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Critiques sur Le presbytère (28)
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Bazart
  18 mai 2018
Premier roman sorti à la rentrée littéraire de septembre 2017 qui a eu bonne presse sur une épouse soumise,à un tyran domestique..
hélas on a a peu accroché le style fait très nouveau roman français avec phrases courtes et au style très haché.. la preuve certainement que ce qui était original dans le courant du 20e siècle sonne ici précieux et dépassé...
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lucia-lilas
  06 décembre 2017
Quel texte ! Quel roman ! Je l'ai lu d'une traite, complètement happée par l'atmosphère glaçante qui s'installe progressivement, me demandant comment tout cela allait se terminer, relisant certains passages pour être sûre de bien comprendre ce qui se tramait.
Évidemment, le sujet y est pour quelque chose (je vous en parle dans deux minutes) mais je crois que l'écriture que j'ai trouvée fascinante, notamment à travers les métaphores poétiques de l'eau ou des structures syntaxiques audacieuses, contribue pleinement à créer cette impression d'être, nous aussi, progressivement, comme pris au piège. En effet, j'ai eu le sentiment d'avancer dans l'oeuvre avec la peur de découvrir le pire, de comprendre ce que tous les sous-entendus ou les images qui disent sans dire laissent deviner à demi-mot. J'ai même relu certains passages pour m'assurer que mon esprit ne s'égarait pas, que je n'inventais rien.
Un insupportable malaise s'installe peu à peu.
Et le piège se referme sur eux… les enfants.
En effet, c'est un livre sur la violence, une violence cachée, sournoise, qui ne porte pas son nom mais qui détruit les êtres.
Le sujet ?
Balthazar Béranger, médecin, est un homme de goût : il s'installe dans un ancien presbytère avec sa femme Sonia . Pour lui, « cela fait sens d'habiter dans un presbytère », comprenez que c'est un lieu qui a une âme et ça va avec l'idée que Monsieur se fait de la vie.
Les pièces sont vastes : il a de la place pour installer son piano et son clavecin. Car Monsieur est musicien. Et puis, il aime les vraies choses, les belles choses : l'Art, la Nature, la Littérature, la Culture, la Morale.
Et les couverts en argent lorsqu'ils brillent...
Quant aux enfants, Clément, Sébastien, Manon et Alice, vous pensez bien que Monsieur désire les élever dans la Beauté, en dehors de ce monde abject qui est le nôtre. Pas de télé « qui empêche les enfants d'épanouir leurs facultés d'imagination », pas de radio, pas d'école (inutile et vulgaire), pas de sucreries (un poison pour le corps), pas de foot (idiot), pas de jouets en plastique (clinquants et de mauvais goût), bref que toutes ces horreurs demeurent hors de sa vue et de celle de ses enfants.
A la place ? de l'Art, de la musique (ils apprendront le violon), des bonnes manières (on ne parle pas à table), de bonnes fréquentations (ah, ces nouveaux amis musiciens… des gens si sensibles).
« Je me soucie de votre âme » déclare Monsieur à ses enfants, éteints. Beau programme n'est-ce pas ? Ils se doivent d'être reconnaissants, ce serait la moindre des choses, non ?
Sonia se plie à ses exigences et se tait. Elle ne va pas voir ses petits qui pleurent la nuit, non, lui dit son époux, ils deviendraient capricieux. Balthazar consent tout de même à se plier à une certaine forme de modernité en achetant une machine à laver le linge mais, ah, quand même… avant…
« Tu n'aimerais pas - Balthazar pose la question sans la regarder, un sourire vague flottant sur ses lèvres - hein, étendre les draps dans le jardin, les soirs de lune… Bien, dit-il avant de quitter la pièce d'un pas rapide et de s'éclaircir la voix, pendant que Sonia, lentement, referme les portes de l'armoire. Non, je n'aimerais pas dit-elle doucement.»
Alors, Sonia tricote de jolis gilets de laine que les enfants enfilent sur des petits cols blancs. Les gens les trouvent adorables, n'est-ce pas là l'essentiel ?
Un jour, Balthazar parle à la maison d'un jeune ado maltraité par sa famille qui pourrait venir un peu au presbytère recevoir des cours de français donnés par Sonia. N'est-ce pas Sonia ? Ils se doivent d'accueillir ce pauvre garçon, eux, « des êtres de coeur, des êtres raffinés ». Tanguy va peu à peu faire sa place dans la famille, s'occuper des enfants qui l'adorent parce qu'il apporte un peu de joie, un peu d'ouverture dans cet univers austère et rigide où règnent silence et non-dit.
Je ne vous en dis pas plus mais sachez que tout ce petit monde bien raide et bien propre sur lui va tout doucement plonger dans l'horreur, la folie. Et encore une fois, l'écriture allusive, métaphorique et très minutieuse d'Ariane Monnier exprime parfaitement la façon dont cette famille va progressivement, sans même s'en apercevoir, sombrer dans la monstruosité.
J'ai beaucoup aimé le portrait de cet être insupportable, pervers, ce despote qu'est le père avec tous ses principes rigides et son autorité tyrannique : ses gestes, ses expressions, ses tics de langage rendent très crédible ce personnage abject, dominateur, destructeur, pour qui seules les apparences comptent. Donner l'image d'une famille parfaite, quitte à refuser de voir ce qui dérange, quitte à nier l'évidence.
Un huis clos étouffant et terrifiant écrit dans une langue magnifique, envoûtante : Ariane Monnier, un auteur à suivre !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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motspourmots
  25 août 2017
Voilà un livre qui m'a mise mal à l'aise d'entrée par l'ambiance qu'il distille. Car on pressent très vite que derrière cette façade de famille "parfaite" aux principes éducatifs certes rigides et quelque peu déstabilisants, se cache une histoire qui n'a rien d'aimable...
Voilà typiquement un livre dans lequel on se glisse... ou pas. le ton volontairement soft, à la limite de la légèreté, comme adopté par un spectateur extérieur qui ne se rendrait pas vraiment compte de ce qu'il se passe met le lecteur dans une position de voyeur ce qui est très déstabilisant. A ce niveau, l'auteure réussit parfaitement son coup. Nombreux seront les lecteurs qui se laisseront happer par cette atmosphère. de mon côté, je n'ai pas réussi, j'ai même freiné des quatre fers, soupçonnant très vite ce qui se tramait et n'ayant pas du tout envie qu'on me le raconte au compte-goutte.
Sujet fort, qui mérite certainement d'être traité, discuté et mis en lumière histoire d'ouvrir les yeux à ceux qui persisteraient à ne pas voir, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du cocon familial. Mais pour un même sujet il y a mille et une approches et façons de le mettre en musique. Je n'ai pas adhéré à celle-ci.
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Selvegem
  18 septembre 2017
Balthazar Béranger s'installe dans un ancien presbytère, avec sa femme Sonia et ses enfants. C'est un médecin, avec des idées et des méthodes particulières : il entend par exemple faire de ses enfants des « êtres véritables ». Dans cette optique, il maintient ses enfants à l'écart du monde et les éduque lui-même. Musique, morale... Les deux enfants sont la proie de leur père, leur mère étant incapable de les protéger, ils sont soumis à des exigences de plus en plus dures.
Le presbytère est un livre qui m'intéressait, pour les thèmes abordés, et j'étais curieuse de voir comment Ariane Monnier allait les traiter. Avec ce titre, on va donc traiter de secrets de famille, souvent inavouable et glauque... Déjà avec les parents, qui sont vraiment extra glauques : la mère passe son temps à monter des pièces de théâtre et ne se préoccupe que de ça ; quant au père, quand il ne s'enferme pas des heures avec son clavier, il a des idées pas très saines concernant ses enfants...
la vie se poursuit de cette manière, bon gré mal gré. Jusqu'à l'arrivée de Tanguy, un jeune homme au comportement étrange et que Balthazar et Sonia vont prendre sous leurs ailes. Dans le même temps, le fils aîné de la famille va aller passer du temps avec un couple d'amis de ses parents pour travailler sa musique. Pourquoi lui seul ?
En ressortant de ma lecture, je dois dire que j'étais très déroutée, sans trop savoir quoi en penser... le presbytère est un livre étrange, malsain, déroutant et vraiment très troublant.
(Mon avis complet sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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RamonaLisa_Reads
  09 septembre 2017
Le Presbytère, c'est l'histoire d'une famille qui vit en autarcie, quelque part à la campagne. le père, Balthazar, est médecin et il a installé son cabinet dans cet ancien presbytère où il vit avec son épouse et ses enfants. Il a l'air aimable comme ça, poli, ponctuel. C'est aussi un fou de musique classique, de clavecin en particulier. Un instrument de presbytère. Il en joue beaucoup, avec rigueur, discipline. On rigole pas beaucoup avec lui. Il est pas bavard, sauf s'il s'agit de s'écouter parler. Il a des principes, et il y tient. C'est pas tellement qu'il les impose car sa petite tribu est soumise à son autorité, naturelle l'autorité, il a pas besoin de faire de scandale pour que tout reste bien dans les clous. Il aime bien souffler le chaud et le froid quand même, surtout le froid, pour bien garder le contrôle de la situation. La situation c'est sa famille, qui se plie à ses exigences, à ses lubies, à ses principes. On parle pas mal des pervers narcissiques ces derniers temps, et je ne sais pas s'il s'agit d'une vraie définition qui a du sens auprès des psycho-praticiens ou plutôt d'un raccourci médiatique mais on est là-dedans. Balthazar, sous ses airs affables, est un manipulateur et un despote.


​​Comme c'est un bon catholique, quand même, il sait faire preuve de charité, ou à tout le moins montrer que c'est le cas, et il recueille chez lui un jeune gars paumé, Tanguy. Il lui apprend la musique, les bonnes manières, il l'intègre à sa famille, il le laisse jouer avec ses enfants. Tanguy est un peu plus âgé mais il aime bien les enfants. Derrière le jeu viennent les attouchements, et ça dure pendant pas mal d'années. C'est un secret. Un secret qui va finir par se savoir, sauf qu'aux yeux de Balthazar, ça sera rien de plus que des affabulations. C'est le gamin qui a un problème. Il a pas toute sa tête, faut le faire soigner. Ambiance de Villiers. Pourtant ça se passait sous son nez mais nul n'est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Balthazar ou le presbyte du presbytère.

J'ai eu du mal avec ce livre. Avec l'écriture en particulier, trop d'effets de manches à mon goût, d'ellipses, d'euphémismes, de métaphores, de périphrases… Ça reste allusif, ambigu, plus pas assumé que pudique. Les personnages ne se tiennent pas bien. On côtoie les enfants de leur naissance jusqu'à ce qu'ils deviennent jeunes adultes et ils restent toujours dans le même environnement, comme si le monde extérieur n'existait pas. Ou sont les cousin·es, les copains et copines de classe, les enseignants ? Difficile de rendre le huis-clos réaliste quand il s'étend pendant autant d'années.

Pour autant, Monnier met le doigt sur plein de choses intéressantes : le tabou des parents manipulateurs, qui derrière un masque social apparemment tout à fait fonctionnel peuvent s'avérer maltraitants ; la maltraitance comme comportement subtil, distillée dans le quotidien, banalisée, et qui n'en reste pas moins dysfonctionnelle et destructrice ; la carence affective et le manque d'expression d'amour inconditionnel ; l'immaturité émotionnelle d'un adulte derrière le prestige et la respectabilité de ses fonctions ; la loi du silence dans des familles qui traitent les victimes en mythomanes. Dérangeant et salutaire à la fois. Je regrette que le traité tende à véhiculer davantage d'ennui que d'éveil et que l'écriture toute en sous-entendus et en ellipses peine à porter le discours.
Lien : https://www.ramona-lisa-read..
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Loubhi
  07 août 2017
Premier roman de cette auteure et on peut dire qu'il marquera cette rentrée tant le style et le récit sont particuliers.

Au départ de ce roman c'est un drame de la route qui lance l'histoire ; Clément, probablement alcoolisé se blesse grièvement au volant de son camion, il trouve refuge auprès de Sonia après une longue période de rééducation et le lecteur ne s'attend alors pas au long récit qui va suivre. 

Ce roman cauchemardesque est celui de la famille que Balthazar Béranger entend avoir avec une épouse soumise, aux failles psychiques réelles et  du long calvaire qu'indirectement ou directement il fera subir à l'ensemble des siens, sans exception sur des critères et des attentes dignes d'une rare perversité. C'est sous le toit d'un ancien presbytère où il dirige sa tribu et ses activités de médecin comme sa passion pour la musique et le clavecin que l'horreur est quotidienne et la pression psychologique extrême. Sonia, son épouse, battue régulièrement mais soumise et totalement sous sa coupe avec des vrais moments de bouffées délirantes contre ses quatre enfants. Ces derniers ; Clément, Sébastien, Manon et dans une moindre mesure Alice sont sous le joug d'un père autoritaire, violent qui, avec la complicité involontaire de son épouse, les tient sous sa coupe rétrograde où aucun écart ou maladresse n'est autorisé. Sans réel soutien, ces enfants perdent toute notion de normalité et vont de plus être livré à des amis de la famille comme à Tanguy, dont l'enfance martyre a ému Balthazar, aussi pervers l'un que l'autre et déviant. Plongé dans tant d'horreurs, les enfants vont à leur tour nouer des liens équivoques entre eux. 

Ariane Monnier va s'attacher à démonter les mécanismes, fausses excuses que Balthazar comme Sonia ou Tanguy vont défendre contre leurs propres enfants mais aussi les schémas que la perversité parentale va instaurer et vouloir normaliser.

Un style incantatoire, de nombreuses métaphores pour recouvrir l'innommable, une réelle connaissance des troubles psychiques humains, c'est la marque de fabrique d'Ariane Monnier avec la précision d'un chirurgien. Découpé en 5 parties, ce livre est un terrible récit qui ne peut pas laisser le lecteur insensible ni au bord de la nausée mais qu'il faut lire et même si parfois il est nécessaire de revenir sur certains passages, cela reste un livre à absolument lire.
Lien : http://passiondelecteur.over..
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Verolo
  18 août 2017
Alors... comment dire ? C'est un roman que j'ai lu en apnée, par moment au bord de la nausée, mais avec intérêt quand même, pour le parcours étonnant de cette famille qui n'en peut plus de s'enfoncer.
Un père médecin respecté, autoritaire et pervers, une mère soumise et psychologiquement fragile, et des enfants qui entrent à leur tour dans cette spirale de violence, physique, morale. C'est difficilement soutenable psychologiquement, même si la violence n'est jamais décrite avec complaisance.
C'est un roman bien écrit, au style particulier, qui semble décousu, mais avance en fait à son propre rythme, eclaté, lent, qui étouffe les personnages et le lecteur peu à peu... il y a des romans qui ne sont pas aimables, mais qui sont peut-être nécessaires pour essayer de comprendre le quotidien de familles en souffrance, alors que personne ne voit rien dans l'entourage.
Un coup de poing dans cette rentrée littéraire.
Merci à l'éditeur et à Netgalley pour cette découverte en avant-première.
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jostein
  09 septembre 2017
Le presbytère est un roman qui m'a immédiatement mise mal à l'aise.
En premier heurtée par le style qui abuse de la lourdeur des conjonctions, j'ai ensuite ressenti un profond malaise face au couple de Sonia et Balthazar.
Sonia semble toujours dans un monde théâtral, soumise aux velléités de Balthazar qui lui fera quatre enfants.
Balthazar a une conception très étrange de l'éducation.Pas de télévision, de radio, de jouets en plastique. Il est contre la civilisation qui entraîne la mort de l'âme. L'école se fera à la maison et les enfants apprendront la musique.
Pourtant, ces deux parents si rigoureux, autoritaires vont laisser leurs enfants devenir des cibles pour un ami pédophile et le jeune Tanguy, adolescent maltraité par ses parents et protégé par le médecin Balthazar.

Rien n'est jamais clairement relaté mais le lecteur perçoit ces amitiés particulières qui deviennent très vite des fléaux pour les quatre enfants.
Si l'aîné, Clément, le plus touché, s'endurcit. Sébastien perd pied sous le regard indigné de son père qui l'accuse d'une vilaine crise d'adolescence. La jeune Manon nous fend le coeur avec toute l'eau du lac qui coule dans ses yeux.

Certes, le sujet est difficile, surtout pour un premier roman. Même si l'approche est mesurée, le récit toujours voilé par une certaine façon de vivre un peu bohème, la détresse des enfants et l'inconscience des adultes restent insoutenables à mes yeux.
Que retenir de cette lecture dérangeante? Qu'une éducation trop rigoriste est dangereuse, que la maltraitance, si elle ne détruit pas, se perpétue d'une génération à l'autre comme une normalité dans l'existence? Ou simplement que certains parents sont indignes de l'être.
Lien : https://surlaroutedejostein...
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Lecteur_75015
  25 novembre 2018
La quatrième de couverture m'avait beaucoup attiré puisqu'elle laissait présager un huis-clos familial dans un presbytère.
Malheureusement, le style très "Nouveau Roman" m'a rebuté : tout est saccadé, les dialogues se réduisent à des phrases lancées au hasard. le récit est difficile à appréhender.
J'ai abandonné au bout d'une centaine de pages ne comprenant pas où l'auteur voulait en venir.
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MuseaUranie
  25 janvier 2018
Avec le Presbytère, attendez-vous à une expérience de lecture assez particulière. L'histoire est en somme très classique. Un couple s'installe dans un ancien presbytère pour y fonder une famille et y recevoir des amis. Jusque-là tout va bien, mais Balthazar Béranger a une idée de l'éducation plutôt surprenante qui déroute dès les premières lignes. Sa femme, Sonia est complètement effacée derrière ce médecin charismatique et tant à être tout ce qu'il souhaite. Je dis bien "être" et non "devenir". Dès les premières lignes, j'ai ressenti comme un malaise qui n'a jamais disparu.

Je ne vais pas le cacher, j'ai eu beaucoup de mal à avancer dans le livre. Tout avance doucement et s'en vraiment s'en rendre compte, le lecteur bascule. Tout s'enchaîne jusqu'à sombrer dans une vraie folie. J'ai vraiment aimé l'ambiance glauque, malsaine, mais le style de l'auteure m'a véritablement déplu. le texte non aéré, ce qui donne vraiment une sensation visuelle de lourdeur et de pavé, sans oublier l'absence de dialogue. Ils sont bien présents mais plutôt "moulés dans le texte". C'est ce point principalement qui m'a totalement éjectée de l'histoire, car j'ai eu la sensation durant toute la lecture de voir des faits se dérouler sans y être impliqué.

En conclusion, un livre au sujet intéressant, malsain, mais qui ne m'aura pas convaincu par un style trop chargé et peu aéré. 
Lien : https://wp.me/p8ww3Y-WC
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