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EAN : 9782265116313
Fleuve Editions (26/09/2019)
4.1/5   100 notes
Résumé :
Ceci est une fiction née de la vie du Facteur Cheval, ce "fou génial" qui a construit le Palais Idéal à Hauterives dans la Drôme. C’est aussi un hommage à la liberté, la poésie, l’art et la foi en ce qui nous dépasse. Ferdinand Cheval vient de perdre sa fille Alice à l’âge de 15 ans. Lors de ses tournées, il se lie d’amitié avec un peintre qui n’a plus vu la sienne depuis très longtemps. Ces deux hommes vont se rejoindre dans la douleur et la passion qui aide à trav... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (48) Voir plus Ajouter une critique
4,1

sur 100 notes
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lyoko
  22 octobre 2019
Qu'est ce qu'il est beau ce livre !!
Je me suis régalée, j'ai eu envie de mettre une phrase sur deux en citation ( là c'est mes origines lointaines marseillaises qui ressortent.. mais il y en a beaucoup quand même ).
Un roman assez court, qui se lit tout seul. Un roman qui fait du bien, un peu comme un roudoudou qu'on savoure doucement. Un roman qui donne l'envie de poursuivre ses rêves.
Et puis il faut reconnaître que je suis plus habituée a lire Nadine Monfils dans un autre registre , plus déjanté, mais ici ça plume prend je crois tout son talent car elle est pleine de poésie et de douceur.
Je ne connais pas du tout ce palais tant évoqué mais il n'est pas très loin de chez moi.. et ce roman m'a bien donnée envie de le visiter, donc un weekend a programmer aux beaux jours. Mais c'est aussi l'envie de rencontrer cet homme formidable, peu instruit, mais avec une philosophie de vie incroyable.. un être humain entier, avec ses qualités et ses défauts.
Un roman que je conseille fortement. Je crois qu'il est bon de le garder sur sa table de chevet et de relire certains passages quand le creux de la vague nous emporte.
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CoccinelleDesLivres
  20 novembre 2019
Ferdinand Cheval n'a qu'un but dans sa vie, construire le rêve d'un fou. le plus beau des palais où dans sa pierre se graveront les sourires des anges déchus.
Ce petit roman sous forme d'arabesque et de conte est un hymne aux rêves trop longtemps oubliés. Un plaidoyer où respire dans chaque ligne l'envie de vivre, d'aimer, de sourire, de donner.
Douze critiques pour cinquante neuf citations, car en effet, ce livre n'est que citations à souligner, ça saute à l'âme comme une bulle de savon multicolore. le rêve et toujours lui, sous toutes ses formes, avec un acharnement littéraire que ce rêve dégouline de partout.
Je pensais que l'auteure belge n'était partisante que du voyage en absurdie (Les vacances d'un serial killer) mais non. le rêve d'un fou n'est que poésie, une allégorie utopiste d'un monde rêvé aux mille étoiles où à trop vouloir me bombarder de jolies proses philosophiques, existentielles ou spirituelles, je n'ai pas attrapé la floche du bonheur. Un roman un peu trop bisounours pour moi où les rêves je les réserve aux petites filles qui croient aux contes de fée.
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marina53
  20 janvier 2020
Il est des rêves fous qui donnent un sens à une vie...
Joseph Ferdinand Cheval, après bien des épreuves traversées au cours de sa vie (le décès de sa maman à 11 ans, celui de son papa quelques années plus tard, son premier fils à un an, sa première épouse), aurait pu sombrer. Dans le désespoir ou la tristesse... de son amour avec Claire-Philomène, sa seconde épouse, veuve et sans enfant, naîtra l'étoile de sa vie, Alice. Alors facteur à Hauterives, après s'être essayé au métier de boulanger et d'agriculteur, le quarantenaire parcourt pas moins de 30 kms par jour pour effectuer sa tournée. Une tournée qui l'emmène sur des terres arides et sèches, parsemées de petits cailloux. Et parce qu'un jour, il butera sur une pierre, une pierre très étrange qui ne ressemblait à aucune autre, lui viendra l'idée de construire un palais pour son Alice...
Le palais idéal, classé monument historique par André Malraux en 1969, attire toujours, aujourd'hui, autant de monde. Environ 165000 personnes par an s'y rendent pour admirer l'oeuvre de Joseph Ferdinand Cheval, communément appelé Facteur Cheval. Après l'adaptation cinématographique de Nils Tavernier en janvier 2019, avec un Jacques Gamblin plus émouvant que jamais, bien lui a pris à Nadine Monfils de rendre une nouvelle fois hommage à cet homme qui, durant 33 ans, aura consacré ses jours et ses nuits à son ouvrage, malgré les critiques. En s'inspirant librement de la vie de Ferdinand Cheval, l'auteure nous plonge dans son quotidien et tente de donner un sens à ce palais. Ce court roman, à la fois d'une infinie tristesse et d'une rare beauté, montre combien il est important de croire en ses rêves... même les plus fous. Empli de poésie, de tendresse et de silences, ce rêve d'un fou réchauffe les coeurs et les âmes...
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Cannetille
  22 novembre 2019
Le Facteur Cheval a passé trente-trois ans à construire seul, sans formation, sans argent, et en parallèle de son emploi de postier, son extravagant et désormais célèbre Palais Idéal, qui impressionna Picasso et André Breton, fut classé en 1969, et continue à attirer des foules de visiteurs à Hauterives, dans la Drôme. Nadine Monfils s'est inspirée des faits connus pour imaginer librement ce qui a bien pu entretenir l'incroyable opiniâtreté de cet homme à réaliser, contre vents et marées, un rêve longtemps considéré comme une folie douce.

Le récit, très court, fait du Facteur Cheval le narrateur, lui empruntant quantité de ses propres déclarations et se glissant dans la tête de cet homme sans grande éducation issu d'un milieu modeste, meurtri par la mort de ses enfants, qui va courageusement exorciser sa souffrance par l'édification de ce qui deviendra une véritable oeuvre d'art. C'est toute une philosophie de vie, à la fois naïve et pleine de bon sens, emplie d'une profonde humanité, que nous fait partager ce portrait tendre et attachant, où affleurent constamment rêve et poésie.

Je suis globalement tombée sous le charme de ce texte agréable et cousu de jolies réflexions, sans toutefois réussir à me départir d'une légère réserve : sa tonalité très idéaliste, sa profusion de bons sentiments, et ses leçons de vie un peu trop appuyées m'ont empêchée de me laisser complètement emporter vers le coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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jeunejane
  12 juin 2022
Ferdinand Cheval exerçait son métier de facteur dans la Drôme au début du siècle dernier.
Il parcourait des kilomètres pour remettre ses lettres dans les chemins et la caillasse.
Il n'avait pas été épargné par la vie car il a dû subir la perte d'êtres très chers.
Le seul moyen qu'il a trouvé pour se sortir de ces peines atroces a été de construire son palais idéal à l'aide de cailloux choisis le long des chemins empruntés pour distribuer son courrier.
Lors des tournées, il les entassait et venait les reprendre plus tard avec sa brouette. Il a réalisé un travail titanesque pour réaliser son oeuvre, pour laisser une trace.
Il était abonné à des revues de voyages et possédait un dictionnaire géographique. Cela suffisait à le faire rêver et à créer les formes, les personnages à ériger sur son petit palais aurais-je envie de dire, car l'édifice n'était pas destiné à l'habitation.
J'ai beaucoup apprécié son amitié avec Joseph, le peintre taiseux qui allait devenir son grand ami et lui donnerait l'occasion de retrouver la force de continuer sa construction grâce à un mensonge inventé pour dépasser sa douleur.
Je ne connaissais Nadine Monfils que dans des écrits légers où elle pousse l'humour parfois un peu loin.
Ici, elle nous livre des réflexions profondes et magnifiquement exprimées sur le sens de la vie à cette époque très rude. Rien ne nous empêche de les transposer actuellement : elles résonnent toujours de façon aussi vraie.
Une toute belle lecture que j'ai intégrée tout particulièrement en pensant à mon père qui trouvait dans la marche un grand apaisement après le stress du travail. Il avait été subjugué par cet endroit qu'il avait découvert dans les années 80 en descendant vers le Vaucluse. Je crois que ma mère avait été un peu moins enthousiasmée par la visite et mes filles aussi. Chacun ses sensibilités.
J'ai pu voir le film avec Jacques Gamblin qui joue le rôle de Ferdinand Cheval et maintenant voici le roman de Nadine Monfils qui donne encore un autre aspect de l'histoire tout à fait réussi.
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Citations et extraits (130) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   23 septembre 2019
Quand Alice est morte, j’ai pensé que Dieu, s’il existait, était trop cruel pour qu’on le vénère. Et je lui en ai voulu. Au catéchisme, le curé nous avait dit que nous étions tous des fils de Dieu. Tu parles ! C’est qui ce père qui tue ses enfants ? J’en voulais à la terre entière. Il me fallait bien un coupable… J’ai regardé le ciel en jurant comme un charretier ! Mais Dieu était trop lâche pour se montrer. Il se cachait derrière ses gros nuages gris. Lorsque j’ai perdu mon petit Victor, je n’ai pas eu cette réaction. Bizarrement, je n’ai même pas pensé à Dieu. J’ai pensé à rien. Au grand vide dans lequel j’avais envie de me jeter. Puis la vie est venue me murmurer des choses à l’oreille et je me suis relevé pour pas sauter. Il m’a fallu du temps, après la disparition de mon Alice, pour arriver à faire la paix avec ce Dieu qui était devenu le creuset de tous mes malheurs. Et je me suis souvent demandé comment faisaient ces femmes qui avaient perdu leurs enfants à la guerre, pour continuer à prier. Ma rage s’est adoucie grâce à cette fusion que je ressentais avec la nature. Tous les jours, je marchais à travers ce livre ouvert que nous avait offert le divin. Et même s’il lui arrivait d’arracher des pages, c’était quand même un beau cadeau que de voir pousser des fleurs, d’entendre chanter les oiseaux, ou murmurer l’eau des ruisseaux. Mais était-ce bien lui qui écrivait notre histoire ? Le doute m’assaillit. J’en parlai avec mon ami Joseph.
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CannetilleCannetille   22 novembre 2019
Je l’ai déjà dit : il n’y a pas d’inaccessibles étoiles, sauf celles qui sont trop loin pour briller. Tant qu’une étoile n’est pas éteinte, on peut l’atteindre. Il faut juste bien la choisir pour pouvoir la toucher du bout des rêves.
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jeunejanejeunejane   12 juin 2022
Heureusement, j'avais une solide constitution. Je mangeais très peu de viande, je me nourrissais uniquement des légumes de mon jardin....
Je pense que la fatigue est le manteau de l'ennui. Quand on fait ce qu'on aime, on ne sent pas ce lourd vêtement sur soi.
Il ne pèse soudain plus rien. La passion fait de nous des oiseaux.
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marina53marina53   24 janvier 2020
Chaque pierre est un acte de vie et de mort, puisque le temps passe. Peu importe, l'essentiel est de créer. C'est l'acte au monde qui nous rapproche le plus du divin ou de ce qui fait de nous des porteurs d'âme. Et s'il n'y a rien là-haut, au moins, on aura eu une vie intense.
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CoccinelleDesLivresCoccinelleDesLivres   20 novembre 2019
Oscar Wilde a écrit : « Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais. » Chacun sur cette terre a sa part de bonheur et de malheur. Certains trinquent plus que d’autres.
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