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ISBN : 2715245297
Éditeur : Mercure de France (31/08/2017)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Lorsque Bérénice Barbaret Duchamp, 33 ans, cadre dans une grande entreprise de communication, rentre de congé maternité, elle est progressivement mise à l’écart. Bérénice, qui n’a jamais cherché à être dans la lumière, aurait tendance à accepter la situation. Mais ses proches l'encouragent à se battre. À la faveur d’un stage de développement personnel – « chercher sa voix pour trouver sa voie » –, elle se lie d’amitié avec Guillaume, le formateur musicien. Chez le j... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
  19 novembre 2017
Un premier roman fin, subtil et délicat. Moderne aussi, avec l'histoire de Bérénice, jeune maman désormais placardisée mais habituée comme les femmes de sa famille, comme de longues lignées de femmes, à s'effacer devant le désir des hommes, le regard des hommes, leur ambition aussi.
Bérénice va essayer d'enfin se chercher, se trouver.
Bérénice Barbaret Duchamp, une nouvelle BBD, Belle au Bois Dormant. Depuis longtemps effacée, en retrait, endormie.
Bérénice va essayer de trouver sa voie, se trouver enfin.
Avec le soutien de son mari, mais surtout avec l'éveil de son bébé, et avec les rencontres régulières avec son professeur de chant, Guillaume. Car Bérénice s'est inscrite à une formation pour "trouver sa voix/voie".
Une écriture intéressante et fine, une auteure dont j'attends les prochains livres, et encore une bonne pioche chez Mercure de France qui publie souvent des romans originaux.
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lucia-lilas
  18 octobre 2017
Lorsque Bérénice retourne travailler dans sa boîte de com' après son congé mater, on la prévient, elle n'a plus à s'occuper des prezzes, les Présentations en interne des Cahiers documentaires qu'elle rédigeait. C'est une autre fille, celle qui l'a remplacée en son absence, qui s'en charge désormais. Bérénice ose à peine s'avouer qu'elle se sent soulagée : les comptes rendus à l'oral, ça n'est pas pour elle.
Clara, sa copine, adjointe de la DRH, ne voit pas du tout les choses de la même façon et tente de la faire réagir : « ton job a été amputé », « ton problème, c'est que tu es trop peu VISIBLE », « il y a celles qui prennent la lumière et celles qui sont périphérisées », « placardisées » et « tu risques de bientôt en faire partie » lui assène brutalement Clara pour lui ouvrir les yeux . Il faut selon elle « comprendre le concept de soi comme marque » (je vous jure, ça existe, ça s'appelle le personal branding - 1. quand je vous dis qu'on touche le fond... - 2. plus je vieillis, plus je me dis que le monde de l'entreprise n'était VRAIMENT pas fait pour moi !), donc, il faut : parler de soi, se répandre partout sur la toile, les réseaux sociaux, se vendre, se montrer, « occuper l'espace », raconter son accouchement sur Facebook, son amour pour l'opéra baroque et les éclairs au chocolat, attendre fébrilement les like, les espérer nombreux et enfin seulement, EXISTER, être VIVANT ! Une société où le paraître a supplanté l'être et où l'image est le maître mot...
Mais le problème, c'est que Bérénice est d'une autre époque, d'un temps où « la pudeur pouvait être une qualité ». Tiens, c'est vrai, le mot « pudeur » semble maintenant complètement désuet, je ne sais même pas si mes élèves en connaissent le sens et savent qu'à une époque, on évitait de parler de soi - il faudra que je vérifie dès demain… Je sens que lorsque je vais leur expliquer le sens de ce mot, ils vont ouvrir de grands yeux et me rire au nez !
« On pourrait raconter ta vie d'adulte, amoureuse comme professionnelle, par tes retraits, effacements, défections, seconds rôles, planques derrière les arbres, choix par défaut qu'ensuite tu ne cherches plus à remettre en cause ... N'en as-tu pas assez ? » lui demande cette petite voix qui tente de la réveiller...
Pour exister maintenant, et notamment dans le monde de l'entreprise, il faut se placer au devant de la scène, être visible, sous le feu des projecteurs. Alors, quand Bérénice se voit proposer un stage pour « faire entendre sa voix », elle s'inscrit et écoute, de loin au début, Guillaume, le formateur.
L'histoire de Bérénice est celle d'une femme effacée, d'une « invisible » : « c'est BBD, la Belle au bois dormant... Bérénice Barbaret Duchamp, trente-trois ans, cadre moyenne, mariée, un nourrisson, flottant depuis près de vingt ans dans un sommeil singulier. », une femme que l'éducation, la société, la vie ont gommée lentement : « Tu es issue d'une procession de femmes pour qui s'effacer est devenu une activité, surjouant leur faiblesse, je ne sais rien faire, je ne comprends rien, je suis si vite perdue... ». C'est vrai, on a vite fait inconsciemment d'endosser le costume que la société nous tend, de penser que rien ne peut être autrement puisque c'est comme ça depuis la nuit des temps, on a vite fait de se taire, de renoncer, de faire comme si ce n'était pas pour nous parce que nous, on ne peut pas (on est moins fortes physiquement), on ne sait pas (on est moins fortes intellectuellement), on n'a pas l'habitude (on ne l'a jamais fait). Et puis, pas la peine de discuter, les choses importantes se règlent entre hommes. Alors, pour se faire entendre, il faut faire du bruit, taper du pied, griffer, mordre : pour certaines, c'est envisageable, pour les autres, juste pas possible comme on dit maintenant, alors, c'est l'engloutissement, ciao, pas vue, pas retenue, oubliettes… Pas facile d'exister dans ce monde de brutes !
J'ai beaucoup aimé ce roman, l'histoire d'un éveil, celui d'une femme qui n'aime pas la lumière mais qui va petit à petit venir au monde, y prendre sa place et vivre, c'est l'histoire d'une renaissance et d'un retour à la vie.
L'auteur a choisi d'écrire à la deuxième personne, et ce « tu » m'a fait penser au « tu » de Sarraute dans Enfance : c'est un pronom (la petite voix bien enfouie de sa conscience?) qui réveille, qui appelle doucement « tu m'entends ? », qui ramène progressivement à la vie et j'ai trouvé ce choix d'écriture particulièrement judicieux. En même temps, il était impossible à la narratrice de dire « je » puisque d'une certaine façon, au début, elle n'existe pas...
Un très beau texte tout en nuances qui exprime une double violence : celle d'une société où la femme occupe bien souvent la place que les hommes lui assignent et où il faut à tout prix se vendre pour exister. Pour celles qui n'aiment ni l'ombre ni les projecteurs, pas facile de trouver sa place !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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isabelleisapure
  14 janvier 2018
Il ne m'est pas facile d'être à contre-courant, lorsque la majorité des lecteurs s'accordent à trouver moult qualités à un texte qui m'a laissée totalement indifférente.
Le plus agaçant, c'est que je ne sais pas vraiment ce qui m'a déplu. L'écriture est agréable, simple, précise, poétique parfois.
Le « tu » employé en mode de narration me convient parfaitement, je trouve même qu'il crée une certaine proximité entre le personnage et le lecteur.
Par contre, l'histoire de cette belle endormie, Bérénice Barbaret-Duchamp, sorte de Belle au bois dormant moderne dont elle partage les initiales BBD ne m'a pas touchée.
J'ai eu l'impression qu'elle survolait sa vie, mal dans son travail, mal dans son couple, à peine concernée par son jeune enfant. Tout cela m'a ennuyée au point que j'ai eu du mal à finir ma lecture. Les personnages secondaires m'ont semblés tout aussi insipides.
Des rendez-vous ratés, il y en a dans ma vie de lectrice, il n'en reste pas moins que j'en éprouve à chaque fois un sentiment de culpabilité et de regret face au travail d'un auteur, d'autant plus lorsqu'il s'agit comme ici d'un premier roman.

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motspourmots
  06 septembre 2017
"On pourrait raconter ta vie d'adulte, amoureuse comme professionnelle, par tes retraits, effacements, défections, seconds rôles, planques derrière les arbres, choix par défaut qu'ensuite tu ne cherches plus à remettre en cause, démission de l'intuition, miroir aux alouettes des images flatteuses. Oui, sans doute que s'il y avait une continuité à dessiner dans ta vie éclatée, faite de réalisations avortées, de désirs insuffisamment désirants, elle serait à chercher de ce côté. N'en as-tu pas assez ?"
Je vous le dis tout de suite, cette lecture fut pour moi au-delà du coup de coeur. J'ai rarement eu cette impression de faire corps avec un texte, de le sentir résonner en moi à chaque ligne. Alors que j'étais en pleine sélection des premiers romans pour les 68 premières fois, que j'enchainais des lectures à un rythme assez élevé voici que je me surprenais à savourer chaque mot, à ralentir, à m'arrêter pour relire des paragraphes, à retenir au maximum le moment présent sans avoir nullement envie d'arriver à la fin. Ce livre est sans aucun doute arrivé à point nommé dans ma vie. C'est ce qu'on appelle une rencontre.
Car l'histoire de Bérénice parlera forcément à de nombreuses femmes. L'histoire d'une trentenaire qui affiche toutes les apparences d'une vie réussie : un mari tendre et attentionné, architecte à la carrière ascendante, un bébé tout neuf, un job de cadre dans une agence de communication. le jeune couple tendance bobo dans toute sa splendeur. Pourtant, un événement va lézarder la façade. Au retour de son congé maternité, les attributions de Bérénice sont revues, certaines tâches lui sont retirées. Rien de grave se dit-elle... Avec la crise, c'est normal... Même si Clara, son amie et adjointe à la DRH tente de la réveiller et de la rappeler aux réalités du monde de l'entreprise "il y a des postes, mais surtout des rôles et elle a le sentiment que tu n'as pas choisi le tien, que tu te planques au fond de ton fauteuil de spectatrice". Bérénice a du mal à réagir, habituée à rester en retrait, à adopter les postures et les avis conseillés, à ne pas faire d'ombre à qui que ce soit.
"Tu es à toi-même un gouffre. L'exercice depuis longtemps consiste à maintenir vis-à-vis de ce gouffre une distance salubre. Tirer des bords, trouver des biais. Clara a raison, au fond tu as envie qu'on te laisse tranquille, qu'on ne vienne surtout pas gratter pour savoir ce que tu as dans le ventre car dans le ventre comme dans la tête, tu en es persuadée, tu n'as rien."
L'auteure met en lumière avec une extrême finesse le décalage entre les personnalités dont le moteur est la pudeur et la discrétion dans un monde où tout passe par l'image et la façon de se mettre en scène. Quand le "personnal branding" est le maître mot qui conditionne la réussite, quand le paraître supplante les compétences, comment trouver les armes pour se battre ? Rien d'étonnant à ce que l'entreprise soit le déclencheur du choc pour Bérénice, car c'est elle qui détermine souvent notre rôle dans la société. le lieu où la pression est la plus forte et où l'on est vite balayé si l'on refuse de jouer le jeu (enfin, le jeu... je me comprends). On ajoute à cela des décennies de conditionnement des femmes afin de les cantonner aux seconds rôles et l'on a une idée assez précise des digues à faire sauter pour qu'elles se sentent aussi compétentes, confiantes et légitimes que les hommes.
L'idée du parallèle avec la Belle au Bois Dormant est formidable, et le rythme de la narration, au gré des phases d'apprentissage notées dans le carnet d'éveil du petit Pierre renforce encore cette quête de sens, ce chemin au cours duquel Bérénice Barbaret Duchamp devra se réconcilier avec elle-même.
"Il y a ce conte qu'on connaît tous. Après son évanouissement, les proches de BBD organisent les conditions de son retrait du monde (...). Son sommeil se révèle ainsi indolore, il ne s'est rien passé, il ne se passe rien. Son sommeil, le tien, le nôtre. Nous qui laissons la vie nous traverser, ne nous y sentant pas aux commandes, abandonnant ces commandes à d'autres, nous, rétifs à l'action, tentés par les marges, nous absentant du moment avec une facilité inouïe. Nous les invisibles."
Je l'ai déjà relu deux fois, il va rejoindre l'étagère de mes essentiels et m'accompagner pendant un bon moment je sens. Sa finesse, sa délicatesse, sa justesse m'ont touchée au coeur et permis à son propos de faire son chemin. Celui qui conduit à l'éveil.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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hcdahlem
  07 janvier 2018
« Il y a ce conte qu'on connaît tous. Une jeune fille, à la suite d'une malédiction, tombe en sommeil. Son évanouissement n'ôte cependant pas les couleurs vives de son teint, ses joues sont incarnates et ses lèvres comme du corail. Cette jeune fille, c'est BBD, la Belle au bois dormant, et BBD c'est aussi toi, Bérénice Barbaret Duchamp, trente-trois ans, cadre moyenne, mariée, un nourrisson, flottant depuis près de vingt ans dans un sommeil singulier. » Pour son premier roman, Anne-Sophie Monglon revisite le conte de la Belle au bois dormant, mais dans une version XXIe siècle. C'est au moment où elle aurait pu – dû ? – croquer la vie à pleines dents que Bérénice est victime de la malédiction. le bac en poche, elle préfère s'effacer pour que Luc, son amoureux, ne lui reproche pas de le détourner de ses objectifs scolaires. Au fil des années et malgré des études brillantes, un emploi dans une grande agence de com et un mari architecte, elle va rester en retrait, reproduisant un schéma bien ancré : « Toutes ces femmes, on leur a appris à mettre en sommeil leurs aspirations. Et elles ont été consentantes, ont préféré rester au chaud plutôt que lutter. C'était le prix à payer, ont-elles cru, pour être acceptées dans un monde d'hommes. »
Et ce n'est sans doute pas sa récente grossesse qui va la réveiller. Après la naissance de Pierre, elle voit aussi ses attributions se réduire comme peau de chagrin. Ajoutez un mari peu présent pour tenter de contrer son Baby blues et vous aurez les ingrédients d'un drame ordinaire dans lequel Bérénice s'enfonce.
Pour la secouer Anne-Sophie Monglon choisit la seconde personne du singulier. Ce «tu» de l'injonction. Car en effet, «il serait temps que tu fasses entendre la voix qui dit je, qui ne se planque pas» Pour ce faire, un coach vocal vient à son secours.
Guillaume est un prof de chant, mais aussi un auteur qui entend produire un nouvel album. Avec lui, Bérénice va enfin trouver un moyen d'avancer. Mais parviendra-t-elle à se réveiller ? C'est tout l'enjeu de ce roman qui, mieux que bien des études sociologiques, nous explique la violence d'un système qui entend placer l'homme devant la femme, consciemment ou inconsciemment, au sein de la famille et surtout au sein de l'entreprise. Un roman très original dans la forme et puissant sur le fond. Bref, une jolie réussite !

Lien : https://collectiondelivres.w..
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critiques presse (2)
LeFigaro   10 novembre 2017
Pour son premier roman, Anne-Sophie Monglon signe une réécriture originale de La Belle au bois dormant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Actualitte   12 septembre 2017
Le premier roman d’Anne-Sophie Monglon, assez actuel par son sujet (la souffrance au travail), et très révélateur d’un milieu professionnel (celui de la communication), saisit avec acuité et de l’intérieur, la mise à l’écart progressive d’une jeune femme dans son entreprise.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   07 janvier 2018
Dans le boulot, aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, le soi est une marque – elle déclame pour bien marquer qu’elle n’y croit qu’à moitié, Personal branding.
Tu ne sais pas quoi dire. Souvent aussi face à Clara, un temps d’arrêt. Elle développe ce qu’elle estime être une manière intelligente de comprendre le concept du soi comme marque. Tu as du mal à l’écouter. Tu entends une autre histoire sous ses mots. Celle d’une fille, toi, qui n’a pas su passer d’une époque où la pudeur pouvait être une qualité à une où elle est devenue ringarde. Cette histoire, elle sonne juste, Clara est bonne à l’oral, mais tu n’es pas sûre qu’elle tiendrait à l’écrit.
Ton amie s’est maintenant tue et, dans la place que te laisse son silence, tu remplaces son histoire par la tienne, celle que tu aimes te raconter.
Tu es une fille qui n’a pas un ego surdimensionné, qui préfère être plutôt que paraître. Tu monteras sur la scène du travail quand tu te sentiras prête. C’est ce que tu dis à Clara. Quand? Elle a mis de l’agressivité dans sa voix. Elle continue à te chercher, c’est sa conception de l’amitié. Pourquoi pas?
Quand j’aurai mieux en main mes cahiers, sans doute. Tu les visualises à ce moment-là, le brouillon qu’ils représentent, oui, tu monteras sur la scène quand tes études seront plus abouties, c’est ce que tu te formules, que tu ne dis pas à Clara mais à quoi elle semble répondre, La vie est ici et maintenant.
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petitsoleilpetitsoleil   19 novembre 2017
Regain de stress collectif que tu observes quand l'homme vous demande de restituer votre AVENTURE DE LA JOURNEE et les questionnements qu'elle a fait émerger.
Je ne suis pas sûre d'y arriver, s'énerve un des chargés de com, les larmes aux yeux. Soyez à l'écoute de vous-même, répond le masseur, partagez si vous le souhaitez votre expérience, sinon gardez-la pour vous.
L'exercice te semble délicat, si vous n'exprimez rien, vous ne jouez pas le jeu, si vous en dites trop, vous donnez du grain à moudre à vos éventuels adversaires, à peu près tout le monde dans une boîte en temps de crise.
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BluerockBluerock   15 novembre 2017
Précisément, ce qui s'est passé, c'est qu'on t'a enlevé les prezzes, les Présentations en interne des Cahiers documentaires que tu rédiges. Hugues, ton boss, t'a expliqué, la nouvelle direction veut des gens à l'aise à l'oral et c'est bien naturel, non ? Ça ne t'a pas dérangée, ça t'a même soulagée, de ne plus faire les présentations. Elles sont toujours source de stress pour toi, tu connais toutes les faiblesses de tes Cahiers - chaque fois tu te dis que si tu avais eu plus de temps, tu aurais rendu quelque chose de plus consistant, quant au discours oral, on te demande là aussi d'aller vite et, du coup, à force de chercher le mot juste, tu bégaies, restes bloquée, c'est ce qui t'est arrivé pour la présentation du dernier hiver, un blanc, le trou noir, l'envie d'y disparaître, tu n'aimes pas l'oral.
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BluerockBluerock   15 novembre 2017
Il y a ce conte qu'on connait tous. Une jeune fille, à la suite d'une malédiction, tombe en sommeil. Son évanouissement n'ôte cependant pas les couleurs vives de son teint, ses joues sont incarnates et ses lèvres comme du corail. Cette jeune fille, c'est BBD, La Belle au bois dormant, et BBD c'est aussi toi Bérénice Barbaret Duchamp, trente-trois ans, cadre moyenne, mariée, un nourrisson, flottant depuis près de vingt ans dans un sommeil singulier.
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petitsoleilpetitsoleil   19 novembre 2017
Il te semble avoir le calme de ceux qui savent où ils sont et en même temps cette forme d'intranquillité nécessaire à l'action. Tu as l'impression de découvrir que l'alliance est possible. Et il n'est pas scindé en deux comme tes proches, Matthieu, Hugues, Clara même, il y a une harmonie entre ses différentes activités dont il te parle maintenant, celle d'auteur-compositeur-interprète, d'ACI, le festival de chansons à textes qu'il dirige tous les quatre ans en Bretagne, les ateliers en lieu clos qu'il anime, tout ça repose sur la croyance que le chant peut aider les gens.
Oui, il est différent de ceux qui t'entourent
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Video de Anne-Sophie Monglon (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Sophie Monglon
Anne-Sophie Monglon. Une fille, au bois dormant. Emission : Livrés à domicile. RTBF, 13 novembre 2017
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