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EAN : 9782253152156
284 pages
Le Livre de Poche (16/01/2002)
3.92/5   51 notes
Résumé :
« Et si l’aventure humaine devait échouer … Supposition absurde ! L’homme n’occupe-t-il pas le sommet de l’évolution biologique ? N’est-il pas le seul animal dont la tanière s’éclaire la nuit ? Le seul aussi qui soit capable d’avoir une histoire et de l’écrire ? L’antique Serpent nous l’avait promis : Vous serez comme des Dieux… Et la puissance, certes, nous l’avons eue, au moins matérielle. Nous, les rois orgueilleux de la création. Nous les maîtres d’une terre bor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  05 décembre 2018
Théodore Monod manque dans le paysage actuel, avec sa sagesse et hargne à défendre l'espèce humaine en tout genre, il serait sans doute un homme de poids. Si certains ont échoué, lui n'a jamais baissé les bras. Disant clairement sa pensée, le constat amer de notre humanité en perdition.
Ce n'est pas le premier ouvrage que je lis de cet humaniste, mais à chaque fois, malgré le tableau obscure qu'il peut nous dessiner, j'y trouve mon chemin, je ressens en osmose avec ses paroles, et cela réconforte malgré tout.
Il sait démontrer simplement les grandes erreurs depuis que l'homme a commencé à évoluer et notamment quand il ne s'est plus contenter de cueillette pour vivre. C'est un long processus qui petit à petit nous a amené à la folie de l'être humain qui se croit supérieur à la nature.
C'est très intéressant de lire ou plutôt de regarder comme une grande fresque la grandeur et la décadence de l'être à deux pattes.
J'aime aussi les poésies ou textes qui précédent chaque chapitre c'est à l'image du livre bien entendu, la sagesse de l'être face à la grandeur du cosmos qui l'entoure et ceux qui l'entourent.
Même si il peut dater un peu, l'urgence était déjà là à son époque, il doit bien être dépité du hauts des cieux à nous voir nous déchirer pour une bulle de pureté à grands coups de taxes. Effectivement Monsieur Monod, je vous confirme votre ressenti : plus on avance plus la bêtise humaine s'amplifie, plus l'être régresse.
Il y a également beaucoup de réflexions qui sont toujours d'actualité et qui semble y rester jusque l'extinction de notre espèce.
J'ai bien aimé une petite parenthèse qui m'a fait sourire, c'est la lettre que M. Monod a envoyé au président de la république suite à son invitation pour le défilé du 14 juillet. Elle mériterait d'être plus connue car elle reflète en grande partie l'absurde de l'humain.
J'aime et approuve Monod et je le retrouverai sûrement encore à relire notamment Méharée mon préféré.
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Julien32
  18 janvier 2020
Plusieurs analyses pessimistes, lucides, très argumentées - et hélas toujours d'actualité. En contrepoint, quelques beaux poèmes, de facture très classique (plusieurs sonnets).
Malheureusement, l'ensemble est gâché par de nombreuses pages de réflexions "théologiques", où l'auteur se demande longuement si le petit Jésus était ou non écologiste. Préoccupations respectables mais que l'on n'est pas obligé de partager...
Ces passages-là, en fait la plus grande partie du livre, sont ennuyeux comme la pluie. Dommage.
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lehibook
  18 avril 2022
« C'est la voix de celui qui crie dans le désert » Cette citation des Ecritures convient à plus d'un titre pour illustrer cet ouvrage de Théodore Monod grand arpenteur du Sahara ,savant et croyant . Dans ce recueil d'articles datant d'une trentaine d'années il appelle à une réconciliation entre l'homme et la nature , à l'abandon de la prédation et de la barbarie . Et c'est peu dire que ces thèmes sont encore actuels ! Hormis la foi religieuse , je me reconnais tout à fait dans les propos de cet homme de bien , érudit et tolérant. le seul changement que l'on doit envisager en 2022 dans cet ouvrage c'est son titre. Je crois ,hélas, qu'il faut en effacer l'aspect conditionnel car dans les circonstances actuelles il parait d'un optimisme excessif.
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Haulle
  07 février 2020
Théodore Monod nous partage dans l'un de ses derniers ouvrages une longue plaidoirie sur l'homme et son rapport à la nature, sur sa place supposée particulière et sur la place des religions.
Ses réflexions nourries de si longues heures de marches dans le désert, adepte du minimalisme, préférant l'écriture à la paroles, les livres aux images, chacun des mots qu'il exprime trouve une place mesurée et choisie. Aucun de trop ni aucun manque, c'est un recueil de pensées que l'on perçoit comme l'aboutissement d'un processus réfléchi et posé.
On peut en extraire des parties, chacune apporte un sens et le tout donne un très beau concentré de toute une vie de quête.
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liberliger
  20 mai 2013
Je croyais lire le testament métaphysique du grand bonhomme que fût Théodore Monod. Loin s'en faut, l'ensemble est constitué d'une compilation de textes écrits à des périodes bien différentes (les exemples cités sont parfois un brin vieillots), organisé en chapitres certes, mais qui manquent parfois de cohérence et surtout de rythme et d'humour (trait qui caractérise les autres ouvrages de Monod).
Franchement je ne le conseillerai pas. Un ouvrage assez décevant. Pour découvrir et apprécier Monod, mieux vaut lire ses classiques comme Méharées et tous les ouvrages d'exploration liés au Sahara.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   05 juin 2019
(...) on ne pourra plus désormais faire impunément n'importe quoi n'importe où, le seul profit et encore moins le seul《prestige》ne seront plus la justification suffisante d'une opération, ni la rentabilité à court terme une circonstance atténuante. Il va falloir, à partir de maintenant, prendre au sérieux l'avenir de notre petite planète - la seule dont nous disposons - et veiller à ce que la vie, sous toutes ses formes végétale, animale, humaine, ne risque plus d'en disparaître sous les efforts conjugués des pollueurs, des massacreurs, des pyrotechniciens de l'atome ou des bétonneurs.

"Qui t'a fait roi?"
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PartempsPartemps   19 septembre 2020
ETAPES



Le granite du mont, aux implacables meules

Du temps se fond en poudre et le sable à son tour

En roc se pétrifie et la lande au labour

Comme au verger la ronce et l'épine aux éteules



Succédera ; l'orgueil érigé des cités

En humbles tumuli Ur et Ninive,

Le continent, largué sur l'océan, dérive,

Le pôle vagabonde et l'ardeur des étés



Aux gouffres cristallins et bleus du glaciaire

S'abîme, le mammouth ébranlant de son trot

Le sol parisien ... Chaque cycle, en écot,

Payant sa page neuve aux plombs du bestiaire,



La planète se livre au monstre saurien

Mais le rideau se lève et s'achève son règne :

Du reptile géant se rit la musaraigne,

Avant-garde, déjà, du singe historien.



Le primate à son heure accède à la puissance :

Pathétique histrion, maladroit bateleur,

De l'arbre tout entier deviendra-t-il la fleur,

Exprimant de la Vie et l'objet et l'essence ?



Va-t-il, couronnement de l'antique édifice

Sur l'animal substrat greffer la forme humaine,

Ou, vaniteux démon, saccager un domaine

A de fugaces gains offert en sacrifice ?



De l'éternel nisus aux cimes adressé

Va-t-il, son but manqué, laisser la patience ?

Faudra-t-il à nouveau tenter l'expérience

Et trouver un relais au bipède évincé ?



Qu'importe, si la course en triomphe s'achève,

Si de ces morts partout jalonnent le chemin

L'Esprit de ses clartés touche le lendemain,

En notre nuit versant l'or et l'éclat du rêve ? ...
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vmaryvmary   04 novembre 2012
Mirabeau, à l'intention des promoteurs de grands ensembles et de gratte-ciel, l'avait cependant déjà dit : " Les hommes sont comme les pommes : quand on les entasse ils pourrissent..."
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PartempsPartemps   19 septembre 2020
" Et si l'aventure humaine devait échouer... Supposition absurde ! L'homme n'occupe-t-il pas le sommet de l'évolution biologique ?

N'est-il pas le seul animal dont la tanière s'éclaire la nuit ?

Le seul aussi qui soit capable d'avoir une histoire et de l'écrire ?

L'antique Serpent nous l'avait promis : Vous serez comme des Dieux ...

Et la puissance, certes, nous l'avons eue, au moins matérielle.

Nous, les rois orgueilleux de la création.

Nous les maîtres d'une terre bordée de nuit...

Mais si l'homme n'a pas la sagesse de repecter la vie, le monde ne risque-t-il pas de continuer sans lui ? "
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PartempsPartemps   19 septembre 2020
Déjà, la rouge étoile, au ponant basculée,

Sur les gisants épars appelle un nouveau jour :

Debout ! le vent se lève, et le soir à son tour,

De ta peineuse étape, en la nuit reculée,

Dira le vain labeur tandis que l'horizon,

_ Cailloux noircis, sablons ocreux ou dune rose _

Verrouillé sur sa proie en cercle s'ankylose,

De tes élans brisés demeurant la prison.

A tes pas ralentis qu'épuisent l'âge et l'ombre

Se dérobe un destin las d'être poursuivi :

La quête est sans espoir d'un coeur inassouvi,

Promis à l'incertain, à l'errance, aux décombres,

Aux sables du désert comme au rocher poli,

Où ton geste pensait vaincre le provisoire

S'effacera bientôt la marque dérisoire

D'un éphémère orgueil en sa trace aboli.



Silence, ô ma douleur... Ecoute ... La cantate

Des cosmiques accords aux bords du monde éclate...

Retiens ton souffle... Au loin jaillit l'éclair vainqueur :

Ivre de tant de feux, viens enfin, ô mon coeur,

_ Les ultimes secrets au ciel vont-ils paraître ? _

Acclamer, dans la nuit, l'inconnu, qui va naître

Page 109
( Khartoum-Arusha, 1-3 Septembre 1961
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Vidéo de Théodore Monod
157 collégiens; 3 auteurs, 3 romans, 3 intervenants, 3 parcours. Une expérience littéraire de 6 mois faite de lectures, d'échanges et de débat, de rencontres, de questions, de critiques, de lectures à voix haute… Avec les élèves de 4èmeC du collège Pablo Picasso (Bron), les élèves de 3ème5 du collège Théodore Monod (Bron), les élèves de 5ème2 du collège Jean Monnet (Lyon 2), les élèves de 3ème3 du collège Olivier de Serres (Meyzieu), les élèves de 5ème6 du collège Honoré de Balzac (Vénissieux), les élèves 3ème3 du collège Jean Macé (Villeurbanne), et leurs équipes pédagogiques. Avec les auteurs Yann Fastier, Sylvain Pattieu, Marie Sellier, et les intervenants artistiques Raphaële Botte, Raphaël France-Kullmann, Camille Thomine. En partenariat avec la DRAC Auvergne Rhône-Alpes, la Métropole de Lyon, la Ville de Bron, la Délégation Académique aux Arts et à la Culture de l'Académie de Lyon, et l'Espace Albert Camus / Pôle en Scènes (Bron)
Une réalisation Fête du Livre de Bron/Collectif Risette
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