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EAN : 9791095718819
209 pages
Agullo (27/08/2020)
3.66/5   38 notes
Résumé :
Sept ans après avoir quitté brutalement Berlin, Marika, une Française de 38 ans, revient dans la capitale allemande afin que son fils Solal rencontre son père, Thomas, un célèbre dramaturge. Elle accepte de les laisser seuls pour la nuit mais, le lendemain, leurs retrouvailles sont compromises car un tremblement de terre a coupé la ville en deux. Marika part à leur recherche.
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Ce que j'ai ressenti:
Déjà, il y a comme une urgence. Plusieurs urgences, d'ailleurs, dans ce Soleil de cendres, à comprendre, à ressentir, à vivre au travers de cette plume puissante. Une urgence climatique en priorité, mais aussi une urgence respiratoire autant que poétique. Une urgence de beauté avant l'inéluctable. Comme s'il fallait mettre des mots sur l'écrasante canicule qui foudroie cette ville, avant le chaos. Comme s'il fallait mettre du relief dans ce panorama de ruines avant l'extinction. Une urgence à regarder le monde bien en face, à se faire à l'idée qu'il est en souffrance. Un danger imminent se pressent dès les premiers lignes…Ce roman époustouflant a des accents de post-apocalyptique brûlant. On n'y respire pas bien dans ces pages, on manque d'air. Il y a des masques aussi sur les visages, et des cendres qui tombent. Des cendres par milliers. Des cendres et une chaleur à crever. Ça et le manque d'eau. Astrid Monet nous emmène dans un Berlin étouffant, -gris-noir-cendré-, et terrassé par une catastrophe naturelle. Et on sent l'urgence de toutes ces urgences vitales, à travers les yeux de trois personnages. Trois membres d'une famille éclatée mais qui pour trois jours, acceptent de recoller les morceaux. Sauf, qu'il y a ce matin-là, le drame.

La nature maltraitée mugit dans un désarroi infini.

Qu'on se le dise avec sincérité, c'est un coup de coeur. Plus que ça même, puisque j'ai été comme hypnotisée, transpercée, la bouche pleine de cendres mais au coeur, un plein soleil éblouissant…C'est un Berlin que j'ai adoré. Plus intense que ce que j'aurai pu rêver, un brin déchiqueté et noyé sous les décombres certes, mais avec une ambiance orageuse à couper le souffle…En fait, la force de ce roman, c'est cette plume très sensorielle, qui permet une projection dans la faille, au coeur même de cette catastrophe sans nom…Toutes les scènes de vie prennent de la profondeur au milieu de cette atmosphère asphyxiante, tous les petits détails deviennent beauté dans cet enfer de gris cendré. L'écriture de Astrid Monet est évocatrice, vibrante, renversante. Ça tombe sur moi, ça me touche, ça m'ensevelit, ça me submerge, et même encore, sous cette pluie de poésie couleur plomb, j'en voudrais encore des rayons exceptionnels de ce Soleil de cendres.

Mais c'est toute la ville qui se vide de sa substance moléculaire, de son âme, tandis que les cendres du volcan continuent de pleuvoir sur les premières ruines du tremblement de terre.

Je voudrai retenir longtemps le souvenir de cette ville, de cette course contre la mort, de cet amour inconditionnel d'une mère pour son enfant. Je voudrai retenir longtemps leurs prénoms. Je voudrai retenir plus longtemps encore, les sensations aussi fortes soient-elle, aussi dévastatrices qu'elles ont pu être sur mon coeur. Juste pour me rappeler encore l'émotion que j'ai ressenti à leurs côtés, je voudrai retenir ce livre. Entre rêve et réalité, entre horreur et douceur, entre l'Allemagne et la France, entre la vie et la mort, entre l'amour et le chaos, il y a une merveille. Soleil de cendres.

Sa voix électrique, hypnotique, transperce le ciel furieux de Berlin pour frapper dans le coeur de Marika. Il faut que ce coeur batte, d'amour, de vie, de colère, de rage.


Ma note Plaisir de Lecture 10/10

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Berlin, en plein été et en pleine canicule : Marika la quarantaine, doit y revenir avec son jeune fils pour que celui ci fasse la connaissance de son père.

Mais un événement imprévu va mettre la ville en plein chaos. Marika et Solal sont séparés, Solal se retrouve alors dans les décombres avec son père et la mère éplorée va tout mettre en oeuvre pour le retrouver.

Une écriture dense et poétique et un sens de l'atmosphère un peu angoissant font de cette fable écologique un récit sensible et sobre sur .l'amour filial et le déréglement climatique.

Un conte apocalytpique pas loin de la Route de Mac Carthy mais avec des relents aussi de Réparer les vivants de Maylis de Kerangal..

Encore la preuve que les éditions Agullo - ceux qui publient notamment Valerio Varesi ou Frédéric Paulin ont un catalogue d'une belle exigence et d'une grande qualité .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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J'ai mis beaucoup de temps avant de me décider à rédiger mon avis suite à la lecture de Soleil de cendres, parce que je ne savais absolument pas quoi dire de ce roman. Entendons-nous bien, je n'ai eu aucune difficulté à le lire et à en comprendre l'histoire, mais j'étais bloquée. J'étais incapable de dire si je l'avais aimé ou non. Avec le recul, j'ai réalisé deux choses. La première : il m'a laissée indifférente. Il ne m'a absolument pas déplu. Mais je n'ai pas non plus été séduite. L'histoire se lit bien et l'écriture d'Astrid Monet est agréable. Un style fluide, nullement pompeux et quelques jolies formules qui plus est. Cependant, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et l'histoire de cette mère qui cherche désespérément son fils n'est pas parvenue à me happer. La seconde : je ne sais pas dire ce qu'est ce roman, quel objet littéraire il est, et je pense que cela a joué sur mon incapacité à entrer pleinement dans l'histoire. Au départ, c'est l'histoire d'une mère et de son fils, du lien qui les unit, mais également l'histoire d'une séparation, récit très réaliste reposant sur un schéma familial courant. Très vite, des allusions à la chaleur étouffante et au manque d'eau dans une Europe qui ressemble pourtant à la nôtre s'immiscent dans le récit, j'ai cru y voir un message environnemental sous-jacent, mais je dois reconnaître que je ne suis plus très sûre. Enfin, ce tremblement de terre en plein Berlin, qui n'est a priori pas vraisemblable, m'a fait croire à un récit mettant en scène un futur plus ou moins proche mais je crois que ce n'est pas le cas. C'est simplement le récit d'une mère qui cherche son fils, ce que met en avant le bandeau couvrant la première de couverture, mais alors l'auteure a, me semble-t-il, ouvert plusieurs portes qu'elle n'a pas su refermer, ou du moins exploiter, et c'est, finalement, ce qui m'a gênée.

Lien : http://aperto-libro.over-blo..
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Paru cette année aux éditions Agullo, Soleil de cendres est une petite claque en terme de narration. L'histoire prend place dans un futur très proche. Les dégâts climatiques se font de plus en plus sentir, notamment à Berlin, où manifestation, chaleurs intenables et incompréhension flirtent avec un climat social proche de l'implosion.

Marika, mère de Solal 9ans décide de lui présenter son père, après l'avoir quitté et être partit élever seule son fils. S'ensuit une catastrophe climatique d'ampleur, suite au réchauffement climatique, un volcan millénaire entre en éruption et englobe toute Berlin d'un brouillard de cendres et d'une chaleur suffocante. Marika est séparée de son fils qui se retrouve avec un père qu'il ne connait que depuis deux jours.

Dès les premières pages on sent que le roman ne va pas être tendre avec ses personnages. Entre traumatisme ouvert, caractères forts et passif douloureux, cette escapade à Berlin semble tourner au cauchemar. On ne nous prend pas par la main et tous les clichés sont balayés d'un coup. On ressent l'urgence et parfois même la détresse que ressentent cette mini-famille brisée avant même d'avoir eut le temps de se reconstruire.

Le roman est porté par une narration très subtil qui ne verse pas dans le pathos. Les parents sont ingénieusement construit et la figure du père très élégamment mise en avant. Solal quant à lui porte le rôle de cet enfant débrouillard, intelligent mais emprunt de naïveté enfantine touchante. Enfin, la mère, verse peut être un peu trop dans le clichée de «retrouver mon fils à n'importe quel prix», quitte à en oublier sa propre sécurité et celle des autres. Un peu trop badass pour le passé qu'elle porte et le traumatisme qui se joue, cependant elle reste très bien écrite.

Le roman propose une vraie rencontre entre la catastrophe et le motif de la famille. Il apporte pas mal au genre et n'essui aucun essoufflement. Certaines scènes hors narration sont très subtiles et les personnages secondaires apportent du ciment à l'intrigue. Un roman d'une justesse bluffante, qui ne s'encombre pas de clichés, refusant la facilité ou la paresse d'écriture, Soleil de cendres s'inscrit comme un roman d'anticipation ingénieux et méticuleusement réussit.
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Chez Agullo éditions, on n'aime pas s'enfermer dans des cases.
Polar, science-fiction, fantastique, le lecteur n'a que l'embarras du choix et de nombreux horizons à visiter. Avec son second roman, Soleil de cendres, la française Astrid Monet quitte Paris pour une autre capitale européenne : Berlin.
Une occasion de se projeter dans une Europe qui ploie sous la chaleur et le manque d'eau. Un contexte climatique difficile qui rappelle encore et toujours l'urgence de la question environnementale alors que le roman se concentre sur trois jours d'une vie ordinaire, celle de Marika et de son fils, Solal.

Retrouver le passé
Divisé en trois parties, Soleil de Cendres s'ouvre sur le départ de Marika, une française de trente-huit ans, et de son fils, Solal, âgé de sept ans. Leur destination ? Berlin. Leur but ? Rencontrer Thomas, l'ex-petit-ami de Marika et père de Solal, un enfant qu'il n'a pas revu depuis des années.
Immédiatement, le lecteur s'aperçoit que quelque chose cloche dans le monde de Marika. La chaleur est accablante, étouffante. L'eau est rare, jalousement gardée, et dans l'indifférence générale, les plus pauvres et les plus vulnérables meurent sur les trottoirs de la capitale. Tandis que Marika embarque dans un avion à destination de Berlin, des manifestants haranguent les passagers pour éveiller les consciences avant qu'il ne soit trop tard. Mais la nature humaine est têtue.
Si l'on pourrait croire au départ que l'histoire ne sera qu'un simple empilement d'avertissements climatiques vus et revus, Astrid Monet s'attache très rapidement à la description de ses deux personnages principaux : Marika et Solal. C'est grâce à l'adjonction d'un troisième personnage, Thomas, le père et le compagnon perdu de vue, que l'autrice s'avère le plus efficace.
Pendant sa première partie, le roman s'attarde à la fois sur les blessures passées de Marika mais aussi sur l'envie touchante de Solal de découvrir son père, tiraillé entre la peur et la curiosité. Au travers de ces retrouvailles, Astrid Monet décrypte le passé et les fêlures des uns et des autres tout en tirant le portrait de Berlin, capitale historique et culturelle. Berlin s'anime sous la plume de la française qui parvient de façon tout à fait remarquable à intriquer passé et présent, RDA et RFA, intime et faits historiques.
Très réussie, cette première partie promet beaucoup, à la fois sur le plan émotionnel mais aussi sur le plan humain.

La catastrophe
Puis, d'un coup, ce drame intime devient un drame tout court avec une éruption volcanique et un tremblement de terre qui liquident la capitale allemande. Les images d'Apocalypse envahissent le roman d'Astrid Monet, saisissantes et hallucinantes… mais qui brisent la dynamique initiale.
Dès la seconde partie, Astrid Monet transforme le récit d'une rencontre en un récit catastrophe où l'enjeu devient de retrouver l'autre, répétition en mode action/aventure des pages précédentes.
Et avec le réchauffement climatique, l'ensemble sonne creux et artificiel. On a déjà lu tout ça, déjà vu ce genre de choses et rien ne vient véritablement surprendre le lecteur qui doit désormais suivre une mère à la recherche de son fils et un fils à la recherche de sa mère. Une sorte de The Impossible de papier à qui il manquerait la vraie impulsion émotionnelle.
L'échec de ce virage s'avère d'autant plus flagrant à l'aune de quelques réussites mineures du récit. On pense notamment au parallèle entre ce qui arrive à Marika et à la voisine d'immeuble qui attend depuis des dizaines d'années le retour d'un mari qui n'arrivera jamais. Une illustration parfaite de ce que manque Astrid Monet en s'engouffrant trop vite dans un récit-catastrophe à grande échelle. La seule belle chose qui émerge de toutes ces pages, c'est le sacrifice d'un père et la lettre d'un fils qui parle enfin. Dommage que rien n'est véritablement exploité là-dedans au final.
Ce qui manque à Astrid Monet, c'est d'arriver à susciter l'émotion en dévoilant peu à peu ses personnages comme dans sa première partie, ce qui manque, finalement, c'est la catastrophe intime et non celle du monde autour, qui n'apporte rien à l'ensemble, sinon un background écologique-light.

Malgré sa dimension intime initiale, Soleil de cendres s'enlise dans une apocalypse qui rejoue les poncifs du genre. Bouffé par son manque d'originalité et sa cible émotionnelle manquée, le roman d'Astrid Monet laisse tiède sur un sujet pourtant brûlant.
Lien : https://justaword.fr/soleil-..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Depuis la naissance de son fils, son monde se résumait à Solal. Qui tournait autour de qui ? Qui était le satellite de l'autre, de la mère ou de l'enfant ?
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Dans le parc, les familles du quartier, allemandes, turques, venaient avec des poussettes chargées d’enfants et des sacs remplis de provisions. La langue allemande se mélangeait à la langue turque. Dans le Görli, comme dans tous les parcs de Berlin, les barbecues étaient autorisés. Les familles étalaient des draps et des couvertures sur les grandes pelouses, les gamins jouaient au foot, les femmes discutaient entre elles et bientôt une odeur de viande et de légumes grillés crépitait autour d’elles. Au matin, des étudiants traversaient le parc. Ils sortaient de boîte de nuit, les oreilles bourdonnantes de musique électro, les yeux fiévreux. Les vêtements sentaient le tabac froid. Ils discutaient rapidement avec un type le prix pour quelques grammes d’herbe. Ils fumaient assis sur un banc. Des chiens couraient. Dans le Görli, tout ce monde cohabitait parfaitement.
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Mais c'est toute la ville qui se vide de sa substance moléculaire, de son âme, tandis que les cendres du volcan continuent de pleuvoir sur les premières ruines du tremblement de terre.
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La foule reprend son cri en choeur ; en face, les policiers ne bougent pas. le visage figé derrière la visière de leurs casques, le torse bombé par les gilets pare-balles, ils se tiennent droits, campés sur leurs jambes carrossées de protections. Impassibles sous leur carapace noire. Sur un ordre, ils avancent lentement vers le groupe furieux.
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Sa voix électrique, hypnotique, transperce le ciel furieux de Berlin pour frapper dans le cœur de Marika. Il faut que ce cœur batte, d'amour, de vie, de colère, de rage.
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Vidéo de Astrid Monet
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