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ISBN : 2732477818
Éditeur : Editions de la Martinière (18/02/2016)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Le plus grand danger n'était pas notre puissance mais notre aveuglement... 
Lorsque le monde s'écroule tel un château de cartes technologique apparaît la véritable menace : avec l'effondrement de ses infrastructures, l'homme risque de perdre la maîtrise de la totalité de ses réacteurs nucléaires. 
Résilience nous fait assister aux derniers jours de l'humanité, colosse aux pieds d'argile encore accroché à ses certitudes, ainsi qu'au combat mené par le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  01 août 2013
Yannick Monget peut se targuer d'avoir quasiment inventé un nouveau style de roman : le thriller d'anticipation d'utilité publique !
Difficile pour moi d'écrire sur ce roman tant je suis resté sans voix, la dernière page tournée… Certains romans marquent durablement les esprits, Résilience en fait partie.
Le roman est tout à la fois un vrai récit d'anticipation hyper réaliste (puisqu'il parle d'un futur très proche) et une mine d'informations sur le nucléaire et la géopolitique.
Premier constat, jamais Monget n'utilise un ton moralisateur ou des termes trop techniques qui pourraient rebuter les lecteurs potentiels. Première grande réussite du livre et non des moindres.
Ce bouquin est un coup de poing, un appel (par la fiction) à une prise de conscience collective. Un avertissement très documenté sur les risques du nucléaire, avec moult informations et renseignements (toujours argumentés grâce à des renvois en bas de page ou vers les foisonnantes et passionnantes annexes).
C'est bien parce que ce roman est loin de tout discours extrémiste que son message porte autant. Attendez-vous à sortir de cette lecture estomaqué, informé, apeuré, éclairé, secoué, mais aussi diverti.
Vous serez touchés par le destin de ces survivants de l'apocalypse. Vous serez scotchés au récit par le style très cinématographique de l'auteur (même si j'aurais parfois aimé quelques envolées plus lyriques comme on les retrouve dans certains romans post-apocalyptiques, le seul mini bémol que je trouverais à formuler).
Un roman post-apo doublé d'un documentaire qui nous prouve que nous ne sommes rien, juste des apprentis sorciers qui ne maitrisons pas notre pouvoir, dépassés par des progrès technologiques qui vont plus vite que nos progrès en termes d'humanité.
Et puis il y a l'espoir. Parce que ce roman va profondément vous éprouver, et pourtant l'auteur a le discernement de ne pas que nous plonger totalement la tête sous l'eau en nous proposant une lueur dans la pénombre.
Pour ma part je sors changé de cette lecture, fiction ou pas. Un bouquin que je qualifie d'indispensable. A lire par tous et toutes, quels que soient vos goûts en matière de littérature (sauf si vous souhaitez garder les yeux fermés face à cette primordiale question de société) et quel que soit votre opinion sur le sujet.
Un mot sur la version papier du livre, vendue sur le site du groupe dont Monget est le président (lien ci-dessous). Elle est d'une qualité rare, tant au niveau de la mise en page, de la couverture que de l'agencement des informations en annexe. du très haut de gamme, un réel plaisir pour le lecteur.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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sonfiljuliesuit
  31 janvier 2017
Si l'avenir de l'humanité, de l'homme, de la planète vous intéresse, ce livre est fait pour vous ! Enfin un livre qui pousse la réflexion plus loin et amène une réflexion sur notre devenir sur cette planète ! Ce livre ne peut que pousser à se sortir les doigts du cul et d'arrêter de se dire qu'après nous le déluge ! Qu'allons nous laisser aux générations futures ? L'égoïsme de l'Homme le pousse à sa perte ! Un roman qui devrait être mis entre toutes les mains.
Comme lu sur le blog d'Ivan, dont la chronique est ici, l'auteur crée un nouveau concept : le thriller d'anticipation d'utilité publique !
C'est une lecture qui marque, qui m'a marqué et qui restera dans ma mémoire.
L'auteur par des mots simples à travers une intrigue divinement bien ficelée amène son lecteur à se poser mille questions. Mille questions qui nous amène à penser à notre quotidien !
Les faits sont exposés avec des mots simples, sans nous noyer de mots scientifiques trop compliqués, sans ce ton moralisateur qui pourrait rebuter le lecteur. Accessible à tous, pour peu que l'avenir des générations futures nous intéresse. Grâce à son accessibilité, ce roman d'anticipation porte un message très novateur et plein d'espoir dans le genre humain, même si l'être humain a détruit tout ou partie de ce qui devrait être inné : la préservation de cette planète qui porte la vie.
L'auteur nous fait prendre conscience que le nucléaire est un danger et il le fait avec un savant dosage, sans jamais nous faire peur. Cette prise de conscience s'accompagne de changement que l'homme devrait opérer, mais dont les lobbies sont loin de vouloir mettre en place ! L'appât du gain reste le plus fort au détriment du bien-être.
Certes, ce roman thriller-post-apocalyptique est un très bon documentaire, doublé d'un excellent thriller, car oui l'auteur réussit le tour de force de démontrer que l'Homme reste un drôle d'animal ! Un très bon roman (que j'ai du mal à qualifier de roman) plein d'espoir en l'être humain qui tient le changement entre ses mains !
Les personnages sont touchants de réalisme et passionnants par leurs idées toutes tournées vers l'espoir ! Oui l'auteur réussit tour à tour à distiller cette peur viscérale de la fin du monde et à nous montrer que l'espoir est là ! Même dans les fins les plus tragiques !
Le changement c'est maintenant (j'ose croire que c'est encore possible) même si tout démontre dans le quotidien que le changement n'est pas pour demain ! L'éducation des générations futures se construits peu à peu et cela dans le quotidien. Chacun à son niveau peut aider au changement.
Je ne suis pas sortie indemne de ma lecture. J'ai été choquée, attendrie, j'ai eu peur, j'ai été révoltée mais j'ai refermé ce livre avec beaucoup d'espoir !
L'auteur arrive à nous faire prendre conscience que nous sommes nucléaires et que nous vivons nucléaires !
Alors si ce genre de bouquin qui éveille les consciences ne vous attire pas, passez votre chemin ! Sauf si vous avez d'ouvrir les yeux sur une nécessité absolue de revoir votre vision de la vie ! Sauf si vous avez envie d'un avenir meilleur et que votre conscience vous dicte que vous n'êtes pas seul sur cette planète et que chacun à son niveau peut apporter une pierre à l'édifice pour une préservation de cette Terre pour une vie meilleure pour les générations futures.
Un livre qui devrait être entre toutes les mains car très accessible doublé d'une intrigue qui ne pourra vous laisser indifférent !
J'ai mis un temps fous à coucher mon avis, j'ai été très touchée et je me sens différente et mes choix de consommation s'en ressentent, même si seule je ne peux rien. Une petite pierre à l'édifice vers le changement.
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BlackKat
  10 juillet 2013
Si vous êtes un être égocentrique ne voyant pas plus loin que le bout de votre centaine d'années humaines, prenant pour argent comptant tous les discours paternalistes visant à vous endormir dans une douce béatitude, vivant dans une bulle de confort, ayant comme principe "après moi, le déluge"... passez votre chemin, ne lisez pas Résilience. Par contre, si vous êtes titillés par votre appartenance à l'Humanité, stop. Prenez Résilience, lisez, savourez, réfléchissez, tremblez... mais lisez-le.
Roman fiction-réalité, thriller d'anticipation, ou comment (r)éveiller les consciences tout en nous offrant une histoire d'exception!
Je voudrais être dithyrambique mais les mots me manquent tant tout est dit et excellemment dit dans cet ouvrage sur toutes nos angoisses, nos colères, notre impuissance et nos incompréhensions face à la marche actuelle du monde, et ce, dans les fils d'une histoire de terrorisme et de thriller magnifiquement orchestrée!
On plonge d'emblée dans une ambiance (post)apocalyptique des plus savoureuses, voyage dans tous les coins de la planète, on est immergé dans chaque société. C'est une vision globale de l'être humain et de la société tout à la fois actrice et victime du plus extrême crime contre l'humanité: son extinction.
C'est un récit dense mais fluide et totalement addictif; extrêmement bien documenté (notes et références à l'appui) et on ne peut plus actuel; noir, alarmiste parfois et réaliste mais jamais sans espoir. Un récit qui met en exergue tous les dysfonctionnements et aberrations de notre modernisme. Une analyse concise et sans concession aucune.
On tremble au fil d'un suspense à couper le souffle, haletant par l'alternance des chapitres "avant" et "après" l'Effondrement. Avec un dénouement incroyable.
Les personnages sont attachants, tous autant qu'ils sont, les bons comme les moins bons, les principaux comme les autres.
L'action est bien menée, toujours très "visuelle", très spectaculaire également.
Les propos scientifiques émaillant le récit sont tous, sans exception, compréhensibles et abordables.
Yannick Monget ne tombe à aucun moment dans le piège de la propagande pseudo écolo-politico-économique ou dans un discours moralisateur et culpabilisateur. Il ne donne aucune réponse idyllique et magique aux problèmes mondiaux de macro-économie, sociétaux, éthiques, de crises énergétiques et bio-climatiques. Mais il pose les bonnes problématiques.
Je ne suis pas sortie indemne de cette lecture, c'est un coup de coeur phénoménal. C'est une fiction mais elle a le goût de la sombre prophétie...
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belette2911
  16 février 2017
Boum badaboum ! Grosse Katastrofe ! Kolossale Horreur ! Notre monde n'est plus… Il est mort, le Monde ! du moins, le Monde tel que nous le connaissons. R.I.P. Regrets éternels. La Terre pourrait écrire, en lettre de sang "L'Humain m'a tuer".
♫ Il est 5h, Paris… ne s'éveillera plus ♪ (Les autres villes non plus).
Paris déserté, Paris contaminé, Paris dépeuplé, Paris vidé… Mais Paris libéré !
Oui, libéré de tous ses habitants, touristes et êtres vivants ! On est tous mort.
Toute la Terre est contaminée, toute la Terre est décédée ! Toute ? Non, quelques groupes d'Humains résistent encore et toujours à l'envahisseur pandémique nommé Virus Noir et à la contamination de toute la Planète Bleue par les centrales nucléaires qui, livrées à elles-mêmes, ont surchauffé avant de nous faire des Tchernobyl-Fukushima puissance 1000.
Ce qui est horrible dans ce roman, c'est que lorsqu'on commence à le lire, bardaf, on n'existe déjà plus ! On est mort… Comme le disait si bien le grand philosophe Kenshiro "Tu es mort et tu ne le sais pas encore" (si jamais, pour les néophytes, je parle de Ken le Survivant).
Le premier chapitre fait mal au bide, aux tripes, l'émotion est à son comble, les événements se déroulent pendant l'Effondrement et je vous jure que je n'aimerais pas vivre ça. C'est criant de vérité et ça te donnerait des cauchemars (heu, ça en donne).
Ensuite, on a une alternance entre les chapitres se déroulant 2 ans après l'Effondrement et ceux 90 jours avant… Les chapitres étant clairement identifiés par une police d'écriture du titre différente, ce qui rend les choses plus simples.
On aurait pu nommer ce roman : chronique d'une disparition annoncée… Chronique d'une éradication totale du Vivant annoncée… Toi qui entre ici, abandonne toute espérance envers le genre humain.
L'écriture de ce roman pré et post-apocalyptique n'est pas simpliste, ni simple, car le lecteur doit ingurgiter des données sur le nucléaire, les virus informatique, les pandémies, bref, tout un tas de truc pas vraiment agréable à vivre et qui font peur à lire.
Heureusement, les infos passent bien car elles ne sont pas données sur un ton docte ou sur celui d'un écolo mi-extrémiste, mi-baba cool. On ne prend pas le lecteur pour un crétin, se doutant que celui qui lira ces pages ne sera pas un fan des écrits de Barbara Cartland.
Une chose m'a étonnée, preuve que le roman était bien foutu : j'avais beau savoir que les personnages croisés dans la partie "Avant Effondrement" allaient tous mourir, cela ne m'a pas empêché de m'attacher à eux, de les apprécier, de suivre leur enquête, alors que je savais pertinemment bien que tout cela ne servirait à rien…
Si le roman "Black-Out, demain il sera trop tard" foutait la trouille de bout en bout, ici, on ne se planquera pas sous la table durant la lecture car la mort sera rapide pour l'Homme et tout autre êtres vivants.
Ici, la peur naitra de ce que nous allons apprendre sur nos centrales nucléaires et leur impossibilité à être démantelées, l'impossibilité de se défaire des déchets radioactifs, la longévité de certains, leur toxicité, ce que l'on a déjà bouffé, respiré et plus des tas d'autres choses que je n'oserais même pas vous raconter.
Ce qui est le plus terrifiant dans ce roman, c'est que tout est horriblement réaliste, tout est foutrement bien documenté, tout est perfidement analysé, tout y est parfaitement bien décrit, à tel point que j'avais peur de revenir dans le roman une fois que je l'avais fermé. Oserais-je continuer ? Yes, I can ! Oui, je l'ai fait.
Si le premier chapitre était sur des chapeaux de roues, bourré d'action et de suspense, les suivants prendront le rythme d'une croisière qui ne s'amuse pas, vu les horreurs que l'on va lire et qui font froid dans le dos.
Celui qui voudrait du Jack Bauer (24h Chrono) sauvant la planète Terre devra passer son tour car les 200 premières pages sont assez lentes, avant que tout ne s'accélère progressivement, passant du round d'observation à quelques uppercuts bien sentis, alors que l'on avait déjà reçu des crochets dans le menton et dans le plexus à divers endroits du roman. le tout se terminant par un K.O du lecteur, bien entendu.
Certes, au fil des pages se dessinait clairement un truc pas net, j'avais des soupçons horribles et ma plus grande peur était de les voir se réaliser. Mes aïeux, quel final ! Pire que ce que je pensais mais avec une lueur d'espoir…
Un tout grand roman post et pré apocalyptique !! Yvan avait raison en disant que c'était "un thriller d'anticipation d'utilité publique". Hélas, pas sûr que les principaux concernés le lisent et surtout, qu'ils le mettent en application, eux qui nous vendent encore et toujours que le nucléaire est super sûr et que tout est sous contrôle…
L'orgueil incommensurable de l'Homme fait qu'il pense qu'il gère tout, qu'il contrôle tout, que tout est sous sa coupe… Mon cul, oui ! On ne gère rien, on ne contrôle rien et un jour, sans doute, ça nous pètera dans la gueule.
En tout cas, si j'arrive à retenir le quart de la moitié du dixième de ce que j'ai appris sur le nucléaire dans ce roman, j'aurai de quoi briller au prochain dîner de famille… Mais je pense qu'ils préféreront m'entendre parler de sexe que de nucléaire…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Amnezik666
  17 mars 2014
Ah que je vais avoir du mal à vous pondre une chronique qui tienne la distance, non pas que ce fut un calvaire de lire ce roman, bien au contraire j'ai été séduit et plus qu'agréablement surpris. La principale difficulté tient justement dans la profondeur de ce roman, vous aurez entre les mains, à la fois un roman d'anticipation post-apocalyptique, un thriller riche en rebondissements, un bouquin d'espionnage dans lequel fiction et (triste) réalité cohabitent sur fond de géopolitique et d'écologie. Ca fait beaucoup non ?
N'ayant franchement pas la fibre écolo (au sens politique du terme) et n'étant pas non plus un antinucléaire convaincu, je craignais un peu que cet aspect du roman ne soit quelque peu indigeste. Mais en fait ce roman, richement documenté, se lit (et se ressent) d'avantage comme un cri d'alarme visant à attirer notre attention sur ce qui pourrait arriver en cas de mauvaise gestion continue de la question du nucléaire.
Et oui ce bouquin va certainement vous pousser à vous poser des questions et même à remettre en cause certains points que vous teniez auparavant pour acquis. le discours de l'auteur est d'avantage écologue qu'écologiste.
Mais rassurez vous ce discours est mis au service d'une intrigue aux multiples facettes menée tambour battant. Les chapitres alternent en effet entre une intrigue qui se déroule deux ans après l'effondrement de l'humanité, et une autre qui vous fera vivre les derniers mois du monde tel qu'on le connait. L'auteur ne situe pas précisément dans le temps la catastrophe, toutefois, une lecture attentive des multiples notes et renvois permet de se faire une petite idée de la chose, disons que les années 2050/2080 seraient une échéance probable. Mais ce n'est pas tant la date éventuelle qui fait froid dans le dos, mais plutôt le réalisme du scénario imaginé par l'auteur.
La dernière partie de l'ouvrage est un condensé de notes et annexes en rapport avec le nucléaire, sans prendre pour argent comptant toutes les affirmations de l'auteur, force est de reconnaître qu'il est sacrément documenté sur la question. Toutes ces informations permettent en partie de répondre aux questions que l'on se pose après la lecture du roman et à réfléchir à notre avenir. Quand je dis notre avenir je ne me la joue pas nombriliste, c'est bel et bien de l'avenir de l'espèce humaine (par moment le terme humanité me semble déplacer pour nous désigner) dont il est question. Quelle que soit votre position vis-à-vis du nucléaire ça ne coûte rien de parcourir ces quelques pages, après à chacun de se forger son opinion.
Lien : http://amnezik666.wordpress...
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   29 juin 2016
[le saviez-vous...?] 27/12/1999 France
Incident de niveau 2 sur l'échelle INES [International Nuclear Event Scale, allant de 0 à 7] affectant la centrale du Blayais lors de la violente tempête qui touche alors toute la France : inondation des parties basses des tranches 1 et 2 (ainsi que, dans une moindre mesure, des tranches 3 et 4) forçant l'arrêt de trois des quatre réacteurs de la centrale (un scénario qui n'est pas sans rappeler l'enchaînement dramatique qui mena à la catastrophe de Fukushima, douze ans plus tard 1).

1. Cela n'a pas empêché le gouvernement de l'époque, sous la présidence de N. Sarkozy, de soutenir, à travers les propos de son ministre de l'Industrie, Eric Besson, que ce qui était arrivé à Fukushima ne pouvait se produire en France (une position également soutenue par l'opposition). Il est intéressant de noter que non seulement cette affirmation est fausse, mais que cela était même déjà arrivé douze ans plus tôt, fort heureusement, sans aller jusqu'à la fusion puis l'explosion des réacteurs.

[à la fin de ce roman d'anticipation spéculative, une annexe dans le dossier informatif d'une cinquantaine de pages, dénombre, non pas le total, mais (seulement) un certain nombre d'incidents et accidents nucléaires d'une liste "officielle". Sur les 76 cités qui se sont produits entre 1942 et 2012, seize (!) ont eu lieu en France]
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DoVerdorieDoVerdorie   23 juin 2016
Le fossile trônait désormais fièrement dans son bureau, au-dessus d'une citation amusante du Français Boris Vian sur le thème de l'évolution qu'il avait fait encadrer : « Évolution inéluctable qui, parallèlement à ce grand courant partant du singe pour aboutir à l'homme, part de l'homme pour aboutir à l'imbécile. »
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BlackKatBlackKat   10 juillet 2013
« Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.
« Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulés à pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre apparente est faite de cendres […]. Nous apercevions à travers l’épaisseur de l’histoire, les fantômes d’immenses navires qui furent chargés de richesse et d’esprit. Nous ne pouvions pas les compter. Mais ces naufrages, après tout, n’étaient pas notre affaire.
« Elam, Ninive, Babylone étaient de beaux noms vagues, et la ruine totale de ces mondes avait aussi peu de signification pour nous que leur existence même. Mais France, Angleterre, Russie… ce seraient aussi de beaux noms. […] Et nous voyons maintenant que l’abîme de l’histoire est assez grand pour tout le monde1. »
Paul Valéry, La Crise de l’esprit (1919)
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BlackKatBlackKat   10 juillet 2013
— Excusez-moi de vous interrompre, mais le terme « condamné » n’a jamais fait partie de notre vocabulaire. C’est un mot qui fait référence à un état irréversible. Si effectivement un territoire pollué radioactivement peut être dangereux pour toute forme de vie pendant des centaines de milliers d’années, la radioactivité disparaît malgré tout un jour ou l’autre, même si cela se fait à l’échelle de dizaines ou centaines de millénaires.
— Disons qu’en utilisant ce terme je me réfère à l’échelle de vie humaine.
— Je pense que ce qui justifie notre action est justement lié à cet état d’esprit que nous partageons tous et qui consiste justement à ne pas penser à l’échelle d’une ou deux générations : nous agissons pour que la vie soit à nouveau possible un jour dans ces régions… Tous les êtres humains ne pensent pas forcément à l’échelle de quelques années comme le faisaient nos politiques…
— Ce qui est probablement l’une des causes de la catastrophe, nous vous l’accordons. Toujours est-il que cette vision à court terme a toujours été caractéristique des...
— Il y a des précédents historiques, vous savez : les cathédrales se bâtissaient sur plusieurs générations en Europe, et leurs ouvriers savaient pertinemment qu’ils ne les verraient jamais terminées. Cela ne les a pas empêchés de les édifier pour autant.
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belette2911belette2911   03 janvier 2017
— Nous savons que trente-deux des pompiers qui intervinrent sur l’incendie du toit de Tchernobyl sont morts d’irradiations aiguës dans les semaines qui ont suivi l’accident, commença-t-elle. Lors de la conférence de Vienne, qui eut lieu en août 1986, les autorités soviétiques avaient tenté de simuler l’impact sanitaire en se basant sur le modèle Hiroshima-Nagasaki et les relevés effectués au niveau du sol. Ils étaient parvenus dans un premier temps à une estimation de quarante mille décès à venir, des suites de cancers multiples. Ce chiffre avait provoqué une levée des boucliers des lobbies, qui avaient réussi à faire redescendre cette prévision à quatre mille décès probables lors de la seconde conférence de Vienne, qui eut lieu deux mois plus tard… Un chiffre qui apparaît, je vous le concède, odieusement ridicule aujourd’hui. En réalité, si nous nous fions à des données émanant des Nations unies, en avril 2000, Kofi Annan avançait le chiffre de plus de sept millions de personnes touchées… Et ce chiffre continue régulièrement d’être revu à la hausse par l’OMS, car Tchernobyl continue de faire des victimes aujourd’hui encore dans toute l’Europe. Ce dernier chiffre demeure cependant une estimation, et un certain flou semble subsister, disons-le clairement. Et puis il faudrait savoir de quoi on parle : de victimes avérées ou de victimes probables ? Le problème, encore une fois, c’est que l’OMS, comme le disait Catherine, n’a jamais pu dévoiler toutes ces données, du fait de ces accords signés avec l’AIEA.
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Terres d'avenir - Yannick MONGET .De l'urgence bioclimatique aux rêves de demain... Faisant appel aux toutes dernières avancées du monde de la recherche et aux techniques d?infographie les plus récentes, cet ouvrage propose de voyager dans le temps, de visualiser notre monde ? ses villes, ses monuments, ses paysages les plus connus ? transposés dans des futurs, certes hypothétiques, mais bel et bien possibles. En rendant plus accessible au grand public les rapports scientifiques et économiques du GIEC, de l'ONU ou encore de l'OMS, Terres d?Avenir tente de faire comprendre les enjeux de ce siècle. Après avoir traité des différents degrés d?impact que les crises actuelles pourraient avoir sur notre planète, l?auteur aborde, de façon plus optimiste, à l?encontre des scénarios dramatiques, les solutions concrètes qui s?offrent à nous, grâce à une réelle prise de conscience de ces enjeux. Une révolution de notre manière de penser, plaçant l?éthique à la base de notre développement. Un scénario d?espoir plausible, conforté par les récentes découvertes et par la volonté de faire naître de la crise une nouvelle vision de nos sociétés. "Le Prix Nobel de la Paix attribué au GIEC en 2007 témoigne de ce qu'un développement hamonieux de nos civilisations passe obligatoirement par la lutte contre le réchauffement climatique ; ce souci de notre avenir transparaît tout au long de l'ouvrage de Yannick Monget." Jean Jouzel, vice-président du GIEC, Prix Nobel de la Paix En librairie le 22/10/2009.
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