gigantesque, les bases nucléaires partout sur la planète, les guerres opportunistes[...] j'ai envoyé des déluges pour moins que ça.
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AucafelitterairedecelineAucafelitterairedeceline   03 septembre 2015
Il y a tant de question que j'aurais dû lui poser pendant notre rencontre. Comment les choses auraient-elles tourné si le Nord avait gagné le Guerre de Sécession et aboli l'esclavage ?
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AucafelitterairedecelineAucafelitterairedeceline   03 septembre 2015
Si tu es quelqu’un, dit-on, tu as une Rolle-Royce. Mais si tu es Dieu, tu as une Mercedes 600.
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